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L'Agence américaine de la sécurité routière donne jusqu'au 29 juillet à Tesla pour lui communiquer une première série d'informations sur Autopilot, le système de pilotage automatique qui équipe ses voitures électriques. En cas de manquement, le groupe d'Elon Musk s'expose à une pénalité financière de 21.000 dollars par jour. Tesla fait l'objet d'une enquête depuis le décès, le 7 mai dernier en Floride, d'un automobiliste au volant d'une Model S en pilotage automatique. Du fait de mauvaises conditions météo, le système n'aurait pas repéré le camion qui coupait la route à la berline. L'Agence veut aussi connaître les conclusions des enquêteurs de Tesla sur cet accident.
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Quel avenir pour les danses et musiques traditionnelles, les arts du spectacle, les pratiques sociales ou rituelles, bref tout ce qui fait la culture des communautés ? Pour éviter leur disparition, un projet de recherche européen mené notamment à Thessalonique en Grèce établit une base de données du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Le patrimoine culturel de l'humanité ne se limite pas aux monuments, à l'architecture et à des collections d'oeuvres. Il est aussi immatériel. Or les formes d'art populaire transmises souvent oralement, de génération en génération, comme les danses traditionnelles, les musiques folklorique ou l'artisanat traditionnel, sont particulièrement difficiles à documenter et à étudier. Pour y remédier et mieux prévenir leur disparition, un projet de recherche européen baptisé I-Treasures est en train d'établir une base de données entièrement dédiée aux trésors du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Danse et human beatbox A Thessalonique en Grèce, découvrons le travail de quelques-uns des partenaires du projet. Nous assistons à la captation d'une chorégraphie interprétée par une danseuse. 'On utilise les nouvelles technologies pour analyser les mouvements de manière à enregistrer les données du squelette de la danseuse, indique Cosmas Dimitropoulos, ingénieur électrique et informatique au Centre de recherche et technologie Hellas (Institut des technologies de l'information CERTH-ITI), l'une des institutions participantes du projet. Ensuite, ajoute-t-il, nous modélisons ces informations pour bien comprendre ses différentes postures.' L'équipe a trouvé comment référencer de nombreuses formes d'expression corporelle parfois millénaires comme le chant byzantin grâce aux technologies de détection et de traitement des signaux. Dimitrios Manousis, professeur à l'Université ecclésiastique de Thessalonique et à l'école de musique Giannitsa, précise : 'On va créer cette base de données, puis on sera capable de traiter les résultats et ensuite de transmettre ces informations aux chercheurs.' Le recueil simultané de données de tout type permet aux scientifiques de créer des modèles caractéristiques pour chaque expression créative. Nous assistons à l'enregistrement de la performance de Paul Vignes, musicien qui pratique le human beatbox. Il nous décrit le dispositif nécessaire : 'Il y a deux micros piézo-electriques sur mon nez qui sont là pour prendre les vibrations et le taux de nasalisation d'un son, la caméra qui prend le mouvement des lèvres, un microphone qui prend les données sonores et un capteur à ultrasons pour pouvoir voir les mouvements de la langue de manière moins intrusive,' énumère-t-il. #Ideasmos rehearsal in Paris! Linz Quartet, 2 intangible musical instruments #MOCO16 #i_treasures pic.twitter.com/ziOaIy1dtO- MOCO16 (@MOCO_2016) 18 juin 2016 Inventer de nouveaux instruments de musique Dans le cadre du projet, ces chercheurs ont aussi mis au point une technique innovante pour concevoir de nouveaux instruments de musique. Nous voyons comment une scientifique équipée de capteurs agite les bras au-dessus d'un équipement muni d'une vitre transparente. Ses mouvements génèrent des sons. Sotiris Manitsaris, de l'Ecole nationale supérieure des Mines de Paris (ENSMP) et de l'Association pour la recherche et le développement des méthodes et processus industriels (ARMINES), nous précise : 'L'idée, c'est de s'inspirer des gestes pianistiques pour créer une très large gamme de sons sans être obligé de passer par des mécanismes intermédiaires qui interfèrent entre le geste et la musique tels que les touches, les cordes pour la guitare, etc.' L'Unesco a alerté sur le risque de disparition rapide de l'ensemble des formes culturelles immatérielles, notamment du fait de la mondialisation. D'après ces scientifiques, les nouvelles technologies peuvent aider à les préserver. 'Le projet vise à contribuer à cet effort, souligne Nikolaos Grammalidis, coordinateur du projet I-Treasures et ingénieur informatique et électrique du Centre de recherche et technologie Hellas (CERTH-ITIS), en tirant profit des nouvelles technologies de l'information pour enregistrer, analyser, visualiser et partager cet héritage culturel et en ciblant en particulier, des utilisations dans l'éducation et la recherche.' Intangible Musical Instrument (update) https://t.co/aYSmh8Zz4M- i-Treasures (@iTreasures_) 11 mars 2016 Des retombées économiques Des archives numériques du patrimoine immatériel sont non seulement utiles au monde universitaire et à l'enseignement, mais aussi à l'économie. Des initiatives commerciales peuvent en découler. 'Comme dans ce projet, l'objectif est d'être capable de partager, de modéliser nos résultats et d'être prêt à travailler avec différents secteurs : par exemple, le tourisme, l'éducation, etc.,' affirme Marinos Ioannidis de l'Institut de technologie de Chypre, conseiller sur le projet I-Treasures. Ces archives seront précieuses pour les générations à venir : grâce à elles, elles pourront mieux connaître leurs traditions et définir leur identité.
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La première 'eHighway', la première autoroute électrique au monde est actuellement en phase de test en Suède. L'idée est relativement simple : les camions sont reliés à des câbles tout comme des tramways ou des trams. Ils passent alors de l'énergie thermique à l'énergie électrique pour faire fonctionner leur moteur. Hasso Geor Grunjes, Siemens : 'Je n'appellerais pas cela une innovation révolutionnaire, parce que c'est le mélange entre une technologie déjà ancienne et la technologie des camions. D'un côté on a l'efficacité d'une système ferroviaire et de l'autre on a la souplesse des transports routiers et ça c'est véritablement l'atout de ce système. Le projet a été initié par les autorités suédoises compétentes en matière de transport. Il est mené à bien en collaboration avec Siemens et le constructeur de camions Scania. Hasso Geor Grunjes : 'Tout est automatique. Le camion se conduit comme un camion tout à fait classique. On n'a rien à faire. Il suffit de suivre les lignes blanches sur la route. Pour l'instant ce sont les seuls guides et le pantographe électrique s'occupe du reste. Si vous restez dans votre voie vous fonctionnez à l'électrique. Si vous avez un obstacle devant vous, ou si vous voulez doubler vous sortez de votre voie et le système va automatiquement se déconnecter et alors soit vous passez sur les batteries pour une distance courte soit vous démarrer le moteur thermique. C'est donc complètement automatique.' Les câbles n'ont encore été installés que sur deux kilomètres de la E16 et pendant deux ans on va étudier l'impact du projet en terme de protection de l'environnement et de faisabilité.
