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Dernier budget - sur une année pleine - voté par un gouvernement socialiste avant l'élection présidentielle de 2017, celui de la Justice pour 2016 s'élève à 8,04 milliards d'euros. Soit une progression de 1,3% par rapport à l'année dernière et une création de 1 024 emplois supplémentaires. La Justice fait donc partie des cinq ministères "prioritaires" dont le budget augmente. Un budget sanctuarisé mais qui ne répond pas à toutes les interrogations, notamment à celle des avocats, comme nous l'explique notre journaliste Thibaud Le Floch. Invité à réagir sur la mouture 2016 du budget de la Justice, le député Les Républicains Guillaume Larrivé plaide, lui, pour des investissements substantiels dans les prisons. "Nous sommes en guerre, a affirmé le député de l'Yonne. Il faut donc consentir à un effort de guerre pour renforcer nos capacités régaliennes dans l'Intérieur et la Justice. Cela passe par un effort de construction de places de prison. Il manque entre 20 000 et 30 000 places de prison supplémentaires." Autre préconisation du député Larrivé, membre de la commission des Lois : que "le régime des réductions et des aménagements de peines n'ait plus aucun caractère d'automatisme". Avec la mise en place d'une perpétuité réelle pour les terroristes et la mise à l'isolement - sans communication possible - des détenus radicalisés, le député de droite plaide pour un durcissement général de l'Etat face aux activités terroristes.
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Avec l'examen du budget de la Défense, mardi après-midi, les militaires voient, pour la première fois depuis 2009, leur enveloppe globale augmenter de 600 millions d'euros par rapport à l'année précédente. Pourtant, avec ses 32 milliards d'euros prévus en 2016, l'armée française ne se limite pas seulement à cette enveloppe budgétaire. Comme l'explique notre journaliste Thibault Le Floch, les armées financent leurs dépassements générés par les opérations extérieures (OPEX) de la France (Mali, Syrie, Côte d'Ivoire) en piochant dans la "réserve interministérielle". Un fond dans lequel plusieurs ministères mettent des fonds en commun en cas de besoin. Invité mardi sur le plateau de Politique matin, le député socialiste Eduardo Rihan Cypel a rejeté les critiques formulées par la Cour des comptes sur l'utilisation de la réserve interministérielle, pour les dépassements répétés du budget des armées françaises. "Ce sont des choses qui intéressent les experts-comptables, a lancé le député de Seine-et-Marne. Ce qui compte c'est que les choses soient financées et équilibrées. Pour la première fois depuis des années, une loi de programmation militaire a été respectée au centime près."
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Des cadeaux fiscaux pour les entreprises et les ménages, tout en diminuant de 16 milliards d'euros les dépenses des administrations publiques : voilà l'équation que va devoir résoudre le gouvernement pour le projet de loi de finances 2016. "Un budget sans surprises", selon le ministre des Finances Michel Sapin. Avec ses 16 milliards d'euros d'économies, l'Etat français espère atteindre 3,3% de déficit public en 2016 et 2,7% en 2017. C'est-à-dire sous la barre des 3% exigés par Bruxelles et les administrations européennes. Une réduction du déficit public qui s'accompagne néanmoins d'augmentations du nombre de fonctionnaires dans les secteurs régaliens (Education nationale, Intérieur et Justice) et de baisses dans les autres ministères. Notamment à Bercy, au ministère de l'Economie et des Finances. Enfin, les aides au logement (APL) devraient être rabotées de 500 millions d'euros. Le député socialiste de Paris, Christophe Caresche, et membre de la commission des finances à l'Assemblée nationale, était l'invité lundi de Politique matin. Il a notamment soutenu l'amendement de Jean-Marc Ayrault proposant la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG (Contribution sociale généralisée). Pour lui, "l'Etat a fait beaucoup d'efforts" et désormais ce doit être "aux collectivités locales" d'en faire également.
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