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Cela ressemble à un retour à la maison.Pourtant, Elena Glichtchinskaïa et Vitali Didenko sont Ukrainiens et sont accueillis en héros à Moscou. Ils étaient détenus depuis plus d'un an en Ukraine. Journalistes tous les deux, Kiev les accusait de soutenir le séparatisme pro-russe. Des mois de détention durant lesquels, Elena, ancienne reporter pour une chaîne de télé locale, a eu un enfant qui a désormais quelques semaines. Ils sont originaires d'une région historique, appelée la Bessarabie,à la frontière de la Moldavie, majoritairement russophone. 'Nous avons été arrêtés par le gouvernement ukrainien en tant qu'activistes du Conseil populaire de Bessarabi. Il s'agit d'un mouvement nationaliste et culturel qui n'a presque rien à voir avec la politique, mais les autorités ont décidé que ça ne correspondait pas à leur ligne. Nous sommes victimes de ce que l'on pourrait appeler une chasse aux séparatistes', a-t-elle commenté lors d'une conférence de presse improvisée sur le tarmac de l'aéroport de Moscou. En échange de leur libération, Moscou a renvoyé deux Ukrainiens vers leur pays. Iouri Solochenko, 73 ans, accusé d'espionnage par la Russie et Guennadi Afanassiev condamné à 7 ans de prison. Petro Poroshenko, le président ukrainien les a accueillis en personne. Il a évoqué la situation de ressortissants ukrainiens toujours détenus en Russie. Parmi eux, Oleg Sentsov, un réalisateur arrêté en Crimée et condamné à 20 ans de prison pour terrorisme. 'Nous poursuivrons nos efforts pour libérer Kolchenko et Sentsov et ceux qui sont dans les territoires occupés et sur le territoire de la fédération de Russie'. Pourtant, selon lui, la libération de mardi reste un signal positif. Les accords de Minsk, signés en février 2015, ont facilité les échanges de prisonniers de part et d'autre de la frontière. Depuis le début de l'année, il s'agit de la deuxième opération du genre. Au mois de mai, Nadia Savtchenko avait ainsi pu bénéficier d'un échange et revenir en Ukraine.
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Pour le président ukrainien, c'est une certitude. Une mission de police va être déployée dans l'Est de l'Ukraine, en guerre depuis deux ans. Le Quartet de Normandie qui réunit l'Ukraine, la Russie, l'Allemagne et la France, aurait donné son aval. Moscou dément. Mais Petro Porochenko ne semble pas douter de l'avènement de cette mission. 'Aujourd'hui, nous avons obtenu un succès diplomatique, a-t-il déclaré, car il y a eu un accord sur le déploiement d'une mission de police de l'OSCE non seulement au niveau du Quartet de Normandie mais aussi à Vienne, au siège de l'OSCE, sous la direction de l'Allemagne. Nos partenaires allemands ont déjà lancé les discussions sur le déploiement de la mission policière.' Côté ukrainien, le rôle de cette mission est clair : veiller au retrait des équipements militaires venus de Russie. Pour l'analyste Mykola Davidyuk, les 700 observateurs de l'OSCE sur place n'en ont pas les moyens. 'Actuellement, la mission qui travaille dans la zone de conflit n'a pas accès à tous endroits qu'elle doit contrôler, dit-il. Les observateurs ont été attaqués plusieurs fois. Il est évident que des élections ne peuvent pas avoir lieu dans le Donbass. Ce n'est pas un territoire libre.' Les accords de Minsk, signés en février 2015, prévoient la tenue d'élections dans cette région dominée par les prorusses. Mais les affrontements ont redoublé d'intensité ces dernières semaines. Pour les autorités ukrainiennes, des élections dans le Donbass ne seront envisageables que lorsque les demandes sécuritaires de l'Ukraine dans la zone de conflit seront respectées. Le président Porochenko exige la reprise du contrôle de la frontière avec la Russie et l'établissement de postes d'observation tenus par une mission internationale. Dans le cas contraire, Kiev considérerait les élections comme illégitimes.
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Après deux ans d'incarcération en Russie et deux grèves de la faim, Nadiya Savtchenko est rentrée en Ukraine mercredi. Pilote de l'armée, la jeune femme a été échangée contre deux ressortissants russes accusés d'être des agents du renseignement. La pilote avait été condamnée en mars dernier par la justice russe à 22 ans de prison pour le meurtre de deux journalistes. A peine débarquée, la jeune femme, élue députée durant son incarcération, s'est déclarée prête à se sacrifier de nouveau pour son pays s'il le fallait. Elle a promis de tout faire pour libérer ses compatriotes actuellement détenus en Russie. Sa libération a été saluée dans le monde entier et notamment par le ministre allemand des Affaires étrangères. FM #Steinmeier relieved by release of Nadiya #Savchenko: 'Great news for which we had to work for a long time.' pic.twitter.com/YsE2VF0Sds- GermanForeignOffice (@GermanyDiplo) 25 mai 2016 En 2014, en pleine crise séparatiste Nadiya Savtchenko avait été exfiltrée illégalement d'Ukraine. Les Russes lui reprochaient d'avoir transmis à l'artillerie ukrainienne les coordonnées GPS des deux journalistes russes qui avaient été tués. Véritable héroïne, la pilote a été reçue en grande pompe au palais présidentiel par Petro Porochenko. 'De la même façon que nous avons ramené Nadiya, nous récupèrerons le Donbass et la Crimée au nom de la souveraineté ukrainienne', a déclaré le président ukrainien avant de lui remettre la plus haute distinction de son pays. Cette libération intervient alors que sept soldats ukrainiens viennent d'être tués ces dernières 24 heures dans l'est de l'Ukraine par des séparatistes pro-russes. Avec AFP et Reuters
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AINSI VA LE MONDE. Le président ukrainien Petro Porochenko a affirmé ne pas avoir utilisé ses sociétés offshores pour frauder le fisc. D'après lui, l'entreprise Prime Asset Partners Limited dans les îles Vierges britanniques a pour objectif de transférer la gestion de sa confiserie à la banque Rothschild. Mais à Kiev, comme à Amsterdam où le vote sur l'accord d'association doit avoir lieu, l'affaire des Panama Papers se révèle être une mauvaise pub au mauvais moment.
