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A moins de 40 jours de l'élection présidentielle, le candidat de la France insoumise, à la peinde dans les sondages, réussit son pari. Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies place de la Bastille, à l'appel de Jean-Luc Mélanchon. Le tribun a appelé à abolir 'la monarchie présidentielle' pour laisser place à une VIème République débarrassée des traîtés injustes de Bruxelles. #JLM2017 #melenchon #bastille #paris #manifestation pour la #6eRepublique #marche pic.twitter.com/YfQym7RXzQ- Nathanael (@ilnoir) March 18, 2017 Devant la foule, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : 'Chaque fois qu'il faudrait aliéner nos normes sociales ou nos normes environnementales, j'en fais le serment, la réponse, ce sera non.' Jean-Luc Mélenchon veut renégocier tous les traités européens, afin de mettre fin à l'austérité qui règne selon lui et entend soumettre à un référendum la signature de cette renégociation. Il menace de claquer la porte européenne si les discussions s'avèrent impossibles. Une position que de nombreux observateurs jugent très proches de celle de Marine Le Pen qui propose un référendum pour une sortie de l'euro. Les deux candidats font partie des onze prétendant à l'élection présidentielle officiellement admis par le Conseil Constitutionnel. Outre les cinq promis, selon les sondages, à dépasser les 10%: François Fillon, Benoït Hamon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen se présenteront également Nathalie Arthaud, François Asselineau, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle et Philippe Poutou. Énormément de monde dans le boulevard entre #Bastille et #République ! #18mars2017 - https://t.co/ETxjRmrvEl pic.twitter.com/bvyuqSVmNz- Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) March 18, 2017
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Le porte-parole du Parti de Gauche Eric Coquerel, invité de News et Compagnie sur BFMTV ce lundi, a assuré que, "même avec des gouvernements de droite, jamais une manifestation syndicale n'a été interdite" durant la 5e République. "On a un gouvernement qui impose une loi en recourant à l'état d'urgence, parce que l'Etat d'urgence est beaucoup appliqué contre les mobilisations citoyennes, avec la 49.3, et maintenant en dissolvant les manifestants", a-t-il détaillé. Pour Eric Coquerel, "ça devient quelque chose d'incompréhensible et d'inexcusable".
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Sites webs/blogs, copiez cette vidéo avec le bouton "Intégrer" ! Si vous voulez télécharger, allez sur http://myreplay.tv/v/uRlwURRC . Raquel Garrido, porte parole de Jean-Luc Mélenchon, nous livre son regard sur l'actu politique locale et nationale Plus sur http://wizdeo.com/s/lemanstv . Pour exploitation TV, droits réservés, nous contacter sur http://wizdeo.com/s/banqueimages
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La vie des entrepreneurs est-elle vraiment plus difficile que celle des salariés, comme l'a déclaré Emmanuel Macron mercredi sur RMC/BFMTV ? Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche, et Thibault Lanxade, numéro 2 du Medef, en ont débattu ce jeudi chez Jean-Jacques Bourdin. Bourdin Direct est une émission d'information dans laquelle interviennent en direct les acteurs de l'actualité.
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"Cette mesure ne va servir à rien, le Premier ministre l'a dit", a réagi Alexis Corbière au sujet de la très controversée déchéance de nationalité. Le secrétaire national du Parti de Gauche s'inquiète en revanche de la symbolique qui risque d'introduire l'idée qu'il y a des Français qui ne le sont "pas à part entière". Il dénonce par ailleurs une "idée fainéante sur le plan intellectuel" et appelle à régler réellement les problèmes.
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"Si vous voulez savoir si je me sens humilié par ce vote, oui je me sens humilié par le premier tour mais je ne suis pas le seul, des milliers de conscience de gauche sont humiliées", a réagi Jean-Luc Mélenchon dimanche soir. "Au moment où tout le monde fait une campagne nationale, nous avons été les seuls à faire une addition de campagnes locales", a regretté le porte-voix du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon. Le responsable politique, qui demande la démission de Manuel Valls, estime que "des fois il fait aussi savoir perdre et en tirer les leçons".
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Les listes PS, Front de Gauche et EELV sont parvenues à un accord lundi soir, visant à fusionner dimanche, au second tour des élections régionales. Invitée ce mardi, sur RMC, la porte-parole du Parti de Gauche, Danielle Simonnet, a expliqué pourquoi sa formation, qui n'a cessé de critiquer le gouvernement, s'était ralliée à cette solution.
