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L'organisation Etat islamique a lancé hier une nouvelle offensive sur la ville syrienne de Kobané défendue par les Kurdes. De violents combats avaient lieu alors que les peshmergas étaient parvenus à freiner l'avancée des jihadistes grâce aux frappes de la coalition internationale. C'est dans ce contexte tendu que Washington a salué la décision de la Turquie de finalement laisser passer des combattants kurdes irakiens afin que ces derniers viennent prêter main forte aux peshmergas. Ankara s'y refusait pour éviter d'armer les partis kurdes turcs et syriens qu'elle considère comme des 'organisations terroristes'. 'Nous avons parlé avec les autorités turques, je l'ai fait, le président Obama l'a fait et pour le dire très clairement, il ne s'agit pas d'un changement politique, mais c'est un moment de crise, une situation d'urgence', précise le secrétaire d'Etat américain, John Kerry. Le revirement turc intervient alors que les Etats-Unis, qui ont multiplié les frappes contre les cibles jihadistes, ont procédé hier à l'aube sur Kobané à un premier largage aérien d'armes et de munitions. Objectif : aider les forces kurdes syriennes qui défendent la ville depuis plus d'un mois.
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Les djihadistes de l'organisation Etat islamique, qui contrôlent la moitié de la ville, ont essuyé de lourdes de pertes, au moins 31 auraient été tués dans les affrontements et les bombardements de la coalition. Depuis la mi septembre la bataille de Kobané a poussé plus de 300 mille personne à fuir, dont la majorité vers la Turquie. La responsable de l'ONU pour les questions humanitaires s'est rendu ce dimanche de l'autre côté de la frontière, à Suruc, pour évaluer la situation des réfugiés. Valérie Amos a visiter une école qui accueille à elle seule 5 mille réfugiés dont la moitié sont des enfants. 'En près de 4 ans de crise, 900 mille réfugiés ont été enregistrés ici en Turquie' a-t-elle déclaré, 'en réalité leur nombre approche un million six cent mille.' Malgré les pressions internationales le président turc a réitéré ce dimanche son refus de fournir en armes les combattants kurdes de Syrie - trop proches de l'insurrection du PKK selon Ankara.
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Les groupes kurdes ont diffusé une vidéo montrant des célébrations de joie filmées dans les environs de Kobané en Syrie. Les habitants saluent une victoire de leurs combattants : la reprise de certaines zones jusque-là tenues par les djihadistes du groupe Etat islamique. Les unités de défense du peuple kurde tentent depuis un mois de freiner l'avancée des islamistes radicaux dans cette ville de Kobané, située à la frontière avec la Turquie, et devenue symbole de la résistance aux djihadistes. Mais l'organisation Etat islamique pilonne la route qui relie Kobané au poste-frontière avec la Turquie. C'est l'unique voie d'approvisionnement pour les combattants kurdes. Si cet axe est coupé, Kobané sera totalement enclavée. La coalition internationale a mené ces deux derniers jours, une vingtaine de raids aériens contre des positions tenues par les djihadistes. Il faudrait un soutien beaucoup plus important, estiment les associations kurdes. Plusieurs d'entre elles se sont mobilisées ce samedi à Paris ou encore à Istanbul. Dans les cortèges, certains accusent la Turquie de complaisance à l'égard des djihadistes.
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Les groupes kurdes ont diffusé une vidéo montrant des célébrations de joie filmées dans les environs de Kobané en Syrie. Les habitants saluent une victoire de leurs combattants : la reprise de certaines zones jusque-là tenues par les djihadistes du groupe Etat islamique. Les unités de défense du peuple kurde tentent depuis un mois de freiner l'avancée des islamistes radicaux dans cette ville de Kobané, située à la frontière avec la Turquie, et devenue symbole de la résistance aux djihadistes. Mais l'organisation Etat islamique pilonne la route qui relie Kobané au poste-frontière avec la Turquie. C'est l'unique voie d'approvisionnement pour les combattants kurdes. Si cet axe est coupé, Kobané sera totalement enclavée. La coalition internationale a mené ces deux derniers jours, une vingtaine de raids aériens contre des positions tenues par les djihadistes. Il faudrait un soutien beaucoup plus important, estiment les associations kurdes. Plusieurs d'entre elles se sont mobilisées ce samedi à Paris ou encore à Istanbul. Dans les cortèges, certains accusent la Turquie de complaisance à l'égard des djihadistes.
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Ces quatre derniers jours, la coalition internationale a mené 59 frappes aériennes sur la ville syrienne de Kobané. Des centaines de jihadistes auraient été tués. Mais ceci ne les a pas empêché de tirer une trentaine d'obus de mortier contre le poste-frontière turque rien que la nuit dernière. L'organisation Etat islamique et les combattants kurdes syriens se battent pour le contrôle de Kobané depuis un mois. Et selon l'observatoire syrien des Droits de l'homme, l'EI a décidé d'envoyer des renforts en hommes, munitions et équipements. La ville de 60 000 habitants s'est vidée. Il ne resterait plus que 700 personnes selon l'ONU. Les autres ont fui en Turquie et se retrouvent dans des camps de tentes : 'Notre situation n'est pas bonne du tout, nous avons été obligés de quitter nos maisons, nous sommes ici à cause des jihadistes de l'Etat islamique'. La Turquie accueille déjà plus d'un million et demi de réfugiés syriens. Mais elle refuse d'ouvrir sa base d'Incirlik aux avions de la coalition internationale, encore moins d'engager ses troupes dans le combat. Les Britanniques refusent aussi de déployer des troupes au sol, mais ils participent en entraînant les combattants kurdes, comme ici en Irak, à Erbil. 'Je pense que cet entraînement que nous donnons aux peshmergas les aidera à utiliser les systèmes d'armes donnés par d'autres nations et qu'il permettra d'inverser la tendance contre le groupe Etat islamique', explique un officier britannique. Un diplôme à la fin... Et ces peshmergas seraient prêts à aller combattre ces jihadistes qui violent, crucifient, décapitent et exécutent pour garder le contrôle de leur califat en Irak et en Syrie.
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