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Le Royaume-Uni serait le pays le plus corrompu au monde, parce qu'il se sert de Gibraltar, Jersey et d'autres territoires pour blanchir l'argent sale. C'est en tout cas ll'opinion sans appel du journaliste anti-mafia Roberto Saviano. '_Les associations anti-corruption l'ont démontré avec des données irréfutables. Le Royaume-Uni est sans aucun doute, le pays le plus corrompu au monde, pas en termes de politique ou de police, mais en matière de blanchiment d'argent . Qu'est-ce que je veux dire par corruption? Je veux dire qu'il n'y a pas de contrôle des flux d'argent - pas forcément à Londres, mais à Gibraltar, Malte et Jersey - ce sont toutes les portes par lesquelles la Grande-Bretagne apporte de l'argent sans aucun contrôle. Le Panama était la capitale du blanchiment d'argent - maintenant c'est Londres. Le Panama s'est vengé avec les Panama Papers. Les Panama Papers sont clairement une revanche. Ils ont publié les noms pour se venger d'un concurrent: Londres_.' Retrouvez l'intégralité de l'entretien avec Roberto Saviano dès demain sur Euronews et euronews.fr.
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Le Parlement européen approuve la mise en place d'une commission d'enquête sur le scandale des Panama Papers. Son mandat prévoit de se concentrer sur les éventuelles infractions commises par les institutions et les États membres au regard de législation européenne en matière de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale. " Ce que les journalistes ont découvert c'est qu'il était possible d'ouvrir des comptes bancaires, d'établir des sociétés secrètes et de cacher le bénéficiaire réel de ces énormes sommes d'argent ", explique l'eurodéputé écologiste Sven Giegold. Les 65 parlementaires de cette commission auront 12 mois pour remettre leur rapport. Le scandale des Panama Papers a révélé l'utilisation à l'échelle mondiale de sociétés écrans dans le but d'échapper à l'impôt.
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Ils sont 500 agents vérificateurs et surveillent 70.000 entreprises françaises ou étrangères. Leur but : traquer les entreprises qui ne paient pas leurs impôts en France. Brigades pour les banques, pour la grande distribution ou encore pour la sidérurgie, chaque agent a un rôle bien défini. L'an dernier, l'Etat a récupéré plus de 5.8 milliards d'euros grâce à eux. Malgré la coopération avec de nombreux pays, une demi-douzaine reste sur liste noire, comme le Panama.
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C'est la destination off-shore la plus prisée des grandes fortunes d'Amérique latine : la Nouvelle-Zélande revient dans l'oeil du cyclone des Panama Papers. Les médias locaux (Radio New Zealand, TVNZ et le journaliste d'investigation Nicky Hager) révèlent que le cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca a activement promu la destination auprès de ses clients pour sa défiscalisation des fonds fiduciaires étrangers. Une affirmation formulée après examen de 61.000 documents de la firme auxquels ils ont pu avoir accès. Le Premier ministre John Key est monté au créneau pour démentir toute irrégularité. 'Il est important de noter que les règles existantes obligent les fonds fiduciaires étrangers à s'enregistrer et à tenir des comptes détaillés. Ceux-ci peuvent-être réclamés par le Trésor public et transmis aux autorités fiscales d'autres pays,' a-t-il rappelé. C'est à Auckland que les journalistes ont localisé la filiale néo-zélandaise de Mossack Fonseca : le cabinet comptable Bentleys, géré par un certain Robert Thompson. Son nom apparaît dans 4.500 documents récupérés au Panama. Ce dernier s'est défendu d'avoir utilisé les fonds fiduciaires à des fins d'évasion fiscale. Reste que dans un mémo obtenu par le Consortium international des journalistes d'investigation, avec plus de 11 millions d'autres documents de Mossack Fonseca, la firme panaméenne reconnaissait que 95% de son activité consistait à 'vendre des véhicules pour échapper au fisc'. Difficile d'imaginer que la filiale néo-zélandaise ait été l'exception. Depuis la défiscalisation des fonds fiduciaires étrangers en Nouvelle-Zélande en 2008, leur nombre a plus que triplé à près de 11.000.
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Jose Manuel Soria, ministre espagnol de l'Industrie et homme de confiance de Mariano Rajoy, est la dernière victime en date du scandale des "Panama Papers", qui l'ont contraint à la démission vendredi. Quelques jours plus tôt, il avait nier catégoriquement tout lien avec des paradis fiscaux. Détails.
