Vidéos Argent/Bourse
Gustavo Horenstein, gérant des fonds flexibles internationaux chez Dorval AM, a décrypté l'actualité macro-économique, du lundi 18 juillet 2016. - Intégrale Bourse, présenté par Grégoire Favet, sur BFM Business.
Vidéos Alaune
Booster l'économie verte ou autrement dit, faire de l'agriculture, LE moteur de la croissance, c'est le pari du Sénégal. Objectif : atteindre l'autosuffisance alimentaire, mais aussi doper les exportations. Quelles sont les opportunités ? Pourquoi ces investissements sont-ils rentables ? Et comment évolue le climat des affaires ? C'est ce que nous découvrons dans cette édition aux côtés de notre reporter Serge Rombi. 'Ici, au Sénégal, on a coutume de dire que lorsque l'agriculture va, tout va ! nous indique Serge Rombi. Ces deux dernières années, poursuit-il, le pays affichait tout simplement des volumes de production record, il faut dire que l'agriculture, la première ressource naturelle au Sénégal, ne cesse de se moderniser.' Pour bien comprendre, nous nous rendons le long du fleuve Sénégal où l'on cultive deux tiers du riz produit dans le pays. C'est dans cette zone qu'une entreprise, la Compagnie agricole de Saint-Louis a investi l'équivalent de 55 millions d'euros dans une usine de riz high tech. Répondre à la demande sénégalaise en riz La mission de son directeur d'exploitation, Bruno Redon : faire en sorte que d'ici à trois ans, son installation produise 100.000 tonnes de riz par an. Ce sera l'une des plus grandes usines de l'Afrique de l'Ouest. 'Nous avons tous les éléments réunis, souligne-t-il : les sols, la proximité du fleuve Sénégal - ce qui nous permet une irrigation et ce qui est très important - et un climat qui nous permet de faire deux récoltes par an et des rendements moyens de six tonnes par hectare. Ce qui est plutôt un très bon standard,' insiste-t-il. Bruno Redon est en train de faire construire de nouveaux casiers à riz et achemine l'eau aux producteurs locaux pour qu'ils approvisionnent la future usine. #Afrique #Senegal | AUTOSUFFISANCE EN RIZ : la Compagnie Agricole de Saint-Louis... | #Ndar https://t.co/1Hsfqzf7I9 pic.twitter.com/omFaxgDvcP- Ndarinfo.com (@ndarinfonews) 12 novembre 2015 'On va proposer au producteur, des contrats de production qui le liera, lui, notre société et une banque, explique François Grandry, directeur des opérations de la société. Si aujourd'hui, ce producteur fait une récolte par an, ajoute-t-il, en lui achetant sa production, on va permettre à la banque de débloquer le crédit pour qu'il puisse faire deux récoltes par an.' Ici, la production est et restera uniquement destinée au marché local. Le riz constitue en effet, la base de l'alimentation au Sénégal et la demande de produits de qualité explose. 'Le Sénégal importe 1,15 million de tonnes riz par an alors qu'il n'en produit que 350.000 : l'écart est énorme !' lance François Grandry. Les tomates cerises, un produit d'export à succès C'est dans cette même région sablonneuse, qu'en 2003, le numéro 1 de l'horticulture sénégalaise a fait le pari un peu fou de faire pousser du maïs et des tomates cerises. La société Grands Domaines du Sénégal a mis 25 millions d'euros sur la table et installé des serres géantes. Aujourd'hui, la production est de 14.000 tonnes de légumes par an. A la différence de la rizerie, cette exploitation travaille à 95% pour l'export. Ces tomates sont vendues jusqu'en Russie. A ce titre, elle bénéficie d'ailleurs, d'un statut spécifique d'entreprise franche d'exportation. 'Les droits de douane et certains droits fiscaux sont suspendus, on ne les paie pas de manière à ce que nos prix de revient puissent être compétitifs et qu'on puisse exporter et être en compétition sur le marché européen avec d'autres sociétés, c'est aussi simple que cela,' indique Abdou Sambe, directeur des ressources humaines au sein de l'entreprise. Ce qui n'empêche pas évidemment cette société d'être devenue l'un des premiers employeurs de la région. Cela représente un effectif de '2500 travailleurs sans compter l'effet d'entraînement de toute l'économie locale, le transport qu'on développe, la restauration, l'habitat social et beaucoup d'autres choses qui font qu'on a boosté l'économie de la région,' précise Adbou Sambe. 'Un vrai levier pour la relance de l'économie' Par ricochet, la bonne santé de cette usine a aussi considérablement augmenté l'activité sur le port de Dakar. Cet effet d'entraînement, c'est d'ailleurs une tendance générale. 'Cela se traduit par une bonne transmission dans beaucoup d'autres activités comme le commerce, le transport, l'industrie avec le dévelopement de l'agrobusiness, etc. et tout ceci fait que ce secteur est stratégique et constitue un vrai levier pour la relance de l'économie sénégalaise,' estime Pierre Ndiaye, directeur général de la planification et des politiques économiques du Sénégal. Retrouvez plus de détails sur l'APIX : https://t.co/mrnETwAACL #DoingBusinessSenegal pic.twitter.com/YMIs1ZURDG- Présidence Sénégal (@PR_Senegal) 10 mai 2016 Depuis plusieurs années, le pays travaille à l'amélioration de son attractivité et du climat des affaires. L'accent a par exemple, été mis sur une meilleure gestion des conflits commerciaux et le dévelopement de partenariats publics privés. Les coûts administratifs ont aussi été réduits et de nombreuses procédures simplifiées. 'En plus de pouvoir créer votre entreprise en moins de six heures au Sénégal, les frais administratifs ont été réduits de deux tiers,' déclare Mountaga Sy, PDG de l'agence gouvernementale APIX. Des mesures incitatives D'autres mesures plus spécifiques ont été mises en place. 'Les délais de raccordement des entrepôts ont été réduits de plus de la moitié, notamment dans le domaine de l'assainissement où nous sommes passés de 90 jours à moins de 40 jours,' ajoute Mountaga Sy. Le gouvernement sénégalais veut aussi faciliter le crédit ou l'accès au foncier. L'enjeu pour le Sénégal, c'est donc l'émergence en la faisant reposer en partie, sur le développement de l'économie verte. 'Quand on parle d'émergence, on émerge d'abord par les ressources humaines : les hommes et les femmes qui travaillent, qui gagnent des revenus et qui réinvestissent pour améliorer leur qualité de vie, souligne Adbou Sambe des Grands Domaines du Sénégal. Donc, tout cela fait que c'est intéressant de s'implanter au Sénégal, de faire de l'agriculture, de gagner de l'argent, mais aussi d'aider les populations à élever leur niveau de vie.' Et le message est semble-t-il bien passé : en 2015, les investissements directs étrangers ont bondi de 17% au Sénégal. Filming focus #Senegal #greeneconomy euronewsbiz euronews pic.twitter.com/OBf6CCe1iR- Serge Rombi (@SergeRombi) 3 mai 2016
Vidéos Alaune
La situation de l'économie mondiale ne prête pas tellement à sourire : il y a un nouveau scandale planétaire de fraude fiscale, les malheurs économiques persistants de l'Europe exacerbés par la crise des migrants et le terrorisme et un ralentissement des marchés émergents. Abordons tous ces points avec Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Christine Lagarde en bref Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) depuis 2011. Elle a été reconduite pour un deuxième mandat en février 2016 Première femme à occuper les fonctions de ministre français des Finances (de 2007 à 2011), première femme ministre des Finances du G8 Nommée cinquième femme la plus puissante du monde par Forbes en 2014 et désignée meilleur ministre des Finances en Europe par The Financial Times en 2009 Renvoyée devant la justice française. Elle est accusée de négligence dans l'arbitrage controversé à plus de 400 millions d'euros accordé à Bernard Tapie en 2008. Des allégations qu'elle réfute Adolescente, elle était membre de l'équipe de France de natation synchronisée Isabelle Kumar, euronews : 'Il semble que les riches soient voués à l'être toujours plus : malgré toutes les discussions au sujet de la lutte contre les paradis fiscaux, l'affaire Panama Papers vient d'éclater au grand jour. Des personnalités parmi les plus influentes au plan international seraient impliquées. Pensez-vous que ces fuites vont changer la donne ?' Christine Lagarde, directrice générale du FMI : 'Eh bien, il vaudrait mieux que la donne change parce que ces fuites vont simplement montrer que le travail initial entamé en 2010-2011 sous la présidence française du G20 dans ce domaine n'est pas mission accomplie, loin de là. Et des efforts beaucoup plus