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Sur Twitter, Petro Porochenko affirme ne pas gérer lui-même ses actifs, et avoir délégué ces activités à des consultants. Il ajoute qu'il pense être le premier homme d'état ukrainien à prendre au sérieux sa déclaration d' actifs, le paiement de ses impôts et les conflits d'intérêts. 'Cette structure est conforme avec la loi ukrainienne qui fixe les règles du conflit d'intérêt et la fiducie sans droit de regard est conforme au standards internationaux pour la gestion des actifs et pour les hommes politiques', affirme Vadim Medvedev, de son cabinet d'avocats. D'après les 'Panama Papers', une nouvelle entité offshore a été enregistrée aux îles Vierges britanniques en août 2014 avec pour seul actionnaire le président Porochenko. 'Si le chef d'Etat a menti dans sa déclaration - cela va vraiment faire du mal à la lutte anti-corruption en Ukraine. Parce qu'aucun fonctionnaire dans le pays ne sentirait plus obligé de suivre ces recommandations', estime Andriy Marusov de Transparency International. La création d'une société par le président en exercice est une violation de la constitution. Des députés populistes ukrainiens ont annoncé vouloir lancer une procédure de destitution, très difficile à mettre en place en Ukraine.
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Le président ukrainien Petro Poroshenko a réagi, après la démission de son ministre de l'économie. Il affirme qu'il devrait rester à son poste, pour poursuivre ses réformes. Une réaction publiée sur les réseaux sociaux. Le ministre ukrainien de l'économie, Aivaras Abromavicius, a annoncé vouloir quitter ses fonctions, accusant le pouvoir de bloquer des réformes économiques nécessaires. Aivaras Abromavicius, ministre de l'économie : 'Mon équipe et moi ne voulons pas servir de couverture à une corruption flagrante, pour le bénéfice d'hommes politiques et de responsables économiques. Mon équipe et moi ne voulons pas servir d'écran pour cacher la corruption, comme des marionnettes sous le contrôle de ceux qui veulent prendre le contrôle de fonds d'Etat, à l'image de l'ancien pouvoir.' Le ministre de l'économie accuse surtout un homme, Igor Kononenko, un proche du président ukrainien. Il tenterait de garder le contrôle de l'opérateur gazier ukrainien, Naftogaz. Cette société gère notamment les difficiles relations avec le russe Gazprom. Le ministre était considéré comme un homme clé dans l'application des réformes promises par le président pro-occidental Petro Porochenko. Dmytro Polonsky, euronews : 'La coalition parlementaire est très proche d'une dissolution. Les analystes politiques pensent que des élections parlementaires anticipées pourraient avoir lieu avant le mois de septembre.'
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Kiev ne renonce pas à l'idée de récupérer la Crimée. Le retour dans le giron ukrainien de la péninsule, annexée par la Russie, demeure une priorité pour Petro Porochenko. Et pour arriver à ses fins, le président ukrainien joue la carte énergétique. Car la Crimée fait face à des pénuries de courant depuis le sabotage en novembre dernier de lignes à haute tension, qui acheminaient l'électricité depuis le territoire ukrainien. Petro Porochenko y voit une opportunité pour récupérer la péninsule : 'Nous allons immédiatement signer un nouveau contrat et fournir de l'électricité à la Crimée, a-t-il lancé lors d'une conférence de presse. Puis d'ajouter : mais ce contrat doit stipuler que l'électricité sera fournie à la Crimée, en Ukraine.' Rétablir la souveraineté ukrainienne en Crimée et sur tous les territoires séparatistes. C'est l'ambition affichée par Petro Porochenko, alors que de nouveaux pourparlers ont repris à Minsk. De notre correspondante à Kiev, Maria Korenyuk : 'L'Ukraine demande à la Russie de fixer des dates précises pour appliquer les accords de Minsk, souligne notre correspondante, alors que des combats sporadiques se poursuivent toujours dans l'Est ukrainien, malgré la trêve. Kiev insistera sur ce point lors des prochains pourparlers au format 'Normandie' qui doivent avoir lieu début février.'