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Son nom apparaissait parmi tant d'autres dans les 'Panama Papers'. Le ministre espagnol de l'Industrie Jose Manuel Soria a annoncé sa démission, après les révélations des médias concernant l'existence de sociétés offshore, auxquelles il aurait été lié. Sur un document, publié par El Mundo, on y voit sa signature. La preuve pour le quotidien que le ministre était l'administrateur, jusqu'en 2002, d'une société offshore basée sur l'île britannique de Jersey, alors qu'il était maire de Las Palmas. De précédentes révélations indiquaient qu'il avait été brièvement l'administrateur d'une entité identique Bahamas dans les années 1990. Allégations qu'il avait niées en bloc devant le Congrès. Sous pression, Jose Manuel Soria a donc annoncé son retrait de la vie politique, compte tenu, dit-il, du 'tort évident que cette situation cause au gouvernement et au Parti populaire', dans un contexte politique délicat.
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Les Panama Papers, c'est la révélation choc de secrets financiers plutôt embarrassants. Le secret des affaires, c'est justement l'objet d'un texte voté aujourd'hui par le Parlement européen à Strasbourg. Il vise à protéger les entreprises contre l'espionnage industriel et commercial mais à quel prix...? 'C'est un signal complètement erroné de la part de cette assemblée d'adopter, 10 jours après les révélations des 'Panama papers', un texte qui de facto va rendre plus difficile la tâche des lanceurs d'alertes et des journaux, tout simplement parce qu'il fait reposer la charge de la preuve sur les lanceurs d'alertes et pas sur les entreprises', dénonce Philippe Lamberts, euro-député belge du groupe Verts-ALE. La directive protège les journalistes d'investigation contre toute poursuite judiciaire. Mais le statut des lanceurs d'alertes est plutôt flou et sujet à interprétations. Des critiques que rejette le rapporteur du texte, Constance Le Grip, euro-députée de centre gauche: 'Les lanceurs d'alertes, dans le cadre de leur mission de lanceurs d'alertes pour la protection de l'intérêt général et public, ne pourront en aucun cas être inquiétés par les termes de la directive. Ils sont donc, comme les journalistes, exonérés'. La Commission devrait toutefois proposer une directive spécifique aux lanceurs d'alertes. Trop tard, dénoncent notamment les Verts qui craignent des abus et un manque de transparence du milieu des affaires.
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AINSI VA LE MONDE. Le Venezuela est l'un des pays les plus cités dans l'affaire d'évasion fiscale "Panama Papers". Des proches de l'ancien président Hugo Chavez, tel que son ancien commandant des armées et son garde du corps, auraient profité du système. Ils auraient déclaré des revenus faibles.
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Le scandale des "Panama Papers" affole les exilés fiscaux, qui se retrouvent nombreux à appeler Bercy pour régulariser leur situation. Tous paieront le montant intégral des impôts dus, ainsi que les pénalités de retard, mais évitent de grosses sanctions. Alors qu'il comptait 159 employés, le service des demandes de régularisation devrait accroître ses effectifs d'ici juin.
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C'est en plein scandale des Panama Papers que la Commission européenne présente ses propositions pour intensifier la transparence fiscale des multinationales. L'institution souhaite que ces entreprises rendent publiques des informations relatives à leurs bénéfices et aux taxes qu'elles paient dans chaque État membre, mais aussi hors d'Europe précise le Commissaire en charge des Services financiers. Pour Jonathan Hill " si les multinationales actives en Europe payent des impôts ailleurs, comme au Panama pour donner un exemple, elles doivent le rendre public ". Ces mesures ne concernent cependant que les sociétés qui ont des activités en Europe et un chiffre d'affaire annuel d'au moins 750 millions d'euros. Dans leur ensemble tous les groupes politiques du Parlement européen approuvent le principe de ce texte. Mais le co-président des Verts déplore le manque d'ambition de la Commission européenne. " C'est un tout petit pas dans la bonne direction. Mais il montre le manque de courage politique de la Commission européenne et le manque de responsabilité des États membres ", ajoute Philippe Lamberts. Ces propositions interviennent aussi après différentes condamnations financières de la Commission à l'encontre d'accords fiscaux passés entre des multinationales et des pays membres.
