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Pour la première fois depuis le coup d'état avorté, l'armée turque a bombardé des positions du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, ce mardi soir. Les raids des F-16 auraient fait au moins 20 morts parmi les combattants kurdes, d'après l'agence pro-gouvernementale. L'attaque s'est produite dans le nord de l'Irak, non loin de Hakurk, une région qui abrite les hauts commandants de la guérilla. Il y a tout juste un an, le 20 juillet 2015 marquait la reprise des combats entre le PKK et Ankara, après plus de deux ans de cessez-le-feu. TSK, Irak'in kuzeyindeki Hakurk bölgesinde PKK'ya ait hedeflere hava harekâti düzenledi. https://t.co/WP0wwNHb7l pic.twitter.com/McsLxtI055- Al Jazeera Türk (@AJTurk) July 20, 2016 Depuis cette date, on compterait plus de 7000 morts parmi la guérilla kurde, près de 500 du côté des forces de sécurité, et environ 330 victimes civiles. Plus de 300.000 personnes ont été déplacées, selon Human Rights Watch. L'ONG vient également de dénoncer 'les couvre-feu imposés depuis août (2015) dans vingt-deux villes ou quartiers, qui empêchent, outre les déplacements de la population, ceux des ONG, journalistes ou avocats'. Cette guerre civile interminable, qui a fait 40.000 morts en trende-deux ans dans le Sud-Est majoritairement kurde, s'est totalement intriquée aujourd'hui dans la problématique syrienne. avec AFP
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Ce mardi matin, en plein coeur du quartier historique d'Istanbul, un attentat à la voiture piégée a fait 11 morts, dont 7 parmi les forces de l'ordre. La tension est à son comble, car jamais autant de policiers n'avaient été tués. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan n'a aucun doute sur les coupables et il accuse directement les rebelles kurdes du PKK. "Cette organisation terroriste tue nos militaires et nos policiers, nous combattrons ces terroristes jusqu'à l'apocalypse" a-t-il déclaré.
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Une puissante explosion jeudi dans un village du sud-est de la Turquie a fait quatre morts, des terroristes du PKK, et 17 blessés. Ces derniers chargeaient des explosifs sur un camion.
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Le centre administratif de la capitale turque subit son deuxième attentat en moins d'un mois. L'attentat du 17 février dernier contre un transport militaire partage le même mode opératoire que l'attaque de dimanche soir contre un bus municipal. 'J'ai d'abord été pétrifié par la peur puis je me suis précipité pour aider les blessés' raconte Karim, un témoin de l'attaque. 'Il y avait des gens brûlés assis à l'intérieur du busn et puis partout des morceaux de chair. Ce n'est qu'après que la police est arrivée et a mis en place un cordon de sécurité. J'ai pu aider les blessés, on les a mis dans les ambulances.' 'Si j'ai peur ? Oui bien sûr' avoue un autre habitant d'Ankara. 'Pour moi et pour ma famille. Peur pour nos parents et nos amis. J'espère que cela va bientôt s'arrêter. Nos vies sont menacées. Tout le monde est nerveux quand on prend le bus.' 'Les habitants d'Ankara ont peur' dit notre correspondant, Bora Baydaktar, qui remarque que le centre ville est loin d'être aussi animé qu'à l'ordinaire. 17 victimes de l'attentat suicide de dimanche ont été enterrées ce lundi, alors que les corps identifiées d'autres victimes sont rapatriés dans leurs régions d'origine. De son côté, le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, assure 'disposer d'éléments très sérieux (...)' qui impliquent le PKK dans l'attentat d'Ankara.
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Des paysages de guerre dignes de la Syrie voisine. C'est ce qu'ont découvert les habitants de Cisre mercredi à l'aube en regagnant leur ville. Immeubles réduits en cendres, maisons criblées d'impacts, échoppes percées de trous d'obus :après deux mois et demi de violents combats entre l'armée turque et les combattants kurdes du PKK, plusieurs quartiers sont ravagés. La libre circulation a été rétablie tous les jours de 5h00 à 19h00 locales mais y reste interdite la nuit. #Turkey: Residents return to battered Kurdish-majority town of Cizre as curfew is lifted. Photos pironic2121 pic.twitter.com/xFrtAphLR2- AFP Photo Department (AFPphoto) 2 mars 2016 #Turkey: Residents return to battered Kurdish-majority town of Cizre as curfew is lifted. Photo yasinnakgul pic.twitter.com/rjjo7sIA0s- AFP Photo Department (AFPphoto) 2 mars 2016 Mi-décembre, une vaste offensive est lancée dans cette ville du sud-est de la Turquie à majorité kurde. l'armée et les forces spéciales de la police turque veulent déloger des partisans du Parti des travailleurs du Kurdistan. Un couvre-feu total est alors décrété. Des milliers de personnes fuient la ville. De très violents combats à l'arme lourde s'y sont déroulés, causant de nombreuses victimes dans les deux camps. Selon le parti pro-kurde HDP, au moins 167 civils ont été tués victimes des bombardements. Son chef de file Selahattin Demirtas a accusé le gouvernement islamo-conservateur turc d'avoir commis un 'massacre' à Cizre. L'armée turque annonce la mort de 666 combattants du PKK. Des dizaines de soldats et de policiers ont également été tués.
