Pas grand chose d’exceptionnel car les taux courts sont orientés à la baisse, ce qui pèse sur la rentabilité brute de ce produit d’épargne. Tous les détails avec Planet.fr.

Si vous envisagez d’investir dans un livret bancaire, attendez une offre commerciale car les rendements courants sont décevants. La baisse des taux qui a repris depuis le mois d’octobre a pour effet collatéral de peser sur les gains des "super" livrets bancaires. Leur taux de rendement est librement fixé par les banques, le but du jeu étant d’afficher plus que le Livret A (1,25%) afin de compenser une fiscalité moins attrayante.

 

A l’heure actuelle, la rémunération brute des principaux livrets se situe autour de 1% et 2% avec une pointe à + 2,2% pour celui de PSA. Heureusement, les grands acteurs du marché réalisent régulièrement des opérations de promotion durant lesquelles ils proposent une meilleure rémunération à l’épargne collectée pendant quelques mois.

 

En fin d’année Zesto (Renault) et Tookam (Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne) allaient ainsi jusqu’à 5,25%, Bforbank à 5%, ING Direct se contentant de 4 %. Ces différentes offres étaient conditionnées par des durées (souvent 3 mois) et des plafonds de dépôt. Toujours bonnes à prendre, ces périodes d’opulence ne doivent pas faire oublier un rendement courant souvent limité à 1% (brut). Pas de quoi pavoiser.

 

Vers une nouvelle baisse du livret A ?Rien de bon ne se profile pour les prochains mois car les taux courts continueront à voler au raz des pâquerettes. Ces taux (Euribor 3 mois ou 1 an) reflètent le prix auquel les banques s'échangent de l'argent pour de courtes périodes sur les marchés financiers. Sous l'effet de la politique de la Banque centrale européenne (BCE), ils se tassent. Après avoir ramené son taux directeur de 0,75% à 0,50% en mai 2012, celle-ci pourrait à nouveau le diviser par deux (0,25%) pour soutenir la reprise et limiter le risque de désinflation.

 

Par effet mécanique, le rendement des livrets bancaires devrait diminuer en 2014. Dans la plupart des cas, ils ne pourront pas concurrencer la rémunération du livret A (1,25%). Cette dernière sera recalculée en janvier prochain, certains la voyant tomber à 1% après les élections municipales. 

 

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La hausse de la fiscalité impactera aussi les performances des super livrets en 2014. Les gains sont soumis à l’impôt sur le revenu ou à un prélèvement libératoire de 24% en dessous de 2 000 euros d’intérêts annuels encaissés par foyer fiscal. Les intérêts sont également assujettis aux cotisations sociales (15,5%). L’ensemble de ces configurations de marché limite pour l’instant l’intérêt des "super" livrets bancaires aux investisseurs qui ont besoin de placer de la trésorerie à court terme après avoir fait le plein sur leurs livrets et comptes d’épargne réglementés. Dans certains cas, les comptes à terme présentent une bonne alternative aux livrets bancaires en terme de rémunération.
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