L’heure est à la prudence et les placements sans risque sont à la mode. Tous ne se valent pas. Voici les critères à passer en revue avant de souscrire.

Tous les gestionnaires de patrimoine vous le confirmeront. Même si l’aversion n’est plus aussi forte que l’an dernier, la plupart des gros investisseurs préfèrent répartir leur mise sur des actifs non risqués car la conjoncture économique est incertaine.

Un placement sans risque est un actif vous permettant de retrouver un capital préservé à l’échéance de votre choix. Selon votre durée d’investissement vous avez le choix entre court et moyen terme.

- L’inflation : Le premier point que vous devez vérifier est que le produit financier de votre choix permet de juguler l’inflation, seule solution pour préserver votre pécule en euros constants (coût de la vie déduit). La rentabilité du placement doit vous offrir un taux annuel égal ou supérieur à la hausse des prix.

- Le rendement : Si cette rentabilité est indiquée à l’avance et qu’elle demeure constante durant toute la durée de vie du placement, il répond aux attentes d’un père de famille. C’est une formule réputée sans risque et à rendement garanti.

Certains placements sans risque comme les Sicav monétaires ne garantissent pas de rendements garantis à l’avance. D’autres comme les Sicav indexées sur l’inflation vous serviront un coupon dupliquant la hausse des prix à la consommation.

De manière générale, les obligations ne vous préservent pas contre la défaillance de l’émetteur même si ce risque est minime dans le cas d’un emprunt d’État. Attention : dans la plupart des cas, la rentabilité des placements est exprimée avant prélèvements fiscaux. On parle de rentabilité brute. Seuls les formules d’épargne réglementée garantissent un rendement net. Parmi celles-ci : le livret A (1,75%).

- Les frais : C’est un autre point à passer au compte-fil. En effet la sécurité sur le capital offerte par un placement sans risque va de pair avec une faible rentabilité.

Il est préférable d’opter pour un produit pas trop chargé à l’entrée ni à la sortie. C’est le cas des livrets d’épargne réglementés à condition de ne pas avoir à placer plus de 22 950 euros, plafond du livret A, ou 12 000 euros, plafond du LDD.

De même, les "super livrets bancaires", qui garantissent une rentabilité (brute) supérieure ne sont généralement assujettis à aucune ponction.

- La liquidité : Si vous vous situez dans un horizon de court terme, bannissez les formules que la fiscalité appareille avec des brodequins, comme, par exemple, l’assurance vie. Avec l’épargne réglementée, les comptes à terme constituent une bonne formule de court terme car le taux est connu d’avance et les frais inexistants. Afin d’éviter d’éventuelles pénalités en cas de sortie anticipée, prenez la précaution de répartir votre épargne sur plusieurs comptes de durées différentes.

Sur le plus long terme – huit ans pour saturer ses avantages fiscaux - l'assurance-vie est un placement sans risque à conditions d’être souscrit en euros. Malheureusement, cette formule est entachée par des frais d’entrée (jusqu’à 4,5%), et des frais de gestion (environ 0,50% annuel). Taux de rendement moyen à attendre en 2012 : environ 3% pour les meilleurs contrats du marché.

Publicité
- Les plafonds d’épargne : Certains produits, comme les livrets d’épargne réglementés permettent de ne placer qu’un montant limité. La bonne formule consiste à faire le plein sur ces produits avant de se tourner vers d’autres formules. A noter que ni l’assurance-vie, ni les comptes à terme ne sont assortis de plafonds de versements. En revanche, certains super livrets bancaires sont plafonnés en montant.
Publicité