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Trois journalistes de l'agence de presse turque Anatolie ont été libérés 48h après avoir été enlevés par des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ils ont été confiés à un groupe de députés du principal parti pro-kurde, HDP (Parti de la démocratie des peuples). Leur matériel a été confisqué. Ce rédacteur, ce photographe et ce caméraman étaient en reportage dans la province de Mardin (Sud-Est). Les forces de sécurité turques mènent depuis trois mois une vaste opération contre les rebelles du PKK dans cette région à dominante kurde. De violents combats s'y produisent depuis la fin de la trêve entre les deux parties, après une accalmie de deux ans.
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ANKARA - 18 février 2016 - L'explosion violente a été entendue dans une bonne partie de la ville. Mercredi soir un convoi de bus militaires a été la cible d'un attentat au centre d'Ankara. 28 personnes sont mortes. Une trentaine d'autres sont hospitalisées. Au petit matin, le site est encore bouclé et les véhicules évacués un à un. Pour les autorités turques, la piste kurde ne fait aucun doute. Neuf suspects ont été arrêtés. Le premier ministre a dévoilé l'identité du kamikaze, un Syrien de 23 ans. Selon la presse turque, le jeune homme aurait été identifié grâce à ses empreintes digitales enregistrées lors de son entrée sur le territoire en tant que réfugié. Le PYD, principale formation kurde de Syrie a rejeté toute implication, tout comme le PKK lui aussi accusé. Sur le terrain, les affrontements meurtriers se poursuivent entre armée turque et mouvements rebelles kurdes. La Turquie a mené une série de frappes contre des positions du PKK dans le nord de l'Irak. Jeudi matin, au moins 6 soldats turcs ont été tués dans une attaque à Diyarbakir, à 160 km de la frontière syrienne
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Comme chaque année, des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont manifesté samedi dans les rues de Strasbourg pour exiger la libération de leur chef historique Abdullah Öcalan, emprisonné en Turquie depuis février 1999. Selon les organisateurs, ils étaient entre 13.000 et 15.000.
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Recep Tayyip Erdogan a haussé le ton contre les Etats-Unis. Lors d'un discours devant des élus locaux, ce mercredi, à Ankara, le président turc a violemment dénoncé le soutien militaire américain aux kurdes de Syrie, accusant Washington d'ensanglanter la région. 'Amérique. Tu n'as pas à nous expliquer qui sont le PKK, le PYD (Parti de l'Union démocratique) ou le YPG (les Unités de protection du peuple). Nous les connaissons bien. Et nous connaissons aussi très bien l'organisation Etat Islamique. Mais toi tu n'as pas saisi leur vraie nature jusqu'à présent et c'est pour ça que la région est un bain de sang' s'est exclamé Erdogan. La question kurde ne cesse de crisper les relations entre Washington et Ankara pourtant partenaires dans la coalition antijihadiste en Syrie. Wahsington soutient ouvertement les forces kurdes qu'il considère comme les plus efficaces dans sa lutte contre Daesh. Mais pour Ankara, les formations kurdes sont des organisations terroristes liées à son ennemi numéro 1, le PKK. Le PKK mène depuis de nombreuses années une rébellion armée dans le sud-est de la Turquie . A Diyarbakir, chef-lieu de la région à majorité kurde, les accrochages sont fréquents avec les forces de l'ordre. Depuis deux mois, Ankara a intensifié ses opérations contre la rébellion et imposé un couvre-feu à certaines localités.
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Interpellés hier, huit Espagnols et un Turc sont accusés 'd'appartenance à une organisation criminelle et collaboration avec une organisation terroriste', en l'occurrence le Parti des travailleurs du Kurdistan. Selon la presse espagnole, cette opération pourrait être liée aux arrestations récentes de deux jeunes à leur retour en Espagne en provenance de Syrie où ils ont combattu dans les rangs des milices kurdes contre le groupe État islamique. Le PKK est considéré par l'Union européenne comme organisation terroriste depuis juillet 2011.