conséquents sont nécessaires et ils doivent être sans cesse améliorés et maintenus parce que certains ont une imagination sans limite.' Isabelle Kumar : 'C'est juste la partie émergée de l'iceberg?' Christine Lagarde : 'Je ne sais pas. Il est clair que ceux qui ont enquêté vont devoir continuer à travailler pour déterminer ce qui est légal et ce qui ne l'est pas, arbitrer et voir si des changements sont nécessaires. Mais clairement, il y a encore du travail à faire en la matière.' #PanamaPapers summary: the financial secrets of the global elite https://t.co/YQgWgZmiMB pic.twitter.com/OEBdnDwptJ- euronews (@euronews) 4 avril 2016 Réfugiés : 'un résultat net positif si les mesures d'intégration adéquates sont prises' Isabelle Kumar : 'Pendant que certains deviennent de plus en plus riches, l'Europe se bat contre la crise économique et fait face à un défi majeur : la crise des migrants. Si on se place d'un point de vue purement économique, pensez-vous que les migrations soient un avantage ou un fardeau pour l'économie européenne ?' Christine Lagarde : 'Nous avons étudié très sérieusement l'impact de la crise des réfugiés et du flux de réfugiés dans certains pays européens. Il apparaît clairement que si les mesures adéquates sont prises pour les intégrer par le biais de compétences linguistiques, de compétences professionnelles, d'accès au logement, on a un résultat net positif pour les pays d'accueil. C'est tout d'abord un impératif humanitaire et humaniste. Et je voudrais saluer la chancelière Angela Merkel pour le courage dont elle a fait preuve à ce sujet. On respecte cela dans le monde entier, l'Histoire retiendra ce que les Allemands ont fait et continuent à faire.' Isabelle Kumar : 'Nous sommes à Francfort où se trouve le siège de la Banque centrale européenne. Alors, poursuivons sur la crise européenne, le président de la BCE Mario Draghi a dit qu'il allait utiliser toutes les armes en sa possession pour remettre l'Europe sur ses rails, mais on ne peut pas s'empêcher d'avoir l'impression qu'il n'a presque plus de munitions.' Christine Lagarde : 'Nous ne pensons pas que les banques centrales n'aient presque plus de munitions. Ce que nous croyons, en revanche, c'est qu'elles ne peuvent pas agir seules. Relancer les économies nationales, améliorer la croissance, permettre une reprise réelle et solide, ça ne se fera pas uniquement avec des politiques monétaires. Celles-ci sont nécessaires, mais il faut aussi mener des réformes structurelles, des réformes fiscales. Et ces trois éléments ensemble contribueront à rétablir la situation économique de l'Union européenne et en particulier, de la zone euro puisque nous parlons de politiques monétaires. C'est fondamental.' Grèce : en attendant des 'réformes réelles' Isabelle Kumar : 'Concernant les perspectives d'amélioration, quand on voit la situation de la Grèce, elle semble à nouveau problématique et à en croire certaines fuites, des cadres du FMI auraient indiqué qu'un défaut de la Grèce pourrait contribuer à accélérer les négociations. Je sais que vous avez dit que cela n'avait pas de sens, mais êtes-vous vraiment proche d'un accord parce qu'on a l'impression qu'on en est encore loin ?' Christine Lagarde : 'J'ai dit à plusieurs reprises qu'il nous fallait pour ce pays, un programme qui soit bien pensé, qui atteigne l'objectif de rétablir la stabilité économique et dans lequel la dette soit soutenable à long terme et ces trois paramètres sont toujours aussi importants. Du travail a été fait, des progrès ont été faits, mais' il reste encore beaucoup à faire':http://www.lemonde.fr/crise-de-l-euro/article/2016/04/04/christine-lagar.... Donc nous ne sommes pas dans une démarche de solution miracle qui prétendrait être efficace, mais dans une démarche de réformes réelles qui apporteraient des garanties et un soutien à la population grecque sur le long terme.' Isabelle Kumar : 'Et si ces réformes ne sont pas mises en places, que fera le FMI ?' Christine Lagarde : 'Il est certain que l'on espère qu'elles seront mises en places. Mais ce doit être bien pensé et il y aura des arbitrages. Des arbitrages entre les réformes d'un côté et une opération sur la dette de l'autre.' Risque de Brexit ? C. Lagarde plaide pour une solution positive pour l'Europe et pour le Royaume-Uni Isabelle Kumar : 'Il se dit ici et là qu'un éventuel défaut de la Grèce pourrait coïncider avec le référendum britannique sur un Brexit - une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne -. Il paraît qu'au FMI, certains estiment que ce serait une catastrophe. Quel est votre point de vue ?' Christine Lagarde : 'Nous espèrons des progrès et la fin de l'incertitude. Donc je ne pense pas qu'on devrait combiner ces deux sujets, ça n'a jamais été du tout dans notre approche de négociations ou dans notre tactique de viser cet objectif. L'autre débat au sujet de la sortie éventuelle du Royaume-Uni, c'est quelque chose qui espérons-le finira par déboucher sur une solution positive pour l'Europe et pour ce pays. Je ne veux pas intervenir dans le processus électoral parce que nous sommes en train de travailler actuellement sur l'impact économique que pourraient avoir les deux options.' Isabelle Kumar : 'Selon vous, quel serait l'impact économique pour l'Union européenne si le Royaume-Uni la quittait ?' Christine Lagarde : 'Je ne sais pas encore parce que nous faisons en ce moment des analyses aussi indépendantes et précises que possible(s). Mon opinion personnelle n'est pas pertinente dans le contexte de notre entretien. L'impact économique, c'est quelque chose que nous devons encore déterminer et nous communiquerons au mois de mai les résultats de nos travaux.' Isabelle Kumar : 'Traversons l'Atlantique à présent : les Etats-Unis sont en pleine campagne électorale. Récemment, un cabinet de prospective britannique a estimé que l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche représenterait pour l'économie mondiale, une menace aussi sérieuse que celle du jihadisme. A cet égard, quel président serait préférable pour l'économie mondiale : Donald Trump ou Hillary Clinton ?' Christine Lagarde : 'Je ne prends pas de positions politiques. Je ne suis pas concernée par ce choix parce que je ne vote pas aux Etats-Unis et même si je le faisais, je ne m'exprimerais pas de toutes manières ! Il revient aux électeurs de choisir. Le FMI s'implique aux côtés des Etats, le FMI est au service des populations. Ce sont à elles de désigner leurs dirigeants politiques. Nous, nous devons nous adapter et nous concentrer sur nos objectifs de stabilité et de prospérité.' Une nouvelle crise ? 'On n'a pas déclenché l'alarme, on est en alerte' Isabelle Kumar : 'L'autre éléphant dans le magasin de porcelaine qu'est l'économie mondiale - si je puis dire - c'est la Chine... Le FMI a tiré la sonnette d'alarme...' Christine Lagarde : 'Vous devriez parler de panda plutôt que d'éléphant !' Isabelle Kumar : 'Le FMI a tiré la sonnette d'alarme en disant qu'il y avait un risque de déraillement de l'économie mondiale. Doit-on craindre une nouvelle crise financière comme celle de 2008 ?' Christine Lagarde : 'On n'a pas déclenché l'alarme, on est en alerte. Parce que comme je l'ai dit, l'économie mondiale est en croissance, il n'y a pas de crise aigüe, mais en même temps, on voit des risques à l'horizon qui pourraient devenir réalité et s'additionner les uns aux autres. Donc la Chine est clairement en train de changer son modèle économique, sa croissance est moins forte et c'est une évolution légitime quand on voit le niveau de développement auquel elle se situe actuellement. C'est un acteur important et il y aura des effets de ricochet dans le monde entier. Cela impacte la chaîne d'approvisionnement chinoise, le prix des matières premières, mais la Chine est un partenaire fort avec lequel travailler et un pays qui continue de contribuer de manière significative à la croissance de l'économie mondiale.' Isabelle Kumar : 'Enfin, sachant que vous occupez une fonction très sensible et que vous avez été renvoyée en procès pour négligence dans l'arbitrage de plus de 400 millions d'euros accordé à l'homme d'affaires français Bernard Tapie, j'aimerais savoir dans quelle mesure cela affecte votre travail, en particulier au moment où vous venez d'entamer votre deuxième mandat ?' Christine Lagarde : 'Cela n'affecte pas du tout mon travail, les avocats font ce qu'ils doivent faire, le recours a été déposé et la procédure suit son cours.'