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Le Parti socialiste et la gauche radicale pourraient se retrouver à la tête du gouvernement portugais, tout au moins, provoquer la démission du Premier ministre Pedro Passos Coelho, après les accords qu'ils ont conclu ce vendredi, et qui leur donne la majorité au Parlement. Le chef du PS Antonio Costa, ex maire de Lisbonne, a mis de l'eau dans son vin pour trouver un terrain d'entente avec les forces politiques de la gauche radicale, réputées eurosceptique : le Bloc de gauche, proche de Syriza, et le Parti communiste. L'objectif de cette alliance inédite à gauche est de tourner la page de l'austérité, tout en respectant les engagements internationaux du Portugal, a tenu à souligner le chef du PS. La coalition de droite, au pouvoir depuis 2011, a remporté les élections législatives du 4 octobre dernier, mais a perdu sa majorité absolue. Face à l'éventuel rejet mardi prochain, au Parlement, de son programme de gouvernement, le Premier ministre fraîchement nommé Pedro Passos Coelho a lui-même reconnu qu'il risquait de se retrouver sur les bancs de l'opposition. Avec AFP
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Un rebelle, un radical et même une rock star... Des termes que l'on associe rarement à des économistes. Pourtant ils semblent convenir pour décrire le français Thomas Piketty. Politiquement classé à gauche, il s'est fait un nom dans le monde entier avec Capital au XXIème siècle, un ouvrage massif sur les inégalités qui a aussi suscité la controverse. Qui est Thomas Piketty ? Thomas Piketty est un économiste français Il est un spécialiste des questions de richesses et d'inégalités Il a écrit de nombreux ouvrages et articles Son livre 'Capital au XXIème siècle' lui vaut une renommée internationale Il exerce actuellement en tant que professeur à l'Ecole d'économie de Paris / Paris School of Economics Isabelle Kumar, euronews : 'Ce que vous dites sur les inégalités a vraiment marqué les esprits et votre livre semble beaucoup plus populaire que ce à quoi on pouvait s'attendre. Avez-vous été surpris ?' Thomas Piketty : 'Il est certain que j'ai essayé d'écrire un livre qui pouvait être lu par un large public international. Mais bien entendu, je ne pouvais pas m'attendre à ce qu'il rencontre un tel succès. Aujourd'hui, on en est à plus de deux millions d'exemplaires vendus dans le monde. 'La plus vaste base de données historiques sur les inégalités' Ce que cela montre, c'est que de nos jours, il y a un immense intérêt pour les inégalités à travers la planète. On se préoccupe beaucoup de savoir si la mondialisation profite à tous ou si elle a été accaparée par une petite partie de la population. Et ce qui est nouveau dans mon livre, c'est que nous avons établi en collaboration avec de nombreux chercheurs originaires de plus de trente pays, la plus vaste base de données historiques sur les inégalités de revenus et de richesses qui n'ait jamais été produite. Donc vraiment ce qui est nouveau, c'est que j'ai essayé d'étudier les inégalités selon une perspective historique.' Isabelle Kumar : 'Il y a quelque temps, j'ai vu que 'le pape François avait tweeté : 'Les inégalités sont la racine du diable'':http://www.leparisien.fr/high-tech/le-pape-francois-dinosaure-en-informa.... Est-ce que vous iriez aussi loin que le pape ? Est-il plus radical que vous sur ces questions ?' Thomas Piketty : 'Je ne me sens pas vraiment proche de ce que dit le pape en général. S'il s'inquiète des inégalités, c'est très bien, sauf que je me demande à quel point l'Eglise catholique a contribué à réduire les inégalités à travers l'Histoire. Je crois que les inégalités sont un motif de préoccupation pas seulement pour les gens de gauche, de droite ou pour les personnes de différentes convictions religieuses, c'est un motif de préoccupation pour l'humanité en général. On ne peut pas simplement se soucier de la croissance du PIB mondial, on veut savoir comment les richesses sont réparties, qui en profite et quel est le coût pour les ressources naturelles...' Isabelle Kumar : 'Ceci m'amène à un point intéressant. J'aimerais que vous commentiez une information qui a fait les gros titres. Il s'agit d'Air France. Des dirigeants ont été agressés, leur chemise arrachée, par des manifestants du groupe en colère contre des suppressions de postes.' Thomas Piketty : 'Je ne suis pas là pour distribuer les bons et les mauvais points aux différentes parties en présence. Je dirais simplement que les conflits en matière de répartition des revenus sont souvent très violents et dans certains pays, en particulier les plus pauvres, ils peuvent prendre une forme beaucoup plus violente que dans les pays riches comme la France. 'Beaucoup d'opacité financière' Je pense que le manque de transparence sur les salaires, les revenus, l'actionnariat - qui détient quoi et qui reçoit quoi - a très souvent tendance à exacerber ces conflits. Donc je crois qu'en règle générale, avoir plus d'informations sur la répartition des revenus et des richesses, c'est très important pour notre débat démocratique. Aujourd'hui, l'une des grandes limites - en particulier quand on pense aux modèles transfrontaliers d'actionnariat -, c'est qu'il y a beaucoup d'opacité financière. Très souvent, on ne sait pas qui détient quoi et donc, c'est très difficile d'avoir un dialogue raisonnable sur les inégalités et les impôts...' Isabelle Kumar : 'Parlons des impôts justement. Vous avez plaidé pour une taxe progressive et pour un impôt sur le revenu de 80% pour ceux qui gagnent au moins un million d'euros par an - les plus hauts revenus -. Nous avons demandé à ceux qui nous suivent sur les réseaux sociaux de nous envoyer des questions pour cette interview : voici celle de Tomas Jones : 'Pourquoi voulez-vous sanctionner les gens qui prennent des risques en créant des emplois et de la richesse en augmentant leurs impôts ?' Thomas Piketty : 'C'est une question très difficile parce que quand on parle d'inégalité et d'impôts, les gens s'excitent tout le temps. Permettez-moi d'avancer un élément de preuve dans ce débat : prenons par exemple, un pays comme les Etats-Unis sur une période très longue - un demi-siècle - entre 1930 et 1980. En moyenne, le taux marginal maximum d'impôt sur le revenu s'appliquant aux revenus de plus d'un million de dollars a été de 82%. Il y a eu des moments où il a atteint 91%, d'autres où il était de 70%, mais si on fait la moyenne sur la période 1930-1980, c'est 82%. Maintenant, est-ce que ce taux a détruit le capitalisme américain ? Apparemment, non. 