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La sécheresse s'aggrave tous les jours au Zimbabwe : à Mwenezi, près de 100 000 habitants manquent d'eau. Presque toutes les récoltes ont été détruites. Le pays doit donc maintenant importer des céréales, parfois de contrées lointaines comme la Russie ou l'Inde. Les réservoirs d'eau sont à moitié vides dans tout le pays : plus de 16 000 vaches sont déjà mortes en raison de la sécheresse, selon le ministre des gouvernements locaux et des travaux publics, Saviour Kasukuwere. Les zones rurales du pays sont affectées dans leur ensemble. Les villageois, privés de leur alimentation de base, sont contraints de consommer des fruits sauvages ou de réduire leur nourriture. Le ministre affirme que la majeure partie du territoire a reçu un niveau de précipitations de '75 % inférieur à la normale'. Cette situation est la pire pour le pays depuis 20 ans. L'état de catastrophe naturelle a été déclaré en février. Dans le pays, 3 millions de personnes souffrent de malnutrition, soit 1/4 de la population. Les médecins ne peuvent que constater l'augmentation de la malnutrition. Les autorités ont lancé un programme de distribution de vitamines, et un suivi des populations. Mais le phénomène El Nino, aggravé par le réchauffement climatique, touche toute l'Afrique australe, menaçant directement 14 millions de personnes. Le président Mugabe estime que les sanctions, imposées par les pays occidentaux en raison des violations des droits de l'homme au Zimbabwe, ont aussi contribué à la baisse de la production agricole. Ses détracteurs affirment par ailleurs que l'agriculture a été fragilisée par la réforme agraire qu'il a lancée en 2000, redistribuant les terres des fermiers blancs à la majorité noire. Le président Mugabe avait lui-même admis que les fermes étaient sous-utilisées et a décidé en novembre d'imposer les bénéficiaires de la réforme agraire. Les pénuries d'eau et de nourriture touchent aussi le Mozambique et la Zambie. Face aux carences en céréales, la Zambie a stoppé ses exportations de maïs pour satisfaire la demande domestique. Aujourd'hui le pays a officiellement repris le commerce extérieur, mais les sacs de farine ne passent toujours pas les frontières. L'Afrique du Sud, principale exportatrice de céréales vers ses pays voisins, enregistre cette année sa pire sécheresse depuis un siècle et va devoir importer la moitié de sa récolte habituelle.
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Les images de terre craquelée et de canaux asséchés, pourraient être de plus en plus fréquentes... Au moins 33 pays semblent condamnés à affronter un manque extrême d'eau d'ici 2040, selon un rapport de l'Institut mondial des ressources (WTI). Les chercheurs de cet institut ont établi un classement des risques liés au manque d'eau dans 167 pays, en prenant en compte la pénurie d'eau, l'épuisement des eaux de surface, et la concurrence pour le contrôle de cet or blanc. Le risque est considéré comme très préoccupant dans 9 pays du Moyen-Orient : Bahreïn, le Koweït, la Palestine, le Qatar, les Emirats arabes unis, Israël, l'Arabie Saoudite, Oman et le Liban. La région pompe déjà lourdement les eaux souterraines et mise sur le dessalement de l'eau de mer. Par ailleurs, certains pays pourraient cesser de produire leur propre nourriture, faute de réserves d'eau suffisantes. C'est le cas de l'Arabie Saoudite, qui devrait dépendre totalement des importations de céréales dès 2016. Moins d'eau, plus d'habitants, le spectre de conflits se profile. L'accès à l'eau est déjà un élément non-négligeable du conflit israélo-palestinien. La sécheresse et les pénuries d'eau en Syrie ont peut-être aussi attisé le mécontentement de la population, avant la guerre de 2011. En mars, certains humanitaires tiraient déjà la sonnette d'alarme sur la Syrie : 'll est grand temps que les belligérants cessent d'attaquer des systèmes hydriques et d'utiliser l'accès à l'eau comme tactique pour affaiblir les ennemis ou renforcer leur influence dans les négociations. L'eau doit être disponible pour tout le monde', martèle Robert Mardini, chef des opérations pour le Maghreb et le Moyen-Orient pour le Comité international de la Croix-rouge. La question de l'eau devrait occuper une part importante des discussions de la COP 21, la Conférence sur le climat de Paris, qui se tiendra en décembre. Reste à voir si les pays membres de l'ONU aboutiront à uen décision forte sur la gestion de cette ressources naturelle. Avec agences
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L'eau se fait de plus en plus rare dans le Nord-Est du Mali. La ville de Kidal est totalement dépendante des générateurs du Comité International de la Croix-Rouge pour pomper l'eau. Les camions et les charrettes à cheval effectuent entre deux et trois voyages par jour vers les puits, dont le plus proche est situé à dix kilomètres de la ville. 'C'est vraiment une situation de crise dont le premier responsable est la MINUSMA avec toute sa force et ses moyens, qui n'a pas pu créer de nouveaux forages pour essayer d'aider cette population et jusqu'à présent, ils ne font rien', affirme un habitant de la région. Du côté de la MINUSMA, on se défend de telles accusations. 'Les accusations qu'on peut entendre sur le fait que la MINUSMA est la cause des problèmes d'eau est un peu rapide. Nous sommes dans une situation ou l'administration malienne est absente, donc on a quand même 50 % des consommateurs d'eau qui sont partis, il y a beaucoup des populations de Kidal qui sont parties, donc je ne pense pas que la MINUSMA prenne ou vole l'eau sur la ville de Kidal', se défend Christophe Sivillon, chef de la MINUSMA à Kidal. L'effectif de la MINUSMA dépasse les 11 000 hommes. Un accord de paix pour le Nord-Mali a été signé le 20 juin. Mais pour de nombreux résidents, il y a eu peu de changement sur le terrain, car ils sont toujours confrontes a des défis quotidiens, comme le manque d'accès à l'eau et à la nourriture.
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Les bombardements israéliens sur Gaza ont détruit, entre autres, une partie des infrastructures d'eau. D'où des pénuries. La population, privée d'eau, est obligée de s'approvisionner dans des fontaines publiques.
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L'afflux massif de réfugiés syriens en Jordanie a mis à rude épreuve les services publics, à commencer par les ressources en eaux. Au camp de Zaatari, en plein désert, les agences humanitaires ont du mal à répondre aux besoins des 100.000 réfugiés. Et ce sera d'autant plus difficile dans les prochaines semaines, car au coeur de l'été, les régions du nord réduisent l'approvisionnement en eau. Alors les puits environnants sont précieux. ' Quand le camion est plein, nous testons la qualité du chlore et de l'eau et nous la donnons à la population seulement quand on est certain que l'eau a le bon dosage en chlore et qu'elle peut être consommée ', explique un travailleur. En plus des deux puits à l'intérieur du camp, l'eau est acheminée de l'extérieur par ces camions. Mais l'UNICEF estime qu'il lui faudrait sept millions d'euros pour continuer à assurer la fourniture en eau, la sécurité sanitaire et la gestion des déchets. ' On ne peut pas créer plus d'eau en Jordanie. L'Unicef, les Nations Unies et leurs partenaires encouragent donc le gouvernement à améliorer le pompage et à entretenir et réhabiliter les puits de forage pour que le système fonctionne plus efficacement ', nous dit un responsable de l'UNICEF sur place. Alors que le conflit syrien est dans sa quatrième année, deux millions et demi de personnes ont fui le pays. La Jordanie en accueille près de 600.000.
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