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Tesla rate son objectif de livraison pour le deuxième trimestre consécutif. Le constructeur américain de voitures électriques en a livré 14.370 d'avril à juin, contre 17.000 prévues. La société d'Elon Musk explique que nombre de véhicules commandés sont toujours en transit, car la moitié des véhicules produits au deuxième trimestre ont été construits sur les quatre dernières semaines de la période. Tesla s'est engagé à construire 50.000 voitures au deuxième semestre et 500.000 par an à compter de 2018 pour satisfaire la forte demande pour sa première berline grand public, la Model 3. Elle sortira des chaînes d'assemblage fin 2017. Les analystes doutent cependant de la capacité du groupe à monter en cadence.
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Cela ressemble à une tentative de sauvetage. Au Royaume-Uni, une pétition réclame la tenue d'un deuxième référendum sur le Brexit. Une demande qui a déjà recueilli plus de 3,7 millions de signatures, alors que depuis le vote en faveur de la sortie de l'Union Européenne, l'heure est à l'incertitude. Les partisans du Brexit avouent 'ne pas avoir de plan' pour la suite politique https://t.co/n71i4WMQMy pic.twitter.com/gRdi6MBS05- L'Express (@LEXPRESS) 27 juin 2016 L'appel a été lancé le mois dernier par William Oliver Healey, qui a pourtant voté pour le Brexit. Le militant redoutait, au départ, que le camp du 'In' ne l'emporte. Aujourd'hui, le jeune homme de 27 ans tente de se justifier, et parle d'un 'piratage', dépassé par le succès de son initiative. Mais le nombre de signatures recueillis est déjà contesté, plusieurs dizaines de milliers d'entre elles seraient d'origine frauduleuse, et proviendraient du Vatican ou encore de Corée du Nord, avec un nombre de participants largement supérieur à la population locale recensée. Les autorités parlementaires britanniques ont ouvert une enquête sur la question. Mais le vote qui a eu lieu au Royaume-Uni a déjà fait des émules dans d'autres pays de l'Union. En Slovaquie, le parti europhobe veut lancer une pétition pour organiser une consultation populaire sur une sortie de l'Union. 'Je demande à tous les citoyens, militants, associations et partis politiques de nous soutenir dans cette lutte pour la liberté de notre nation et de notre pays', a déclaré Marian Kotleba, dirigeant du parti populaire-Notre Slovaquie (LSNS), 'pour que nous puissions recueillir assez de signatures pour appeler à un référendum dès que possible'. En mars dernier, le parti anti-immigrants a remporté près de 8 % des suffrages lors des législatives en Slovaquie, alors que le pays s'apprête à assurer la présidence tournante de l'Union, dès vendredi.
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La réalité virtuelle était omniprésente à la dernière Electronic Entertainment Expo, surnommée E3, à Los Angeles. Selon les organisateurs le nombre d'exposants aurait doublé depuis l'an dernier. De grandes marques comme Sony, Oculus ou HTC misent gros avec leurs derniers masques de réalité virtuelle, qui ont pris une nouvelle dimension. http://fortune.com/virtual-reality-business/ https://www.entrepreneur.com/article/274586 Jason Rubin, Chef des produits à Oculus:'J'aime penser au fait que nous en sommes encore à l'époque des films en noir et blanc, et sans le son. A l'époque les premières personnes qui voyaient un film, ne pouvaient pas y croire...C'était fantastique. La réalité virtuelle est au début d'un très long voyage, vers des longs-métrages. C'est passionnant, pour les fabricants, comme pour les consommateurs, de faire ce voyage, car de nouvelles choses apparaissent tout le temps.' La PlayStation de Sony a transporté les joueurs vers une autre planète. Le fabricant de console a fait équipe avec un développeur indépendant basé à San Francisco, Impulse Gear, pour créer 'Farpoint', une aventure spatiale dans un monde extraterrestre hostile. http://blog.us.playstation.com/2016/06/13/farpoint-announced-for-playsta... http://www.gameblog.fr/news/59819-e3-2016-on-a-essaye-farpoint-sur-ps-vr... Seth Luisi, fondateur de Impulse Gear:'On vous transporte dans un monde étranger : vous êtes échoué sur ce monde et vous avez besoin de vous déplacer, et donc d'explorer cette réalité virtuelle. Vous allez tout ressentir, comme si vous y étiez vraiment. Avec le son, vous entendrez toute l'ambiance autour de vous , le vent hurlant par exemple, toutes les créatures exotiques qui se précipitent derrière vous et sur le côté, c'est une expérience vraiment immersive.' Les responsables du jeu commencent également à utiliser l'expérience immersive pour fabriquer des expériences effrayantes et déconcertantes, comme jamais auparavant. Comme par exemple 'Narcose', un jeu franco-américain : c'est une histoire de survie et d'horreur dans les profondeurs de l'océan Pacifique. Le joueur est un plongeur qui doit prendre des mesures avant que son oxygène ne s'épuise. http://www.narcosis-the-game.com/ David Chen, développeur:'Le plus intéressant, c'est l'environnement du jeu : vous êtes pris au piège, dans une combinaison de plongée industrielle de haute technologie. Cela fonctionne très bien avec la réalité virtuelle, parce que vous mettez le casque et vous êtes installé dans cet espace confiné qui fonctionne vraiment. L'expérience est immédiate et les gens sont rapidement connectés.' Selon certaines estimations, le marché de la réalité virtuelle serait de 150 milliards de dollars dans 4 ans. Il devrait influencer l'unives des jeux, mais aussi des soins de santé, de l'éducation et de la formation professionelle.