'Il y a des inégalités partout, sauf dans les statistiques sur la productivité' Cela étant, la progression de la productivité et la croissance du PIB étaient vraiment plus fortes pendant les années 50, 60, 70 par rapport à la période suivante, à savoir depuis les années Reagan. Depuis lors, on a une importante baisse du taux d'imposition marginal maximum et une forte hausse des inégalités. On constate qu'il y a des inégalités partout, sauf dans les statistiques concernant la productivité ! Beaucoup de gens ne sont pas prêts à avoir cette discussion. Je pense que c'est notamment à cause d'une amnésie historique : parfois, les gens ne savent pas que cela a déjà été expérimenté dans le passé. Et quand on regarde cette période où ces taux étaient en place, ce n'était pas si terrible en termes de productivité...' Isabelle Kumar : 'Dans ce cas, vous avez dû être assez déçu quand le président français François Hollande est apparemment revenu sur son programme en renonçant à taxer les plus riches à 75% au bout de deux ans d'application de la mesure.' Thomas Piketty : 'En réalité, en France, je n'étais pas vraiment pour cette mesure parce que premièrement, il n'y a pas beaucoup de monde dans le pays qui gagne plus d'un million d'euros. En réalité, François Hollande aurait fait un excellent président pour les Etats-Unis ! Je crois que ce serait exactement le genre de politique à mener là-bas. En France, on n'est pas tant que cela confronté à un problème d'explosion des rémunérations les plus élevées. Cette mesure était plutôt une excuse pour ne pas mener de réformes fiscales plus ambitieuses. Il y a beaucoup d'autres problèmes auxquels il faudrait s'attaquer en matière de réformes fiscales plus générales en France.' Isabelle Kumar : 'Puisque nous parlons de l'Europe, regardons rapidement la situation en termes d'austérité parce que je sais que vous êtes en phase avec les partis anti-austérité. Pouvez-nous dire la main sur le coeur que l'austérité a été un échec total ?' Thomas Piketty : 'On peut toujours faire pire, bien sûr. Mais comparons la situation des deux côtés de l'Atlantique. En vérité, l'Europe a transformé une crise qui à l'origine, est partie des Etats-Unis - du secteur financier privé aux Etats-Unis - en une crise des dettes souveraines, simplement à cause de sa mauvaise politique et d'une austérité excessive. 'L'Europe est au même niveau de PIB qu'il y a dix ans' Initialement, si on revient en 2008, la dette publique en Europe n'était pas plus élevée qu'aux Etats-Unis, elle n'était pas plus élevée qu'au Japon. Et si on regarde la situation en 2015 - donc presque dix ans après 2007 -, le PIB américain est aujourd'hui remis sur pied : il est entre 10 et 15% plus élevé qu'en 2007. Dans le même temps, en Europe - en particulier dans la zone euro -, on ne s'est pas encore rétabli, on est au même niveau de PIB qu'il y a près de dix ans.' Isabelle Kumar : 'De nouveaux partis présentent de nouvelles idées. Vous avez les mêmes positions qu'eux et on peut citer le mouvement espagnol Podemos dirigé par Pablo Iglesias et la nouvelle orientation du Parti travailliste britannique avec Jeremy Corbyn à sa tête. Pensez-vous qu'ils représentent la meilleure chance pour les Européens de se construire un avenir plus juste ? Les politiques économiques qu'ils proposent peuvent-elles être viables ?' Thomas Piketty : 'Je pense que les élections en Espagne en décembre prochain pourraient être très importantes pour l'avenir de l'Europe. Pourquoi ? Parce qu'elles peuvent changer la majorité politique dans la zone euro. Si l'Espagne passe à gauche ou au centre-gauche, cela change la majorité politique et potentiellement, je pense que ça peut nous amener à des politiques budgétaires plus raisonnables en Europe. 'L'extrême-droite beaucoup plus dangereuse que la gauche de la gauche' Je crois qu'au final, cela va au-delà du positionnement gauche-droite, tous ceux qui observent la zone euro de l'extérieur - qu'ils soient de gauche ou de droite - peuvent se rendre compte que les décisions budgétaires qui ont été prises sous la direction de l'Allemagne et de la France n'ont pas été une réussite - parce que c'est trop facile pour la France de se plaindre de l'attitude allemande alors que ça a été une décision commune -.' Isabelle Kumar : 'Mais il est intéressant de constater d'un point de vue politique que ces partis d'extrême-gauche ou de gauche radicale - je ne sais pas si vous approuvez cette terminologie - semblent faire plus peur aux institutions de l'Union et aux dirigeants européens que les formations d'extrême-droite.' Thomas Piketty : 'Ce serait une grave erreur. Au final, c'est beaucoup mieux que ces partis de la gauche de la gauche exercent le pouvoir que les formations de la droite de la droite. Dans mon pays, en France, des élections régionales sont prévues également en décembre et il est possible que l'extrême-droite soit en mesure de gagner une, deux ou trois régions et ensuite, les gens réaliseront qu'elle est beaucoup plus dangereuse que Syriza et Podemos qui au moins, ont une approche internationaliste. Je ne dis pas que leurs propositions sont toujours totalement convaincantes ou satisfaisantes, mais je pense qu'il est possible de les amener dans la bonne direction.' 