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Les violences à Moirans par des membres de la communauté du voyage rappellent celles de fin août dernier sur l'autoroute A1. Presque deux mois plus tard, l'État n'a toujours pas porté plainte. Seule la société d'autoroute Sanef a saisi la Justice. Claude Bartolone avait pourtant affirmé sur BFMTV que l'État devait le faire. "Il ne peut pas y avoir le moindre message de laxisme. L'État républicain, c'est un certain nombre de règles. Le jour où l'on donne l'impression que l'on cède simplement à la violence et à la manifestation, c'est un mauvais signal", avait jugé le président de l'Assemblée nationale.
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Bernard Cazeneuve s'est exprimé mercredi à la sortie du Conseil des ministres sur les violences de la veille à Moirans, dans l'Isère. Des membres de la communauté du voyage ont incendié des voitures et détruit un restaurant, mardi soir, pour protester contre le refus de la justice d'autoriser une sortie exceptionnelle à un des leurs, actuellement en prison. "La plus extrême fermeté sera à l'oeuvre dans les jours et dans les heures qui viennent", a assuré le ministre de l'Intérieur.
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Les incidents à Moirans de ce mardi, commis par des membres de la communauté des gens du voyage, rappellent ceux de fin août sur l'autoroute A1. Les violences partent des mêmes revendications: la réclamation d'une permission de sortie de prison pour l'un des leurs, afin qu'il assiste à des funérailles. "La veillée et l'enterrement sont des signes importants d'appartenance à la communauté et le fait d'être absent à une cérémonie est un phénomène de troubles", explique Marc Bordigoni, anthropologue au CNRS.
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Des voitures brûlées, un restaurant détruit et de nombreuses voies obstruées mardi soir, à Moirans en Isère. Les violences ont éclaté dans la communauté des gens du voyage, car le juge d'application des peines a refusé que deux détenus puissent assister aux obsèques d'un membre de leur famille. Le calme est désormais revenu dans la commune. "Nous avons repris le terrain et permis l'intervention des sapeurs-pompiers pour éteindre les feux de véhicules qui obstruaient notamment la route départementale", a déclaré le préfet du département, Jean-Paul Bonnetain.
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La polémique a enflé sur les permissions de sortie accordées aux détenus alors que l'un d'entre eux en a profité pour s'enfuir et a grièvement blessé un policier lors d'un braquage la semaine dernière. Pour Pierre Bernardin, ancien détenu, il n'est pas question de remettre en cause ces permissions. "La permission est là pour la réinsertion. Cela veut dire qu'on a un projet de sortie. Ce n'est pas le projet d'aller retrouver ses potes", explique l'ancien prisonnier.
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