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Les microscopes ont fait reculer les limites de ces observations. Il y a une dizaine d'années l'utilisation se l'hélium et de ses qualités neutres ont permis aux recherches de faire un grand pas. Les chercheurs australiens de l'université de Newcastle au nord de Sydney viennent de produire leur propre engin. Paul Dastoor, université de Newcastle : 'Pour la première fois nous avons été capables de voir, non seulement la typologie de la surface mais aussi des indications sur ce qui compose cette surface. Nous commence à voir les différences en fonction du caractère chimique de cette surface.' Les chercheurs disent pouvoir désormais observer des parasites, des bactéries ou des cultures cellulaires dans leur état originel. Paul Dastoor : 'Des échantillons biologiques, tous ces échantillons qui sont délicats seraient endommagés sous des microscopes conventionnels.' Le faisceau d'hélium est chimiquement, électriquement et magnétiquement neutre au contact de la surface des échantillons. On peut donc observer des contrastes chimiques sur des interfaces métal semiconducteur. Adam Fahy, université de Newcastle : 'Nous disposons désormais d'une résolution qui est similaire ou meilleure à tout autre technique disponible actuellement.' La prochaine étape, consistera pour les chercheurs australiens à améliorer leur microscope en le rendant plus petit tout en pouvant établir des images en trois dimensions.
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Les lauréats du 10e Prix de l'inventeur européen sont désormais connus. La cérémonie s'est déroulée le 9 juin dernier à Lisbonne au Portugal. Créé en 2006 par l'office européen des brevets, ces prix récompensent le génie créatif, une distinction parmi les plus prestigieuses au monde. Cette année, l'ingénieur allemand Anton Van Zanten reçu un prix spécial couronnant sa carrière pour ses recherches révolutionnaires au service de la sécurité routière. C'est ce chercheur qui a imaginé le système électronique de contrôle de stabilité dans les voitures. Un système de correction de trajectoire qui empêche la perte de contrôle du véhicule en cas d'urgence. C'est sans auncun doute l'avancée la plus significative au service de la sécurité routière depuis l'adoption de la ceinture de sécurité. Dans la catégorie Industrie, les deux physiciens allemands Bernhard Gleich et Jürgen Weizenecker ont été récompensés pour leur méthode de diagnostic médical. Le nom de leur invention : l'imagerie à particules magnétiques qui permet d'obtenir des images en 3D capables de repérer des cancers ou des maladies vasculaires, et cela en temps réel. Mais cette méthode pourrait avoir d'innombrables applications. Dans la catégorie Recherche, c'est le neurochirurgien français Alim-Louis Benabid qui a décroché la 1er prix pour son stimulateur cérébral dans le traitement de la maladie de Parkinson. Un système qui a changé la vie d'innombrables malades à travers le monde. Tue Johannessen and Ulrich Quaade et leurs collègues ont été récompensé dans la catégorie PME. Cette équipe danoise a développé une technique capable de stocker l'amoniac, un gaz très volatil. Leur méthode permet de réduire drastiquement la pollution des moteurs diesel. Enfin, honneur aux dames : la chercheuse Helen Lee de l'université de Cambridge a reçu le Prix du public pour la création d'un kit de diagnostic rapide par analyse de sang. Un kit capable de dépister facilement les maladies infectieuses (du VIH à l'hépatite B). dans les pays les plus pauvres du globe. Congratulations to Dr Helen Lee for winning the Popular Prize at the European Inventor Awards! pic.twitter.com/866oKWXoUL- Wellcome Trust (@wellcometrust) 9 juin 2016 'Toutes les inventions qui ont été récompensées cette année, explique Chris Cummins, notre envoyé spécial à Lisbonne,qu'il s'agisse de sécurité routière et ou de traitement médical, toutes ont montré que la créativité pouvait avoir d'importantes retombées économiques et sociales dans la vie quotidienne de millions de gens.'
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Il va falloir nous y habituer. Le vélo avec ses deux grandes roues, son cadre et son guidon à l'avant, c'est dépassé. Place au half-bike. En français : le demi-vélo. On connaisait déjà le half-bike sans selle. A Berlin, Felix Kruschardt, lui, a inventé le half-bike doté d'un siège http://www.gizmag.com/halbrad-half-bike/42727/. Le halbrad, en allemand. Et cela a l'air beaucoup plus confortable. De loin, cela ressemble à un vélo pliant. Mais pas du tout. Le cadre est fixe. La particularité de ce vélo? Sa large roue arrière et sa mini roue à l'avant. 'C'est vraiment très pratique parce qu'il est toujours très compact sans qu'on ait besoin de le plier', explique son inventeur. 'On peut facilement l'emener dans le métro sans avoir à payer pour le transport. Et puis cla ne prend pas beaucoup d'espace dans l'appartement sans avoir à le plier'. Pour diriger le vélo, il y a quand même un guidon, sous la selle. Et il faut un petit temps d'adaptation pour s'habituer à ce nouveau type de conduite. Et pour freiner, rien de plus simple : il suffit de rétropédaler. Le half-bike avec selle n'est pour l'instant qu'un prototype. Mais Felix Kruschardt espère pouvoir lancer la fabrication des vingt premiers exemplaires d'ici la fin de l'année.
