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Le projet de réforme territoriale est présenté ce mercredi en Conseil des ministres. Vendredi dernier, en déplacement en Ardèche, le Premier ministre s'est employé à rassurer les élus locaux, en promettant devant l'Association des petites villes de France de "concerter" et de préserver les financements prioritaires malgré les futures coupes du plan d'économies gouvernemental. "Nous laisserons toute la place au débat. Et en premier lieu au débat parlementaire. Cette réforme territoriale, elle prépare l'avenir de la France, elle doit donc nous rassembler largement", a plaidé Manuel Valls. Sur le volet sensible des "dotations" versées par l'État aux collectivités, qui doivent baisser de 11 milliards d'ici à 2017, "un groupe de travail" permanent avec les associations d'élus et trois membres du gouvernement - Marylise Lebranchu, André Vallini et Christian Eckert -, devrait se réunir "avant la fin du mois". Quant à la réduction du nombre de régions à 15 au lieu des 22 actuelles, "nous avons fait le choix de la simplicité", a déclaré le Premier ministre. Après le passage des deux volets en Conseil des ministres, le premier texte sur le découpage régional, qui doit impérativement être bouclé avant la fin de l'année en vue des élections reportées à la fin 2015, est débattu dès cette semaine au Sénat. Pour ce qui est du texte portant sur le volet plus technique de la répartition des compétences entre les divers échelons, il devrait être examiné par la Chambre haute en octobre, soit après les élections sénatoriales. Les élus locaux sont-ils prêts à faire bonne figure ? La réforme est-elle définitivement actée en l'état, ou les parlementaires auront-ils vraiment la latitude nécessaire pour l'amender ? Quelles seront les économies réelles réalisées ? Autour d'Arnaud Ardoin, les invités du débat de ça vous regarde en parlent ce soir.
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