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Ils montrent patte blanche, après que l'affaire Panama Papers a éclaboussé le chef du gouvernement : le ministre des Finances Georges Osborne, le maire de Londres Boris Johnson, ou la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon ont publié leurs déclarations de revenus. Ce dimanche, David Cameron a lui aussi joué la carte de la transparence sur ses impôts, pratique jusque-là inédite dans la classe politique britannique, et qui résonne avec la batterie de mesure annoncées contre la fuite de capitaux. Parmi celles-ci, le partage d'informations fiscales entre les 'paradis fiscaux' et les autorités britanniques. 'Pour la première fois, la police britannique et les autorités seront en mesure de voir exactement qui détient vraiment et contrôle les sociétés enregistrées sur ces territoires : les îles Caïman, les îles Vierges britanniques, les Bermudes, l'île de Man, l'île de Jersey', a déclaré David Cameron. A la chambre des Communes, le chef de file de l'opposition Jeremy Corbyn a qualifié ces mesures d'écran de fumée. 'Il y a aujourd'hui une loi pour les très riches et une pour les autres. Franchement, je ne suis pas sûr que le Premier ministre réalise pleinement la colère qui découle de cette injustice. Le Royaume-Uni est au coeur de l'industrie mondiale de l'évasion fiscale, c'est un scandale national et cela doit cesser.' Face aux députés, pour la première fois depuis le scandale des Panama Papers qui a dévoilé sa participation dans la société offshore de son père aux Bahamas, David Cameron, a cherché à défendre ses mesures contre l'évasion fiscale, mais aussi à se défendre lui-même... pour se sortir d'une très mauvaise posture. Avec AFP
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La transparence et les sanctions : ce sont les armes retenues par Berlin pour lutter contre l'évasion fiscale. Dans le sillage des révélations des ' Panama Papers ', le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a profité de la conférence de presse annuelle des douanes ce lundi pour évoquer son plan d'attaque. 'Nous devons standardiser les registres nationaux et les informations sur les sociétés. En liant les registres au niveau international et en échangeant automatiquement les informations, nous pourrons réduire la faille qui permet l'existence de tels modèles d'abus. Beaucoup a déjà été fait, mais nous allons à présent intensifier la lutte,' a-t-il déclaré. L'Allemagne souhaite par ailleurs actualiser la liste noire des paradis fiscaux, sur la base des documents de Mossack Fonseca. Une liste noire qu'il souhaite universelle. Recommandée par le cabinet d'avocats panaméen pour sa législation favorable aux sociétés écran, la Nouvelle-Zélande a commandé un audit indépendant à l'ancien président de PricewaterhouseCoopers dans le pays, John Shewan. 'Nous sommes prêts à modifier nos règles de publication, si cela s'avère justifié,' a assuré le premier ministre John Key. A l'expert indépendant de se prononcer. En 2014, le fisc néo-zélandais avait lui-même recommandé une réforme de la loi sur les trust funds étrangers.
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Sergueï Roldougine, le violoncelliste russe et ami de Poutine, se défend après avoir été épinglé par les 'Panama Papers'. A l'instar d'autres proches du président russe, il est soupçonné d'avoir caché d'importantes sommes d'argent dans les paradis fiscaux. Le musicien a reçu le soutien de Vladimir Poutine, qui a nié toute corruption. Sergueï Roldougine dépenserait l'essentiel de son argent à l'étranger pour investir dans la musique et les jeunes talents russes. Il l'a confirmé dans une interview télévisée : 'Je quémande ceci, et cela, car tout est cher : les instruments de musique sont chers, les professeurs qui donnent les meilleurs conseils sont chers. Les salles sont chères. Je ne souhaite rien d'autre que le meilleur pour nos jeunes musiciens.'' Le collectif de journalistes, à l'origine des ''révélations des Panama Papers'', affirme que Sergueï Roldougine détient des firmes offshore liées à des sociétés d'Etat russe. En tout, l'entourage de Vladimir Poutine est soupçonné d'avoir détourné jusqu'à deux milliards de dollars.
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Défendre ses mesures contre l'évasion fiscale et se défendre... David Cameron était fermement attendu ce lundi à la Chambre des Communes, au Palais de Westminster. Après avoir affiché sa détermination à prévenir et à sanctionner les fuites de capitaux, le Premier ministre britannique est revenu sur l'affaire qu'il a de son propre aveu mal gérée : celle des 'Panama Papers' et de ses parts dans Blairmore Holdings Inc, la société créée par son père aux Bahamas dans les années 80. 'Monsieur le Président, il y a eu des allégations profondément blessantes et mensongères contre mon père. Je veux rétablir la vérité. Cette société a été créée à l'étranger, en premier lieu parce que les fonds devaient se négocier principalement en dollars, donc il apparaissait logique qu'elle soit implantée à l'intérieur d'un des principaux centres de négociation du dollar. (...) Certaines personnes ont interrogé la légitimité de ce commerce, en me demandant : 'pourquoi avez-vous vendez vos actions en Janvier 2010?' Monsieur le Président, j'ai vendu toutes les actions de mon portefeuille cette année-là parce que je ne voulais pas de problèmes de conflits d'intérêts', a déclaré David Cameron. Face à lui, le chef de file de l'opposition Jeremy Corbyn s'est montré particulièrement véhément. Les explications et autres mesures proposées par David Cameron n'ont vraisemblablement pas convaincu le leader travailliste. 