Peuvent être considérés comme placement anti-chômage les formules d’épargne qui vous serviront à compenser la baisse de vos revenus.

Si vous perdez votre emploi, l'ensemble de vos rémunérations (salaire, avantages en nature, etc.) sera ramené à un salaire journalier de référence (SJR) plafonné à quatre fois le montant du plafond de la Sécu.

Si votre salaire mensuel brut est inférieur à 1 128 euros mois, l'allocation sera à 75% du salaire brut, sans retenues sociales. S’il est compris entre 2 041 et 12 124 euros par mois, l'allocation sera égale à 57,4% du SJR dont seront soustraites des retenues sociales.

Dans tous les cas de figure votre pouvoir d’achat chutera. Peuvent être donc considérés comme anti-chômage, les placements vous permettant de compenser grâce à un revenu de substitution.

- Immobilier direct : acheter sa résidence principale est le meilleur placement possible, surtout à une période où les taux de crédit immobilier sont très bas (environ 3%/15 ans) alors que les prix au m2 baissent.

En cas de perte d’emploi, vous économiserez des loyers tout en disposant d’un patrimoine arbitrable si les difficultés s’aggravent. Compte tenu de la progression des prix, les spécialistes estiment qu’il faut environ 5 ans pour que la plus-value réalisée au moment de la revente compense les frais d’acquisition et d'entretien du bien contre 3 ans auparavant.

- SCPI rendement : elles constituent une bonne formule pour obtenir un revenu de complément. Sur 155 SCPI existantes en France, plus de la moitié entrent dans cette catégorie.

Ces Sociétés immobilières acquièrent des biens professionnels (bureaux, commerces, entrepôts...) pour le compte d’investisseurs, encaissent les loyers et les reversent aux porteurs de parts après avoir prélevé charges et provisions.

Le prix des parts est fixé une fois par an à partir de l’estimation annuelle de la SCPI. En 2012, il s’est tassé de - 0,87%. En 2012, les SCPI de rendement ont délivré un rendement de 5,20%. En 2013, on attend 5,10%. C’est mieux que les 2,5% que rendent les fonds en euros des contrats d’assurance vie.

Fiscalement les SCPI sont transparentes. Qu’il s’agisse de revenus ou de plus-values, les sommes gagnées sont imposées selon la fiscalité immobilière du moment. Conseil : Vérifiez les performances de la SCPI sur les dix dernières années constitue un des critères de choix permettant de ne pas se tromper au moment de l’achat.

- Sicav de distribution : ces OPVCM distribuent des revenus à date fixe (trimestrielle ou annuelle) utiles pour augmenter un pouvoir d’achat écorné par une période de chômage.

Contrairement aux produits de capitalisation, les dividendes ne sont pas réinjectés dans la Sicav ou le FCP mais répartis entre les actionnaires. Les supports distribuant l’intégralité des dividendes et placements perçus sont dits de "distribution pure".

Ces OPCVM n’ont pas de fiscalité spécifique. L’épargnant est imposé sur les revenus et sur les plus-values dégagées lors de la cession des parts selon le régime commun. Toutefois, les parts détenues via une assurance vie ou un PEA profitent de la fiscalité de ces formules.

- Comptes à terme : avec cette formule vous confiez votre pécule à un banquier en contrepartie d’un taux de rémunération connu à l'avance, fixé lors de la souscription.

Au bout de cette période (de 1 mois à 3 ans) vous récupérez votre argent grossi des intérêts. Comptez 1,50/2% (brut) sur 3 mois, 2,5% sur 6 mois et environ 4% à l'horizon de 2 ans pour les meilleures enseignes.

En souscrivant une série de comptes à terme de durées variables, il est possible de programmer un calendrier de versement à partir d’une somme correspondant, par exemple, à des indemnités de licenciement.

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Coté fiscalité, les gains sont imposés à l’impôt sur le revenu (+ prélèvements sociaux). Toutefois, si vous avez perdu votre job votre taux marginal d’imposition diminuera. Cela allégera votre impôt d’autant.
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