'On doit en arriver à une réduction de la dette grecque' Isabelle Kumar : 'Vous parliez de la Grèce et de Syriza. Le Premier ministre sortant Alexis Tsipras a été réélu. D'après vous, a-t-il une chance de renégocier les mesures d'austérité ? Son ancien ministre des Finances Yanis Varoufakis ne prédit lui que la poursuite d'une même logique négative.' Thomas Piketty : 'L'Europe va devoir négocier un nouveau plan avec la Grèce. Je pense que ce qui a été décidé cet été, c'était juste une façon de gagner un peu de temps. Mais au final, on doit en arriver à une réduction de la dette grecque. La bonne nouvelle, c'est qu'on a eu de nombreuses restructurations de dettes dans le passé. L'Allemagne notamment a été concernée car elle avait des dettes publique et extérieure énormes après la Seconde Guerre mondiale. Tout le projet européen dans les années 50 a été en réalité construit sur cette annulation des dettes et la philosophie générale, c'était...' Isabelle Kumar : 'Mais le contexte est tout-à-fait différent...' Thomas Piketty : 'C'est comparable à certains égards. De nombreux gouvernements ont fait beaucoup d'erreurs par le passé et ont généré de lourdes dettes publiques. De très graves erreurs ont été faites par de nombreux gouvernements avant les années 50, en particulier en Allemagne. Mais le choix politique a été fait dans les années 1950 de dire : 'Ok, regardons l'avenir'. 'Investir dans le savoir et l'enseignement supérieur' Quand on pense aux jeunes générations en France ou en Allemagne dans les années 50 ou à la jeune génération en Grèce aujourd'hui, quand est-ce qu'on va leur dire : 'Ok, vos parents ont fait des erreurs, donc pendant les 40 prochaines années, vous devrez payer' ? A un moment donné, il faut regarder vers l'avenir, investir dans la croissance, l'enseignement supérieur, les équipements publics.' Isabelle Kumar : 'Mais laissez-moi vous interrompre parce que je souhaite vous poser des questions transmises par notre public sur les réseaux sociaux. Haezel Mischael Chandra vous demande : 'Quelle est la clé d'une économie durable ?' Thomas Piketty : 'Le plus important pour l'avenir, c'est d'investir dans le savoir et dans l'enseignement supérieur. Je vais juste vous donner un chiffre qui illustre bien ce qu'on ne fait pas et ce qu'on devrait faire : tout le monde en Europe apprécie le programme Erasmus qui permet aux étudiants de se rendre dans d'autres pays sauf qu'il faut savoir que le budget d'Erasmus aujourd'hui est de seulement quatre milliards d'euros par an. A titre de comparaison, la totalité du paiement des intérêts dans la zone euro sur un an représente 400 milliards d'euros. Je ne dis pas qu'il faudrait exactement intervertir les chiffres, mais je crois qu'on devrait aller dans cette direction et c'est pour cela qu'il nous faut un moratoire sur le remboursement des dettes pour pouvoir investir davantage dans l'avenir.' Isabelle Kumar : 'On a évoqué la Grèce, mais il y a aussi la Grande-Bretagne : ces deux pays pourraient encore quitter l'Union ou la zone euro dans le cas de la Grèce. La Catalogne pourrait aussi prendre son indépendance vis-à-vis de l'Espagne.Quelles conséquences cela aurait-il sur l'économie européenne et les économies nationales ?' Thomas Piketty : 'Je pense que cela montre que la crise dans la zone euro a de lourdes implications. Donc, les gens en Espagne sont très mécontents, en particulier en Catalogne... 'La zone euro ne fonctionne vraiment pas' Isabelle Kumar : 'Pour vous, c'est la crise économique qui pourrait inciter ces pays à sortir de l'Union européenne ou de la zone euro ?' Thomas Piketty : 'Oui, en Grande-Bretagne, je comprends que les gens ne veulent pas que leur pays rejoigne la zone euro ou aille vers davantage d'intégration parce qu'actuellement, cela ne fonctionne vraiment pas. Si on veut qu'un jour, la Grande-Bretagne, la Suède ou la Pologne rejoignent la zone euro, il faut la faire fonctionner correctement.' Isabelle Kumar : 'On n'a jamais vu une Europe aussi divisée. Si on continue sur la même trajectoire, à quoi ressemblera l'Europe dans quinze ans d'après vous ?' Thomas Piketty : 'Je veux être optimiste parce que je pense qu'il y a des solutions à notre problème, mais il y a un risque de montée du nationalisme et de l'égoïsme. Quand les gens n'arrivent pas à résoudre leurs problèmes nationaux, leurs problèmes d'emploi, leurs problèmes sociaux par des politiques pacifiques, c'est toujours tentant de rejetter la faute sur les autres. Il y a des partis politiques qui veulent rejetter la faute sur les étrangers, sur les travailleurs étrangers. Mais on peut aussi rejetter la faute sur les autres pays, sur l'Allemagne et ensuite, l'Allemagne rejettera la faute sur la Grèce. On peut toujours rejetter la faute sur quelqu'un d'autre, mais à un moment donné, si on se place d'un point de vue historique plus vaste au niveau européen, on réalise que ce qu'il faudrait faire aujourd'hui, c'est investir dans la croissance. Le drame de l'Europe sur les dix dernières années, c'est qu'on a perdu une décennie. On va finir en 2017 avec un niveau de PIB qui est à peine celui de 2007.' Isabelle Kumar : 'Autre sujet pour lequel l'Europe traîne les pieds : les migrations. La Grèce figure parmi les premiers pays concernés. On entend dire que près d'un million et demi de personnes pourraient arriver en Europe d'ici à fin 2016 et à ce propos, voici la question de Kristoffer Nyborg : 'Diriez-vous que l'Europe est économiquement capable de gérer cet afflux de réfugiés et de migrants ?' Thomas Piketty : 'L'Europe compte 520 millions d'habitants. De 2000 à 2010, si on se fie aux statistiques des Nations Unies, le flux migratoire net vers l'Europe était d'environ un million par an et deux tiers de la croissance démographique de l'Europe pendant cette période sont dûs à ce flux migratoire net. 