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C'est le pays européen le plus connecté à internet : l'Estonie. Mais les PME européennes sont à la traîne en la matière. Seules 2% des entreprises européennes profitent pleinement des avantages du numérique et beaucoup n'en profitent pas du tout. Nous avons du retard sur nos propres ambitions et sur les Etats-Unis' explique Mikk Vainik, expert en développement numérique auprès du gouvernement. Et pourtant, les opportunités du numérique sont nombreuses. Fortumo, une PME de Tartu a su en profiter. Un timbre lui a été dédié pour le centenaire de l'Estonie : c'est dire le chemin parcouru par cette entreprise créée en 2007 par de jeunes diplômés et devenue la fierté de la petite république balte. Fortumo rolls out Insight, the business intelligence platform for mobile operators https://t.co/I9FT4N7JKb- Martin Koppel (@martinkoppel) 22 mars 2016 Son système de paiement via smartphone permet aux internautes de régler des achats en ligne sans carte bancaire. Ces dépenses sont facturées par l'opérateur mobile. La solution fait fureur dans les pays émergents. ' Depuis 2012, notre expansion a porté sur 35 nouveaux marchés. Nos services sont accessibles à 3,2 milliards de personnes dans 95 pays et notre plate-forme de facturation est utilisée par les les géants mondiaux de la vente en ligne' souligne Martin Koppel, PDG de Fortumo. Parmi eux, Google, Microsoft ou encore Sony sont venus s'ajouter aux clients historiques : les développeurs de jeux vidéo. L'entreprise estonienne a dû recruter à tour de bras pour répondre à la demande. ' Le chiffre d'affaire de Fortumo a augmenté de 50% chaque année et nous employons trois fois plus de personnes qu'en 2012. Nous avons ouvert des bureaux en Inde, en Chine, à Singapour et au Vietnam' indique Martin Koppel. Fortumo and Viettel launch Google Play carrier billing in Vietnam https://t.co/UhrzaG24x9 pic.twitter.com/hU8p2GbbZB- Developing Telecoms (@DevTelecoms) 10 mars 2016 L'entreprise compte aujourd'hui 70 salariés. Son objectif : quintupler son chiffre d'affaires sur les trois prochaines années, ce qui devrait lui permettre de doubler ses effectifs d'ici 2020. Le numérique n'est pas réservé aux entrepreneurs du digital. Il peut aussi aider des PME traditionnelles à mieux gérer leur temps par exemple, et ainsi à investir l'énergie et les économies dégagées dans le développement ou la diversification de leur business. Alors quel est le potentiel du numérique en termes de créations d'emplois ? Plus d'un million d'emplois pourraient être créés si tous les Etats européens étaient au niveau des Etats-Unis, des emplois à forte valeur ajoutée et sources de satisfaction' précise Mikk Vainik. Si une PME traditionnelle veut elle aussi profiter des opportunités du numérique mais n'y connaît rien, par quoi commence-t-elle ? 'Une start-up offre probablement déjà des solutions numériques pour votre secteur. Toute pépinière de start-ups pourra vous aider à la débusquer, mais je suggère Start-up Estonia! ' répond Mikk Vainik. Les promesses du numérique en chiffres L'économie numérique contribue à hauteur de 8% du PIB des plus grandes économies des pays du G-20 , alimente la croissance et la création d'emplois. L'énorme potentiel de l'économie numérique est sous-exploité en Europe; 41% des entreprises sont non-numériques et 2% seulement tirent pleinement parti des opportunités numériques. On estime que si tous les pays de l'Union européenne reflétaient la performance des Etats-Unis ou celle des pays de l'UE les plus performants, 400.000 à 1,5 millions de nouveaux emplois pourraient être créés dans l'UE. Fortumo est une société numérique estonienne fondée en 2007 par un groupe d'étudiants. Ils voulaient créer des systèmes de paiement sur smartphones à destination des jeunes sans carte de crédit. Pour stimuler leur entreprise, ils se sont tournés vers Réseau Entreprise Europe (Enterprise Europe Network, EEN) et depuis, Fortumo n'a pas cessé de croître. L'entreprise est aujourd'hui un acteur mondial qui emploie 70 personnes et plus de 3 millions de personnes ont accès à leurs services de facturation. Watify est une plateforme européenne pour les start-ups créée par la Commission européenne avec des exemples inspirants d'opportunités numériques pour l'ensemble des PME européennes. Liens utiles Economie numérique Watify Réseau Entreprise Europe Fortumo
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Il aura fallu trente ans pour mener à bien la restauration des fresques d'une église du sixième siècle. Désormais les portes de la basilique de Santa Maria Antiqua sont ouvertes. L'église avait été enterrée sous ses propres ruines lors du tremblement de terre de l'an 847. ce qui l'avait finalement sauvée car elle n'a été redécouverte qu'en 1900. Elle est surnommée la chapelle sixtine du Moyen-Age. Maria Andaloro, commissaire de l'exposition : 'Cette église est restée intacte, même si elle a été durement touchée par le passage du temps. Cela la rend extrêmement intéressante tout en nécessitant des méthodes permettant d'améliorer sa visibilité et sa compréhension.' Parmi ses trésors cette Vierge Marie à l'enfant une des icônes les plus anciennes. Elle avait été déplacée après le tremblement de terre, elle revient sur son lieu d'origine. La réouverture de l'église s'est accompagné d'une exposition en 3D qui permet de mieux comprendre l'évolution du bâtiment. Giulia Bordi, historienne de l'art : 'Nous nous sommes efforcés d'utiliser une technologie moderne comme des projections 3D, nous avons essayé d'intégrer toutes les fresques et les différentes phases pour que le public visualise l'histoire de l'église. Parce qu'il y a eu plusieurs couches de fresques avec le temps et différents acteurs qui demandaient de nouvelles peintures.' Les murs de la basilique présentent des saints, des martyrs, des madones mais aussi des reines, des papes, des empereurs mais aussi des éléments décoratifs.