'Puis-je remercier le Premier ministre pour le niveau très avancé de sa déclaration? C'est un chef d'oeuvre dans l'art de la distraction, a ironisé Jeremy Corbyn. Monsieur le Président, il est scandaleux que les territoires britanniques d'outre-mer abritent plus de la moitié des sociétés fictives montées par Mossack Fonseca. Le Royaume-Uni est au coeur de l'industrie mondiale de l'évasion fiscale, c'est un scandale national et cela doit cesser.' David Cameron a notamment annoncé ce lundi que la plupart des dépendances de la Couronne britannique, y compris les îles Caïmans et Vierges, considérées comme des paradis fiscaux, devraient désormais partager leurs informations fiscales avec Londres. Cette mesure vise, parmi d'autres, à contrebalancer l'effet très fâcheux de l'affaire Panma Papers sur le Premier ministre britannique, décidément en mauvaise posture. Avec AFP
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La Commission européenne va présenter ce mardi ses propositions pour lutter contre l'évasion fiscale des multinationales. Le Commissaire européen chargé des Services financiers, Jonathan Hill, devrait annoncer que les sociétés qui ont des activités en Europe et qui ont un chiffre d'affaire supérieur à 750 millions d'euros seront amenées à publier davantage d'informations sur leurs activités. Le Commissaire européen chargé des Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a déjà donné le ton de cette stratégie. " Si la transparence n'est pas faite directement, que si on estime avoir quelque chose à cacher et bien ce sera fait autrement, et dans un autre état d'esprit ". La Commission a présenté en juin dernier une compilation des 28 listes nationales des paradis fiscaux. Elle espère établir d'ici six mois une liste noire paneuropéenne. A l'origine cette nouvelle stratégie ne devait concerner que les entreprises actives en Europe. Mais la Commission pourrait décider d'élargir son champ d'application. Pour être mises en oeuvre ces propositions devront aussi obtenir l'aval du Parlement mais également des États membres.
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Six jours après les révélations des 'Panama Papers' concernant le Premier ministre David Cameron, quelques centaines de personnes se sont retrouvées devant les grilles du 10 Downing Street à Londres pour demander le départ du chef du gouvernement. Elles se sont ensuite rassemblées devant le grand hôtel où se tenait le congrès du parti conservateur où s'exprimait David Cameron. 'C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et j'espère que ça va être la fin de David Cameron' témoigne un manifestant. 'C'est important que les gens sortent dans la rue, dit une femme. Je ne sais pas s'il démissionnera. S'il le faisait, ce serait extraordinaire. En tout cas, il nous faut du changement et ce n'est que le début.' Devant les délégués de son parti, David Cameron a prononcé un mea culpa sur sa communication pour le moins hasardeuse tout au long de la semaine. 'Je sais que j'aurais dû gérer cela mieux, a-t-il admis. Je sais qu'il y a des leçons à en tirer et ce sera fait. Ne faites pas de reproches au 10 Downing Street ou à des conseillers inconnus. C'est moi qu'il faut blâmer.' David Cameron a fini par reconnaître qu'il avait eu des parts dans le fonds d'investissements dirigé par son père, aujourd'hui décédé. Une société domiciliée aux Bahamas. Rien d'illégal insiste-t-il puisqu'il a toujours payé ses impôts.
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Le Premier ministre britannique David Cameron s'efforce de sortir de l'affaire 'Panama Papers' à laquelle son nom est associé. Ce dimanche, il publie ses déclarations d'impôts sur six ans comme pour prouver qu'il n'a rien à cacher. Il détaille son salaire, ses revenus immobiliers et bancaires. Dans un souci de transparence, il annonce également la mise en place d'un groupe de travail qui sera chargé d'enquêter sur les révélations des 'Panama Papers'. Reste maintenant à savoir si ces initiatives calmeront la colère de ces manifestants. Ce samedi, ils étaient plusieurs centaines à manifester à Londres pour réclamer sa démission. Il y a deux jours, David Cameron a reconnu qu'il avait possédé des parts dans un fonds d'investissement aux Bahamas. Cette société offshore appartenait à son père. Le Premier ministre a expliqué avoir vendu ses actions en 2010, juste avant qu'il ne devienne chef du gouvernement. - avec agences
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Après la révélation de ses actions sur un fonds offshore, le Premier ministre britannique David Cameron est plus que jamais fragilisé et entend "tirer les leçons" de ses erreurs. Au 10 Downing Street, les manifestants réclament sa démission alors que le chef de l'opposition Jeremy Corbyn estime qu'il a perdu la confiance des Britanniques.
