Oui, les conditions de marché sont actuellement favorables aux assurés s’ils peuvent rembourser leur avance dans un délai de 3 ans maximum.

Vous êtes l’un des 25 millions de français détenant une assurance vie ? Alors en cas d’imprévu financier ou tout simplement pour financer des vacances à l’autre bout du monde, vous pouvez demander une avance à votre assureur.

- Comment ca marche ? Le mécanisme d’avance permet d’obtenir un crédit proportionnel à l'épargne accumulée sur votre contrat. La demande peut être formulée par courrier simple mais, par prudence, autant la faire en recommandé.

L’argent vous sera fourni plus vite avec une avance qu’avec un crédit classique. Comptez de 5 à 10 jours pour encaisser les fonds car, depuis 2007, l’assureur doit obtenir un accord écrit de votre part avant de procéder au virement. Cela vous protège mais cela ralentit aussi la procédure.

Valider le contrat d’avance sera la seule formalité à accomplir. Vous couperez à la paperasse car le prêteur vous connaît déjà.

- Combien puis-je emprunter ? La somme que l’assureur acceptera de vous prêter est proportionnelle à la valeur de rachat de votre contrat. Cette dernière correspond à la somme que vous pouvez récupérer après soustraction des frais dus à l’assureur.

Généralement, les compagnies et mutuelles acceptent de prêter à concurrence de 70/80% pour les fonds en euros, un peu moins pour ceux en unités de comptes.

La principale contrainte du système de l’avance découle de sa durée : vous disposerez d’un délai de 3 ans maximal pour renflouer votre contrat. Cette période de 3 ans peut éventuellement être reconduite. Si c’est le cas, renseignez-vous sur le taux qui sera demandé durant les trois années suivantes.

- Quel est le traitement juridique d’une avance ? Juridiquement le prêt consenti par l'assureur est distinct du contrat d’assurance vie. L'avance n’est donc pas confondue avec un rachat ou un retrait, fiscalement moins anodin. Par ailleurs, elle n’entame pas le montant du contrat. La rémunération continue à courir sur l’ensemble de la valeur de votre pécule.

La prise de risque étant très faible, les conditions financières des avances sont assez compétitives comparées à celles d’un crédit à la consommation.

Votre assureur vous facturera le prix de l’avance à partir du taux moyen des emprunts d'Etat sur un mois. Ces taux sont actuellement au plus bas. A ce loyer, s’ajoute la rémunération de l'assureur (environ 1%). Concrètement les taux pratiqués pour les avances tournent autour de 4/5% en ce printemps 2013 (pour un contrat en euros).

Le coût de ces intérêts sera en partie compensé par le rendement de votre contrat d’assurance vie. L’effort final correspondra à la différence entre le taux de l'avance et le taux de rendement de votre contrat.

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- Les avances sont-elles fiscalisées ? Fiscalement l'avance ne subit ni fiscalité ni prélèvements sociaux si elle est remboursée dans les temps. Gare : à  défaut, le fisc peut la requalifier en rachat. Les modalités et conditions d'obtention de l'avance sont définies par le contrat et la jurisprudence interdit de les modifier ultérieurement.

Logiquement votre assureur vous permettra de rembourser votre avance à votre rythme, par parties ou en totalité. Aucun frais n’est demandé lors de ces opérations.

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