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2016, année de la paix dans l'est de l'Ukraine : c'est en tout cas l'engagement pris par les dirigeants des quatre pays du groupe dit de Normandie. Lors d'une conversation téléphonique de deux heures ce mercredi, le président ukrainien, Petro Porochenko et ses homologues russe, français et allemande, ont convenu d'étendre le délai de mise en oeuvre des mesures de l'accord de Minsk, censées entrer en vigueur avant le 31 décembre. Parmi elles : le retrait concerté des armes lourdes, que Kiev et Moscou se sont engagés à appliquer sans délai. Des affrontements entre armée régulière et séparatistes pro-russes ont fait trois morts ces derniers jours dans l'est du pays, un militaire et deux civils. Kiev a par ailleurs signalé à l'OSCE la présence de chars de la rébellion dans la zone tampon. De quoi ébranler le fragile cessez-le-feu conclu en septembre. Kiev et les rebelles ont toutefois annoncé une énième trêve ce mardi pour le Nouvel An.
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Vladimir Poutine et Petro Porochenko ont été reçus ce vendredi à l'Elysée par François Hollande et Angela Merk pour aborder la question de la paix en Ukraine. Lors de la conférence de presse commune, le chef de l'Etat français a assuré que la journée avait été consacrée à l'application des accords de Minsk.
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Les dirigeants français, allemand, russe et ukrainien ont passé une partie de la journée, autour d'une même table, à Paris, pour tenter de relancer le processus de paix en Ukraine. Concernant le volet politique, un des points de friction, c'était la volonté des séparatistes d'organiser des élections locales dans les prochaines semaines. 'Ce ne sera pas le cas', a assuré le président français François Hollande. 'Les élections qui étaient prévues le 18 octobre, à nos yeux, ne pourront pas se tenir dès lors qu'elles ne répondent pas aux conditions que nous avons posées, a-t-il souligné. Mais, en même temps, des élections doivent être organisées et, pour ce faire, une loi électorale doit être votée'. Et le président français d'affirmer que ces élections locales n'auront pas lieu avant 2016. Autre sujet évoqué : le retrait des armes légères des zones de conflit, un processus qui pourrait être activé dès ce week-end. Lors de la conférence de presse, la chancelière allemande Angela Merkel a souligné que cette journée avait été 'importante' car 'elle (avait) permis de traiter en profondeur tous les points encore en suspens'. Côté russe, on a qualifié ces négociations de 'sérieuses'. Enfin, le président ukrainien a estimé que la Russie avait encore 'plein de travail à faire' avant une éventuelle levée des sanctions. 'Ce sommet aura permis de consolider les progrès enregistrés dans l'est de l'Ukraine, a commenté Andrei Beketov, envoyé spécial d'euronews à Paris. Mais il reste des incertitudes concernant les élections locales. Cela dit, au terme de ce rendez-vous, la Russie peut nourrir l'espoir de voir les sanctions qui pèsent sur son économie être allégées d'ici à la fin de l'année'.
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François Hollande et Angela Merkel ont fait une déclaration commune vendredi soir depuis l'Elysée après le sommet pour faire avancer la paix en Ukraine. Le président français et la chancelière allemande se sont réunis toute l'après-midi avec le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Petro Porochenko. "Il y a deux conclusions que nous pouvons tirer de la réunion d'aujourd'hui: le format Normandie est le bon format. Il a permis d'arriver à Minsk et d'avoir un accord. La deuxième conclusion c'est que Minsk tient. Chaque participant veut rester sur Minsk et veut son application", a déclaré le chef de l'Etat à l'issue de la rencontre.
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Invité du 17/19 de LCI, pour parler de la situation en Ukraine, le correspondant permanent Jean-Claude Galli suit la rencontre en Poutine, Porochenko, Merkel et Hollande à l'Elysée. Il analysé la situation, et les solutions qui pourraient y être apportées.
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Les dirigeants russe, ukrainien, et allemand se sont retrouvés ce vendredi à Paris autour du président français François Hollande, pour un mini-sommet consacré à la crise ukrainienne. Cette réunion était prévue de longue date, mais c'est vrai que l'agenda diplomatique est davantage occupé par la guerre en Syrie. Pour autant, ces deux dossiers (Ukraine et Syrie) ont un point commun : le rôle de la Russie. 'Vladimir Poutine est arrivé le premier au palais de l'Elysée, explique Andrei Beketov, l'envoyé spécial d'euronews à Paris. Il a été brièvement reçu par François Hollande pour évoquer l'intervention russe en Syrie. En promettant de ne s'en prendre qu'aux djihadistes de Daesh, le président russe espère obtenir une avancée dans le dossier ukrainien, notamment un allègement des sanctions économiques.' Car ces sanctions décidées par les Occidentaux pèsent lourdement sur la Russie. Ce qui limite la marge de manoeuvre de Moscou. Philippe de Lara est professeur de Science politique à Paris. 'En Ukraine, commente-t-il, la Russie occupe une certaine position de force, en ce sens que, on ne voit pas comment l'Ukraine pourrait récupérer la Crimée, que ce soit par la force ou la négociation, on ne voit pas comment les combats dans le Donbass pourraient cesser, mais ça n'est pas une victoire'. Ce sommet de Paris doit permettre d'obtenir des avancées dans l'application des accords de Minsk, signés en février dernier. Ces accords sont censés mettre un terme à ce conflit qui a déjà fait plus de 8000 morts. Mais de nombreux points restent en suspens, notamment le retrait des forces armées dans l'est de l'Ukraine. - avec agences
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Lors de son intervention devant les Nations Unies ce mardi, le président ukrainien a mis en garde contre le ton 'conciliant' prôné par Moscou. Petro Poroshenko n'a pas eu de tête-à-tête avec son homologue russe à New York. Les deux hommes se sont même soigneusement évités. Depuis quelque mois, le peuple Ukrainien se sentait délaissé sur la scène internationale. Mais l'Assemblée Générale de l'ONU leur a redonné un peu de sourire. Volodymyr Fesenko, politologue : 'Dans son discours, Barack Obama a mentionné l'Ukraine. Il a exhorté à ne pas oublier l'Ukraine, la Crimée et la crise dans l'est de l'Ukraine. Je ne dirais pas que la question ukrainienne a déjà été oubliée. Mais de nouveaux problèmes ont émergé et la communauté internationale se devait d'y prêter attention.' Une rencontre entre le gouvernement et les séparatistes à Minsk sous l'égide du président bélarus et de l'OSCE a permis de parvenir à un accord sur le retrait de certains systèmes d'armement et de tanks de l'est du pays.
