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Des centaines de protestataires ont investi la ville de Mexico samedi, pour dénoncer la production de maïs génétiquement modifié dans plusieurs pays d'Amérique latine. Cette manifestation, qui avait pour particularité de voir déployées des couleurs vives et bigarrées, s'inscrit dans une mobilisation mondiale contre le géant américain de la biotechnologie agricole Monsanto.
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Des centaines de manifestants ont défilé dans les rues de Mexico contre Monsanto dans le cadre d'une mobilisation mondiale contre le géant américain de la biotechnologie agricole. Monsanto commercialise des produits chimiques, des semences génétiquement modifiées et des pesticides dont les manifestants dénoncent la nocivité. Le docteur argentin Medardo Avila Vasquez assure que les risques pour les femmes enceintes sont particulièrement élevés en période de pollinisation à proximité des cultures où ces produits sont utilisés. 'Ce modèle de production de soja génétiquement modifié est un poison' dit-il. 'Le poison est dans l'air, dans l'eau, dans le sol, il tue nos enfants, nos époux, nos épouses, c'est cancérigène.' Des appels à manifester ont été lancés dans une quarantaine de pays et 400 villes dont Paris et Strasbourg ou à Morges, en Suisses, où se trouve le siège européen de Monsanto et où environ 1500 personnes ont participé à une marche contre les OGM.
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Interdire la culture d'OGM dans un pays européen ou sur une partie de son territoire, ce devrait être légalement possible selon un compromis trouvé après quatre ans de débat. Les ministres de l'Environnement ont presque tous voté pour. Une façon de régulariser une situation chaotique entre pro et anti. L'autorisation serait donnée à l'échelle européenne, et le pays réfractaire obtiendrait une sorte de dérogation. ' Ceux qui ne veulent pas autoriser cette culture peuvent d'abord demander au semencier, par l'intermédiaire de la Commission, de les exclure de sa zone géographique. Et si le semencier refuse, alors ils ont le droit de s'exclure seuls selon certains motifs, mais ce n'est pas une carte blanche ', a expliqué le commissaire européen à la Santé Tonio Borg. Parmi les raisons qui peuvent être invoquées, il y a celles qui relèvent des objectifs de politique agricole, de l'aménagement du territoire ou encore de l'impact socio-économique. Mais pour Greenpeace, c'est loin d'être convaincant. ' Le texte adopté ne fournit pas aux Etats membres une base juridique solide parce que les motifs qui peuvent être utilisés sont très vagues,ils ne marchent qu'à l'échelle locale. Et puis surtout, les préoccupations sanitaires et environnementales ne peuvent pas être invoquées pour justifier cette limitation des cultures transgéniques dans les Etats membres ', argumente Marco Contiero, le spécialiste des OGM pour la branche européenne de Greenpeace. Sept pays en Europe - dont la France et l'Allemagne - ont déjà unilatéralement choisi d'interdire les champs OGM, plus précisément le maïs MON810, le seul à être cultivé dans l'Union. Mais beaucoup d'autres attendent d'être autorisés, d'où l'impatience de la Commission à débloquer le dossier. Ceci dit, le Parlement européen a encore son mot à dire. Il devrait le faire à l'automne prochain. Le précédent était très chatouilleux sur la question des OGM. Reste à voir ce qu'en penseront les nouveaux élus.
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