'Pour la croissance économique européenne, on devrait être beaucoup plus ouvert' Donc je crois qu'on peut parfaitement revenir à un flux migratoire beaucoup plus élevé. Il y a des situations différentes à travers l'Europe, des pays comme la France où on fait un peu plus d'enfants. En Allemagne, ils ont un peu moins d'enfants et ils sont plus ouverts à l'arrivée de migrants. Il y a aussi des pays qui ne veulent pas avoir plus d'enfants et qui ne veulent pas accueillir de migrants non plus dans l'Est de l'Europe ; donc leur population va s'éteindre s'ils continuent comme cela. C'est très égoïste et je pense que pour la croissance économique et plus généralement, la prospérité et l'attractivité du modèle européen, on pourrait - et on devrait - être beaucoup plus ouvert.' Isabelle Kumar : 'Combien d'arrivées de migrants économiques et de réfugiés, l'Europe pourrait-elle gérer ? Un million ?' Thomas Piketty : 'Je ne dis pas qu'un million, c'est le chiffre idéal, mais il est certain que les gens qui affirment qu'on ne peut pas accueillir plus de migrants ne tiennent pas compte de ce qui s'est passé dans l'Histoire.' Isabelle Kumar : 'J'aimerais changer de sujet à présent et celui que l'on présente comme votre protégé, Gabriel Zucman a dit que six mille milliards de dollars d'avoirs pourraient être cachés dans les paradis fiscaux. Ce chiffre reflète-t-il la réalité selon vous ?' Thomas Piketty : 'Oui. C'est une question très importante pour nous en Europe et aux Etats-Unis, mais ce sera encore plus important pour l'Afrique et les pays émergents et en développement qui perdent beaucoup plus que nous du fait de cette opacité financière. D'après les estimations de Gabriel Zucman, pour l'Europe, c'est peut-être 10% de toute la richesse financière qui se trouve dans les paradis fiscaux - c'est beaucoup -. Mais pour l'Afrique, c'est entre 30 et 50%. Donc comment voulez-vous qu'un pays se développe et mette en place un système fiscal équitable quand vous avez une grande partie de la richesse qui s'en va et qui n'est pas soumise à l'impôt ?' 'Il faut mettre en place un impôt commun sur les sociétés' Isabelle Kumar : 'Revenons à l'Europe : le Président de la Commission européenne a promis de lutter contre les paradis fiscaux. Est-ce que vous le croyez ?' Thomas Piketty : 'Non, je n'y crois pas parce qu'en l'état actuel des choses, il n'y a aucune décision concrète. Si on ne veut pas que ce qui s'est passé en matière de fiscalité des sociétés en Europe se produise à nouveau, il faut mettre en place un impôt sur les sociétés qui soit commun. Il ne s'appliquera peut-être pas à tous les pays européens - si certains sont contre -. Mais au moins, les pays qui veulent avancer comme la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Belgique - ou peu importe les pays au sein de la zone euro ou non - devraient avoir un impôt commun sur les sociétés. Sinon, le genre de scandale comme Luxembourg Leaks l'an dernier se répètera.' Isabelle Kumar : 'Pensez-vous que Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, se défende comme il convient sur cette question ?' Thomas Piketty : 'Cela ne suffit pas de s'excuser. Ce n'est pas suffisant de s'excuser et de dire : 'Je suis désolé, je ne le referai pas' parce qu'en fait, les choses vont se répéter. Ce n'est pas un problème de personnes comme Jean-Claude Juncker. Luxembourg Leaks : 'Comment voulez-vous donner des leçons à la Grèce ?' Mais c'est le fait que quand il était Premier ministre du Luxembourg, il a passé des accords avec de grandes multinationales pour qu'elles ne paient que 1 ou 2% d'impôts alors que nos petites et moyennes entreprises en France ou en Allemagne en paient 20 à 30%. Comment voulez-vous donner des leçons à la Grèce sur la modernisation de son système fiscal quand c'est cette politique que vous menez dans votre propre pays ?' Isabelle Kumar : 'Revenons à votre livre : 'Capital au XXIème siècle'. Vous y faites de nombreuses références littéraires et c'est probablement pour cela que votre ouvrage est un peu plus accessible. J'aimerais vous poser la question suivante qui nous a été transmise via les réseaux sociaux. Quelqu'un du nom de Mekkus vous demande : 'Quels sont vos trois livres préférés ?' Thomas Piketty : 'C'est compliqué. Dans mon livre, je parle beaucoup du 'Père Goriot' de Balzac et effectivement, je crois que ce roman évoque le capitalisme au XIXème siècle d'une manière tellement puissante. Marx disait dans les années 1860 que c'était en lisant Balzac qu'il avait appris la majeure partie de ce qu'il savait sur le capitalisme. Je pense que c'est la même chose aujourd'hui, mais il faut s'intéresser à beaucoup d'auteurs différents. L'un de mes livres préférés récemment, c'est le dernier ouvrage de Carlos Fuentes 'La volunta y la fortuna' qui est un roman incroyable sur le capitalisme au Mexique. Tancrède Voituriez - un jeune écrivain français - a écrit récemment ''L'invention de la pauvreté'':http://www.grasset.fr/linvention-de-la-pauvrete-9782246800491 : c'est un roman très drôle sur la manière dont les économistes du développement prétendent sauver le monde et ne le font pas toujours. Donc, il existe de nombreux romans très puissants qui placent l'argent et le capitalisme au coeur de leur propos.' 'Pas de science de l'économie, mais des questions politiques, sociales, culturelles et littéraires' Isabelle Kumar : 'On vous décrit souvent comme une rockstar de l'économie à cause de votre livre. Vous reconnaissez-vous dans cette appellation ?' Thomas Piketty : 'Je n'ai aucun problème avec la publicité tant que cela amène davantage de monde à lire mon livre. Le succès de mon ouvrage montre qu'il y a beaucoup de gens dans de nombreux pays qui en ont marre qu'on leur dise que ce sont des choses trop compliquées pour eux, qu'il faudrait laisser les questions économiques et financières à un petit groupe d'experts à l'origine d'une science de l'économie tellement sophistiquée que le reste du monde ne pourrait pas la comprendre. C'est une vaste supercherie, il n'y a pas de science de l'économie. Ce sont des questions politiques et sociales, des questions culturelles et littéraires. Et tout le monde devrait avoir un avis là-dessus.'