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C'est un marché qui explose : le secteur des drones civils professionnels offre d'incroyables opportunités aux entrepreneurs avec à la clé, des dizaines de milliers d'emplois en Europe. Quels sont les secrets de ceux qui réussissent et innovent dans ce secteur ? Quel cadre réglementaire pour les entreprises ? Cette édition tournée en France et notamment au nouveau siège d'euronews à Lyon est dédiée aux fabuleuses opportunités du drone. Commençons par nous intéresser au potentiel énorme qu'offrent les drones civils professionnels. Notre reporter Serge Rombi a invité au nouveau siège d'euronews à Lyon, Peter van Blyenburgh, du Consortium Drones-Rules.EU et PDG d' UVS International. 'Le potentiel en termes de marché est énorme, confirme-t-il avant de préciser : D'après les prévisions de la Commission européenne, cela devrait se traduire par la création de 150 à 200.000 emplois dans les vingt prochaines années.' Un marché sur lequel une PME française, par exemple, commence à s'imposer : il s'agit de Delair-Tech, une start-up implantée à Toulouse, au coeur de l'industrie aéronautique en France, devenue le leader mondial du drone professionnel. Elle fabrique des appareils qui récoltent des données dans les domaines du BTP, des infrastructures énergétiques et de transport et dans l'agriculture. L'une des particularités de ses engins : ils fonctionnent hors du champ de vision du pilote. 'Ce sont des drones que nous avons conçus pour être particulièrement endurants, nous explique Benjamin Benharrosh, co-fondateur de Delair-Tech, ils volent 100 à 150 km en autonomie intégrale, entre deux et trois heures.' .euronews in Toulouse to share about DelairTech 's #business adventure with ben7bis Tks SergeRombi & your team pic.twitter.com/IjBTEoeHhl- Delair-Tech (@DelairTech) 18 mai 2016 Mais cette entreprise ne fait pas que fabriquer les drones. Elle propose aussi toute une offre de services : autrement dit, la récolte et le traitement des données. 'Si on prend l'exemple des lignes électriques en France, on a 400.000 km de lignes à inspecter tous les ans et en utilisant les drones par rapport aux méthodes traditionnelles, on peut être deux à trois fois moins cher,' assure Benjamin Benharrosh. Le marché potentiel est donc très important. D'ailleurs, cette entreprise devrait passer de 60 à 90 salariés d'ici à la fin de l'année et vient de réaliser une levée de fonds de 13 millions d'euros. Objectif : financer son dévelopement, notamment à l'international. Son cofondateur nous indique : 'Aujourd'hui, on a des drones qui sont présents dans trente pays et on a des projets d'ouverture à l'international : une filiale qu'on crée en Californie, un bureau en Australie et un bureau en Chine d'ici à la fin de l'année.' .DelairTech fait décoller le marché des #drones civilshttps://t.co/j0d7RMCJ0N pic.twitter.com/VLTI9M7vB7- World of Drones (World_Of_Drones) 26 mai 2016 Poursuivons notre entretien avec Peter van Blyenburgh, du Consortium Drones-Rules.EU. 'Vous travaillez avec les meilleurs experts européens sur un grand programme de sensibilisation pour aider les entrepreneurs comme Benjamin Benharrosh à accéder à ce marché dans les meilleures conditions possibles,' rappelle Serge Rombi. 'Oui, l'objectif, lui répond-il, c'est que les utilisateurs actuels et futurs de drones connaissent leurs obligations et leurs responsabilités, ce qu'ils doivent faire en matière de protection des données et de la vie privée et la situation réglementaire dans les différents pays,' souligne ce spécialiste des drones. Le programme en question financé par la Commission européenne devrait aussi permettre de mieux cerner les différentes législations. D'ailleurs, une réglementation européenne devrait entrer en vigueur d'ici à deux ans et peu à peu remplacer les législations des Etats membres. Serge Rombi : 'Peter van Blyenburgh, une dernière question : si je suis un entrepreneur comme Benjamin Benharrosh et que j'ai envie de faire commme lui, de profiter des opportunités de ce marché, que me conseillez-vous ?' Peter van Blyenburgh : 'Le plus important pour un nouvel utilisateur de drone, c'est de comprendre qu'il s'intègre au domaine de l'aviation, ce qui implique toute une série de règles et réglementations, de devoirs et de responsabilités.' euronews: RT SergeRombi: Filming #BusinessPlanet euronewsbiz euronews in #Lyon #drones cc EU_Growth pic.twitter.com/2aOA3UGMFE- Michael Voolaid (@michael_voolaid) 20 mai 2016 Drones civils Les drones civils offrent un potentiel énorme en termes de développement d'applications innovantes dans de nombreux secteurs comme l'inspection industrielle, la photographie aérienne, la sûreté et la sécurité dans l'agriculture ou du public. La très grande majorité de ces applications intègrent de petits drones et sont développées par de petites entreprises et start-up. Les questions de sécurité et les législations nationales divergentes font partie des principaux motifs de préoccupation en matière d'utilisation des drones. Le projet Drone-Rules.EU financé par le programme COSME vise à mieux sensibiliser les utilisateurs à la réglementation actuelle qui encadre l'emploi des drones et son évolution en lien avec l'instauration prochaine d'une législation européenne. Liens utiles Informations de la Commission européenne sur les drones Tout ce que vous devez savoir avant le décollage Plus de renseignements sur les réglementations en matière de drones UVS International Le programme COSME pour les PME
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Tesla réserve l'exclusivité à Panasonic pour fabriquer les batteries de sa Model 3. Le spécialiste américain de la voiture électrique, qui travaille déjà avec la firme japonaise, avait laissé entendre qu'il pourrait se tourner vers d'autres fournisseurs pour répondre à la forte demande pour sa berline grand public.Tesla a enregistré plus de 370.000 pré-commandes. Les premières livraisons sont prévues fin 2017. Panasonic a proposé à Tesla d'investir 1,6 milliard de dollars dans la construction de sa 'Giga usine' - dont le coût est estimé à 5 milliards de dollars - pour lui permettre de produire 500.000 véhicules par an dès 2018.
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Jean-Louis Gassée, fondateur emblématique d'Apple France dans les années 80, a accordé cette semaine une interview exclusive à Tech & Co et s'est confié à Erwan Morice, journaliste de BFM Business. Dans l'entrevue réalisée à San Francisco (Californie), il a livré son regard sur Apple, cinq ans après la disparition de Steve Jobs. L'ancien dirigeant français a également donné son point de vue sur l'avenir des nouvelles technologies, l'économie du partage, l'intelligence artificielle, ou encore la conquête de l'espace. - Tech & Co, du mardi 7 juin 2016, présenté par Sébastien Couasnon, sur BFM Business.
