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Un membre de l'OSCE a été tué dans l'est de Ukraine ce dimanche. Une mine a explosé au passage d'une patrouille dans un village de la région de Lougansk, une zone tenue par les rebelles. Il s'agit de la première victime de la mission d'observation spéciale, depuis son déploiement dans le pays il y a près de trois ans: un homme de nationalité américaine. Une allemande a aussi été blessée. L'OSCE a demandé l'ouverture d'une enquête. Depuis 2014, ce conflit a coûté la vie à plus de 10 000 personnes.
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La campagne pour le référendum en Turquie sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan s'est déroulée dans des conditions inéquitables, a estimé lundi une mission commune d'observateurs de l'OSCE et du Conseil de l'Europe. 'Le référendum s'est déroulé sur un terrain inégal et les deux camps en campagne n'ont pas bénéficié des mêmes opportunités', a déclaré Cezar Florin Preda, le chef de la délégation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). La campagne pour le référendum a été marquée par une large domination du camp du 'oui' dans l'espace public et les médias, pour la plupart acquis au président Erdogan. 'Des modifications tardives dans la procédure de comptage (des voix) ont supprimé un important garde-fou' contre les fraudes, a par ailleurs relevé Cezar Florin Preda, faisant allusion à la décision des autorités électorales d'accepter les bulletins non estampillés du sceau officiel. Les deux principaux partis de l'opposition turque, le CHP (social-démocrate) et le HDP (prokurde), ont dénoncé cette mesure prise par le Haut-Conseil électoral (YSK) de valider ces bulletins, annonçant leur intention de déposer un recours. 'Nous ne parlons pas de fraudes. Nous n'avons aucune information sur ce sujet', a souligné M. Preda, ajoutant que cela ne relevait 'pas de notre compétence'. 'Globalement, le référendum n'a pas été à la hauteur des critères du Conseil de l'Europe', a-t-il toutefois noté, avant d'ajouter que 'le cadre légal était inadéquat' s'agissant d'obtenir 'un processus véritablement démocratique'. Le responsable de l'APCE a notamment relevé le fait que le référendum avait été organisé en plein état d'urgence, en vigueur depuis un putsch avorté en juillet. Tana De Zulueta, de la délégation de l'OSCE, a déclaré que la campagne avait été 'ternie par de hauts responsables qui ont assimilé les partisans du non à des sympathisants des terroristes'. Le président Erdogan a plusieurs fois dit pendant la campagne que les partisans du 'non' au référendum faisaient le jeu des 'organisations terroristes' et des putschistes. Avec agence (AFP)
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La population de Donetsk a manifesté ce vendredi car elle ne veut pas d'une mission armée de l'OSCE dans l'est du pays. Un rassemblement de 5.000 personnes pourtant pas vraiment spontané, selon plusieurs témoignages sur place. Ainsi, plusieurs personnes ont affirmé à l'AFP avoir été 'fortement incitées' à participer à la manifestation. Mais certains étaient là, quand-même, par conviction : 'Sous le prétexte d'une mission armée, déclare Konstantin, ils peuvent déployer tous les unités terroristes qu'ils veulent, avec un bon déguisement'. Depuis des mois Kiev demande le déploiement sur place d'une mission armée dans l'est de l'Ukraine, et certains ici sont très méfiants, jusqu'à imaginer des théories du complot : 'Nous comprenons tous clairement que l'armée ukrainienne pourrait facilement prendre pour cibles les moniteurs de l'OSCE et comme d'habitude, nous accuser ensuite'. Donetsk et la région du Donbass sont sous contrôle des séparatistes pro-russes de la République populaire autoproclamée de Donetsk. En deux ans, le conflit a fait plus de 9.000 morts.
