Vidéos A la une
La surprise n'aura fait sourire personne. Depuis la suppression progressive en 2008 par le gouvernement Fillon, de la demi-part d'exonération fiscale pour les personnes veuves, des centaines de milliers de retraités modestes se sont vu demander de payer des impôts locaux beaucoup plus élevés que prévus. Une centaine de députés de la majorité socialiste ont aussitôt écrit au Premier ministre, Manuel Valls, pour qu'il revienne sur cette décision de la précédente majorité parlementaire. Durant le week-end, le secrétaire d'Etat au budget Christian Eckert et Manuel Valls ont confirmé que le gouvernement reviendra sur cette suppression d'exonération pour ces retraités modestes qui gagnent généralement moins de 1 000 euros par mois. La polémique n'a pas manqué de faire réagir les élus Les Républicains et du Front national, qui ont taxé le gouvernement d'électoralisme et d'amateurisme. "J'ai compris qu'il y avait des élections mais il faut être un minimum sérieux", a affirmé sur iTélé Thierry Solère, député Les Républicains des Hauts-de-Seine. "Ce ne sont pas les difficultés économiques des personnes âgées qui les intéressent, ce sont les voix qu'ils risquent de perdre dans les urnes", a raillé Marine Le Pen, présidente du Front national. Le rétablissement de la demi-part fiscale pour les personnes veuves devrait avoir lieu pour les années fiscales de 2015 et 2016. Il doit être financé par une taxe sur le diesel. Par Elsa Mondin-Gava.
Publicité