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KIEV - 12 sept 2015 - Elton John à Kiev pour défendre les droits des homosexuels. Invité de marque d'une conférence annuelle sur l'intégration européenne de l'Ukraine, la star britannique plaide pour la promotion des droits humains, facteur selon lui de développement économique. Le chanteur a dénoncé les discriminations envers la communauté gay en Ukraine. Exemple : l'impossibilité d'organiser dans la sérénité et au grand jour une Gay pride dans les rues de Kiev. Rencontre par la suite avec le président ukrainien. Petro Porochenko lui a offert des t-shirts à l'effigie de deux personnalités ukrainiennes actuellement détenues en Russie.
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L'accord de Minsk doit être mis en application totalement avant la fin de l'année. C'est le rappel qu'a fait le président ukrainien lors de la Rencontre Stratégique de Kiev qui se tient en ce moment. Et même s'il s'est inquiété de l'impossibilité pour les observateurs de l'OSCE d'accéder à certaines zones de conflit dans l'est de l'Ukraine, Pétro Porochenko a noté une amélioration dans la tenue du cessez-le-feu. 'Les bombardements dans l'Est ont cessé pour la première fois en dix-huit mois, a t-il déclaré. Cela fait presque deux semaines que le cessez-le-feu est respecté, et ce n'est plus un rêve. (...) Mais nous sommes très inquiets du fait que les observateurs de l'OSCE n'ont pas accès aux zones où les armes lourdes retirées du front doivent être stockées. Car ces armes n'ont pas été retirées du front'. Un autre problème se pose, celui de l'organisation par les séparatistes d'élections locales le 18 octobre dans le Donbass. Des élections illégales selon l'accord de Minsk, et potentiellement sources de troubles. A Kiev, Maria Korenyuk : 'Les présidents ukrainien et russe vont pouvoir discuter en personne de l'avancée de l'accord de Minsk le 2 octobre. Ce jour-là, ils vont se retrouver à Paris en compagnie d'Angela Merkel et de François Hollande'.
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En Ukraine le bilan s'est alourdi après les violents affrontements qui ont eu lieu hier devant le Parlement à Kiev : 3 policiers sont morts. 141 personnes ont été blessées, dont de nombreux membres de la Garde nationale, certains dans un état grave. Les blessés témoignent de la violence des militants qu'ils ont affrontés. Ils étaient visiblement armés et équipés. Roman Perekos, officier blessé: 'Tout a commencé quand des manifestants ont commencé à battre des policiers avec des matraques en bois. Il y avait des clous sur ces matraques. Et puis j'ai entendu une grenade exploser. Mon bras saignait et ma jambe était cassée.' Une enquête pour meurtre a été ouverte, afin d'identifier les coupables de ces violences. Le chef d'un parti d'extrême droite, Svoboda, devrait être interrogé dans le cadre de cette enquête. Les précisions de notre envoyée spéciale Maria Korenyuk : ' Le bureau du procureur a lancé une procédure pénale concernant ces événements violents. 18 personnes ont été arrêtées, dont un suspect soupçonné d'avoir lancé une grenade vers les policiers. Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a souhaité un emprisonnement à vie pour cette personne.' Le président ukrainien Petro Porochenko est venu soutenir les policiers blessés. Il dénonce une manipulation politicienne, dans le cadre des élections locales d'octobre prochain. Petro Poroshenko, Président ukrainien : 'Malheureusement, nous lançons un changement constitutionnel, au moment d'une campagne électorale. Et comme dans beaucoup de pays, des politiciens jouent à ce jeu, pour gagner quelques pourcentages supplémentaires, et cela n'a rien à voir avec les intérêts du pays. Parce que plus de 70% des ukrainiens sont pour le changement constitutionnel et la décentralisation.' Le calme est maintenant revenu devant le Parlement de Kiev qui a été placé sous haute protection. Le projet de loi prévoit d'accorder plus d'autonomie aux régions séparatistes, une mesure demandée par les Occidentaux dans le cadre des accords de Minsk 2.