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Pour le président ukrainien, c'est une certitude. Une mission de police va être déployée dans l'Est de l'Ukraine, en guerre depuis deux ans. Le Quartet de Normandie qui réunit l'Ukraine, la Russie, l'Allemagne et la France, aurait donné son aval. Moscou dément. Mais Petro Porochenko ne semble pas douter de l'avènement de cette mission. 'Aujourd'hui, nous avons obtenu un succès diplomatique, a-t-il déclaré, car il y a eu un accord sur le déploiement d'une mission de police de l'OSCE non seulement au niveau du Quartet de Normandie mais aussi à Vienne, au siège de l'OSCE, sous la direction de l'Allemagne. Nos partenaires allemands ont déjà lancé les discussions sur le déploiement de la mission policière.' Côté ukrainien, le rôle de cette mission est clair : veiller au retrait des équipements militaires venus de Russie. Pour l'analyste Mykola Davidyuk, les 700 observateurs de l'OSCE sur place n'en ont pas les moyens. 'Actuellement, la mission qui travaille dans la zone de conflit n'a pas accès à tous endroits qu'elle doit contrôler, dit-il. Les observateurs ont été attaqués plusieurs fois. Il est évident que des élections ne peuvent pas avoir lieu dans le Donbass. Ce n'est pas un territoire libre.' Les accords de Minsk, signés en février 2015, prévoient la tenue d'élections dans cette région dominée par les prorusses. Mais les affrontements ont redoublé d'intensité ces dernières semaines. Pour les autorités ukrainiennes, des élections dans le Donbass ne seront envisageables que lorsque les demandes sécuritaires de l'Ukraine dans la zone de conflit seront respectées. Le président Porochenko exige la reprise du contrôle de la frontière avec la Russie et l'établissement de postes d'observation tenus par une mission internationale. Dans le cas contraire, Kiev considérerait les élections comme illégitimes.
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En allant voter il y a quelques semaines, Alexandre Loukachenko affiche le sourire confiant de celui qui sait quelle sera l'issue du scrutin. Accompagné de son fils Nikolaï qu'il a d'ores et déjà désigné comme son successeur, le maître contestable mais indéboulonnable du Bélarus n'imagine pas céder le pouvoir. 'Je pense que Loukachenko restera au pouvoir jusqu'au bout, jusqu'à la fin de sa vie, c'est du moins ce qu'il aimerait. Il a peur de confier ce pouvoir à quelqu'un et c'est pourquoi il s'accrochera au pouvoir jusqu'à la fin' explique Valeriy Karbalech, analyste politique. 1994, le Bélarus, indépendant de l'URSS (devenue Fédération de Russie) depuis 3 ans, devient la république de Biélorussie et Alexandre Loukachenko en sera le premier et seul président à ce jour. Il est réélu en 2001, 2006, 2010 puis 2015, avec des scores qui laissent peu de doutes sur la nature de son régime. Car Loukachenko a tout verrouillé en 21 ans de pouvoir. Les médias, l'opposition, tout est sous contrôle. Les opposants sont des ennemis du peuple, estime-t-il, et lui seul peut garantir la stabilité du pays. Jugé infréquentable, il est interdit de séjour en Europe et aux Etats-Unis et c'est le seul pays du continent à ne pas avoir pu entrer au Conseil de l'Europe. Mais il a aussi ses alliés, dont l'indéfectible Kremlin et ses partenaires au sein de l'Union économique eurasienne, née en début d'année : commerces, soutien en matière de politique étrangère ... Et en échange, un silence mutuel sur leurs affaires internes. Isolé sur la scène internationale et soumis à des sanctions des Etats-Unis et de l'UE, ces derniers temps, Loukachenko a multiplié les tentatives pour redorer son blason : libération de prisonniers politiques, rôle de médiateur dans la crise ukrainienne entre la Russie et l'Union, accueil des pourparlers de paix entre Kiev et les séparatistes. C'était suffisant pour convaincre Bruxelles d'une levée des sanctions en vigueur depuis 2011. Important pour le dernier dictateur européen qui met un point d'honneur à offrir à ses sujets un confort de vie que beaucoup, aussi, apprécient. Et cette année, pour la première fois, le niveau de vie a baissé. Or Loukachenko sait que son régime paternaliste, ce modèle soviétique qu'il impose tant au niveau économique que politique tient aussi grâce aux avantages que son peuple peut en tirer. Si ceux-ci s'effondrent, peut-être que son pouvoir vacillera.