Vidéos Alaune
Le Kazakhstan doit faire face à la chute des prix du pétrole qui a une conséquence sur son économie. La monnaie locale a été dévaluée deux fois depuis deux ans, et l'inflation a atteint le pic de plus de 15 % en février. Tout l'économie kazakhe dépend de la production et de la vente du pétrole et du gaz, qui représentent 60% de ses exportations. Le gouvernement tente de diversifier l'économie : notamment en encourageant les petites et moyennes entreprises. Amina appartient à la classe moyenne. Elle a créé son entreprise, pour livrer des bouquets de fleurs. Il y a toujours de la demande, dit-elle. Mais les difficultés s'accumulent : il faut rembourser le prêt pour payer son appartement. Les banques refusent donc qu'elle s'endette à nouveau, pour développer son activité. Amina Serzheva: 'Disons que sans nouveau prêt, je ne peux pas ouvrir ma boutique. Je ne comprends pas : je dois déjà payer d'autres charges, et donc je ne peux pas me développer, je ne peux pas faire grandir mon commerce.' Igor, lui, dirige une petite entreprise de textile, avec 6 employés dans son atelier qui fabriquent des sous-vêtements. Igor ne compte pas sur les banques et leurs crédits, il compte sur l'accord entre la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie, pour conquérir de nouveaux marchés. Igor Iliynskiy: 'En ce moment la situation a changé. Il y a un vrai soutien de notre conseil municipal, et du gouvernement, pour obtenir l'accès à un nouveau marché.' La plupart des entreprises ont besoin de crédits. Le problème n'est pas le manque de demande : il réside dans les difficultés, pour obtenir un prêt, dans un système bancaire national. Dosym Satpayev, directeur du Kazakhstan Risk Assesment Group: 'Pendant longtemps, on ne pouvait pas fournir de prêts à une entreprise au Kazakhstan, et soutenir les entreprises avec le système bancaire. Pourquoi ? Parce que le gouvernement voulait fournir de l'argent, mais il n'avait pas la bonne méthode. Il y avait des banques, mais elles étaient séparées de l'économie réelle. Les banques préfèrent encore faire de l'argent rapidement et facilement. Elles ne veulent pas attendre cinq ou dix ans pour obtenir un remboursement.' La corruption des fonctionnaires est un autre problème pour l'économie du Kazakhstan. Le gouvernement en a conscience, et prend des mesures, par exemple contre certains inspecteurs des impôts. Les dirigeants du pays réalisent bien que la corruption est préjudiciable à l'économie, en faisant peur aux investisseurs. Beaucoup de mesures ont déjà été prises, à tel point que l'ONG Transparency International, qui lutte contre la corruption des gouvernements, a confirmé une diminution notable du phénomène dans le pays. Daniyar Ashimbayev, analyste politique: 'Malgré les nombreuses campagnes contre la corruption, certaines pratiques existent toujours. Le secteur semi-public s'est agrandi. Et de nombreuses entreprises publiques fonctionnent. Malgré plusieurs privatisations, le poids de ces entreprises publiques reste énorme.' Le gouvernement tente de faire changer les habitudes : certains législations ont été assouplies, des barrières administratives ont été levées pour diversifier l'économie. Daniyar Ashimbayev:'On a créé un programme unique, et le gouvernement a confié au ministère de l'Industrie et des nouvelles technologies sa gestion. Le ministre est même un vice-Premier ministre.' Dans les zones rurales, moins développées que les zones urbaines, l'agriculture et l'éco-tourisme se développent. Yerdos vit à Almaty. Depuis quatre ans, il loue 85 hectares de terres, dans les grandes steppes d'Asie centrale. Il cultive du blé, et des légumes biologiques, qu'il revend dans la grande ville d'Almaty. Pendant l'été il accueille aussi des touristes dans ses yourtes. Il se dit optimiste quant à l'avenir de son secteur, tout en affirmant n'avoir jamais rencontré de fonctionnaires corrompus. Yerdos Sadu:'A mon niveau, je n'ai pas eu ce problème. Je suis un paysan ordinaire, comme beaucoup d'autres ici. Donc, je ne vois pas quelqu'un venir et me réclamer quelque chose. J'ai choisi une approche alternative, et j'essaye d'entretenir ma réputation avec le soutien du ministère de l'agriculture. Ils pensent que nous avons pris la bonne direction et essayent de nous soutenir. Donc, je ne peux pas dire que je souffre de la corruption. ' Selon les Nations-Unies, la pauvreté se réduit plus rapidement au Kazakhstan que dans les autres pays post-soviétiques, en particulier grâce aux revenus de la manne pétrolière. Mais il est temps pour le Kazakhstan de relever le défi de sa diversification économique, en renforçant la responsabilité de l'État vis-à- vis de ses propres citoyens .