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La Rada, le Parlement ukrainien, a transmis à la Cour constitutionnelle un projet de loi prévoyant une plus grande autonomie pour les régions séparatistes. C'était l'une des mesures phares des accords de Minsk, visant à rétablir la paix dans l'est du pays, après des mois de conflit. Malgré la trêve, en vigueur depuis février, les violences se poursuivent, notamment autour de Donetsk, où les habitants vivent dans la crainte d'être touchés par un bombardement. ''On a peur de tout maintenant. On dort dans un sous-sol, là-bas'', dit cette femme. La situation dans l'Est se serait ''détériorée'' ces derniers jours selon un porte-parole de l'armée ukrainienne, qui fait état de bombardements à l'artillerie lourde, des armes pourtant interdites sur la ligne de front par les accords de Minsk. Huit soldats ukrainiens et trois rebelles pro-russes ont péri en l'espace de 24 heures. Il s'agit du bilan humain le plus lourd depuis plus d'un mois.
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Mikheïl Saakachvili a récemment été nommé gouverneur de la région d'Odessa par le président ukrainien Petro Porochenko. Toujours recherché par les autorités géorgiennes actuelles pour abus de pouvoir, l'ancien président géorgien reste une sorte de marque politique dans la lutte contre la criminalité et la corruption. euronews: Nombreux sont ceux en Ukraine qui se demandent pourquoi M. Saakachvili est devenu le gouverneur d'Odessa, quand il y a tant de choses à faire contre la corruption à Kiev? Mikheil Saakachvili: Odessa est stratégiquement très important, à la fois pour l'Ukraine, mais malheureusement aussi pour le pays qui a envahi l'Ukraine, la Russie. Et le problème, c'est qu'Odessa est un pivot dans la vision de Vladimir Pourine d'une Nouvelle Russie. Donc, nous devons en premier lieu protéger Odessa, nous assurerqu'elle tiendra, qu'elle ne tombera pas. Parce que si cette région tombe, alors je pense que l'Ukraine sera en difficulté majeure et toute la région avec, pas seulement l'Ukraine, mais la Mer Noire, le Caucase et ailleurs. Voilà pourquoi nous devons protéger Odessa, et le moyen de la protéger, c'est de la développer. Nous avons donc besoin de faire des choses ici. euronews: Il y a deux problèmes ici. L'un, c'est qu'il y a beaucoup de pro-russes dans cette région, un très grand nombre, et d'autre part il y a un gros problème avec la corruption et la criminalité liées au port. Quels sont vos intentions pour lutter contre ces deux énormes problèmes, qui peuvent être en lien? Mikheil Saakachvili: Je ne pense pas qu'en soit, Odessa est pro-russe, ce qui est vrai, c'est qu'on y parle russe, qu'il y a un patrimoine culturel russe, c'est vrai, et ce n'est pas une faiblesse, c'est un atout. Odessa a une grande renommée internationale. C'est très important pour les deux cultures ukrainiennes et russes ici, leur histoire, et je pense que nous devrions capitaliser dessus. Maintenant, en ce qui concerne la corruption, oui, il est un problème majeur. Ce port est un des plus grands ports de la mer Noire et, fondamentalement, le plus grand d'Ukraine. Et c'est un centre majeur pour toutes sortes de contrebandes, de trafics. Nous estimons qu'annuellement, entre cinq cent millions et un milliard d'euros sont échappent aux caisses publiques, parce qu'ils ont été détournés par des fonctionnaires corrompus, des agents des douanes ou des policiers, et bien sûr c'est lié à la criminalité. euronews: C'est vrai, des gens parmi les oligarques du régime ont été congédiés. Mais c'est vrai aussi pour l'ancien chef du SBU, les Services de sécurité ukrainiens, M. Nalyvaichenko. De nombreux Ukrainiens ne comprennent pas pourquoi, ils pensent qu'il faisait un bon travail, et qu'il a été congédié pour des raisons troubles... Mikheil Saakachvili: Ecoutez, M.Nalyvaichenko m'a dit: 'Je vous envoie les services du SBU pour renforcer la lutte contre la corruption dans les douanes.' Je peux vous dire, je l'ai dit publiquement, que je ne veux pas de ce service ici, parce que plus de SBU signifie plus de corruption. Le problème est là... On a eu ce problème jusqu'à maintenant, que le plus gros des trafics n'était pas le fait des douaniers ou des trafiquants professionnels, mais le fait des services de sécurité ukrainiens, d' éléments des services de justice. Tout le trafic de drogue de la ville est contrôlé par la police. Par conséquent, la police, ce n'est pas la solution, à ce stade, la police est un problème en soi. euronews: Pour faire baisser la criminalité, il est très important d'avoir un service de sécurité fort. Et vous ne faites pas confiance au service de sécurité d'Ukraine ... Mikheil Saakachvili: A ce niveau, il y a un gros problème de confiance, mais il va y avoir une nouvelle patrouille de police à Odessa, constituée presque à 100 pour cent de nouvelles recrues, parties de zéro, qui vont recevoir une formation adéquate, et auront des salaires convenables. Nous avons un nouveau chef de la police, nous avons ordonné de stopper la contrebande via la Transnistrie, c'est très important parce que la plupart des criminels et trafiquants viennent de Transnistrie et de la zone non contrôlée par la Moldavie, ce trou noir de