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"Eh bien... cela n'a pas été une grande semaine". C'est ainsi que le chef du gouvernement britannique amorce son mea culpa, non sans humour, après les révélations des "Panama Papers". David Cameron aurait en effet bénéficié du fonds fiduciaire de son père décédé en 2010, géré pendant trois décennies par le cabinet Mossack Fonseca, au coeur des révélations de ce scandale.
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Une semaine de communication hasardeuse de la part du Premier ministre britannique David Cameron au sujet des Panama Papers valait bien un petit mea culpa. Le 10 Downing Street a publié quatre communiqués alambiqués avant de reconnaître jeudi que le chef du gouvernement avait possédé des parts dans une société basée aux Bahamas et au Panama mais qu'il n'avait rien fait d'illégal. Devant les militants conservateurs ce samedi, il est donc allé un peu plus loin. 'Bon, ça n'a pas été une grande semaine, a-t-il reconnu. Je sais que j'aurais dû mieux gérer cette affaire, je sais qu'il y a des leçons à en tirer et je m'y appliquerai. N'en faites pas le reproche au 10 Downing Street ou à des conseillers inconnus. C'est moi qui suis à blâmer.' Ian Cameron, le père défunt du Premier ministre, était un client de Mossak Fonseca. David Cameron lui-même a possédé des actions qu'il a toutes vendues avant d'arriver au pouvoir en 2010. Il a d'ailleurs affirmé avoir toujours payé ses impôts et a renouvelé sa promesse de publier bientôt ses déclarations fiscales. Des manifestants réclamant la démission de David Cameron se sont encore rassemblés ce samedi devant le 10 Downing Street. Big protest calling for Cameron's resignation outside Downing Street today. He is as popular as Blair #cameronresign pic.twitter.com/MAYoPduvvY- Left Unity (@LeftUnityUK) April 9, 2016 Ces révélations surviennent en tout cas à un peu plus de deux mois d'un référendum à hauts risques sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne.
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Les vagues provoquées par les révélations des 'Panama Papers', avec les gouvernements à travers le monde qui ont commencé à mener leurs propres enquêtes. Ainsi au Salvador, la police a effectué ce vendredi une perquisition dans les bureaux du cabinet d'avocat Mossack Fonseca à San Salvador, la capitale. Les autorités ont saisi des ordinateurs et de documents, sur lesquels vont se pencher les enquêteurs. Le procureur général Douglas Meléndez a appelé tout le monde à coopérer. 'Je veux demander aux avocats et aux cabinets juridiques qui ont pu fournir des conseils aux sociétés, de ne pas faire d'erreur. On va les convoquer. J'espère qu'ils ne vont pas faire l'erreur de cacher des informations.' L'opération 'Panama Papers' a permis de mettre au jour des pratiques financières et fiscales opaques de personnalités. Dirigeants politiques, entrepreneurs, sportifs, des centaines de noms sont cités dans ces documents... Plusieurs banques mondiales sont également pointées du doigt pour avoir aidé leurs clients à créer des sociétés offshore via le cabinet d'avocats Mossack Fonseca. - avec agences
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En Islande, les députés ont rejeté ce vendredi une motion de censure contre le gouvernement, présentée par l'opposition. Tous les députés de la majorité de droite ont voté contre, faisant bloc autour du gouvernement pourtant fragilisé depuis les révélations des 'Panama Papers'. Sigmundur Gunnlaugsson, qui était à la tête du gouvernement depuis 2013, a été contraint à la démission, son nom apparaissant dans les listings des Panama Papers. Il a été remplacé par le ministre de l'Agriculture. >> Islande : un nouveau gouvernement, mais toujours un climat de défiance Mais cela ne calme pas la colère d'une partie de la population. 'Dans ce gouvernement, il y encore deux ministres dont les noms figurent dans les listings, se désole Eirikur, 52 ans. Ce n'est pas normal ! Ils ne devraient pas rester à des postes où ils gèrent l'argent public'. 'Ce qui me met en rogne, ajoute Hrafnhildur, 35 ans, c'est l'arrogance dont font preuve les soit-disant responsables politiques, et le mépris qu'ils manifestent vis-à-vis de la population'. Législatives anticipées à l'automne Depuis lundi, ces manifestants protestent devant le Parlement de Reijavik, pour réclamer des changements en profondeur. Une mobilisation de plus en plus bruyante, mais pas vraiment entendue par les actuels dirigeants. Les manifestants exigent la tenue immédiate d'élections législatives anticipées. Les députés ont consenti à ce que ce scrutin ait lieu simplement à l'automne.
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Manuel Valls est en Algérie avec d'autres ministres du gouvernement pour finaliser des accords économiques. Mais la visite a été boycottée par quatre médias français après le refus d'Alger d'adresser un visa à un journaliste du Monde. Le quotidien avait lié, à tort, Abdelaziz Bouteflika dans le scandale des Panama Papers.