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Une nouvelle chasse aux sorcières en Turquie. Cette fois, le président Erdogan s'en prend aux signataires d'une pétition pour la paix, 14 universitaires sont en garde à vue. Leur crime ? Avoir réclamé la fin des opérations de l'armée contre la rébellion kurde. Dans tout le pays, leur traque est en cours, les étudiants sont appelés à boycotter les cours des professeurs signataires. 'Notre lutte contre le terrorisme se poursuivra avec la même détermination souligne le président Erdogan en déplacement à Istanbul. Je tiens à répéter que je condamne fermement les universitaires qui sont à l'origine d'une déclaration honteuse, qui ont mis leur signature sous ces massacres dans le contexte des récents développements.' #Turquie - des universitaires sont menacés judiciairement et physiquement pour avoir signé une pétition.- Laurent Leylekian (@Eurotopie) 15 Janvier 2016 #Turquie: 12 intellectuels enfermés pour critiquer la campagne militaire contre les #Kurdes https://t.co/5u5Pk0nDzI pic.twitter.com/a5gZtWpWme- RT France (@RTenfrancais) 15 Janvier 2016 Plus de 1400 intellectuels ont signé cet appel pour la paix, parmi eux, des figures internationales comme le linguiste américain Noam Chomsky, ils dénoncent 'un massacre délibéré et planifié en totale violation des lois turques et des traités internationaux signés par la Turquie'. Le pouvoir turc déclare la guerre aux signataires d'une pétition pour la paix https://t.co/KzMNeDgHLY #AFP pic.twitter.com/8Uzva3bQJo- Christophe Schmidt (@cschmidtafp) 15 Janvier 2016 L'armée et la police turques ont investi il y a un mois les villes sous couvre-feu de Cizre et de Silopi, objectif :déloger des partisans armés du PKK qui s'étaient retranchés dans certains quartiers. Les combats y ont causé la mort de nombreux civils et l'exode d'une partie des habitants.
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Mardi dernier, l'attaque perpétrée au coeur d'Istanbul, a agi comme un nouvel électro-choc pour le gouvernement turc. Alors qu'il combat sur deux fronts différents mais tout aussi menaçants, il a encore échoué à empêcher les terroristes de frapper. Beaucoup, à l'intérieur et à l'extérieur de la Turquie, ont suggéré qu'Ankara avait secrètement toléré les jihadistes d'Etat islamique, parce qu'il voyait en eux le contre-poids de la résurgence kurde dans le nord de la Syrie et des ambitions du PKK à l'intérieur de ses propres frontières. Il est vrai que jusqu'à Sulthanahmet, les groupes visés étaient politiquement éloignés de Recep Tayyip Erdogan et de son parti AKP. L'attaque de Diyarbakir, pendant la campagne des législatives du 7 juin, avait pris pour cible un rassemblement du parti pro-kurde HDP: quatre sympathisants avaient été tués et une centaine blessés. A Suruç, le 20 juillet, des étudiants kurdes et turcs sympathisants de la cause kurde avaient été victimes d'une violente attaque à la bombe, alors qu'ils s'apprêtaient à partir pour Kobané, la ville martyre syrienne, sauvée par les forces kurdes... 33 personnes avaient été tuées et 104 autres blessées. A Ankara, le 10 octobre, des activistes pacifistes, des syndicats et des sympathisants pro-kurdes manifestaient pour demander le règlement du problème kurde quand ils ont été visé par un double attentat kamikaze : 100 personnes sont mortes. Le gouvernement a attribué ces trois attaques aux terroristes islamistes. Alors pourquoi a-t-il mis si longtemps avant de s'attaquer à la menace d'Etat islamique ? Ce n'est qu'en juillet, qu'Ankara a autorisé les Etats-Unis à utiliser sa base d'Incirlik pour frapper Daech, et ce, après avoir conclu un accord avec Washington sur la création d'une zone tampon dans une partie du nord de la Syrie. Il est clair que la Turquie avait peur de voir se constituer une région autonome kurde à sa porte. Certains soulignent d'ailleurs que les autorités turques seraient particulièrement promptes à combattre un vieil ennemi, le PKK. Un cessez-le-feu de près de deux ans entre Ankara et les militants du PKK est parti en fumée après les tensions de la période de la campagne électorale, les attentats sanglants contre les sympathisants de la cause kurde... Il n'en a pas fallu plus pour que les militants du PKK crient au complot et désignent Ankara comme responsable... Les attaques contre les autorités turques ont repris, notamment en juin puis après Suruç et tout s'est ensuite