l'Europe. Nous sommes en train de recruter de nouvelles personnes pour la police et nous allons nous assurer qu'ils auront de nouveaux salaires. Nous recrutons de nouvelles personnes pour les douanes. Nous recrutons de nouvelles personnes pour les services fiscaux. Nous devons leur donner des salaires plus élevés. Et il y a plein de volontaires en Ukraine. Cet endroit a un potentiel incroyable. euronews: Vous mentionnez ces groupes qui contrôlaient cette région de l'Ukraine, la région d'Odessa. Pensez-vous qu'il y a un lien direct entre la Transnistrie, ces groupes et Moscou? Mikheil Saakachvili: Eh bien, certainement que l'un des terreaux de l'intrusion russe ici, ce sont la corruption et les activités illégales... Vous savez, ce qu'au fond, Poutine appelle le 'monde russe', ce vrai pouvoir de corruption et des réseaux criminels. En effet, la plupart des gangs criminels, la plupart des gens liés au crime organisé que nous connaissons, dont beaucoup pourraient venir de Géorgie, ont toujours eu des liens avec la mafia russe et avec les autorités de Moscou. C'est un fait bien connu et bien documenté. euronews: Tout à l'heure, vous mentionniez l'importance, que représente, en tant qu'atout culturel, la population russophone de cette région. Mais ne pensez-vous pas que le gouvernement de Kiev a fait des erreurs et s'est privé du consensus des russophones de l'Ukraine dans l'ensemble, et bien sûr de la région? Mikheil Saakachvili: De toute évidence, en particulier juste après Maidan, des erreurs ont été commises. Mais je pense que c'est en train de changer, les gens ont pleinement conscience que ce pays ne se résume pas à une origine ethnique ou à une langue. Il a certainement une langue nationale, et il a certainement une identité claire, mais cette identité est fondée sur le multiculturalisme, sur des personnes parlant des langues différentes. euronews: On pourrait dire que c'est ce que vous avez essayé de faire à Tbilissi, en Géorgie, votre pays d'origine, mais que quelque chose a mal tourné... Mikheil Saakachvili: Non, rien n'a mal tourné. Je suis très fier de ce que nous avons réalisé en Géorgie. Les institutions géorgiennes en ce moment sont les plus solides, la plupart d'entre elles, de tous les ex-États soviétiques. La Géorgie a vraiment construit de nouvelles villes, de nouveaux paysages. Les touristes sont soixante fois plus nombreux. Voilà pourquoi on m'a invité ici. Si l'actuel gouvernement géorgien ne m'aime pas ... euronews: Pourquoi? Quel est le problème avec eux? Mikheil Saakachvili: C'est le gouvernement qui a changé, et certains d'entre eux sont des gens vraiment vindicatifs, voire profondément vicieux. Mais au fond, cela ne change rien, la Géorgie a toujours les institutions les moins corrompues d'Europe orientale, c'est toujours l'un des endroits les plus sûrs, malgré certains problèmes propres à cette région, c'est toujours un endroit où les gens veulent aller, où les gens veulent investir, et c'est mon équipe qui a mis cela en place. Naturellement, les équipes changent, les gouvernements changent, mais ce qui donne la mesure des réformes, c'est quand les institutions survivent à leurs créateurs... Alors, c'est une réussite. Et c'est le cas avec la Géorgie, c'est sûr. euronews: Il se dit que M. Saakachvili veut devenir Premier ministre de l'Ukraine. M. Iatseniouk doit-il se méfier de vous? Mikheil Saakachvili: Écoutez, il y a beaucoup de spéculations, je sais, mais c'est la nature de la politique. Ce qui est important, c'est que j'ai un vrai travail à faire actuellement, j'y suis très impliqué, et j'aime faire ça. C'est très difficile, mais j'aime les défis, et plus les défis sont importants, plus je trouve cela excitant. Il y a tellement de choses à faire ici que je vais m'y employer longtemps. Et j'espère qu'à un certain moment, nous pourrons rendre compte de réels progrès, ici à Odessa, sur le terrain. Bien sûr, je vais travailler avec le gouvernement à Kiev, parce que sans l'appui de cette réforme de la part du gouvernement de Kiev, on ne parviendra pas à de véritables changements. Nous allons travailler avec eux, nous allons certainement travailler avec eux de ce point de vue.
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Le président ukrainien ne cache pas son inquiétude, deux jours après une éruption de violence contre la localité de Mariinka, à une vingtaine de kilomètres de Donetsk. Une totale violation des accords de Minsk, signés en février. Et selon Kiev, la preuve que la Russie mène la danse : le président Porochenko affirme que 9000 soldats russes sont déployés en Ukraine. 'Notre opération de nettoyage s'est soldée par le départ de tous les rebelles de Mariinka, a déclaré Petro Porochenko. 12 d'entre eux ont été arrêtés, y compris un citoyen russe, les séparatistes ont opposé une forte résistance aux troupes ukrainiennes.' A Mariinka, les habitants tremblent encore en évoquant les combats, qui ont fait plus d'une vingtaine de morts chez les combattants des deux côtés. Un homme avec des marques dans le dos raconte comment une bombe l'a blessé. Le Conseil de sécurité des Nations unies devait se réunir aujourd'hui pour évoquer la situation en Ukraine. Un dossier qui sera aussi à l'agenda du G7 dès dimanche.
