L’ancien chef d’Etat a donné mercredi soir à Toulouse un nouveau meeting au cours duquel il fait plusieurs propositions qui semblaient davantage relever d’une candidature à l’Elysée que d’une candidature à la présidence de l’UMP.

Depuis qu’il a annoncé son grand retour dans l’arène politique le mois dernier, l’ancien président multiplie les meetings. L’occasion pour lui de dévoiler ses intentions pour l’UMP, dont il souhaiterait remporter la présidence à l’issue de l’élection prévue fin novembre, mais aussi parfois pour la France. A tel point que la réunion publique qu’il a présidée mercredi soir à Toulouse ressemblait à une présentation de son programme pour la présidentielle de 2017.

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Suppression de la réforme territoriale ?En effet, Nicolas Sarkozy a vu grand dans les annonces qu’il a faites. Dépassant le "simple" stade de la présidence de l’UMP, il s’est prononcé sur des grands projets qui concernent le pays. "A la minute où les Français nous auront fait confiance, la carte électorale du rassemblement administratif des régions, on la supprime instantanément", a-t-il promis à propos de la réforme territoriale portée par le gouvernement socialiste.

Du "pragmatisme" concernant les 35 heures"Le problème n’est pas du du côté de ceux qui travaillent, dit-il ensuite au sujet de l'emploi et du travail, il est du côté de ceux qui ne travaillent pas", a-t-il encore estimé, préconisant : "Pour les 35 heures, je crois à la liberté et au pragmatisme : les entreprises qui voudront en sortir pourront le faire, celles qui voudront y rester, y resteront". Et celui-ci d’ajouter à propos des enseignants : "Nous proposerons d’augmenter le temps de travail des enseignants de 30%, nous augmenterons leurs salaires de 30% et nous diminuerons leur nombre de 30%".

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Le discours de Grenoble : "Je ne le referais pas pareil"Comme il l’avait déjà fait lors de son interview télévisée sur le plateau de France 2, Nicolas Sarkozy a une fois encore exprimé ses regrets quant au discours très sécuritaire qi'il avait prononcé à Grenoblependant son mandat. "Je ne le referais pas pareil (…) Je ne le traiterais pas, dans les mots, de la même façon" a-t-il affirmé, reprenant ainsi l’idée selon laquelle il se désolait d’avoir "pu blesser des gens".

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Une "famille unie" pour l’UMPFort de ces annonces aux allures de programme présidentiel, Nicolas Sarkozy a également eu quelques mots spécialement choisis pour la présidence de l’UMP qu’il brigue actuellement et officiellement : "Si vous me choisissez comme président de l'UMP, je ne veux pas dans mon équipe de Sarkozistes, de Fillonnistes, de Juppéistes, de tendances ou de sectes, mais je vous le promets, je veux une famille unie". 

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