Les juges en charge de l’enquête portant sur l’achat présumé de voix d’élections municipales à Corbeil-Essonnes (Essonnes) et sur l’implication présumée de Serge Dassault détiendraient une liste précisant les noms de 130 bénéficiaires. Plus de détails.

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L’affaire Dassault connaît cette semaine un rebondissement de taille. Selon les informations de Libération, les magistrats chargés de l’enquête portant sur présumé système d’achat de voix lors d’élections municipales à Corbeil-Essonnes (Essonnes) seraient en effet en possession d’une liste pouvant prouver ces achats de voix. Saisi en juin dernier au domicile du sénateur UMp Serge Dassault, ce document contiendrait les noms de quelques 130 bénéficiaires. Selon le quotidien, il s’agit de "quatre versions d’un listing d’électeurs, comportant environ 130 noms" et datés de "décembre 2009 et janvier 2010". Or, l’enquête actuellement menée porte sur les élections municipales de 2008 à 2010, soit trois scrutins.

Libération précise également que "le tableau comporte plusieurs colonnes" où sont inscrits les noms des bénéficiaires présumés, des commentaires sur l’avancement du dossier et des mentions ‘payé’ et ‘non payé’. Celui-ci rapporte par ailleurs que plus de la moitié des noms sont concernés par des dons d’argent pouvant aller de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros. Les autres auraient, quant à eux, profité d’avantages en nature comme le financement d’un permis de conduire. De quoi faire véritablement rebondir l’affaire.

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Serge Dassault pourrait être mis en examenNiant les faits qui lui reprochés, Serge Dassault a été placé en garde à vue la semaine dernière. Le sénateur devrait être prochainement convoqué chez les juges, lesquels pourraient alors décider de le mettre en examen. Cinq personnes ont déjà été mises en examen dans cette affaire : l'actuel maire de Corbeil-Essonnes et bras droit de Serge Dassault, Jean-Pierre Bechter, sa deuxième adjointe à la mairie Cristela de Oliveira, un vieil ami du sénateur, Jacques Lebigre et deux hommes soupçonnés d’être des intermédiaires, Younès Bounouara et Mamadou Kébé.

Vidéo: Serge Dassault clame son innocence au Sénat