précipité avec les bombardements de l'aviation turque contre les bases d'Etat islamique et du PKK fin juillet. Depuis, c'est oeil pour oeil, dent pour dent, la semaine dernière 32 militants kurdes ont été tués, le PKK a riposté en piégeant une voiture près d'un poste de police, ce qui a fait 6 morts, dans le sud-est de la province de Diyarbakir. Des centaines de personnes sont obligées de quitter leurs maisons, notamment à Cizre et Silopi, près des frontières syriennes et irakiennes. Dans ces conditions, la Turquie aurait plus que jamais besoin de raviver l'unité nationale, mais les mesures du gouvernement turc pour lutter contre le terrorisme semblent ne rien faire d'autre que de polariser un peu plus la société. Entretien avec Attila Sandikli La Turquie est engagée sur deux fronts : contre les jihadistes du groupe Etat islamique et contre les rebelles kurdes du PKK. Comment les autorités font-elles pour mener deux batailles en même temps ? Pour en parler, Bora Bayraktar, correspondant d'euronews à Istanbul, a interrogé Attila Sandikli, professeur à l'Haliç University et ancien militaire. Bora Bayraktar, euronews : La Turquie est confrontée à une vague terroriste émanant du groupe Etat islamique et du PKK. Comment en est-elle arrivée là ? Prof. Atilla Sandikli : 'Je pense que la volonté de la Turquie d'accroître son influence et son rayonnement gêne un certain nombre de pays, notamment dans la région. Raison pour laquelle certains pays s'emploient à nuire aux intérêts turcs, à contrecarrer les plans de la Turquie. Tout se passe comme si, en déclenchant des problèmes en Turquie, ces pays cherchaient à affaiblir la Turquie au niveau régional et international. Il s'agit ainsi, d'une certaine manière, d'obliger la Turquie à se concentrer sur ses problèmes internes. C'est une sorte de guerre par procuration.' Bora Bayraktar, euronews : Quelle est la base légale des interventions militaires turques ? Y a-t-il une légalité en matière de droit international ? Prof. Atilla Sandikli : '_De tous les pays qui interviennent militairement en Syrie, contre le groupe Etat islamique, la Turquie est le seul à avoir une frontière directe avec la Syrie. La Turquie est aussi le pays qui est le plus directement affecté par ce qui se passe en Syrie. Alors, à cet égard, cela n'a pas de sens de remettre en question les opérations turques. Maintenant par rapport au droit international, il faut souligner qu'actuellement, c'est le chaos qui règne en Syrie. La Turquie s'emploie à tenter d'y remédier, et ce, conformément au droit international. Raison pour laquelle la Turquie n'intervient pas avec des troupes au sol. Ankara pourrait le décider, et cela pourrait d'ailleurs régler un certain nombre de choses. Mais la Turquie ne le fait pas car cela serait illégal. En fait, la Turquie adopte la même position que les autres pays_'.
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Des manifestants kurdes dispersés par les canons à eau de la police turque : c'était ce jeudi à Diyarbakir, la grande ville du sud-est à majorité kurde, sous le coup d'un couvre feu depuis la mi-décembre. Trois policiers ont été blessés dans l'explosion d'un cocktail Molotov. La mobilisation visait à dénoncer le déploiement de chars contre les rebelles du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan, à Silopi et Cizre. Plus de 10.000 hommes participent à cette vaste offensive, qui a porté le coup de grâce aux pourparlers de paix engagés en 2012. Dans ses voeux du Nouvel An, le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est félicité des résultats obtenus. ' Environ 3.100 terroristes ont été éliminés lors des opérations menées pendant l'année 2015 sur notre sol et à l'étranger. Notre plus grande source de tristesse est la perte de 200 policiers et soldats tombés en martyrs dans ces combats, ainsi que la mort de civils lors de ces événements, ' a-t-il déclaré. Il s'est engagé à ' nettoyer ' son pays des rebelles du PKK en 2016. De leur côté, les séparatistes ont diffusé ce jeudi sur des sites pro-kurdes des vidéos de huit otages turcs, kidnappés en diverses occasions. On y voit les six soldats et deux policiers adresser leurs voeux du nouvel an à leurs proches devant un portrait d'Abdullah Öcalan, le leader emprisonné du PKK. D'après l'agence d'information kurde Firat, ces vidéos auraient été réalisées ' dans le sud du Kurdistan ', ce qui pourrait correspondre au nord de l'Irak.