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Dans les rues d'Odessa, drapeau géorgien et ukrainien sur l'épaule, un homme assiste à une rareté en politique : un ancien président, celui de la Géorgie en l'occurence, qui devient gouverneur d'une région ukrainienne, celle de Odessa. Mikheïl Saakachvili a été nommé par le président Petro Porochenko. Ce dernier lui a aussi immédiatement délivré la nationalité ukrainienne. 'Beaucoup de gens rêvent de passer des vacances à Odessa, a déclaré l'ex-président géorgien. Mais je ne suis pas venu ici pour me reposer. Je n'ai pas de temps pour cela. Je vais travailler et inviter tout le monde à travailler ensemble pour donner aux gens le sentiment de vrais changements. Tout le monde est fatigué des discussions, on a tous besoin de changements. Quand ils les verront, ils y croiront.' Saakachvili, c'est l'ennemi juré de Vladimir Poutine. Sa mission est de défendre Odessa des appétits russes. La ville portuaire célèbre pour son immense escalier du Potemkine, a su résister aux tentations séparatistes, bien qu'elle soit russophone comme l'Est de l'Ukraine en proie à la guerre.
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Un sommet entre l'Ukraine et l'Union européenne, cela n'était pas arrivé depuis plus de deux ans. Le président ukrainien en a profité pour redire son souhait d'une future adhésion. Nous serons à vos côtés, à répondu le président du Conseil européen, mais à certaines conditions. ' L'Europe ne peut pas faire le travail difficile pour vous. Cela ne peut être fait que par vous. Il revient à la nation ukrainienne, à son gouvernement et à son parlement de mener ce travail difficile pour réformer l'Ukraine, la rendre plus prospère, en faire un pays plus juste et plus équitable ', a déclaré Donald Tusk. Un constat nuancé par le président Petro Porochenko. Lui estime que l'Ukraine a déjà beaucoup fait en quelques mois seulement. Elle a notamment institué un bureau pour la lutte anti-corruption et entamé la réforme du système judiciaire. ' Nous demandons une évaluation objective de l'action de notre équipe. La thèse selon laquelle l'Ukraine est en retard sur les réformes n'est pas totalement objective, et ce n'est pas entièrement vrai ', a martelé le président Porochenko. En marge du sommet, Donald Tusk a rendu hommage aux victimes de Maïdan, tandis que dans l'Est de l'Ukraine, les violences sporadiques entre forces gouvernementales et rebelles prorusses se poursuivent malgré le cessez-le-feu. Or l'Europe, qui a envoyé des observateurs sur place, hésite à s'impliquer davantage sur le terrain. Une mission civile sera envoyée sur place pour évaluer la situation.
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Invité de LCI, pour évoquer la rencontre entre François Hollande et son homologue ukrainien Petro Porochenko mercredi à l'Elysée, le vice-président de l'ONG Ukraine dans l'Europe Volodymyr Poselsky a dressé le portrait du chef d'Etat. "C'est un homme à plusieurs facettes", a-t-il déclaré à l'antenne.
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Le conflit dans l'Est de l'Ukraine était dans les esprits et les prières à Kiev et Moscou, où les dirigeants ukrainien et russe ont assisté hier soir au service religieux de Pâques. Le président russe Vladimir Poutine, le Premier ministre Dmitry Medvedev et sa femme étaient dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. Tandis que le chef de l'État ukrainien Petro Porochenko et son épouse se sont rendus dans la cathédrale Saint-Volodymyr à Kiev. Les orthodoxes célèbrent Pâques une semaine après les autres chrétiens. À Kiev, le patriarche Filaret, primat de l'Église orthodoxe ukrainienne, a indiqué qu'il croyait fermement que 'Dieu donnerait très bientôt la victoire (aux Ukrainiens) face à l'agresseur. Parce que la vérité est de notre côté', a ajouté Filaret. Plus de 6 000 personnes ont perdu la vie dans l'Est de l'Ukraine depuis que les séparatistes pro-russes ont pris les armes l'année dernière contre le gouvernement pro-occidental de Kiev.
