Né en 1957, il fait sa première apparition dans "Spirou". Extrêmement paresseux, il est néanmoins persuadé de toujours bien faire.

"Ah bon, paresser, c'est péché ?" Vrai, ce doux ralentissement du rythme qui erre entre pensées et sommeil est bel et bien condamné. Par l'Eglise d'abord car celui qui paresse, ce croyant si peu actif, est atteint de torpeur spirituelle. Par la société ensuite, la moderne, toute vouée au culte du labeur. Ce n'est pas nouveau, le travail a longtemps été considéré comme vertueux : "Tout travail travaille à faire un homme en même temps qu'une chose" selon la formule du philosophe Emmanuel Mounier. Les révolutionnaires ne réclamaient-ils pas le droit au travail en 1848 ?

La paresse, péché capital

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