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"C'est fait en dehors de tout cadre, d'accord de l'ONU", a dénoncé dimanche Eric Coquerel, coordinateur politique du Parti de gauche, interrogé par BFMTV au sujet des premières frappes aériennes menées par la France en Syrie. "On condamne et je me demande si tout cela n'est pas en lien avec les échecs en politique intérieure de François Hollande", a ajouté la tête de liste du Parti de gauche aux élections régionales en Ilde-France. "On bombarde la Syrie pour mieux faire oublier que le chômage continue d'augmenter dans le pays".
Politique
L’ancien candidat du Front de gauche en 2012 se pose en candidat naturel pour la future élection présidentielle. Si l’actualité et la désillusion socialiste peuvent lui faire naître un espoir, il n’est pas sûr que les électeurs le suivent pour autant.
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Jean-Luc Mélenchon est prêt pour 2017, il l'a affirmé dimanche en clôture du congrès du Parti de gauche. Le leader du parti se rêve à la tête d'un mouvement à la manière d'Alexis Tsipras.
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Le député européen très critique à l'égard de l'attitude européenne sur le dossier sensible de la dette grecque, s'est adressé directement à François Hollande. "Je dis à François Hollande: 'Tu ne peux pas laisser faire ça, car ça se fait contre la France et demain ça se retournera contre nous'". "Si madame Merkel veut diriger la Grèce, elle n'a qu'à aller se présenter aux élections en Grèce", a-t-il martelé. La Grèce, qui risque de ne pas pouvoir rembourser 1,5 milliard d'euros au FMI le 30 juin et qui a décidé d'organiser un référendum sur les propositions de ses créanciers, provoquant une rupture des négociations.
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Face aux critiques formulées par Les Républicains à l'encontre des services secrets français qui n'ont pu empêcher l'attentat de vendredi en Isère, Jean-Luc Mélenchon a appelé samedi soir sur BFMTV à "faire front ensemble" pour "défendre notre démocratie" contre le terrorisme.
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En Grèce, plusieurs centaines de militants anti-fascistes se sont réunis samedi à Athènes. Une manifestation organisée en parallèle d'un rassemblement du parti d'extrême-droite Aube Dorée, qui a confirmé son statut de troisième formation politique du pays lors des dernières législatives, avec plus de 6 % des voix et 17 sièges de députés. Des députés qui ne sont toutefois pas sûrs de pouvoir siéger au Parlement. Sept d'entre eux sont en prison, mis en examen, comme toute la direction du parti, pour appartenance à une organisation criminelle. Les militants réclament leur remise en liberté. Ils ont reçu le soutien de nationalistes allemands : ''Les nationalistes de toute l'Europe doivent travailler ensemble. C'est la raison pour laquelle nous sommes venus soutenir Aube Dorée aujourd'hui'', souligne Jens Puhse, du NPD, le Parti national-démocrate d'Allemagne. Cette manifestation a rassemblé quelque 1.500 militants. Aucun incident majeur n'a été rapporté, et les policiers se sont faits discrets, comme l'indique notre correspondant à Athènes, Michalis Arampatzoglou : 'Le nouveau gouvernement, qui était confronté à son premier rassemblement, avait promis un traitement équitable pour tous les manifestants. Seuls quelques dizaines de policiers avaient été mobilisés dans les rues de la capitale grecque pour prévenir des affrontements.''
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En Espagne, le mouvement de gauche Podemos voulait marquer les esprits avec un grand meeting ce samedi à Madrid. L'objectif est atteint ! Des dizaines de milliers d'Espagnols se sont en effet rassemblés sur l'emblématique place de la Puerta del Sol. A la tribune, le leader du parti, Pablo Iglesias, a galvanisé ses partisans. 'Aujourd'hui, a-t-il lancé, nous rêvons tous d'un avenir meilleur dans ce pays. Mais si nous sommes ici, c'est pour qu'en 2015, ce rêve devienne réalité. Cette année, nous allons nous mobiliser pour qu'intervienne le changement politique. Cette année sera celle d'un renouveau. Cette année sera celle du changement. Nous battrons le Parti populaire aux prochaines élections'. Des législatives sont prévues avant la fin de l'année. Et les sondages indiquent que le parti Podemos gagne du terrain. La récente victoire électorale de Syriza en Grèce constitue un motif d'encouragement pour les militants. 'Nous devons unir nos forces avec la Grèce et les autres pays qui résistent à la troïka et à la chancelière allemande Angela Merkel, suggère Fernando. Le capitalisme, c'est fini. On n'en veut plus'. 'Je pense que les choses ne vont pas en rester là, assure Alicia. Qui aurait pu imaginer ça il y a encore un an ? Podemos a été fondé il y a moins d'un an'. Ce parti puise ses origines dans le 'mouvement des indignés' créé en 2011 pour dénoncer la politique d'austérité en Espagne. Comme en Grèce, les sympathisants de Podemos ne veulent plus avoir le sentiment de plier sous le poids de la dette.