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En Ukraine, quatre voitures blindées de l'OSCE ont été détruites, à Donetsk, le fief des séparatistes pro-russes dans l'est du pays. L'Organisation a dénoncé un incendie criminel qui visait la résidence de la mission de surveillance. Kiev et les rebelles se sont accusés mutuellement d'être responsable. Les attaques contre les observateurs de l'OSCE se sont multipliées ces dernières semaines. Alexander Hug, chef de la mission de l'OSCE en Ukraine 'Ceci est la dernière manifestation d'une série d'incidents affectant la sécurité des membres de l'OSCE et de ses biens. Il semble que ce genre d'intimidation vise à arrêter l'OSCE de rapporter ce qui se passe dans la région. Je dois préciser que l'OSCE n'a pas l'intention à ce stade de se retirer de Donetsk'. Autour du bâtiment, des manifestants ont démontré leur hostilité à la mission de l'OSCE, en déversant un liquide rouge comme le sang. Malgré la trêve de mi-février les violences meurtrières ne connaissent aucun répit. L'organisation a déployé plusieurs centaines d'observateurs notamment dans l'est du pays. Le conflit a fait plus de 6.800 morts en 1 an et demi.
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En Ukraine, le cessez-le-feu signé à Minsk le 12 février ne cesse d'être violé. La trêve aurait été bafouée 250 fois selon Washington. A Marioupol, important port industriel au sud-est du pays, les combats continuent selon une source de l'armée ukraininenne. Euronews a rencontré un porte-parole de la mission de surveillance de l'OSCE. Il détaille la situation sur place. 'Il y a un cessez le feu general mais il existe quelques exceptions, quelques points chauds. Nous avons une équipe d'observateurs à Marioupol et je peux vous dire qu'il y a eu des bombardements à quelques 20, 30 km à l'est de Marioupol'. Marioupol mais aussi Debaltseve. L'assaut sur cette ville stratégique de l'est fait également partie des transgressions du cessez-le-feu. 'Les rebelles n'ont pas pu nous garantir un passage sûr pour Debaltseve, ce qui revient à nous bloquer. Nous faisons partie d'une mission civile non armée et tant que nous n'aurons pas de garantie de sécurité nous n'irons pas à certains endroits'. La situation préocuppe toujours la communauté internationale. Ce vendredi à Paris, François Hollande et Angela Merkel ont réaffirmé lors d'une conférence de presse commune, leur volonté de voir le cessez le feu respecté.
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Le Groupe de contact sur l'Ukraine réuni à Minsk ce mardi la veille d'un sommet très attendu mais entouré d'incertitudes,est parvenu à un accord sur un cessez-le-feu dans l'Est du territoire ukrainien. C'est ce qu'annonçait dans la soirée une source citée par l'agence de presse russe Tass. Le Groupe de contact sur l'Ukraine est composé de représentants de Kiev, de Moscou, de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et de séparatistes. Ils seraient également parvenus à un accord sur un plan de retrait des armes lourdes.
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DONETSK - 12 sept 2014 - Les forces gouvernementales ukrainiennes et les séparatistes pro-russes ont procédé à un échange de prisonniers. Le transfert a eu lieu vendredi matin près de Donetsk, bastion des insurgés, sous la surveillance d'observateurs internationaux. Selon les autorités ukrainiennes, 36 soldats ukrainiens ont été libérés. Une vingtaine d'autres avait été relâchée la veille. De son côté, Kiev a remis 31 rebelles pro-russes. Cet échange intervient une semaine après la proclamation d'un cessez-le-feu entre les deux parties. Si aucun chiffre n'a été fourni, on estime que des centaines de combattants ont été capturés par les deux camps en cinq mois de conflit.
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Difficile pour les enquêteurs d'accéder au lieu du crash dans l'est de l'Ukraine. Alors qu'ils tentaient d'approcher le site où s'est écrasé le Boeing de la Malaysia Airlines, les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ont été bloqués par des séparatistes pro-russes vendredi. Ce type d'incident ne devrait pas se reproduire. Dans la nuit de vendredi à samedi, un accord avec les rebelles a été trouvé sur la mise en place d'une zone de sécurité de 20 km autour du site du crash de l'avion malaisien. De leur côté, les États-Unis n'ont pas attendu les conclusions de l'enquête pour accuser les rebelles d'avoir abattu l'avion en plein vol. Quelque 298 personnes ont péri lors du crash du Boeing 777. L'avion survolait l'Ukraine alors qu'il effectuait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur.
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