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Les habitants de Cizre sont pris au piège des combats, depuis le début de l'offensive lancée par l'armée turque il y a une semaine pour déloger les militants du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan. Cizre, bastion kurde de la province de Sirnak, est l'une des cibles d'Ankara,à l'instar de Silopi et Diyarbakir, dans le sud-est du pays. Dans ces villes, le couvre-feu a été instauré, et le gouvernement turc compte mener l'opération jusqu'à son terme. 'Le combat contre l'organisation terroriste séparatiste se poursuivra jusqu'au bout, et sans hésitation', a déclaré le Président Recep Tayyip Erdogan. A Dyarbakir, les affrontements se sont intensifiés ce mercredi après l'explosion d'une bombe qui aurait tué un soldat et blessé sept autres personnes. Pour l'heure, le bilan s'élèverait à 168 morts pour ces huit derniers jours. Les victimes seraient toutes des militants kurdes, selon l'état-major turc. Une version démentie par le HDP, le Parti pro-kurde, qui affirme que 24 civils auraient trouvé la mort au cours des opérations.
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A Djizré, en Turquie, les habitants sont au coeur d'une guerre civile opposant les rebelles kurdes aux militaires turcs. Pour les empêcher de rentrer dans leur quartier, les rebelles ont érigé des barricades, au milieu des maisons criblées de balles. Une fois la nuit tombée, ces hommes combattent au nom d'Abdullah Öcalan, chef du PKK et emprisonné pour terrorisme, afin d'obtenir leur autonomie. En quelques mois, les rebelles kurdes ont tué 248 militaires turcs alors que 2.000 d'entre eux ont perdu la vie.
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Les autorités turques ont annoncé la mort de 25 membres présumés du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, lors d'une vaste opération qualifiée d'anti-terroriste et lancée en début de semaine dans plusieurs villes du sud-est, où un couvre-feu est toujours en vigueur. Les habitants ont déserté les rues. Certains quartiers ressemblent à des zones de guerre. 'Je ne suis pas d'accord avec cette politique, explique cet habitant de Cizre. La pression exercée sur le peuple kurde est devenue inacceptable. Pourquoi ne pourrait-on pas vivre ensemble ? Trop, c'est trop. On veut la paix.' L'opération conjointe de l'armée et de la police turque vise essentiellement les villes de Cizre et Silopi dans la province de Sirnak ainsi que Diyarbakir. Des villes peuplées majoritairement de Kurdes. L'objectif d'Ankara, affiché en une de 'Yeni Safak', un journal pro-gouvernement : nettoyer totalement la région des terroristes du PKK. L'opération, toujours en cours, aurait permis la saisie de plus de 2.000 armes et de quelque 10.000 engins explosifs. L'armée a déployé des chars pour déloger les militants du PKK qui ont érigé des barricades et creusé des tranchées. Selon une agence de presse pro-kurde, un enfant de onze ans aurait été tué par l'armée. #Turkish state media: 23 #PKK dead in operation in #Cizre, #Silopi. Locals say civilians targeted, 200,000 displaced since July. Dark days.- Mark Lowen (@marklowen) December 17, 2015 #Cizre resident says town is gripped by fear as police numbers rise in southeast Turkey https://t.co/5MKx4h9yrC pic.twitter.com/XUZLkDtKZb- BBC Outside Source (@BBCOS) 15 Décembre 2015 La une du journal Yeni Safak : 'Nettoyage total' yeni safak gazetesinin kürtlere soykirim uygulayin mansetini H Ç UNUTMAYIN! kürdün herseyini topyekün savas ilani pic.twitter.com/j2DvxBLPBa- Baki GÜL mednuce.tv (@analizrojtv) 17 Décembre 2015
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Intervention musclée des policiers turcs dans la ville de Nusaybin, à la frontière turco-syrienne. À coup de canons à eau et de gaz lacrymogènes, la police antiémeute a empêché des membres du HDP, le parti d'opposition pro-kurde, d'entrer dans la ville. Ces derniers dénonçaient le couvre-feu instauré à Nusaybin depuis 10 jours et qu'ils jugent illégal. Quotidiennement et depuis plus d'une semaine, d'intenses combats ont lieu à Nusaybin entre les forces de sécurité et le PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan. Le PKK est présent aussi à 300 km de là, dans la ville syrienne de Tell Abyad, une située à la frontière turque et qu'il a repris à l'État islamique en juin dernier. Tell Abayad où une bombe a explosé dimanche. Cette attaque a fait au moins trois morts et plus d'une vingtaine de blessés et n'a pour l'heure n'a pas été revendiquée.