Vidéos Alaune
Comment encourager l'entrepreneuriat en Afrique ? Quelle agriculture et quel modèle d'électrification pour le continent ? Ce sont les thèmes évoqués par les participants à la 4ème édition du Forum international Afrique Développement organisé ces derniers jours dans la capitale économique du Maroc, Casablanca. Objectif de l'évènement : mobiliser les énergies dans chacun de ces domaines. Avancer sur ces questions est essentiel quand on sait que plus de 60% de la population africaine n'a pas accès à l'électricité et que plus de la moitié souffre de malnutrition. Or le continent dispose de 800 millions d'hectares de terres arables non exploitées. 'La finalité de ce forum, explique Mohamed el-Kettani, PDG d'Attijariwafa Bank, organisateur de ce Forum international Afrique Développement en partenariat avec Maroc Export, c'est de permettre aux 2400 inscrits d'interagir avec les experts, d'assurer la programmation de 4500 rendez-vous B2B. Notre idée, précise-t-il, c'est d'abord d'amplifier le mouvement de coopération intra-africaine : à savoir, faire en sorte que les Africains commencent à coopérer entre eux, à faire du commerce extérieur intra-régional, mais aussi à interagir avec leurs homologues à l'international sur un pied d'égalité.' Forum Afrique-Développement: le temps du concret - https://t.co/Ry8nSXFoLh pic.twitter.com/p2JCK5mdLF- Financial Afrik (@Financialafrik) 29 février 2016 Coopération Sud-Sud Le Forum donne aux acteurs économiques, l'occasion d'échanger sur des initiatives précises, mais aussi d'assister à des débats notamment sur la nécessité de faire du secteur agricole, un moteur de croissance économique. 'L'agriculture n'est plus seulement l'affaire de l'Afrique où il y a des pauvres, où les gens ne mangent pas à leur faim, où l'autosuffisance n'est pas encore atteinte, souligne Mathieu Mboumba Nziengui, ministre de l'Agriculture du Gabon, avant d'ajouter : L'agriculture est encore et surtout l'affaire de tout le monde notamment des Européens et aujourd'hui, de l'Afrique elle-même dans le cadre de la coopération Sud-Sud.' 'L'objectif de cette quatrième édition, renchérit Zahra Maafri, directrice générale de Maroc Export, c'est de relancer le débat sur des thématiques fondamentales : à savoir, le développement de l'agriculture et de l'industrie de l'électrification. Ce sont deux secteurs piliers pour toute politique équilibrée et durable de l'Afrique, pour son meilleur positionnement sur le marché international,' dit-elle. 'L'avenir de l'investissement est en Afrique' Parmi les vingt-trois nations africaines présentes au Forum, le Congo-Brazzaville. Son Agence de Promotion des Investissements a exposé ses stratégies en vue d'ouvrir davantage le pays aux investisseurs internationaux. 'L'avenir de l'investissement, il est en Afrique, assure Annick Patricia Mongo, directrice générale de l'Agence, puisque nous avons de forts taux de croissance et nous avons de plus en plus le développement d'une classe moyenne, donc je pense que l'avenir de l'investissement est véritablement en Afrique. Et c'est très bien que le Maroc mène des initiatives comme ces forums Afrique Développement pour permettre également des rencontres Sud-Sud', insiste-t-elle. Les organisateurs se sont engagés à faire de ce forum, une rencontre annuelle pour démultiplier les opportunités d'échanges, d'investissements dans le continent africain.
Vidéos Alaune
Jean-François Bay a détaillé les enseignements à tirer de l'année 2015 et a établi les perspectives pour 2016. Sur le plan macroéconomique, il constate cette année un net déphasage entre les pays émergents, la zone euro et les Etats-Unis, notamment en termes de croissance. Selon lui, des écarts très importants restent à prévoir l'année prochaine entre ces trois moteurs de l'économie mondiale. - Avec: Jean-François Bay, directeur général de Morningstar France. - Intégrale Bourse du lundi 28 décembre 2015, présenté par Grégoire Favet, sur BFM Business.
Vidéos Alaune
Philippe Waechter, directeur de la Recherche Economique chez Natixis Asset Management, a décrypté l'actualité macro-économique, du mardi 22 décembre 2015. - Intégrale Bourse, présenté par Grégoire Favet, sur BFM Business.
Vidéos Alaune
Frédéric Jamet, directeur de la gestion de State Street Global Advisors France, a décrypté l'actualité macro-économique, du mardi 1er décembre 2015. "On a un scénario économique plutôt modéré pour l'année 2016", a-t-il indiqué. Selon lui, "la croissance mondiale est de l'ordre de trois et il n'y a aucune inflation partout dans le monde, sauf dans les pays émergents". Par ailleurs, il estime "qu'une remontée graduelle des taux de la part de la Fed est un facteur potentiel de risque". - Intégrale Bourse, présenté par Grégoire Favet, sur BFM Business.
Vidéos Alaune
La capitale du Kazakhstan Astana a vu naître l'Union économique eurasienne l'an dernier. Cette année, quelques 10 000 personnalités politiques, économiques et des experts de la planète entière sont venus au forum économique mondial pour évoquer la situation et les objectifs de l'intégration au sein de l'Union. L'un des sujets majeurs du forum économique d'Astana 2015 a été le suivant : qu'ont gagné les pays qui ont intégré l'Union économique eurasienne ? Et qu'ont-ils perdu ? L'Union économique eurasienne est composée de 5 pays. Fondée en mai 2014 par la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan, l'Arménie les a rejoint quelques mois plus tard. Le mercredi 20 mai 2015, le Kirghizistan a signé lui aussi le traité d'adhésion. Bien que ce fut une décision difficile pour la République kirghize: la plupart de ses habitants gagnent leurs vies en vendant des marchandises achetées en Chine. En rejoignant l'Union économique eurasienne, les taxes douanières risquent de beaucoup augmenter et donc de peser lourdement sur le prix des produits chinois: Malgré cela, le Kirghizistan a fait son choix. 'La simple démarche d'achat-vente est devenue dépassée, il est maintenant temps de penser global, avec une vraie intégration industrielle en toile de fond' explique Zhirgalbek Sagynbaev, président de l'union des industriels et entrepreneurs kirghizes. Selon lui, 'les citoyens des pays-membres de l'Union économique eurasienne obtiendront immédiatement les avantages lié à ce statut, c'est à dire qu'ils n'auront pas besoin de permis de travail. L'autre avantage est que cela va déboucher sur une vraie coopération entre entreprises dans l'industrie minière, dans le secteur énergétique et d'autres...' Cette nouvelle alliance économique représente une population de 180 millions de personnes et un PIB total de 4 mille milliards de dollars. Un marché gigantesque, et donc une belle opportunité d'attirer les investisseurs étrangers. Il est toutefois trop tôt pour estimer le volume de ces futurs investissements selon Timur Suleimenov, ministre de l'économie et des finances de l'Union économique eurasienne. Selon lui, il n'est pas envisageable d'avoir les résultats ad'un marché unique de libre circulation des biens et des services avant 1 an d'existence. Il poursuit : '6 mois, ce n'est pas suffisant pour noter une croissance significative des investissements ou du volume commercial. Surtout si l'on considère que la création de l'Union économique eurasienne a coïncidé avec une grave crise.' La mise en route de l'Union économique eurasienne est arrivée en effet au moment où la Russie connaissait une période économique difficile. Les sanctions économiques mises en place par les pays occidentaux, en représailles à l'annexion de la Crimée, ont freiné les économies des pays-membres de l'Union économique eurasienne. Par ailleurs, une large part du commerce de la Russie et du Kazakhstan provient du pétrole, dont la chute des cours a ralenti la croissance . Enfin, la chute du rouble a contribué à fortement dévaluer les marchandises russes, ce qui a aussi impacté les biens produits dans les autres pays de l'Union, notamment au Kazakhstan. Ce que confirme Rakhim Oshakbayev, de la chambre nationale des entrepreneurs du Kazakhstan : 'De nombreux entrepreneurs kazakhs ont perdu en compétitivité à cause de la dévaluation. Nous avons demandé à notre gouvernement de considérer cette situation comme une menace pour l'économie du pays, un cas de force majeure, loin de toute considération politique, et d'imposer temporairement des mesures de protectionnisme.' Quoi qu'il en soit, d'après les prévisions de la banque mondiale, tous les membres de l'Union économique eurasienne vont voir leur PIB augmenter cette année. A partir de 2016, l'Union arrêtera progressivement les mesures de restriction commerciales pour le transport de marchandises au sein de son espace. Malgré des difficultés dans sa première année, et des perspectives incertaines en matière d'intégration, plusieurs pays ont déjà annoncé leur intention de coopérer avec l'Union économique eurasienne. Celle-ci va signer un accord de libre-échange avec le Vietnam. Après l'adhésion du Kirghizistan, le Tadjikistan devrait devenir le 6e membre de l'Union économique eurasienne.
