On parle souvent du meilleur moyen de transmettre son patrimoine à ses enfants. Et si vous n'en avez pas, qui hérite et à qui pouvez-vous transmettre ? Peut-on faire ce que l'on veut ? Le point sur la question.

1 – Célibataire, sans enfant... qui hérite ?

Vous êtes sans enfant, ni conjoint et n'avez pas prévu de testament. Vos biens seront alors partagés selon un ordre prévu par la loi. Ce sont vos ascendants (parents) et collatéraux les plus proches (frères et sœurs) qui seront prioritaires dans le partage de la succession.

 

Dans quelle mesure : - si vos parents sont vivants et en l'absence de frères et sœurs : les deux se partagent à parts égales la succession. - si vos parents sont vivants et en présence de frères et sœurs : le père et la mère héritent chacun d'un quart de l'héritage. Les frères et sœurs bénéficient, quel que soit le nombre, du reste qu'ils se diviseront de façon équitable. En présence d'un seul parent, celui-ci hérite d'un quart et la fratrie des ¾.- si vos 2 parents sont décédés, vos frères et sœurs hériteront de l'intégralité de la succession. 

 

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Pensez-y : avec un testament, vous êtes libre de léguer vos biens ou une partie de vos biens à qui vous voulez, même hors de la famille, voire à une association ou une fondation porteuse d'un projet auquel vous tenez. En pratique, il n'y a pas de limite à ne pas dépasser, car à défaut de conjoint, d'enfants, et de parents survivants, il n'y a pas de réserve héréditaire à respecter. La seule limite : la fiscalité des transmissions. Renseignez-vous cependant car toutes les associations ne sont pas habilitées à recevoir des legs et des donations par acte notarié.