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Le président Erdogan a remporté les élections législatives turques. Son gouvernement devra faire face à de nombreuses menaces : des...
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ANKARA - 1er nov 2015 - Soirée de fête pour les partisans du président turc Recep Tayyip Erdogan. Dimanche soir, ils ont célébré la victoire de leur champion devant le siège de l'AKP à Ankara. Au terme du scrutin législatif, le parti islamo-conservateur recueille 49% des suffrages et retrouve la majorité absolue au parlement. En net recul : le parti HDP, parti pro-kurde maintient de justesse sa participation à la nouvelle assemblée. Pari gagné donc pour le président Erdogan. Tout au long de la campagne lui et son gouvernement s'étaient posés en seuls garants de la stabilité face aux turbulences qui secouent actuellement le pays : reprise du conflit avec les rebelles kurdes du PKK, guerre chez le voisin syrien et dernièrement, menace djihadiste concrétisée par l'attentat sanglant à Ankara le 10 octobre. Les Turcs ont donné un mandat clair à l'AKP. L'opposition qui pointait une dérive autoritaire du gouvernement a dénoncé le climat de violences dans lequel s'est déroulé le scrutin.
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Le parti du président Erdogan est largement en tête selon les premiers résultats partiels. Quelque 54 millions d'électeurs étaient appelés à se rendre aux urnes pour les élections législatives, alors que le pays est divisé et sous tension, confronté à la reprise du conflit kurde, la violence terroriste et la dérive autoritaire de son gouvernement.
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ANKARA - 11 oct 2015 - Ils sont des milliers dans les rues d'Ankara pour honorer les victimes. La veille, une double-explosion a raflé non loin de-là au moins 95 personnes. Des militants de gauche, proches de la cause kurde venus participer à un rassemblement pour la paix. En l'absence de revendication, la foule désigne le coupable : l'État islamique à qui elle promet vengeance. Recep Tayyip Erdogan n'est pas épargné non plus. Le président turc, chef de file de l'AKP, le parti islamo-conservateur est accusé de ne pas avoir assuré la sécurité de la manifestation. Le gouvernement lui n'exclut pas que les mouvements d'extrême-gauche aient semé la mort. Pendant que la rumeur s'emballe, les premiers cercueils sont réunis pour un hommage de la communauté alévi, une minorité religieuse au mode de vie libérale. Beaucoup d'entre eux étaient présents samedi sur les lieux du massacre.
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Au lendemain de l'attentat d'Ankara qui a fait au moins 95 morts et environ 200 blessés, les questions se multiplient autour des auteurs de cette double explosion. Le PKK, l'Etat islamique et même des forces proches du gouvernement turc sont soupçonnés. Le PKK a appelé à cesser les affrontements.
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ANKARA - 10 oct 2015 - Des corps allongés par terre, des personnes agenouillées pour leur porter secours... Ces images ont été tournées juste après deux explosions qui ont retenti samedi matin à Ankara, près de la gare principale. Selon des médias turcs, on dénombre au moins 20 personnes tuées et une centaine de blessés, dans ce qui semble être une attaque terroriste selon une source gouvernementale. A l'appel de l'opposition et d'ONG, un rassemblement en faveur de la paix devait se tenir à cet endroit un peu plus tard dans la journée. Rassemblement pour exiger la trêve avec le mouvement pro-kurde du PKK, rompue au mois de juillet par le gouvernement islamo-conservateur. Mais la confusion règne, des affrontements éclatent entre la police et des manifestants. Une situation qui illustre les tensions parcourant la société turque, alors que des élections législatives anticipées doivent se tenir le 1er novembre dans le pays.
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Les tanks ont été renversés par la violence de l'explosion. Un attentat attribué au PKK a blessé 12 soldats dans l'est de la Turquie. Les violences avec les rebelles kurdes ont fait depuis leur reprise fin juillet une centaine de morts côté armée turque, plus encore chez les rebelles. Deux routes principales ont été fermées pour des raisons de sécurité pour trois jours. L'attentat a eu lieu dans la région de Mus. Dans la ville de Urfa, dans le sud du pays, 17 suspects ont été arrêtés, soupçonnés d'appartenir au groupe terroriste. Des documents et des armes auraient été saisies dans leurs maisons. Les Turcs sont fatigués de ces violences. Les habitants des villes de Samsun et Ordu, dans le nord du pays, ont manifesté contre ces tensions qui perdurent, à un mois et demi d'élections législatives anticipées en Turquie.