Vidéos Argent/Bourse
Les conséquences pour les pays émergents de la baisse du prix du pétrole et d'une éventuelle hausse des taux de la Fed en 2015, ont été les thèmes abordés par Serge Négrier, responsable de la gestion actions chez Marignan Gestion, et Thibault Prébay, directeur de la gestion de taux chez Quilvest Gestion. - Intégrale Placements, du 24 décembre, présenté par Guillaume Sommerer, sur BFM Business.
Vidéos Alaune
Les négociations internationales qui devaient s'achever hier se poursuivent et s'intensifient lors de la 12ème conférence de l'ONU à Lima au Pérou. 'Nous y sommes presque, nous avons besoin d'un dernier effort', a lancé Manuel Pulgar Vidal, ministre de l'Environnement du Pérou, qui préside les débats. Pays industrialisés et en voie de développement sont 'dans le même bâteau mondial', mais pas tous dans la même classe. Certains ont les moyens de financer leur gilet de sauvetage, la plupart non. L'enjeu est bien de définir les contours des engagements et de savoir comment et qui va les financer. Le temps presse. Le réchauffement planétaire provoque déjà des catastrophes meurtrières comme l'explique très ému, ce militant philippin : 'les gens de mon pays, mes frères et soeurs aux Philippines, sont en train de mourir. Alors qu'ici les gouvernements discutent de notre sort et de celui du monde'. En s'allongeant par terre telles des victimes mais bien vivantes néanmoins, ces manifestants tentent d'attirer l'attention des grands de ce monde afin qu'ils s'engagent pour que la planète résonne enfin d'un chant d'espoir !
Vidéos Alaune
D'après le dernier rapport de l'organisation internationale de la Francophonie, 760 millions de personnes parleront la langue de Molière à l'horizon 2060 contre seulement 220 millions aujourd'hui et 85% de ces personnes se trouveront ici, sur le continent Africain. Le continent africain sera alors devenu un lieu d'échanges économiques de premier plan. Alors comment d'ores et déjà initier les stratégies pour que ces jeunes portent cette émergence ? C'est la question que notre envoyé spécial François Chignac a tout naturellement posée aux leaders politiques et économiques réunis ici, à Dakar, pour le 1er Forum économique de la Francophonie. D'après le président sénégalais,Macky Sall, la Francophonie est 'une force économique', représentant '16% du produit intérieur brut (PIB) mondial, 14% des réserves de ressources naturelles et 20% du commerce mondial. Mais il faut rappeler la faible qualité de l'enseignement en Afrique qui fragilise les perspectives de progression et les efforts à faire en matière d'infrastructures. " D'abord ce n'est pas étonnant que les jeunes africains aient soif de savoir ce que nous préparons pour eux demain. Il faut maintenant passer à une étape oû chacun essaye de devenir son propre employeur, parce que l'Afrique croit à une vitesse exponentielle tant du côté de la population que des activités économiques. Donc, il est important d'inculquer cet esprit d'entreprise chez les jeunes et ce n'est pas une tâche qui incombera uniquement aux états, mais c'est une tâche qui incombe à nous tous parce que c'est une valeur culturelle " souligne Jean-Louis Ekra, le PDG d'Afreximbank. " La plus grande potentialité, de notre espace régional et plus particulièrement de notre espace francophone, c'est les jeunes. Plus de 60% des jeunes ont moins de trente ans. C'est une richesse, elle devient richesse quand il y a la formation qualifiante appropriée pour permettre à chacun de participer au développement du pays. C'est ce qui se fait lorsqu'on a mis en place les ingrédients pour son développement qui sont les infrastructures " précise Jean-Jacques Bouya, ministre des grands travaux. Autre élément à optimiser : l'intégration bancaire et financière des pays francophones. Le taux de bancarisation est très faible dans les pays d'Afrique francophone. Il faudrait par exemple créer un collège des superviseurs bancaires francophones ainsi qu'un corpus normatif de sécurisation juridique. " Il faut que les états jouent leur rôle, il faut que le politique également décide de comment former, comment orienter cette jeunesse pour pouvoir avoir un vrai dialogue entre ces jeunes et le secteur bancaire. Notre génération, c'est vrai, nous acceptions d'être Moïse qui voit la terre promise sans y arriver, il serait inacceptable que la génération suivante, nos enfants, n'arrivent à cette terre promise " conclut Evelyne Tall du réseau bancaire africain Ecobank.
Vidéos Alaune
Comme pour les pharaons, une malédiction se serait-elle abattue sur l'Égypte ces trois dernières années ? Il traverse en tout cas, une période d'instabilité politique et de graves difficultés économiques. Le pays envisage de lever l'équivalent d'1,2 milliard d'euros sur les marchés obligataires internationaux. Le Koweït pourrait aussi lui fournir une aide financière alors qu'il vient de signer un projet d'accord de coopération avec le Caire. Selon le ministre égyptien des Finances, son gouvernement est ouvert à différentes sources de financements en fonction de ses besoins, qu'ils proviennent d'investisseurs étrangers ou même d'un prêt du Fonds monétaire international. Par ailleurs, des réformes controversées ont été menées dans le pays, notamment une baisse des subventions en faveur de l'énergie et des hausses d'impôts et de taxes dans le but de juguler l'important déficit de l'État. De plus, une piste est envisagée pour stimuler l'économie - en l'occurrence, une voie d'eau - : la construction d'un deuxième canal de Suez qui permettra de faire passer de plus gros navires et de réduire les délais d'attente. Des contrats ont été accordés à six entreprises étrangères. Les autorités égyptiennes ambitionnent d'achever les travaux en août prochain. En attendant, l'agence Moody's a relevé la perspective d'évolution de la note de l'Égypte, de 'négative' à 'stable' saluant entre autres, une certaine stabilisation politique. Illustration de cette confiance nouvelle parmi les investisseurs : la Bourse du Caire a progressé de 12 % au cours des trois derniers mois. Pour avoir un éclairage sur ce sujet, nous avons interrogé Nour Eldeen Al-Hammoury qui s'occupe de stratégie des marchés chez ADS Securities à Abu Dhabi. Daleen Hassan, euronews : 'Le marché des actions égyptiennes s'est bien comporté récemment. Qu'en sera-t-il à long terme ?' Nour Eldeen Al-Hammoury d'ADS Securities : 'Les résultats à long terme reposent principalement sur les perspectives économiques du pays. Récemment, on a entendu des inquiétudes sur la situation de l'économie après l'entrée en fonctions du nouveau président ; on a constaté certaines évolutions. Mais on a aussi vu que des projets étaient envisagés comme le canal de Suez. L'indice égyptien EGX 30 s'est repris de manière significative la semaine dernière en passant de 8 500 à 9 400 points. Tout le monde pourra se rendre compte qu'un niveau proche du record est atteint. Donc on pense qu'à long terme, le pays continuera d'être attractif puisque de plus en plus de projets y voient le jour et que son secteur bancaire reste solide et intéressant sur les marchés financiers.' Daleen Hassan : 'Lever des fonds sur les marchés obligataires, financer le projet du canal de Suez... Ce sont des engagements exigeants pour un pays dont l'économie est faible et dont le déficit budgétaire représente 10 % du PIB : l'Égypte peut-elle relever ces défis ?' Nour Eldeen Al-Hammoury : 'Les défis étaient là au début de la révolution. Pour autant, la situation s'est bien améliorée dans le pays, en particulier depuis les nombreuses mesures d'austérité du gouvernement. Malgré le fait que le projet du canal est immense, les Égyptiens ont largement répondu à la demande de souscription. Amélioration aussi malgré la situation actuelle de l'emprunt : l'Égypte emprunte depuis longtemps - ce n'est pas un grand motif d'inquiétude -. Il ne faut pas oublier que les pays du Golfe injectent beaucoup de liquidités en Égypte et dans les projets qui y sont menés. Donc il ne faut pas s'inquiéter à long terme du niveau d'endettement et de la note de l'Égypte. Il y a quelques semaines, des agences de notation ont relevé de 'négative' à 'stable' la perspective de la note du pays. C'est une autre raison pour laquelle les investisseurs sont incités à retrouver la confiance. Donc on ne pense pas qu'à long terme, l'Égypte sera frappée si durement même si les choses vont se faire progressivement et si il y a un ralentissement, il restera limité.'