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Une explosion de joie a retenti au quartier général de Syriza à l'annonce des résultats des premiers sondages sortis des urnes. Les premières tendances annoncent la très large victoire du parti anti-austérité et les réactions sont enthousiastes. 'Je suis au chômage et pratiquement SDF' dit une militante. 'Je vie dans un logement municipal, j'ai très peu de revenus et ça fait des années que je cherche du travail. Je pense que maintenant les choses vont s'améliorer.' 'Je suis très contente' renchérit une jeune femme. 'C'est un parti vraiment de gauche, on espère que c'est un nouveau pour départ pour nous, mais aussi pour l'Europe. ' Ambiance radicalement différente au quartier général de Nouvelle Droite... Les sondages donnent le parti du Premier ministre Antonis Samaras loin derrière Syriza, la déception se lit sur les visages des militants. 'Ce n'est pas bon pour mon parti' dit un homme. 'Je crois que la colère a guidé le choix de Grecs, je ne crois pas que la Grèce soit devenue un pays de gauche en si peu de temps. ' Pour la correspondante d'Euronews à Athènes, Nikoleta Drougka, 'la victoire écrasante de Syriza' qui semble se dessiner, 'doit être comprise comme un message à l'attention de l'Europe, un message des Grecs, mais aussi de tous ceux qui, dans le sud de l'Europe, font l'expérience des politiques d'austérité.'
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Jean-Luc Mélenchon était l'invité de Jean-Jacques Bourdin mardi matin sur BFMTV-RMC. Le député européen du Parti de gauche a évoqué la construction d'une alliance à gauche, en vue des prochaines élections. Cette alliance "nous travaillons à la construire" pour pallier ce "modèle socio-libéral qui est une catastrophe en France comme dans toute l'Europe" a-t-il déclaré.
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La Grèce va-t-elle bientôt changer de disque ? Depuis quatre ans, le pays vit au rythme des troubles politiques à répétition, d'une crise économique dévastatrice, et des plans de sauvetage du FMI et de l'Union européenne. La rue s'énerve, les députés s'agitent, mais aucune solution n'émerge. L'échec du Parlement à élire un nouveau Président risque d'ouvrir une nouvelle période d'incertitude. Rien n'est encore gagné pour le favori des législatives anticipées, le parti de gauche anti-austérité Syriza. Et les Grecs le savent. Entre ceux qui n'attendent rien, ceux qui sont inquiets et ceux qui sont à bout, peu d'enthousiasme règne au final dans la rue : 'A mon avis, les élections vont nous faire passer par une autre période difficile, sans aucun résultat, car aucun parti ne sera capable de gouverner seul'', dit cet homme. 'Je suis inquiet, car j'ignore ce qui va se passer'', ajoute cette femme. Pour ce Grec, 'le pays va finir par se débarrasser de ces gens qui, depuis quatre ans, boivent notre sang.'' Si Syriza l'emporte le 25 janvier, et parvient à gouverner, le parti promet, non pas une sortie de l'euro, mais l'annulation des deux tiers de la dette grecque et l'arrêt des réformes, qui ont remis le pays sur la voie de la croissance, mais au prix d'importants sacrifices sociaux. Des promesses qui effraient les investisseurs, mais qu'Alexis Tsipras défend bec et ongles.'Syriza et la démocratie ne représentent pas une menace pour la Grèce ou l'Europe. Ils sont l'espoir d'une sortie durable de la crise. Au cours de la dernière année, la Grèce a été choisie pour être le cobaye de l'austérité dans le but de sortir de cette crise. Nous avons maintenant la preuve que c'était un échec catastrophique.'' Mais si la bourse, sous l'effet de la panique, dévisse et s'effondre, le scénario catastrophe peut-il vraiment se produire ? Alexis Tsipras pourrait-il se permettre de refuser de rembourser et ainsi priver les banques grecques des liquidités de la BCE dont elles ont besoin ? Chris Beauchamp, analyste marché chez IG tente de répondre : 'Je suppose que les compromis, que devrait faire Syriza au gouvernement, révèleraient un parti bien différent de ce qu'il prétend être dans l'opposition. C'est toujours pareil. Une fois qu'on a les pieds sous la table, la situation est bien différente que lorsqu'on argumente au Parlement. Donc ce n'est probablement pas aussi effrayant que ce que les gens pensent, mais c'est toujours un obstacle malvenu pour la zone euro.'' Le programme de Syriza entrerait clairement en conflit avec les objectifs fixés par les créanciers du pays. 240 milliards d'euros de prêts depuis 2010. C'est ce que la Grèce a obtenu en échange de plans d'austérité qui ont plongé une partie du pays dans la pauvreté.