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Nos smartphones peuvent-ils aider à créer des modèles 3D sophistiqués qui permettent d'étudier et de préserver le patrimoine culturel européen ? Les chercheurs participant au projet européen Harvest4D en sont persuadés. Nous les avons rencontrés à Vienne. Dans les rues de Vienne, un groupe mitraille, smartphone à la main, l'une des curiosités de la capitale autrichienne, la cathédrale Saint-Etienne. Notre reporter Julián López Gómez précise : 'Il ne s'agit pas de touristes, mais d'informaticiens convaincus qu'à l'avenir, la protection du patrimoine culturel européen passera en grande partie par nos smartphones !' La plupart de ces appareils connectés sont aujourd'hui des concentrés de technologie, notamment dotés d'appareils photo perfectionnés. D'où l'idée de l'équipe du projet européen Harvest4D de les utiliser pour créer des modèles en 3D. 'Leur élaboration coûte très cher de nos jours notamment parce qu'on doit utiliser des équipements très coûteux, mais aussi parce qu'on doit prévoir exactement où mettre ces instruments pour être vraiment capables de recréer tous les éléments d'un objet, explique Michael Wimmer, coordinateur de ce projet et informaticien de l'Université technique de Vienne. Dans le cadre de ce projet, ajoute-t-il, on essaie de simplifier l'élaboration des reconstitutions, de ne pas recourir à des instruments coûteux, mais aux téléphones portables ou aux caméras numériques de M. Tout-le-Monde.' ICCV 2015 'Registering Images to Untextured Geometry using Average Shading Gradients' Paper https://t.co/OK4x3vprro pic.twitter.com/0TfCQP3ump- Harvest4D (@Harvest4D) 7 janvier 2016 Un système intelligent A l'issue de calculs mathématiques complexes, les photos sont transformées en modèles 3D. Mais avant d'en arriver là, il a fallu relever toute une série de défis techniques. 'La grande difficulté, c'est l'échelle, précise Samir Aroudj, informaticien à l'Université technique de Darmstadt (Allemagne). Certaines images sont prises de très loin, d'autres de près et ces différentes distances font qu'on distingue plus ou moins précisément la surface des objets, dit-il avant d'ajouter : Si une photo est prise de très loin, la surface sera plutôt imprécise et elle devra être précisée par celles qui ont été prises de très près, de manière à reconstruire correctement même les petits détails.' Il a fallu concevoir un système capable de faire des rapprochements entre les images et de fonctionner avec un environnement qui évolue, la lumière pouvant changer en fonction de la météo par exemple. 'Mon travail consiste à développer des modèles mathématiques et algorythmiques pour interpréter ces données et faire en sorte qu'une collection de points très denses - un million, un milliard de points - qui ont été mesurés dans le monde réel deviennent un objet virtuel en trois dimensions qui soit exploitable par les applications,' souligne Tamy Boubekeur, informaticien à Telecom ParisTech (Université de Paris-Sarclay). 'Finalement quand on essaie de porter le monde réel vers une représentation virtuelle, il faut arriver à faire trois choses à la fois : numériser la forme, le mouvement et l'apparence du monde réel pour en faire des applications interactives de réalité virtuelle,' indique le chercheur. Partner TU Delft: video http://t.co/pPV0S29DlP displays a model of a statue reconstructed from photographs only pic.twitter.com/BCIWiJo6ZK- Harvest4D (@Harvest4D) 1 juin 2015 Mais aussi la 4D Les scientifiques travaillent aussi sur les reconstitutions en 4D, c'est-à-dire auxquelles s'ajoute le facteur temps. Paolo Cignoni, informaticien de l'ISTI-CNR (Italie), nous présente une représentation de l'évolution d'un site archéologique élaborée à partir de photos prises à différentes dates. 'En nous déplaçant dans cette représentation en 3D, on peut voir de manière interactive les parties qui ont changé pendant le travail de fouilles et celles qui n'ont pas été modifiées par les archéologues.' L'étape suivante, c'est la conception d'applications concrètes dans l'étude et la protection du patrimoine. 'On peut tout-à-fait utiliser nos réalisations pour des expositions et des musées, insiste Michael Wimmer, coordinateur du projet. L'avantage de notre méthode, poursuit-il, c'est aussi qu'il est devenu si facile de créer ces modèles que même ceux qui travaillent sur les sites archéologiques par exemple peuvent participer directement et les élaborer eux-mêmes.' Ces chercheurs espèrent commercialiser leur technologie d'ici cinq ans.
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Airbnb, Uber, Blablacar autant de noms qui représentent le succès de l'économie collaborative. Mais l'encadrement de ces nouveaux acteurs varie fortement d'un pays membre à l'autre. Pour le vice-président de la Commission européenne chargé de l'Emploi et de la Croissance il ne faut pas manquer ces nouvelles opportunités. " La question est donc de savoir si l'Europe est ouverte à ces innovations, ouverte aux innovateurs ou si nous laissons partir les personnes et les entreprises ", ajoute Jyrki Katainen. L'institution cherche donc à apporter un peu de cohérence entre les 28. Pour le Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, Luca Visentini, il faut surtout un cadre juridique clair. Uber " ne paye pas les taxes adéquates, ne paye pas de contributions sociales, ne protège pas les travailleurs mais aussi les clients ", rappelle-t-il. La Commission souhaite un encadrement, raisonnable, de ces nouvelles plate-formes pour leur permettre de se développer. Il ne s'agit cependant que d'une simple prise de position.
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Aujourd'hui, un actif européen sur trois est peu, voire n'est pas compétent dans les technologies numériques. Or miser sur les talents dans ce domaine permet de booster la compétitivité des PME européennes. Quelles performances peuvent atteindre les entrepreneurs qui parient sur ces compétences ? Pour répondre à cette question, nous nous sommes rendus en Bulgarie. C'est dans la capitale bulgare, Sofia que notre reporter Serge Rombi a rencontré Vessela Kalacheva : à la tête de l'Association bulgare des technologies de l'information, elle représente la campagne européenne eSkills for jobs. Serge Rombi, euronews : 'Il est nécessaire de développer les talents numériques parce que c'est comme cela que l'on va encourager la compétitivité des PME en Europe, n'est-ce pas ?' Vessela Kalacheva, représentante de la campagne eSkills for jobs : 'Oui, tout-à-fait, parce qu'un tiers de la population active dans l'Union européenne a peu, voire pas de compétences digitales. Le manque de diplômés en technologies de l'information et de la communication fait que d'après les estimations, 800.000 emplois risquent de ne pas être pourvus d'ici 2020.' A 21 ans, il a des compétences et le sens du business En Bulgarie, justement, nous avons fait la connaissance d'un jeune entrepreneur qui pour sa part, a tout compris. A seulement 21 ans, Lyubomir Yanchev dirige une start-up baptisée Melissa Climate, l'une des plus en vue de Sofia. L'an passé, il a décroché le titre de 'Talent digital de l'année' dans le cadre de la campagne eSkills for jobs. 'J'ai commencé à programmer à l'âge de 8 ans, je me suis mis au taekwondo, un art martial qui m'a appris la persévérance et l'esprit sportif, raconte le jeune dirigeant. Melissa a débuté sous la forme d'un projet scolaire, mais comme mes parents sont entrepreneurs, j'y ai vu l'opportunité que ce produit devienne un vrai business,' insiste-t-il. Melissa, ce n'est pas le nom de sa petite amie, c'est le nom d'un petit gadget particulièrement ingénieux : une petite boîte associée à une application qui permet de contrôler à distance tous les climatiseurs quelle que soit leur marque. 