Vidéos Alaune
À 500 kilomètres des côtes de l'Afrique de l'Ouest, le Cap-Vert est un archipel volcanique qui gagne à être connu : il est l'exemple-type d'un petit pays qui souhaite tirer le maximum de son potentiel économique. Le tourisme représente déjà une part importante du produit intérieur brut des dix îles qui le composent. Cette ancienne colonie portugaise est une destination de choix pour ceux qui veulent profiter des plages tout au long de l'année. Et les opportunités de développement ne manquent pas : de nombreux terrains bénéficiant d'un emplacement privilégié en front de mer sont disponibles dans des zones réservées à l'activité touristique. Il y a la mer, le soleil et le sable, mais les responsables locaux savent bien que la future croissance de leur pays dépendra d'investissements d'ampleur. 'Le Cap-Vert s'impose déjà comme une destination touristique solide,' souligne José Armando Duarte, président de Cape Verde Investments, l'agence gouvernementale de promotion de l'investissement. 'Bien sûr, nous offrons des opportunités d'investissement dans le tourisme, mais aussi dans d'autres secteurs,' ajoute-t-il, 'nous voulons faire de notre pays, une plateforme majeure dédiée aux services au milieu de l'Atlantique.' L'un des plus grands complexes hôteliers du Cap-Vert a récemment ouvert ses portes sur l'île de Sal. Son coût : plus de cent millions d'euros. Les partenaires étrangers impliqués affirment que le projet n'aurait pu voir le jour sans les dispositifs gouvernementaux favorisant l'investissement. Parmi eux, un service de guichet unique où l'on peut accélérer les démarches administratives et réduire les coûts en s'adressant à une seule et même agence de l'État. Les autorités proposent aussi de partager les risques en assurant la construction des infrastructures de base dans les zones dédiées au tourisme, notamment sur les îles de Boa Vista et Maio. Dans l'ensemble des secteurs en plein développement - il y a aussi les technologies de l'information, les énergies renouvelables et la pêche -, ceux qui misent sur cet archipel apprécient non seulement le climat et l'hospitalité de la population, mais aussi le contexte particulièrement paisible. 'Pour les promoteurs comme moi,' explique Jacques Monnier, propriétaire d'un hôtel en cours de construction : le premier Hilton du Cap-Vert, 'c'est très important d'avoir une stabilité politique : on ne peut pas investir beaucoup d'argent dans un pays quand on n'est pas sûr que tout ira bien pendant des années,' poursuit-il, 'c'est le cas au Cap-Vert, c'est un petit pays, tout le monde se connaît et on n'a jamais eu le moindre problème.' Le gouvernement espère attirer le double de visiteurs et atteindre ainsi, la barre du million de touristes annuels en trois ou quatre ans. Tout en s'efforçant d'améliorer des équipements clé comme les quatre aéroports internationaux du pays, il porte toujours plus haut ses ambitions.
Vidéos Argent/Bourse
Le 22 août, l'histoire de Dilip Shanghvi et du laboratoire pharmaceutique Sun Pharma a été le thème abordé par Michel Audeban, directeur général de Gemway Assets, dans Intégrale Bourse, avec Grégoire Favet, sur BFM Business. Avec une fortune estimée à 19 millions de dollars, Dilip Shanghvi est la première fortune mondiale dans le monde de la pharmacie. Son chiffre d'affaires en 2014 est estimé à 3 millions de dollars.
Vidéos Argent/Bourse
Le 22 août, l'histoire de Dilip Shanghvi et du laboratoire pharmaceutique Sun Pharma a été le thème abordé par Michel Audeban, directeur général de Gemway Assets, dans Intégrale Bourse, avec Grégoire Favet, sur BFM Business. Avec une fortune estimée à 19 millions de dollars, Dilip Shanghvi est la première fortune mondiale dans le monde de la pharmacie. Son chiffre d'affaires en 2014 est estimé à 3 millions de dollars.
Vidéos Alaune
'Aujourd'hui en Afrique, seule une personne sur dix est bancarisée. Insuffisance des revenus, irrégularité des salaires, spécificité de l'économie informelle : alors que l'émergence économique est actée, le prochain défi du continent est celui de la bancarisation. Oui mais comment ? C'est la question que nous avons posée aux acteurs économiques et aux leaders politiques réunis à Brazzaville, au Congo, par Forbes Afrique', explique, en guise d'introduction le correspondant d'euronews François Chignac. 'Je crois que l'on peut être très optimiste parce que l'on a assisté, dans la dernière décennie, même dans les 20 dernières années, à l'émergence de nouveaux grands réseaux de banques transnationales, mais aussi à l'émergence de nouveaux acteurs sud-africains, marocains, et à l'essor des banques nigérianes. Et puis, le continent africain est la terre mondiale de l'innovation dans le 'mobile-banking'. L'alliance des opérateurs et des banques va propulser une offre de service, que ce soit dans le paiement ou même dans le crédit et l'épargne. Je ne parle même pas de la micro finance, dont l'Afrique n'est pas la terre d'origine, mais la micro finance, elle-même, croît extraordinairement rapidement dans le continent', estime Jean-Michel Severino, directeur général de Investisseurs et Partenaires (I&P), et ancien Directeur Général de l'Agence française de développement. Alpha Condé, Président de la République de Guinée : 'Pour créer un tissu économique, il faut que l'on compte sur les petites et moyennes entreprises. C'est-à-dire qu'il faut transformer les artisans en petites et moyennes entreprises. Donc, il faut que les banques africaines s'impliquent davantage. ' 'Le grand combat, c'est la mise en place des infrastructures au niveau de nos états africains pour une meilleure, une large diffusion, pour toucher l'Africain le plus profond. Il faut donc créer cette proximité qui manque véritablement entre les banques, les micro-crédits et les populations', estime, pour sa part, Jean-Jacques Bouya, Ministre à la Présidence de la République du Congo, chargé de l'aménagement du territoire et de la Délégation générale aux grands travaux.
Vidéos Alaune
Le mobile-banking connait un vrai succès en Afrique, réussite d'ailleurs inégalée dans les pays développés. Sept personnes sur dix ont accès à un réseau mobile sur le continent, alors que dix pourcents seulement des Africains ont un compte bancaire. Grâce à leurs portables, ils sont donc nombreux à payer leurs factures, transférer de l'argent à des proches ou à faire leur shopping. Charles Kie, Directeur Groupe, pôle Corporate Banking, Ecobank : 'Ce siècle verra forcément un changement majeur dans les habitudes financières des africains et le 'mobile banking' en sera un des vecteurs. C'est un des éléments importants en ce moment d'inclusion financière des populations africaine,s et naturellement, c'est un des éléments importants d'amélioration du taux de financiarisation des populations. Je suis heureux que cette innovation ai commencé en Afrique, parce que pendant longtemps on a eu cette perception que pas grand chose pouvait venir de ce continent'. Le mobile-banking permet aussi de modéliser les échanges financiers qui passaient traditionnellement de la main à la main, et de réguler l'économie informelle. Ces transactions par téléphone passent par des applications faciles d'utilisation, qui ne nécessitent pas, par exemple, de savoir lire. Freddy Tchala, PDG MTN Congo : '80% des économies africaines, tout au moins d'Afrique sub-saharienne, se manifestent dans l'économie informelle. Et si on veut pouvoir modéliser cette économie, il faut la faire ressortir sur un ensemble de transactions qui sont plus facilement modélisables. Donc la bancarisation passera par le mobile. 80% des Africains découvriront les nouvelles technologies par le mobile et découvriront également la banque par le mobile'.