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Le scandale révélé par les "Panama Papers" sur David Cameron, inquiète ses partisans, mais réjouit ceux du Brexit. A deux mois du referendum, c'est un coup porté à son camp, et il pourrait même être poussé à la démission.
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En Grande-Bretagne, David Cameron a finalement été, lui aussi, rattrapé par le scandale des "Panama Papers". Après la révélation d'un fond offshore dirigé par son père, le premier ministre britannique avait juré qu'il n'y disposait d'aucun actif. Jeudi, il a finalement admis avoir revendu ses parts en 2010.
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Dans Perspectives cette semaine, les révélations des 'Panama papers', le système des sociétés offshore, le cas Messi, la défense de Mossack Fonseca et le rôle des avocats suisses... TVE Le Panama est au centre d'un ouragan mondial. Le déclencheur : une liste de 11 millions et demi de fichiers, connus désormais sous le nom de 'Panama papers', dévoilée par un consortium international de journalistes d'investigation à Washington et une centaine de médias partenaires à travers le monde. Après un an d'enquête, ils ont dénoncé le système complexe des sociétés offshores. Pour tout savoir sur ces sociétés-écrans, les explications de la télévision publique espagnole. France 2 L'argent des riches circule par des voies détournées. Difficile à retracer, il atterrit dans des paradis fiscaux, dont l'opacité le met à l'abri de toute indiscrétion. France Télévision s'est penché sur le cas Lionel Messi. RTP Au coeur du scandale, le cabinet d'avocats établie au Panama, Mossack Fonseca. Il est composé de deux associés : Jürgen Mossack, avocat d'affaires panaméen, d'origine allemande, et Ramón Fonseca, qui s'est exprimé sur l'affaire 'Panama papers'. La radio-télévision publique portugaise a repris une interview de Reuters et nous livre son analyse. RTS Tout ce système offshore ne pourrait pas exister sans le concours des banques, et certains noms apparaissent dans les 'Panama papers'. Ces banques démentent pourtant avoir aider leurs clients à échapper au fisc, tout comme les avocats de riches personnalités. La radio-télévision suisse romande nous explique le rôle qu'ils jouent.
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David Jacquot, Euronews: Notre invité est aujourd'hui le ministre français des Finances, Michel Sapin ! Michel Sapin : sa biographie politique Michel Sapin est né le 9 avril 1952. Membre du Parti socialiste depuis 1975, il est élu député de l'Indre en 1981, puis des Hauts-de-Seine en 1986, avant de retrouver son poste pour l'Indre en 2007. Sous la présidence de François Mitterrand, il est ministre délégué auprès du ministre de la Justice, puis ministre de l'Économie et des Finances jusqu'à mars 1993. Lors de la troisième cohabitation, il est ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État entre 2000 et 2002. Il fut aussi, président du Conseil régional du Centre de 1998 à 2000 et de 2004 à 2007. De mai 2012 à mars 2014, il est ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social. Le 2 avril 2014, il est nommé ministre des Finances et des Comptes publics. Michel Sapin: Bonjour. D.J : On commence évidemment par le scandale " Panama papers ", cette affaire planétaire d'évasion fiscale. Sont mis en cause des leaders politiques étrangers comme le Premier ministre islandais, le président argentin, le président ukrainien, le roi d'Arabie saoudite ou le premier cercle autour de Vladimir Poutine et du président chinois. Si la fraude était confirmée, comment qualifieriez-vous le comportement et les agissements de ces dirigeants étrangers ? M.S : Pardon de répondre comme ça, mais je ne vais pas m'immiscer dans des débats de politique interne ou de fonctionnement de justice de chacun des pays qui doivent faire le clair sur les activités. Étaient-elles légales ou pas légales, je n'ai pas à m'immiscer dans cela. Ce que je trouve d'important dans ces révélations, c'est la prise de conscience que cela permet à chacun, qu'il ne s'agit pas de phénomènes nationaux additionnés les uns à côté des autres, mais d'un phénomène planétaire. Ce qui compte pour lutter contre ce phénomène planétaire, et nous le faisons déjà depuis quelques années, peut-être pourrons-nous en parler, c'est la coopération internationale. D.J : Le Panama s'est engagé à pratiquer, à partir de 2018, l'échange automatique d'informations entre les États. Mais la réalité c'est que le pays traîne des pieds? Ne joue pas le jeu, n'est pas coopératif? C'est ça la réalité? M.S : La réalité, c'est qu'il joue à cache-cache et que ça n'est plus supportable. Il y a certains pays, souvent très petits, qui au