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Il s'appelle Casper comme le gentil fantôme. Un robot spécifiquement développé pour être au contact d'enfants atteints de cancer est actuellement en test dans un hôpital de Lisbonne. Il est capable de percevoir son environnement et d'interagir avec lui. Neuf centres de recherche et entreprises européennes ont participé à sa conception. À l'Institut portugais d'oncologie Francisco Gentil à Lisbonne, nous croisons Casper, un robot d'environ un mètre de haut dont l'allure rappelle Casper, le gentil fantôme auquel il doit son nom. Il émet des sons, parle et joue. Grâce à ses capteurs, ses dispositifs d'imagerie et ses systèmes de navigation sophistiqués, il se déplace de manière autonome, il reconnaît les jeunes patients, et même les félicite. L'écran qui se trouve sur son ventre indique un smiley, le pouce levé. Rompre la solitude 'C'est vraiment inquiétant quand on voit les enfants utiliser leurs gadgets électroniques tous seuls dans leur coin, indique Filomena Pereira, oncologue pédiatrique. Souvent, ce comportement dans le cas de jeunes patients finit par établir une relation solitaire à la technologie, mais je pense que ce robot peut permettre une interaction sociale commune entre différents groupes autour de l'utilisation d'une même technologie,' souligne-t-elle. Étudier comment la robotique sociale peut intégrer les activités éducatives et ludiques proposées en pédiatrie, c'est l'objectif des scientifiques européens qui ont mis au point ce robot dans le cadre du projet MOnarCH. Sa conception a nécessité de résoudre de nombreuses questions techniques. This is MOnarCH,a very smart robot who makes life easier 4 hospitalised children. Waiting 4u at EU Pavillion #MWC16 pic.twitter.com/mXTfvUiDgs- Pablo Pérez (@PabloPerezA) 22 février 2016 'Il fallait qu'il soit mignon' 'Le premier défi qu'on a dû relever, indique João Silva Sequeira, coordinateur du projet MOnarCH et ingénieur informatique et électrique à l'Université de Lisbonne consistait à trouver la bonne plate-forme robotique. On avait besoin d'un robot capable de marcher à côté de quelqu'un et avec une vitesse de déplacement pouvant aller jusqu'à environ deux mètres et demi par seconde, précise-t-il. On devait aussi trouver un robot avec la bonne apparence : comme il allait être en contact avec de jeunes patients, il fallait qu'il soit mignon ; donc, on a recueilli le point de vue d'une centaine d'enfants, on leur a demandé à quoi un robot devait ressembler, poursuit-il. Autre défi : développer les concepts d'ingénierie qui équiperaient le robot, énumère-t-il, Casper doit interagir avec ce qui l'entoure ; donc il présente des innovations technologiques qui doivent aussi tenir compte d'aspects sociaux, le robot doit percevoir l'environnement social dans lequel il évolue,' insiste le scientifique. C'est dans un laboratoire de l'Université de Lisbonne qu'une partie des systèmes équipant Casper a été développée. Les capacités de perception du robot mêlent les technologies les plus avancées et des concepts issus des sciences sociales, notamment de la psychologie. L'idée, c'est de rendre les interactions humain-robot naturelles et constructives. 'Les enfants ont besoin de nouer des liens d'affection avec des objets de leur quotidien' 'Quel type de réactions essayez-vous de susciter chez les enfants hospitalisés ?' demande notre reporter Julián López Gómez à l'un des chercheurs en robotique sociale qui travaille sur le projet, Víctor González Pacheco, de l'Université Carlos III de Madrid. 'On essaie de déclencher une réaction positive, répond-il. Les médecins nous disent que plus les enfants sont heureux, plus vite et mieux ils se remettent de leur traitement, affirme-t-il avant d'ajouter : Donc on veut que Casper aide les enfants à s'amuser, qu'il joue avec eux, on veut que les patients établissent avec lui, le genre de relation qu'ils pourraient avoir avec un chien, voire avec un copain.' Filomena Pereira, oncologue pédiatrique, nous donne son avis sur le robot : 'J'aimerais que les concepteurs de Casper travaillent à augmenter encore sa capacité d'interaction avec les enfants, je sais que c'est difficile, c'est la partie la plus difficile de leurs recherches, mais ce serait génial, dit-elle, si les enfants pouvaient nouer encore plus de liens d'affection avec le robot parce qu'ils ont vraiment besoin de nouer des liens d'affection avec les objets de leur quotidien à l'hôpital.' D'après les chercheurs, Casper devrait être utilisé comme robot de compagnie d'ici trois ans, dans d'autres hôpitaux d'Europe.
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