Vidéos Alaune
Du lait dans le désert... Ou comment valoriser un potentiel hypothétique en réussite industrielle au pays des sables et des dromadaires, une aventure qui est devenue un livre, l'histoire de Nancy Jones-Abeiderrahmane. Quand elle s'est lancée dans la pasteurisation du lait de chamelle dans les années 80, cette ressortissante britannique ne se doutait pas qu'elle deviendrait la femme la plus célèbre de Mauritanie. Nancy Abeiderrahmane : 'Voici la première pierre de l'usine de lait longue conservation. C'était la première pierre, en 2001.' Dans sa maison située dans l'un des quartiers cossus de la ville de Nouakchott, Nancy nous a raconté son aventure : 'Je suis arrivée en Mauritanie en début de juillet 1970. Quand j'ai entendu parler de la Mauritanie, j'étais en dernière année d'étude d'ingénieur, et mon projet de fin d'étude, c'était une usine de lait en Mauritanie. A Nouakchott, il n'y avait que du lait en poudre. On a démarré la production en 1989. Au début, ça n'a pas marché du tout, c'était une catastrophe.... Traditionnellement, c'est une honte de vendre du lait. Il f fallu cinq ans pratiquement avant de commencer à nous en tirer. On collectait le lait. Chaque matin et chaque soir, il y a les livraisons. Le petit producteur arrive avec son bidon, on pèse et on lui donne un petit bout de papier, un bon, qui dit 'Mr Untel, tel jour, a livré tant de litres'. Et ce qui s'est passé, c'est qu'on a vu arriver des boutiquiers avec ces bons. Effectivement, c'est devenu une monnaie dans la vallée. Toute une économie s'est mise en marche, en particulier sur l'aliment des bétails pendant les saison sèches. Cela a eu un impact exceptionnel par rapport à l'investissement et par rapport à la taille de l'usine. On est arrivé à avoir 1 000 fournisseurs. Et l'on a calculé qu'il y avait peut-être 3 000 familles qui vivaient de ça dans la vallée. En vendant leur lait, ils ont eu des véhicules et des troupeaux, les enfants sont allés à l'école. On a eu des cas très exemplaires. C'était très intéressant. L'Etat m'a faite chevalier de l'Ordre de mérite. Et nous avons reçu aussi ce prix Rollex, qui m'a fait très plaisir, c'était à une époque ou ça n'allait pas du tout. 'Quand Nancy Abeiderrahmane a lancé l'usine, se souvient cet employé, elle a commencé par une petite unité de production de lait de chamelles pasteurisé. Au début, elle a rencontré beaucoup de difficultés pour convaincre les consommateurs d'acheter le produit. Mais par son obstination et sa ténacité, elle a réussi à les convaincre.' L'idée de départ était simple : rentabiliser le cheptel mauritanien et doter ce pays d'une filière laitage, facteur de développement. Mais les écueils ne manquaient pas. Poids des traditions, manque de main-d'oeuvre qualifiée, méfiance des Mauritaniens vis-à-vis des industries... Aujourd'hui, l'entreprise est leader dans sa branche, fait vivre des centaines de petits producteurs, et propose une gamme d'une vingtaine de produits en partenariat avec de grosses firmes internationales... Consacrée par plusieurs prix, Nancy a même un rond point à son nom dans la capitale. 'Chez moi, c'est ici dit-elle. Etre mauritanien, c'est un état d'esprit, et je crois que je suis devenue vraiment mauritanienne.' Chaque jour, conclut notre reportern, ces chamelles fournissent l'usine de Nancy en lait frais pour finir dans des paquets pasteurisées prêts à consommer. La réussite d'une femme, et d'un produit plein de promesses.
Vidéos Alaune
Ces cinq dernières années, le Panama a affiché une croissance annuelle de 10 %. Ce petit pays de 3,6 millions d'habitants figure même désormais dans le top 5 mondial des nations à plus forte croissance. Il fait partie des économies émergentes qui d'ici à 2020, produiront 70 % de la croissance mondiale. Des opportunités sont donc à saisir dès maintenant dans ces pays, non seulement pour les grandes entreprises européennes, mais aussi et surtout pour les PME dont le grand défi demeure aujourd'hui, l'internationalisation. C'était justement dans l'objectif de la favoriser que vient d'être menée au Panama, mais aussi en Argentine et au Paraguay, la Mission pour la Croissance menée par le Commissaire européen à l'Industrie et à l'Entrepreneuriat, Antonio Tajani. Une quarantaine d'entrepreneurs européens ont participé à cette initiative qui vise avant tout à lutter contre la délocalisation selon Antonio Tajani : 'l'internationalisation, c'est la solution contre la délocalisation,' dit-il, 'il faut continuer de travailler en Europe, mais aussi essayer de travailler dans d'autres pays, avec des joint ventures et avec de nouvelles usines européennes dans différents pays.' Depuis quelques années, ces Missions pour la Croissance se sont déroulées dans une vingtaine de pays et ont permis à quelque 600 entrepreneurs européens de lancer un processus d'internationalisation. 'Cela donne l'opportunité aux petites et moyennes entreprises qui n'ont pas l'opportunité de s'internationaliser,' souligne Paolo Franchetti, PDG de Studio Franchetti, 'de prendre des contacts à très haut niveau, en très peu de temps et à des coûts extrêmement réduits.' Rafael Escamilla Domínguez qui dirige les programmes européens chez IVACE Innovación renchérit : 'le principe, c'est de créer les premiers contacts et d'identifier les potentiels et les opportunités pour les secteurs couverts par les petites et moyennes entreprises.' Les grands groupes européens travaillent déjà depuis longtemps au Panama. Ils sont d'ailleurs plusieurs à participer au chantier pharaonique de l'élargissement du fameux canal. Un projet qui devrait permettre à l'horizon 2016, de multiplier par trois, sa capacité et par quatre, les dividendes qu'il génère. Il représente pour le pays, une formidable émulation à laquelle les PME européennes, réputées pour la qualité de leurs produits et leur haute technologie, doivent absolument prendre part. Car derrière leur essor, se joue aussi la lutte contre le chômage en Europe d'après Antonio Tajani : 'si nous voulons nous battre contre le chômage, il faut pousser nos 24 millions de petites et moyennes entreprises,' insiste-t-il. 'La croissance,' poursuit-il, 'est beaucoup liée aux grandes entreprises, mais les postes de travail viendront des PME.' Au Panama, le BTP est donc un secteur prometteur pour les PME européennes. Mais il y aussi des opportunités dans l'énergie, le minier, les télécommunications, les transports, la logistique ou le tourisme. En outre, le pays affiche une stabilité politique et une position stratégique particulièrement séduisantes. 'Le Panama a des traités de libre-échange par exemple avec les Etats-Unis, le Canada, Singapour, le Chili, le Pérou et Taiwan,' énumère Roberto Henríquez, secrétaire de la Présidence du Panama, 'avec autant de pays signataires, avoir un business au Panama représente une véritable porte d'entrée vers tous ces marchés.' Depuis toujours, le Panama possède des liens commerciaux très privilégiés avec l'Europe. Aujourd'hui, l'Union est le premier partenaire commercial du Panama, juste après les Etats-Unis. Les entreprises européennes sont même les premiers investisseurs au Panama, devant les Américains. 'Le Panama va poursuivre encore et encore sa croissance,' affirme Isabel Saint-Malo, vice-présidente du Panama, avant d'ajouter : 'les portes sont ouvertes pour les investisseurs européens au Panama et c'est également important pour nous, nous voulons aussi encourager les investissements des Panaméens en Europe.' Mais la concurrence est rude : la Chine et d'autres pays sud-américains comptent bien eux aussi profiter de la belle croissance panaméenne.