'Melissa est un outil intelligent qui sait comment gérer votre climatisation avec la meilleure efficacité énergétique possible et il peut vous permettre d'économiser 25% sur votre facture d'électricité,' assure Lyubomir Yanchev. How well do you know your AC? See how to #reduce #humidity with your #AC : https://t.co/zWmYitnXRF pic.twitter.com/gEa4zbGb1k- Melissa Climate (@MelissaClimate) 11 mai 2016 Rançon du succès Le jeune entrepreneur travaille déjà sur un nouveau produit qui sera commercialisé à l'automne prochain. Il faut dire que les investisseurs s'intéressent de très près à lui. Il a déjà réussi à lever quelque 600.000 euros dont un tiers grâce au programme européen JEREMIE. 'On a lancé la commercialisation de Melissa il y a deux mois à peine et on est déjà présent dans 13 pays avec plus de 8000 commandes, même nos investisseurs sont surpris !' lance Lyubomir Yanchev. Nice #BusinessPlanet filming in Sofia eSkills4JobsBG euronewsbiz pic.twitter.com/zU1SYr0YRH- Serge Rombi (@SergeRombi) 22 avril 2016 Poursuivons notre entretien avec Vessela Kalacheva, représentante de la campagne eSkills for jobs. Serge Rombi : 'La campagne eSkills for jobs a démarré l'an passé. Elle se poursuit jusqu'à la fin de l'année et vous avez déjà d'excellents résultats !' Vessela Kalacheva : 'Absolument. Jusqu'à maintenant, plus de 800 évènements ont été organisés avec plus de 300.000 participants. Par exemple, des jeunes sont allés dans des entreprises, des responsables d'entreprise se sont rendus dans des lycées.' Et chaque année, il y a donc un concours dans le cadre de cette campagne. Il est ouvert à tous les jeunes Européens. Wanted:creative ideas 4 #mobile app! Get a chance to win scholarship AppAcademyNL https://t.co/4SAWslfFtJ#eSkills pic.twitter.com/zPtIJkHDZh- eSkills for Jobs (eskills4jobs) 23 mai 2016 Serge Rombi : 'Si un jeune veut participer comme Lyubomir Yanchev à la compétition eSkills for jobs, c'est toujours possible bien sûr ?' Vessela Kalacheva : 'Bien sûr. Cette année, la compétition comporte trois catégories : jeune talent numérique, développeur de compétences digitales d'excellence et développeur d'application innovante. L'inscription est ouverte jusque fin juillet et toutes les informations sont à retrouver sur notre site.' eSkills Aujourd'hui, tous les emplois nécessitent de disposer au minimum de connaissances de base en matière de technologies de l'information et de la communication (TIC). Pour l'instant, dans l'Union européenne, un citoyen sur deux n'a pas ou a peu de compétences digitales. De nombreuses entreprises sont confrontées à un manque crucial de candidats pour des postes dans les TIC. L'Europe pourrait faire face à une pénurie de main-d'oeuvre qui pourrait représenter jusqu'à 756.000 emplois de professionnels des TIC non pourvus d'ici 2020. Ce qui remet en cause la croissance, la création d'emplois en général et la compétitivité. La campagne eSkills for Jobs entend inciter à la mobilisation en faveur de l'enseignement, des emplois et des carrières dans le domaine du numérique et montrer la nécessité pour tous les citoyens de parfaire leur maîtrise des compétences digitales. Lyubomir Yanchev est un entrepreneur bulgare qui a directement bénéficié de la campagne eSkills for Jobs. Liens utiles eSkills eSkills for Jobs Programme européen JEREMIE Association bulgare des technologies de l'information
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Microsoft et Facebook annoncent qu'ils font installer ensemble un gigantesque câble internet sous-marin à travers l'océan Atlantique. Le câble sera baptisé 'Marea'. D'une longueur de plus de 6000 kilomètres, il reliera la côte est des Etats-Unis et l'Espagne. De là, il pourra être relié à d'autres réseaux vers l'Europe, l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Asie. > Carte des câbles sous-marins - cliquer ici Dans un communiqué commun publié ce jeudi, les deux géants technologiques américains affirment que cet équipement est censé faire face 'à la demande croissante des consommateurs pour des connexions fiables et à haut-débit'. Cela permettra donc d'accélérer le fonctionnement d'internet en priorité pour les utilisateurs de Microsoft et de Facebook. La construction commencera cet été et s'étalera jusqu'en octobre 2017. Le réseau sera ensuite géré par Telxius, une filiale du groupe de télécommunications espagnol Telefonica spécialisée dans les infrastructures.
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Le Val d'Aoste, dans les Alpes italiennes. 'C'est ici que sont expérimentés des robots conçus pour venir aider les gens en difficulté dans un milieu hostile', explique l'envoyé spécial d'euronews, Philippe Mathieu. Cette expérimentation s'inscrit dans le cadre d'un projet européen, appelé SHERPA ('Smart collaboration between Humans and ground-aErial Robots for imProving rescuing activities in Alpine environments'). > Sit internet du projet (anglais seulement) : cliquer ici Ces robots s'inspirent d'animaux alpins : les guêpes, les faucons, les ânes. Avant d'en arriver là, il a fallu trois ans de recherches réparties entre les 10 partenaires (7 universités, deux sociétés et une association), tous liés aux systèmes cognitifs et à la robotique. Le chef d'orchestre et coordinateur du projet SHERPA est le professeur Lorenzo Marconi de l'université de Bologne. Dans son équipe, figurent Foresta de l'Université de Brême (Allemagne), Jonathan de l'Université de Naples (Italie) ou encore Michele de l'Université de Bologne (Italie). Et puis il y a le professeur Patrick Doherty, directeur de recherche à l'Université de Linköping (Suède). 'L'idée de départ, c'est de développer des systèmes, des systèmes robotiques, capable d'aider les équipes de secouristes, des secouristes dans les Alpes, ou ailleurs en Europe', explique-t-il. Le professeur Doherty et son équipe veillent sur les HAWKS. Il s'agit de deux petits hélicoptères capables d'embarquer une charge utile de 30 kilos comme des scanners, des caméras thermiques ou plus simplement de l'eau ou des vivres. Des avions modèles réduits font aussi partie du projet. Ce jour là, dans des conditions de vents forts, on éprouvait les automatismes. Localiser les randonneurs égarés Les secouristes, comme ici les Soccorsi Alpini, suivent de très près l'évolution du projet. Adriano Favre est le responsable des secours dans le Val d'Aoste. 'L'un des gros problèmes, c'est quand on doit retrouver des randonneurs ou de simples promeneurs qui se seraient égarés, explique-t-il. Pour les localiser, dans de grands espaces, il faut déployer un grand dispositif de secours, en hommes et en matériel. Pouvoir compter sur une assistance technique, cela devrait beaucoup nous aider. On ne sera plus forcément obligé de suspendre des recherches à cause de la nuit, ou quand la visibilité est très mauvaise. Dans ces cas là, un hélicoptère ne peut pas voler. Un drone, lui, le peut.' Cela vaut pour un drone, mais aussi pour ces petits hélicoptères développés au Japon il y a déjà une quinzaine d'années pour l'agriculture. Au départ pilotés à distance, ils prennent désormais leur autonomie. 'Les systèmes ne sont pas totalement commandés par des hommes. Le rôle des hommes, c'est de définir la mission, de définir la zone d'intervention et de dire au robot : 'c'est cette zone qui est intéressante et qu'il faut aller étudier'. On appuie ensuite sur un bouton, et c'est le robot qui va automatiquement aller étudier la région indiquée.' Prof. Patrick Doherty On imagine tout l'intérêt d'un tel dispositif dans le cas, par exemple, d'un crash d'avion comme celui de German Wings il y a un an dans un site des Alpes françaises très difficile d'accès. Reste que l'automatisation a des limites que ne veulent d'ailleurs pas franchir les chercheurs. '_Notre objectif, ce n'est pas de remplacer les hommes, les secouristes, mais c'est de les aider dans leur travail. Avec le projet SHERPA, l'homme est au centre. Le secouriste reste le cerveau du système, un cerveau occupé. Il est central car il a l'expérience qui, à ce jour, fait défaut aux machines.' Professeur Lorenzo Marconi SHERPA travaille aussi sur des robots terrestres destinés à ravitailler les drones. Nul doute que dans un futur proche, les secouristes vont pouvoir disposer de nouvelles recrues.