fond sont continus dans leur volonté de servir de paradis fiscaux. Quelques îles par-ci, par-là, quelques territoires... D.J : On les cite ? Les Bahamas ? M.S : Les Bahamas, ça y est. Ils sont dans le jeu. D.J : Les Seychelles ? M.S : Les Seychelles sont aussi dans le jeu. Donc il y a des toutes petites îles par-ci par-là... D.J : Guernesey ? M.S : Guernesey est maintenant dans le jeu. Vous voyez. Comme quoi les choses ont changé. Avant, on citait la Suisse. Maintenant, la Suisse, c'est fini. D'ailleurs, maintenant on voit très bien dans un certain nombre de processus qui sont décrits dans des documents que beaucoup de ces systèmes organisés au Panama que c'est pour fuir, en quelque sorte, la Suisse où aujourd'hui il n' y a plus possibilité de cacher ses fortunes ou ses revenus. D.J : On parle maintenant des déficits publics et comptes publics français. La France a nettement réduit son déficit public en 2015, pour ceux qui aiment les chiffres, de 0.5 point à 3.5% du PIB. On ne peut que s'en réjouir. Sauf que le vice-président de la Commission européenne n'a pas manqué de souligner que cette baisse était largement due 'à des éléments liés au cycle d'activité' donc en gros que ce n'était pas du fait de votre action, pas grâce à vous. A-t-il tort ? Se trompe t-il ? M.S : Il a reconnu devant moi s'être trompé dans ce genre d'expression. Je l'ai vu quelques minutes après, des propos ont été mal rapportés m'a-t-il dit. La Commission reconnaît la vérité des choses qui est que la France a fait des efforts considérables de maîtrise de ses déficits. En 2015, après 2014, elle a atteint un objectif meilleur que celui qui était prévu et que la Commission elle-même avait prévu. Et ceci, dans des conditions qui ne sont pas simples à remplir : diminuer les déficits plus rapidement que prévu, en diminuant les impôts, puisqu'en 2015 en particulier les prélèvements obligatoires, c'est un des autres chiffres qui est apparu clairement, ont diminué. Et cela en faisant face, chacun l'a remarqué, à un certain nombre de dépenses supplémentaires qui sont dues à des urgences. 2015 c'était l'année où nous avons subi deux vagues d'attentat. C'est l'année où nous avons augmenté les moyens en faveur de la sécurité. C'est aussi l'année où nous avons décidé d'augmenter à nouveau et fortement, les dépenses de défense nationale car l'armée est présente sur notre territoire pour protéger les Français et présente l'extérieur pour frapper à l'origine le terrorisme international. D.J : Parlons maintenant de la Banque centrale européenne. Mario Draghi, vous le savez, a sorti son " bazooka monétaire " il y a de cela quelques semaines avec de nouvelles mesures non conventionnelles pour relancer l'inflation et la croissance. Comment juger le bilan de son action ? Parce que d'un côté, c'est vrai, certes, l'euro et les taux d'intérêt ont baissé. De l'autre, l'inflation n'est toujours pas proche de l'objectif de 2% de Mario Draghi. Et le crédit bancaire redémarre mollement, c'est un bilan mitigé ? M.S : Nous faisons face à une extraordinaire difficulté, c'est-à-dire une inflation extrêmement faible voire négative, pour des raisons que vous savez. Par ailleurs, (les prix des) matières premières de manière générale s'écroulent, y compris dans le domaine agricole, ce qui peut poser de grandes difficultés aux professionnels du secteur. Par rapport à ce panorama extrêmement difficile, nous avons une banque centrale pertinente, courageuse et déterminée. Et c'est une grande chance pour nous. D.J : Rien à redire ? M.S : C'est une grande chance pour nous. S'il n'y avait pas eu la banque centrale depuis deux, trois ans, mais où en serions-nous? La seule chose que je peux dire, mais au fond c'est une phrase que Mario Draghi ne cesse de répéter, c'est que la politique monétaire ne peut pas tout. Elle peut beaucoup, et encore plus. Ils sont totalement déterminés à mettre tous les moyens monétaires pour lutter contre cette trop faible inflation et cette trop faible activité, mais ils ne peuvent pas tout. Il appartient à chacun d'entre nous de mener les politiques, y compris budgétaires, les plus intelligentes. D.J: La B.C.E. doit-elle maintenir sa perfusion monétaire aussi longtemps que l'inflation ne sera pas retournée dans la zone de confort des 2% ? M.S : Je n'ai pas à décider à la place de la Banque centrale européenne. Je l'entends. Elle dit qu'elle a aujourd'hui les moyens d'aller plus loin encore et le fera aussi longtemps que la cible d'inflation, c'est-à-dire aux alentours de 2%, n'aura pas été obtenue et donc que l'activité économique en Europe n'aura pas repris suffisamment. D.J : Michel Sapin, vous venez de publier 'Jamais sans l'Europe!' avec votre homologue allemand Wolfgang Schäuble, un