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Sergio Mattarella, 73 ans, est depuis samedi le nouveau président de la République italienne. Juge de la Cour constitutionnelle, chrétien-démocrate de gauche, catholique pratiquant et austère, l'homme à la carrière politique discrète, l'est resté lors de sa première déclaration : 'Mes pensées vont avant tout aux difficultés et aux espoirs de nos concitoyens.' Après trois tours de vote à la majorité des deux tiers, c'est au quatrième tour avec une majorité simple de 665 voix sur 1009 des grands électeurs, que le successeur de Giorgio Napolitano est élu. A 89 ans, celui-ci avait démissionné sans achever son deuxième mandat de 7 ans. Le président de la République italienne n'a que des pouvoirs restreints, mais joue un rôle important d'arbitre en cas de crise politique. L'élection de Mattarella est une grande victoire pour le premier ministre, Matteo Renzi, qui l'avait proposé unilatéralement et par surprise. En gagnant son pari, il renforce sa position et celle de son parti, le Parti Démocrate. Elle est surtout un coup dur pour Silvio Berlusconi : une trentaine des grands électeurs de Forza Italia n'ont pas suivi sa consigne de voter blanc. Car le Cavaliere n'oublie pas que Sergio Mattarella avait démissionné du gouvernement de Giulio Andreotti en 1990, pour protester contre la loi octroyant trois chaines de TV à Mediaset, son empire médiatique. Plusieurs fois ministre, ce juriste né à Palerme en 1941 est destiné à être professeur de droit. Il entre en politique suite à l'assassinat de son frère ainé par la mafia alors qu'il est président de la Sicile en 1980. Mattarella est aussi l'un des rares démocrates-chrétiens à avoir survécu au 'Tangentopoli', le mégascandale de corruption des années 1990. En 2001, il est ministre de la Défense alors que le service militaire est aboli. Retiré de la vie politique en 2008, Matterella revient au plus haut de l'échelle. Eclairage Massimo Franco, analyste politique du quotidien Corriere della Sera a répondu aux questions de notre journaliste italien Alfredo Ranavolo. A.R. : L'Italie a été habituée ces dernières années à l'interventionnisme de Georgio Napolitano à cause d'une situation politique complexe. Avec Mattarella, allons-nous vers un changement de direction ? M.F 'Ca dépendra du climat politique. Habituellement, les présidents de la République ont un rôle plus ou moins actif, tout dépendra. Je pense que si les partis et le parlement fonctionnent bien, Mattarella interviendra le moins possible.' A.R.: L'élection de Mattarella est sans aucun doute le résultat de la stratégie de Matteo Renzi. Il l'a choisi, l'a fait élire au quatrième tour, comme il l'avait prévu. A quel point cette opération va-t-elle le renforcer ? F.M: 'Sans aucun doute, cette opération le renforce beaucoup. D'abord parce qu'il est parvenu par dessus-tout à conserver l'unité de son parti, le parti démocratique qui, rappelons-le, n'a pas été tendre avec son prédécesseur. Et puis il a démontré qu'il avait pu trouver la personnalité qui représente le meilleur compromis possible dans cette phase politique. Donc je pense qu'il a un double mérite, il faut le reconnaître.' A.R: Renzi voulait un président au caractère et au style différent de lui-même. Quelle relation peut naître entre les deux, plus généralement entre la sobriété de Mattarella et une politique au ton souvent excessif? F.M: 'Ce trait de sobriété et de discrétion est net, quand un chef d'Etat commence par se montrer au volant d'une panda, une si petite voiture, ça fait penser d'une certaine manière à une version laïque du pape François.' A.R: Sergio Mattarella vient de la Cour constitutionnelle, donc il a été un arbitre des lois, et il devient maintenant celui qui doit les promulguer... F.M: 'Je crois que Mattarella est un grand connaisseur non seulement de la Constitution mais aussi de la machine d'Etat. Donc ce choix était très bon et il balaie toute spéculation sur le fait qu'on aurait pu mettre quelqu'un au Quirinale qui n'a aucune connaissance politique.' A.R.: C'est aussi la première fois qu'un président est si proche d'une tragédie liée à la mafia, avec le meurtre de son frère Piersanti. Cela a-t-il une importance symbolique ou réellement tangible? F.M.: 'Mattarella est un Sicilien qui combat la mafia. Cela a une importance tangible parce que je pense que cet épisode tragique a marqué profondément la vie de Sergio Mattarella. Au bout du compte, c'est cet épidode qui l'a poussé à entrer en politique, remplaçant ainsi son frère.'
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Un crime vieux de plus de 100 ans a été élucidé à l'occasion d'un coup de filet contre la mafia sicilienne ce lundi. Lors d'écoutes de membres présumés de Cosa Nostra, l'un des suspects, Domenico Palazzotto a révélé que son grand-oncle Paolo Palazzotto était à l'origine de l'assassinat de Joe Pretrosino. Ce policier new-yorkais, pionnier de la lutte contre le crime organisé, avait été tué en 1909 dans la capitale sicilienne. Son assassinat avait fait la une de la presse, mais faute de preuve, le crime est resté impuni. Au-delà de cette annonce, l'enquête a mené au démantèlement d'au moins deux clans puissants qui contrôlaient une partie de la ville de Palerme. Au total, 95 personnes ont été interpellées. La police a publié ces vidéos montrant sur le fait des opérations d'extorsions de fonds. Selon les enquêteurs, le racket visait toutes sortes d'entreprises depuis plusieurs années.
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Chaque soir, au coucher du soleil, la mystérieuse silhouette d'une nonne apparait en haut du clocher de l'église du Capo à Palerme. Le phénomène attire de nombreux curieux chaque soir. Une question est sur toutes les lèvres : illusion d'optique ou vrai fantôme?
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