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Uber a commencé à tester sa première voiture sans chauffeur dans les rues de Pittsburgh, en Pennsylvanie. Le prototype développé par le Centre de technologies avancées du groupe américain est une berline Ford Fusion. Des capteurs, radars et caméras ont été ajoutés au véhicule, qui sera aussi utilisé pour collecter des données cartographiques. Spécialisé dans la réservation sur smartphone de voitures avec chauffeurs, Uber a tout intérêt à faire avancer la cause des voitures autonomes pour accroître ses marges. Son concurrent Lyft et le géant Google sont eux aussi dans la course.
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Nous voici à Karachi au Pakistan dans la Sam's Cake Factory, une pâtisserie comme on peut le voir créée par Sumaira Waseem. Jusque là rien de bien particulier. Sauf que Sumaira s'est faite connaître uniquement sur internet : 'On a lancé la Sam's Cake Factory par le biais de Facebook il y a quatre ans. Je faisais tout moi même alors. Je faisais quatre gâteaux par semaine. Maintenant j'en fais une cinquantaine. Tout notre marketing se fait sur facebook et sur notre site web.' Le e-commerce a apporté une véritable révolution dans le monde entier en général et dans des pays comme le Pakistan en particulier. Sheops est une plate forme de e-commerce qui s'adresse essentiellement aux femmes. Nadia Patel Gangjee, fondatrice de Sheops : 'Sheops permet aux femme de vendre en ligne et d'atteindre ainsi une cible beaucoup plus large. On a commencé avec un groupe de cinq femmes et maintenant on en compte 26 000 et ça augmente tous les jours.' P@sha est un incubateur de sociétés tech. Il accueille et héberge des femmes pour qui les développements des technologies de la communication et du commerce ont été bénéfiques. Jehan Ara est la présidente de P@SHA : 'Certaines familles sont très conservatrices. Elles ne veulent pas que leurs filles ou que les épouses sortent. Désormais les femmes peuvent utiliser le commerce en ligne pour tout vendre.' Et l'avenir s'annonce des plus brillants avec une marge de développement de plus en plus importante notamment dans des pays comme le Pakistan où de plus en plus de gens sont connectés.
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On a parlé beaucoup de réalité virtuelle dans les travées du CES le consumer electronic show qui vient de se dérouler dans sa version chinoise. On a ainsi pu voir des casques de réalité virtuelle couplés avec des simulateurs de vol sur le stand de la société chinoise Pico... Mais aussi chez Pimax chez qui il fallait avoir le coeur et l'estomac bien accrochés pour supporter les rotations de l'avion (même imaginaire) et la résolution 4K dans les lunettes. Zu Kunlun, responsable Marketing Pico : 'Pour que la réalité virtuelle devienne plus populaire, il faut du contenu. Mais ce que nous pouvons dire que c'est que les plus grosses plate formes et les plus grands noms sont en train de faire des recherches et qu'ils ont déjà fait état de stratégies très agressives.' La solution pourrait venir du côté de la réalité augmentée qui était une autre des grandes tendances de la foire de Shanghai. Sun Li, PDG de Shadow Creator : 'La réalité augmenté est beaucoup plus à même d'aider les gens à faire l'expérience du monde. Elle peut aussi être utilisée dans de nombreuses industries, dans l'éducation, la maintenance, la logisitque, la médecine. Il y a beaucoup plus d'application qu'avec la réalité virtuelle.' Mais la technologie pourrait bien être un peu en avance par rapport au marché comme l'explique cet analyste, Jason Low : 'Il y a de nombreux défis, tout particulièrement pour la réalité virtuelle. Ils sont en train de se concentrer sur le marché des consommateurs, fondamentalement les jeux et les vidéos. En ce qui concerne la réalité augmentée il n'y a pas encore beaucoup de débouchés pour les consommateurs de base. Ils ne vont pas éprouver le besoin de porter des lunettes avec une caméra.' Le CES de Shanghai c'est aussi l'occasion de découvrir l'état du marché chinois dans le domaine de la technologie. Un marché toujours en pleine expansion et une gigantesque pépinière d'innovations.
