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Après l'assassinat de deux policiers lundi soir à leur domicile de Magnanville, beaucoup de gardiens de la paix partagent la même émotion et la même peur. S'ils sont habitués au fait de courir un risque dans le cadre de leurs fonctions, l'idée d'être pris pour cible chez eux est relativement nouvelle et redouble leurs inquiétudes. "Il y a une cinquantaine d'années, on était fier de dire 'mon fils est policier', maintenant on va arriver à un système où on va dire 'surtout, il ne faut pas qu'on sache qu'on est policier', explique sur BFMTV un policier à la retraite qui participait ce jeudi à la marche blanche organisée à Mantes-la-Jolie, en hommage à Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing.
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Après le drame, c'est l'heure du recueillement. A l'appel des collègues des deux policiers assassinés à Magnanville lundi soir, une marche blanche s'est élancée de Mantes-la-Jolie ce jeudi matin. Sur plusieurs kilomètres, policiers et citoyens ont déambulé en nombre pour rejoindre le domicile de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing. Selon les chiffres communiqués par la police, au moins 2.500 personnes étaient présentes dans le cortège, avec des fleurs à la main ou des t-shirt blancs à l'effigie du couple.
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Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a rendu hommage ce mercredi aux deux policiers tués lundi soir à Magnanville. "Deux fonctionnaires du ministère de l'Intérieur sont tombés, victimes d'une violence abjecte, sous les coups d'un criminel agissant au nom de l'organisation terroriste Daesh", a-t-il déclaré lors de son discours Place Beauvau. Le ministre de l'Intérieur a tenu à adresser aux proches des victimes "un message de sympathie, de compassion et de soutien au nom de la nation tout entière".
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Deux jours après l'assassinat d'un couple de policiers à Magnanville, une minute de silence a été respectée Place Beauvau en présence du président de la République François Hollande, du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Une Marseillaise a également été entonnée à la fin du recueillement.
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Brice Hortefeux a exprimé son indignation ce mardi sur BFMTV, au lendemain du meurtre du couple de policiers à Magnanville revendiqué par Daesh. Celui qui fut ministre de l'Intérieur sous Sarkozy a témoigné de son "émotion faite de colère", car selon lui cet attentat vient s'inscrire sur une longue liste dans laquelle le drame de Joué-les-Tours en 2014 et l'attaque du commissariat parisien de la Goutte d'Or en janvier dernier, constituent des précédents. Il a condamné un signal "extraordinairement violent, inacceptable et insoutenable". "Il faut en tirer un certain nombre de leçons pour l'avenir", a-t-il affirmé, critiquant de manière à peine voilée la gestion de ces "signaux", par le gouvernement actuel.
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