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"Boche de bande dessinée". C'est en ces termes que sur son blog , Jean-Luc Mélenchon a qualifié l'eurodéputée allemande Ingeborg Grässle. Pour Gilles-William Goldnadel c'est le dérapage de trop. Il n'accepte pas que l'on tolère ces insultes contrairement à Didier Giraud, l'agriculteur des GG, qui minimise la portée des propos Jean-Luc Mélenchon. Pour sa part Serge Dufoulon condamne davantage la politique européenne de l'Allemagne que les mots du leader du Parti de Gauche. Le professeur de sociologie fustige avant tout les agissements d'Angela Merkel : "Les gens en ont marre de ce qui se passe" affirme-t-il. Des propos qui font bondir Gilles-William Goldnadel, qui n'accepte en aucun cas les propos communautaristes : "Dès l'instant où il y aurait de bonnes excuses on pourrait reprocher aux gens leurs origines" ironise l'avocat des GG.
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En Allemagne, ce document fait sensation : c'est le texte de l'accord conclu entre les sociaux-démocrates, Die Linke (le parti de gauche radicale) et les Verts. Cet accord de coalition surnommé 'Rouge-Rouge-vert' va permettre à un membre de lDie Linke de diriger un Land, en l'occurrence, la Thuringe, dans l'ex-RDA. Et c'est une première depuis la chute du mur de Berlin. L'accord, négocié depuis plusieurs jours, a été présenté ce jeudi à la presse. Les militants du parti social-démocrate (SPD) ont déjà donné leur feu vert. Die Linke et les verts devraient le faire dans les prochains jours. Au terme de cet accord, Bodo Ramelow devrait donc prendre la tête de la région. Son investiture est prévue le 5 décembre. Si localement, cette perspective est admise, en revanche, au niveau national, cela fait des vagues. Plusieurs dirigeants, y compris le président de la République et la chancelière, s'inquiètent de voir le représentant d'un parti proche des ex-communistes accéder à ce niveau de responsabilité. L'intéressé se défend de toute nostalgie idéologique, et affirme vouloir mener une politique régionale pragmatique.
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Pour le secrétaire national du Parti de gauche Alexis Corbière, Emmanuel Macron, nouveau ministre de l'Economie, "est un libéral, un homme de droite". "En termes de symbole, la nomination d'Emmanuel Macron ne parle pas à la gauche, Manuel Valls ne parle pas à la gauche", a ajouté Alexis Corbière, sur BFMTV.
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Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche et Laurent Neumann, éditorialiste politique BFMTV, étaient les invités de BFM Story. Jean-Luc Mélenchon a déclaré vendredi qu'il quittait la direction du parti de gauche. Néanmoins, il ne souhaite pas se retirer définitivement de la vie politique mais souhaite prendre du recul pour se consacrer notamment à l'écriture d'un livre.
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Jean-Luc Mélenchon a déclaré vendredi qu'il quittait la coprésidence du parti de gauche (PG) tout en assurant qu'il continuait le "combat" politique pour former un mouvement pour la VIe République.
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Le secrétaire national du Parti de gauche a commenté vendredi sur BFMTV l'annonce de Jean-Luc Mélenchon de quitter la coprésidence du parti. Alexis Corbière détaille ne simple réorganisation interne au parti dans lequel Jean-Luc Mélenchon continuera à occuper un "premier plan". Il ajoute que l'eurodéputé est "dégoûté d'une certaine forme de la vie politique, de cette façon à tout se résume à des images te des idées".
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Selon "France Inter", Jean-Luc Mélenchon devrait annoncer ce vendredi sa démission de la direction du Parti de Gauche. Il ne devrait toutefois pas quitter le mouvement.
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La gauche européenne veut faire front uni avant le sommet de la semaine prochaine. Le Français François Hollande recevra ce samedi sept autres dirigeants socialistes ou sociaux-démocrates. Parmi eux, l'Italien Matteo Renzi, qui a déjà fait savoir qu'il comptait bien obtenir plus de souplesse sur les budgets. La gauche a un argument de taille. Sans son soutien, le candidat du centre-droit Jean-Claude Juncker ne pourra pas être désigné président de la Commission européenne. Reste à voir ce qu'elle peut espérer en retour. Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, un social-démocrate, a bien proposé d'exclure une partie du coût des réformes du calcul des déficits, mais Angela Merkel y est foncièrement opposée. Un autre social-démocrate allemand, Martin Schulz, espérait intégrer l'exécutif européen pour pouvoir l'influencer mais il est plus probable qu'il retrouve la présidence du Parlement européen. Ce mini-sommet du centre-gauche est aussi une réponse à celui du centre-droit il y a deux semaines. Le Premier ministre suédois avait alors reçu la chancelière allemande et les dirigeants britannique et néerlandais.
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"Nous avons stabilisé nos voix, mais le reste de la gauche est en déroute" a déclaré ce dimanche soir Jean-Luc Mélencho, co-président du Parti de Gauche au sujet des résultats des élections européennes. "Les socialistes sont devant une responsabilité historique", a-t-il ajouté.
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Thierry Arnaud, chef du service politique de BFMTV, répond aux questions de Jean-Baptiste Boursier sur le meeting de Jean-Luc Mélenchon qui s'est tenu ce mardi soir à Toulouse pour les élections européennes. À 5 jours du scrutin, le Front de gauche espère réaliser une perchée importante aux européennes. Le coprésident du Parti de gauche a appelé au rassemblement "pour changer le monde".
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BFM Politique: L'After RMC: Jean-François Copé, président de l'UMP et Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche répondent aux questions de Véronique Jacquier.

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