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Un président ukrainien confiant avant le sommet européen ce jeudi à Bruxelles où les 28 se réunissent pour discuter, entre autres, des sanctions contre la Russie. Petro Porochenko a accordé une interview à notre correspondant à Kiev, Sergio Cantone, qui lui a demandé, entre autres, ce qu'il attendait des dirigeants européens et s'il pensait que l'Union européenne était unie pour trouver une solution à la crise ukrainienne. Petro Porochenko : 'C'est un test très important que l'Union européenne passe maintenan parce que d'un côté ils parlent d'argent, les Russes parlent d'argent, du coût des sanctions etc... L'Union européenne et l'Ukraine parlent des valeurs et ça ce sont deux univers complètement différents : les valeurs et l'argent. Et je suis absolument certain que l'Union européenne et tous les leaders des Etats membres réussiront le test.. Et qu'attendons-nous? Nous attendons que l'Union européenne reste unie et que ce sera non seulement une unité à l'intérieur de l'Union européenne, mais aussi une unité avec le monde entier, avec les États-Unis, le Canada, le Japon, l'Australie, la Suisse. Une unité avec le monde entier et un comportement absolument responsable. Nous nous attendons à une très, très forte déclaration selon laquelle si la Russie ne respecte pas l'accord de Minsk, si la Russie ne libère pas la Crimée, les sanctions seront prolongées ou élargies '. Euronews : Avez-vous peur que la Crimée puisse devenir un centre militaire ? Petro Porochenko : 'C'est déjà devenu un centre militaire et autant que je sache le Président russe a déclaré qu'ils ont installé en Crimée un missile nucléaire. Je pense que ce n'est pas une question d'indépendance ukrainienne ou de souveraineté ukrainienne sur la Crimée. Cela accroît de façon significative un danger dans ce conflit à grande échelle dans la région de la Mer Noire. Parce que ce missile a une portée de 500 kilomètres et peut facilement atteindre plusieurs États membres de l'OTAN. Cela devrait entraîner une certaine réaction. Un autre problème concernant la Crimée est la situation humanitaire là-bas. Il y a une violation brutale des droits de l'homme. Les Tartars de Crimée, qui sont plus de 300 000, subissent une pression sévère. Les dirigeants de ce peuple sont dans des prisons en Russie ou font face à une interdiction d'entrer en Crimée, comme sous Staline'.
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C'était sa première visite officielle en Allemagne depuis son élection. Le président ukrainien Petro Poroshenko en a profité pour remercier la chancelière allemande pour son soutien. Berlin va donner 500 millions d'euros à l'Ukraine, destinés notamment à des réformes économiques. Du matériel sera aussi fourni pour un hôpital militaire ukrainien, des soldats sont déjà soignés à Dresde en Allemagne. Autre question : les sanctions contre la Russie. Petro Poroshenko attend beaucoup du sommet européen en fin de semaine à Bruxelles : il espère que les sanctions seront renforcées si les accords de Minsk ne sont pas totalement respectés.
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Le président ukrainien Petro Porochenko a rendu hommage ce samedi à Boris Nemtsov, opposant russe abattu devant le Kremlin vendredi soir. Selon lui, Nemtsov était "un ami de l'Ukraine" et reliait comme "un pont" l'Ukraine et la Russie.
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Alors que l'Ukraine et les rebelles prorusses de l'Est séparatiste ont signé des accords pour commencer le retrait d'armes lourdes de la ligne de front au lendemain d'un échange massif de prisonniers entre les deux parties, le pays commémore le premier anniversaire des manifestations brutalement réprimées de la place de Maïdan. Des milliers de personnes se sont réunies à Kiev pour une "marche de la dignité".
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Calme relatif à Debaltseve en Ukraine, alors que les cendres des derniers combats sont encore chaudes. Les rebelles pro-russes ont gagné le contrôle de la ville il y a trois jours, sans que le cessez-le-feu signé à Minsk n'ait ralenti leur progression. Kiev a annoncé la capture de 110 de ses soldats. Autrefois noeud ferroviaire de 25.000 habitants, Debaltseve est aujourd'hui presque entièrement en ruines, et les habitants qui n'ont pas fui disent vivre dans des conditions misérables : 'Ca fait déjà un mois, déclare cette femme. On ne s'est pas lavé, on vit dans le froid, on a faim, et pas de pain, rien. S'il vous plaît, dites bonjour à Poroshenko, parce que voilà ce qu'il nous a fait'. Et de fait, des dizaines de personnes âgées vivent dans des caves et des souterrains. 'Ils nous ont obligés à descendre ici, dans le froid, sans eau ni chauffage, et sans lumière, raconte une autre femme. Mais au moins ils ne tirent plus. Mais qu'est ce qu'on a eu peur'. Et alors que plusieurs dizaines de prisonniers rebelles et ukrainiens sont censés être échangés ce samedi dans l'Est, c'est avec émotion que certains d'entre eux, de retour du front, ont été accueillis à Kiev par la population.
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L'émotion était au rendez-vous sur la place Maïdan. Des milliers d'Ukrainiens se sont rassemblées vendredi soir à Kiev, à l'occasion du premier anniversaire des manifestations brutalement réprimées par le pouvoir de l'époque. Ces événements sont considérées comme le premier acte de la révolution ukrainienne, qui a chassé le président Viktor Ianoukovitch. S'adressant à la foule, le nouveau chef de l'État Petro Porochenko a déclaré que la mort de plus d'une centaine de militants n'avait pas été inutile. Sur le terrain, la situation continue de se dégrader. Le cessez-le-feu signé à Minsk sous la houlette des Européens le 12 février est constamment violé depuis son entrée en application. Face à l'avancée des rebelles, l'armée régulière a dû abandonner la ville de Debaltseve la semaine dernière. Selon Kiev, treize militaires ukrainiens ont été tués mercredi lors du retrait des soldats de la ville et une trentaine d'autres sont portés disparus. François Hollande et Angela Merkel ont réaffirmé vendredi leur volonté de voir les accords de Minsk appliqués intégralement. Pour tenter de faire évoluer la situation, une nouvelle rencontre est prévu entre les chefs de la diplomatie français, allemand, russe et ukrainien le 24 février à Paris.

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