plaidoyer pour l'Europe. Vous êtes depuis toujours un européen convaincu. Le problème c'est qu'il y a de moins en moins d'Européens convaincus par l'Europe. La montée des partis populistes et xénophobes l'attestent. Comment redonne-t-on envie ? Une envie d'Europe alors que l'Union aujourd'hui, il faut l'avouer, ne fait plus rêver ? M.S : Justement en regardant cette réalité en face. En regardant la réalité de la montée des populismes. En regardant la réalité des préoccupations aujourd'hui. Les préoccupations c'est : je veux que ça se développe, que mon pays se développe, économiquement, de l'emploi. Et je veux que mon pays soit protégé contre un certain nombre d'enjeux internationaux en particulier en termes de sécurité, terrorisme ou de pression migratoire. Mais réussit-on cela chacun dans son coin? Est-ce que l'on réussit cela en se fermant sur soi? La réponse est évidemment non. Évidemment, non. Il n' y a plus de développement économique possible si ce n'est pas sur un espace suffisamment large. Ni de protection possible si c'est un "chacun pour soi". Nous, on est capables de se protéger à nos frontières. Vous rendez-vous compte si l'on devait fermer toutes les frontières autour de la France? Vous rendez-vous compte de la perte en termes de liberté, de fluidité pour chacun d'entre nous mais aussi économique qui serait absolument considérable ? Il faut regarder cette réalité en face et redonner de la perspective à l'enjeu européen. Pas seulement à l'idéal européen. Il n'y a pas de solutions aux gros problèmes que rencontre chacun de nos pays, si on laisse l'Europe de côté. Il y a des solutions, pas immédiates, pas des miracles, qu'il faut construire si l'on permet à l'Europe de retrouver de l'élan et de la dynamique. D.J : Merci, Michel Sapin pour cet entretien. M.S : Merci (Interview enregistrée le 05/04/2016)
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IL DU WEB - Les "Panama Papers" ont épinglé pour le moment des politiques ou des footballers, par exemple. Mais pas seulement, l'art est aussi touché. Un tableau de Modigliani, "L"homme assis sur sa canne" estimé à 25 millions de dollars, aurait été localisé dans les ports francs de Genève (zone franche). Acheté par l'Internationat Art Center, fondation dirigée par une femme qui détient elle-même 11.000 autres entreprises au Panama, il aurait été cédé à une famille influente dans le monde de l'art. La police américaine mène l'enquête.
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L'affaire des Panama Papers a mis une nouvelle fois en lumière l'ampleur de la fraude fiscale à l'échelle mondiale. Pour le Commissaire européen en charge des Affaires économiques et de la Fiscalité ces révélations sont choquantes " par les montants concernés, par les juridictions concernées, par les personnes concernées ". Mais pour Pierre Moscovici elles peuvent servir d'électrochoc et aider " ceux qui pensent depuis un certain temps que trop c'est trop ". Cette affaire devrait appuyer sa proposition faite en juin dernier d'établir une liste noire paneuropéenne des paradis fiscaux. Le Commissaire espère désormais voir ce projet prendre forme d'ici six mois. Le scandale des Panama Papers devrait être au coeur de la réunion du G20 la semaine prochaine et du Conseil des 28 ministres des Finances le 22 avril.
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Le président argentin secoué à son tour par les révélations des Panama Papers. Jeudi soir des centaines de manifestants sont descendus dans les rues de Buenos Aires pour demander sa démission. Le nom de Mauricio Macri est appararu dans l'organigramme de deux sociétés offshore mises à jours par les Panama Papers. A tel point qu'un procureur a demandé l'ouverture d'une enquête fiscale contre le président argentin mais un juge doit d'abord se prononcer sur la validité de cette procédure. Pour Ilda Esmarkiazi, opposante au nouveau président argentin, Mauricio Macri 'devrait démissionner, comme l'a fait le Premier ministre islandais.' La question est de savoir si Mauricio Macri, élu en novembre dernier, aurait dû signaler dans sa déclaration de patrimoine que son nom figurait dans l'organigramme de deux sociétés offshore, l'une enregistrée au Bahamas, l'autre à Panama. Jeudi soir, le président Macri est une nouvelle fois monté au créneau pour défendre sa probité. 'Je veux vous dire une fois de plus que je suis très détendu, que j'ai respecté la loi et que j'ai dit la vérité et que je n'ai rien à cacher', a-t-il déclaré devant ses supporters. Ce vendredi le président argentin a promis de transmettre à la justice tous les documents nécessaires justifiant sa déclaration de revenus de 2007 et 2008.

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