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À commencer par Diyarbakir, où les manifestants ont affronté hier les forces de l'ordre. Non loin de là, à Cizre, ils étaient des milliers à assister aux funérailles de 16 personnes tuées pendant les combats qui ont opposé les séparatistes kurdes du PKK à l'armée turque. Des combats qui font rage depuis près de deux mois et dont les premières victimes sont les civils. 'C'est une honte, s'indigne Hatice, une habitante de Cizre. Nous ne comprendrons jamais ce qu'Erdogan nous fait. Ses tanks et ses bombes nous tuent. Nous avons 16 corps que nous avons gardés dans des frigos et des mosquées durant plusieurs jours. C'est ça l'humanité ?' Des milliers de personnes sont également descendues dans les rues d'Istanbul pour soutenir les civils kurdes. Ils condamnent l'offensive menée par Ankara contre les séparatistes du PKK qui a mis fin au processus de paix engagé par les deux parties en 2012. Avec APTN et AFP
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Selahattin Demirtas persona non grata à Cizre tout comme les députés pro-kurdes de son parti. Le co-président du HDP a dû rebrousser chemin jeudi alors qu'il était à une vingtaine de kilomètres, les forces de l'ordre lui interdisant de poursuivre sa route. Une marche qu'il a entamé la veille avec des militants et des députés du principal parti kurde de Turquie. Objectif : rompre le blocus imposé par Ankara. Un couvre-feu est en vigueur depuis une semaine après de violents incidents entre forces de sécurité et rebelles kurdes. Selon le gouvernement , une trentaine de combattants du PKK ont été abattus à Cizre. Le HDP affirme qu'une vingtaine de civils ont été tués dans les combats. A Hatay comme dans de nombreuses villes du pays, des manifestations éclatent pour condamner le terrorisme. La Turquie connait une spectaculaire flambée de violence depuis la reprise des hostilités fin juillet entre Ankara et les séparatistes kurdes du PKK. Entretien avec le professeur Atilla Sandikli, président du Centre d'études stratégiques Bilgesam en Turquie. Bahtiyar Küçük, euronews L'escalade de violence qui a suivi les législatives du 7 juin montre que le processus de paix est suspendu. Qu'est-ce qui a changé en si peu de temps ? Atilla Sandikli, président du Centre d'études stratégiques Bilgesam 'Au cours de ce processus de paix, l'État a réalisé des avancées démocratiques et socio-culturelles conformément à l'entente des deux parties. Dès le début de ce processus de paix, l'organisation terroriste PKK aurait dû diriger ses forces armées postées dans les montagnes vers l'extérieur de la Turquie. Mais elle ne l'a pas fait. Ces terroristes sont restés en Turquie tout en restant armés. De plus, cette force militaire est venue renforcer une autre branche du PKK, qui est sa nouvelle structure dans les villes, le KCK (l'Union des communautés du Kurdistan). Elle a fait entrer en Turquie des armes et des explosifs venus de l'étranger'. euronews Pour la première fois de l'histoire, un parti pro-kurde est entré au parlement et a gagné autant de sièges que les nationalistes turcs. Dans ce contexte, pourquoi le PKK a-t-il repris ses actes terroristes ? Atilla Sandikli 'La Turquie prévoyait une solution dans le cadre du renforcement des gouvernements locaux conformément aux conditions européennes. Mais, lorsque l'on regarde les objectifs du PKK concernant le KCK, on se rend compte qu'il prévoyait une structure dotée de ses propres forces de sécurité, la création d'un État autonome, et surtout la mise en place d'une structure confédérale pouvant interagir avec les Kurdes d'autres régions. Pour obtenir cette région autonome, l'organisation a menacé le peuple par différents combats. Et actuellement, elle renforce encore davantage ces conflits'. euronews La Turquie se bat en même temps contre le PKK et l'État islamique. La région a été déstabilisée ces derniers temps. Comment interprétez -vous cette escalade des tensions entre l'armée turque et le PKK dans le contexte de crise actuel ? Atilla Sandikli 'La Turquie n'est pas le seul État à être en conflit avec l'État islamique. Le PYD est aussi en guerre contre cette organisation terroriste. Par ailleurs, la montée en puissance des jihadistes en Syrie et en Irak a fait gagner une légitimité internationale au PKK. De plus, le PYD, au nord de Syrie a vu s'établir les conditions nécessaires à la construction d'un État autonome. Il ne restait plus que la Turquie à cibler pour le KCK. C'est pourquoi l'organisation a renforcé ses attaques ces derniers temps'. euronews Nous savons que l'IRA au Royaume-Uni et l'ETA en Espagne ont déposé les armes. Ne pensez-vous pas que cette crise en Turquie pourrait