Vidéos Alaune
Rendez-vous au New York Forum Africa à Libreville, au Gabon. " C'est désormais incontestable, les voyants sont au vert aujourd'hui en Afrique. Le continent enregistre des taux de croissance et des indicateurs macro-économiques positifs. Les nouveaux capitaux affluent, vecteurs de financements innovants. Oui mais attention, l'actualité dramatique se rappelle au continent et la persistance de foyers d'incertitudes géopolitiques pourraient impacter sur ce développement économique. Alors comment libérer ce développement économique tout en assurant la sécurité ? " C'est la question posée par François Chignac d'euronews aux leaders politiques et économiques, réunis à Libreville, au Gabon, pour la troisième édition du New York Forum Africa. Prenons l'exemple du Rwanda. Vingt ans après le génocide, le pays est devenu un symbole de réussite économique. D'après un rapport du Centre africain pour la transformation économique (ACET), le Rwanda se classe parmi les dix premiers au monde pour la rapidité de la croissance de son Produit Intérieur Brut entre 2000 et 2010. "Nous sommes persuadés, que la sécurité, facteur de bonne gouvernance, est extrêmement importante pour le développement du continent africain. C'est ce que nous avons vu au Rwanda. Mais, nous croyons aussi que l'Afrique ne doit pas être considérée comme un bloc homogène, où régnerait soit la sécurité, soit l'insécurité. Il y a des poches de conflits mais il y a aussi beaucoup de zones sûres en Afrique, des régions qui sont prêtes à saisir toutes les opportunités de développement économique qui s'offrent à elles. Et en ce qui concerne les pays confrontés à l'insécurité, on ne peut pas dire 'attendons déjà que les conflits soient résolus et après on pensera au développement économique', je pense qu'on peut agir sur ces deux axes simultanément ", estime Clare Akamanzi du Conseil de Développement du Rwanda (Rwanda Development Board ). Et les prévisions de croissance économique du continent sont là pour l'attester : près de 5% en 2014, un point de plus attendu en 2015, d'après la Banque Africaine de Développement et le programme des Nations Unies pour le développement. Des niveaux jamais atteints depuis la crise économique de 2009, selon un rapport des deux institutions. 'On ne peut pas dire que la sécurité est un préalable. Car si on en fait un préalable, on ne se développe plus. Par contre, c'est un élément important. Il est important. Pourquoi ? Parce que nous faisons confiance aux autorités qui nous gouvernent et c'est aux autorités qui nous gouvernent de mettre en place les dispositifs de sécurité nécessaires pour garantir la tranquillité des investisseurs que nous sommes. Car nous n'avons pas, en tant qu'industriels, en tant que financiers, les moyens et les mécanismes pour mettre en place un dispositif de sécurité qui permette de rassurer l'ensemble de nos dispositifs économiques', explique Henri-Claude Oyma, directeur de la banque gabonaise BGFI. Mais l'Afrique est une terre de contrastes. Illustration avec le Nigeria. Le pays est considéré comme la locomotive économique de l'Afrique mais aussi comme sa plus importante source d'inquiétude. Pour Ivor Ichikowitz , fondateur et président exécutif de Paramount Group (Afrique du Sud), " les menaces qui touchent l'Afrique sont aussi des menaces pour la stabilité mondiale. Nous nous retrouvons dans une situation paradoxale : les gouvernements occidentaux disent aux gouvernements africains qu'il faut qu'ils résolvent les problématiques liées à la sécurité. mais le FMI et la banque mondiale refusent de leur permettre d'utiliser leurs budgets pour financer les équipements, les ressources et la formation requis pour répondre à ces problématiques', indique-t-il. "Je ne fais pas confiance au gouvernement nigérian pour résoudre cette question ", confie Tara Fela-Durotoye, fondatrice et directrice générale de House of Tara International au Nigeria. " En revanche, je fais confiance au monde, c'est-à-dire aux pays développés qui ont les capacités de lutter contre le terrorisme comme ils l'ont fait par le passé. Je suis confiante parce que le monde nous observe ", confie-t-elle. " Si la situation perdure, le nombre de femmes entrepreneurs comme moi au Nigeria va diminuer parce qu'elles n'auront plus les opportunités dont j'ai bénéficié pour permettre à mon entreprise de se développer dans ces proportions'. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, estime, quant à lui, que l'Europe doit essayer de travailler pour renforcer la sécurité des Africains, " parce que leur sécurité c'est aussi la nôtre ", explique le chef de la diplomatie française. " C'est tellement près, avec maintenant ces groupes terroristes, ils sont dans un pays mais ils peuvent aussi franchir les frontières et se retrouver en Europe', ajoute-t-il. L'artiste Youssou N'Dour, ministre du Tourisme et des Loisirs au Sénégal, plaide, lui, au contraire, pour un engagement fort des pays africains. Selon lui, le continent ne doit pas s'en remettre uniquement aux pays développés pour résoudre les conflits qui touchent la Centrafrique ou le Soudan du Sud par exemple. 'Le linge sale se lave en famille ", estime le chanteur. " Il faut aussi que les rencontres se fassent beaucoup plus en Afrique, pas seulement en Europe où on décide des choses. Symboliquement, cela doit parler aux populations que les solutions, ou en tout cas, les discussions, partent de l'Afrique', conclut-il.
Vidéos Alaune
Dans ce numéro de Target, direction Bangkok afin de mieux comprendre pourquoi la Thaïlande attire encore et toujours les investisseurs du monde entier. Le pays, 18ème au classement du climat des...
Vidéos Alaune
Le Nigéria est devenue la plus grande économie du continent africain. Le pays est fondamental pour l’avenir de l’Afrique et a le potentiel pour devenir une puissance économique mondiale. Mais...
Vidéos Argent/Bourse
Pour l economiste Marc Touati President de l ACDEFI le ralentissement de l economie chinoise ne risque pas de destabiliser l economie mondiale
Vidéos Argent/Bourse
Le 28 février, l'évolution des dividendes et leur rôle sur les marchés, ont été les thèmes abordés par François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, dans Intégrale Placements,...
Vidéos Alaune
BFM Politique: Brice Hortefeux, député européen et vice-président de l’UMP, et Olivier Faure, député socialiste de Seine-et-Marne.
Vidéos Argent/Bourse
Revivez la semaine éco à travers les propos de Nicolas Doze, ses coups de gueule et ses coups de coeur. Cette semaine : la menace des pays émergents, la loi Hartz, la réforme des retraites...
Vidéos Argent/Bourse
Le 27 décembre, les performances boursières et l'évolution des marchés ont été les thèmes abordés par Cédric Chaboud, président de SPGP, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer,...
Vidéos Alaune
L’ancien Premier ministre de l’Inde, Indira Gandhi, était son mentor. Pranab Mukherjee exerce la présidence de la démocratie la plus peuplée au monde. Il occupe ce poste en grande partie...
Vidéos Argent/Bourse
Le 27 septembre, Xavier Le Blan, directeur général délégué de Prim’Finance, se penche sur les cours des matières premières, dans Intégrale Placements au micro de Guillaume Sommerer, sur BFM...

Pages

Publicité