être résolue par la voie politique ? Atilla Sandikli 'À partir de 2013, dans le cadre du processus de paix, on a pensé pouvoir trouver une solution politique à ce problème en Turquie. Mais, dans un environnement de préparation du maintien de la paix, le PKK a continué ses préparatifs de guerre et a envoyé ses troupes armées dans les centres des villes. Au coeur même des villes, une structure militaire a commencé à se former. Pendant que le PKK coupait la route de certains et kidnappait d'autres, aucune opération militaire n'a été lancée par le gouvernement turc. Pour la seule raison qu'on ne voulait pas que le processus de paix subisse un échec. On comprend clairement aujourd'hui que le PKK a abusé de ce processus et a préparé le terrain pour de nouveaux conflits. euronews Où vont s'arrêter ces actes de violence et cette tension ? Atilla Sandikli 'Suite aux événements, les mesures de sécurité ont été renforcées et des renforts ont été envoyés dans la région. Nous allons assister à une augmentation du nombre de victimes du côté du PKK, à une limitation de ses installations logistiques et à un effondrement petit à petit de ses structures dans les villes. Le PKK finira par s'essouffler'.
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Un convoi de l'armée turque a été visé par une embuscade revendiquée par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dans la nuit de dimanche à lundi. Les Turcs parlent de 16 soldats morts, le PKK donne lui le chiffre de 31 hommes tués. Le peuple est descendu dans la rue pour expliquer son mécontentement.
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Des avions de chasse de l'armée turque sont allés frapper au moins 13 objectifs contrôlés par les rebelles kurdes du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan. L'opération a été lancée en représailles à une attaque conduite par le PKK dans la province de Hakkari, cette région frontalière de l'Irak et de l'Iran au sud-est de la Turquie. Le président Recep Tayyip Ergogan s'est dit 'consterné' par cette attaque contre un convoi militaire qui, selon le PKK, aurait tué au moins 15 soldats turcs. Cette attaque est la plus meurtrière depuis la reprise des affrontements à la fin du mois de juillet. Dans l'Est du pays, les manifestations et les heurts avec les forces de l'ordre sont quasi quotidiens alors que la Turquie organise des élections législatives anticipées dans moins de deux mois.
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ISTANBUL - 1er septembre 2015 - Canons à eau, grenades lacrymogènes, balles en caoutchouc : La police turque a dispersé sans ménagement une manifestation dans le centre d'Istanbul. Mardi, près de 500 personnes s'étaient rassemblées pour protester contre l'offensive anti-kurde du gouvernement . La manifestation avait pourtant démarré dans le calme dans les rues d'Istanbul. Mais les slogans hostiles au président Recep Tayyip Erdogan scandés par les participants ont déclenché l'intervention musclée des policiers. Depuis le mois de juillet, les violences ont repris entre les forces armées turques et les rebelles du PKK rompant une trêve de deux ans : selon l'agence de presse Anatolie, un millier de Kurdes ont depuis été tués dans ces affrontements.
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En Turquie, les familles des soldats tués dans les attentats de lundi enterrent leurs morts, comme ici dans la province de Sirnak. Le défunt a été tué l'attaque d'un hélicoptère par des combattants du PKK. Il venait de terminer son service militaire. Les avions turcs ont visé mardi 17 cibles de la guérilla kurde en territoire turc en représailles aux attentats de lundi, revendiqués par le PKK et un groupe clandestin d'extrême-gauche. 'Un cessez-le-feu ne suffit pas. Les armes doivent être déposées et enterrées. J'insiste là-dessus. Notre combat continuera jusqu'à ce qu'il n'y ait plus un terroriste à l'intérieur de nos frontières, et que les armes soient déposées', a délclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan. Lundi, une vague d'attaques a fait neuf morts dans tout le pays, dont sept militaires et deux assaillants. Deux femmes ont attaqué le consulat américain à Istanbul. L'une d'entre elles a été arrêtée, elle est membre du Front révolutionnaire de libération du peuple. Les autres attaques, meurtrières, ont été revendiquées par le PKK. L'attaque du consulat est survenue au lendemain du déploiement des six premiers avions F-16 et 300 militaires américains sur la base turque d'Incirlik, d'où ils pourront mener des raids contre Etat Islamique. La coalition internationale en a mené trente ce mardi en Irak et en Syrie.

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