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Bienvenue dans Business Planet à Aarhus au Danemark ! Cette semaine, nous parlons des technologies ou des biens à double usage parce que ça représente de vraies opportunités pour les PME en Europe. Pour Klaus Bolving, le PDG du Centre Danois pour la Défense, l'Espace et la Sécurité (CenSec), 'c'est un véritable nouveau business model en Europe. Cela donne des idées aux entrepreneurs pour développer leurs business, à la fois dans le secteur civil et dans le secteur militaire.' Pour mieux comprendre, nous partons à la découverte d'une PME ici à Aarhus. Elle a imaginé le câble USB le plus fin au monde. Il est composé d'un mélange de textile et d'électronique. Depuis une dizaine d'année, cette entreprise d'une douzaine de salariés a fait de la conception de textiles intelligents et connectés SA marque de fabrique. Et comme dit son patron Klaus Østergaard, elle dispose désormais d'une 'véritable boîte à outils' pour ce type de technologies. Concevoir des produits textiles qui contiennent des capteurs, récolter les infos et savoir ensuite comment les utiliser : le savoir-faire de cette PME danoise est tel qu'elle est régulièrement approchée par les géants du secteur du sport, de l'informatique et du digital. Autre marché potentiel : le secteur militaire. Car ce genre de technologies peut y avoir des applications très concrètes. 'Par exemple, l'armée danoise cherche en ce moment un moyen de réduire le poids de l'équipement des soldats de 20%. Et, ce genre de câble textile flexible, qui peut être incorporé directement dans l'uniforme, c'est une excellente solution pour ça', explique Klaus Østergaard. Le patron de cette entreprise est optimiste. Il compte d'ailleurs bientôt recruter de nouveaux ingénieurs. Il faut dire que le fait de développer des produits à double usage lui permet d'acquérir une sorte de label de qualité reconnu sur le marché. 'Développer une application militaire pour ce câble textile, ce serait une fantastique manière de valider sa longévité et sa robustesse' insiste Klaus Østergaard. Il existe des financements spécifiques pour ce genre de projets. Selon Klaus Bolving, 'il y a toute une palette, par exemple pour améliorer la R&D, les relations à l'international ou encore les ressources humaines.' Un guide en ligne permet d'obtenir des infos plus précises, notamment pour savoir quels sont les projets double-usage qui sont éligibles aux financements européens. Enfin, comme le CenSec, de nombreuses autres organisations, clusters et réseaux accompagnent les entrepreneurs dans leurs projets un peu partout en Europe. N'hésitez pas à les contacter !
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Tetris, un des jeux vidéos les plus célèbres de tous les temps, peut maintenant être joué sur un immeuble de 15 étages dans le campus de l'université de Kiel, dans le nord de l'Allemagne. Quatre étudiants ont dédié une année de leur Licence à réaliser l'affichage. Le coordinateur du projet Jonas Lutz, explique: 'On a mit une lumière sur chacune des 392 fenêtres qui sont toutes connectées en réseau vers un ordinateur qui contrôle chaque lampe, ce qui permet de former un écran de 43 mètres. Une fois qu'on a eu cet écran il fallait choisir ce qu'on voulait faire avec. On a choisi de commencer par un Tetris'. * Les panneaux LED mesurent chacun 70 centimètres de long et contiennent 144 lampes LED. Ce qui veut dire que 56.448 ampoules LED ont été utilisées. Selon l'université les jeux consomment 56,5 kilowatts par heure s'ils sont allumés quatre heures par nuit, pour un cout total de 11,25 euros. Le budget total du projet nommé 'maison phare', était de 30.000 euros financé intégralement par des donations. Une grande partie cette somme a servi à acheter le matériel, notamment les ampoules et les 196 boîtiers qui permettent de les connecter au réseau. Jonas Lutz, qui étudie l'informatique de gestion a lui travaillé bénévolement toute une année pour seulement cinq crédits universitaire... Mais pourquoi l'a-t-il fait? 'Surtout pour s'amuser. Je voulais aussi voir ce dont l'équipe et moi étaient capable. Ce qu'on avait appris pendant nos études et ce qu'on pouvait réaliser'. * Certes la résolution n'a rien à envier à la plupart des smartphones, mais c'est assez pour jouer au Tetris. Deux jeux ont depuis été ajoutés: Snake et Pong, et les étudiants travaillent pour en installer d'autres. Pour le moment Lutz et son équipe n'allument leur console géante qu'à des occasions particulières, comme la journée d'orientation, les soirées étudiantes et pour accueillir les visiteurs étrangers.
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Exploiter le potentiel de l'économie collaborative pour lutter contre le gaspillage alimentaire tout en créant de nouvelles opportunités commerciales, c'est ce que fait une PME italienne, finaliste du Concours européen de l'innovation sociale l'an dernier. Giacomo Segantini, euronews : 'L'Italie, pays de traditions culinaires par excellence, a dédié à l'alimentation, l'Exposition universelle de Milan l'an dernier. Simone Molteni, vous êtes directeur scientifique de LifeGate et vous vous êtes occupés de la communication écrite de l'Expo : que pouvez-vous nous dire sur le gaspillage alimentaire ?' Simone Molteni de LifeGate : 'Rien qu'en Italie, on gaspille plus de dix mille tonnes de nourriture chaque jour. Au niveau mondial, 900 millions de personnes souffrent de la faim alors qu'un tiers des denrées produites est jeté chaque année. Ce qui représente en tenant compte des coûts sociaux et environnementaux, une valeur de plus de 2600 milliards de dollars.' Une application rapproche détaillant et consommateur A son échelle, une PME italienne a trouvé un moyen de rendre plus performant, le système de vente dans l'alimentaire, dans un objectif de développement durable, mais aussi commercial. Dans une épicerie de Turin, par exemple, on utilise une application appelée Last minute Sotto Casa (ou la porte à côté en français) pour signaler que les produits bientôt périmés sont désormais, en vente à moitié prix. Les consommateurs inscrits sur la plateforme reçoivent aussitôt une notification. Dans une boucherie voisine, une promotion sur des boulettes a eu tellement de succès qu'il a fallu en refaire. 'Quel bilan faites-vous après un an d'utilisation ?' demande notre reporter à la responsable de la boucherie, Rosanna Brezzo. 'C'est positif parce que cela nous amène de nouveaux clients !' lance-t-elle. Cette application est un exemple d' économie collaborative où tout le monde est gagnant. 'C'est bénéfique pour le détaillant parce que ça signifie de l'argent en plus et de nouveaux clients, pour le consommateur qui obtient un rabais sur des produits frais et aussi pour l'environnement' insiste Francesco Ardito, le cofondateur de la PME du même nom qui a mis au point l'application. Opportunités de développement économique Cette start-up créée il y a un an et demi au sein de l'incubateur d'entreprises de l' Ecole polytechnique de Turin faisait partie des finalistes du Concours européen de l'innovation sociale l'an dernier. 'On a 50.000 utilisateurs inscrits, un millier de points de vente participants et le système fonctionne dans plusieurs villes d'Italie, indique Francesco Ardito. Et le plus important, c'est que chaque mois, près de trois tonnes de nourriture ne finissent plus à la poubelle,' assure-t-il. La PME qui emploie cinq personnes est aujourd'hui, soutenu par un grand éditeur de titres-restaurant et elle compte étendre son activité en Italie, mais aussi en Espagne et au Portugal. Ridurre lo #sprecoalimentare aiuta anche a prevenire impatti climatici come eventi estremi. https://t.co/2oZq1zy8zj pic.twitter.com/zlTKQOF9JX- lastminutesottocasa (@LM_SottoCasa) 8 avril 2016 'Le plus gros problème, c'est la multitude de petits détaillants' Mais revenons à Milan pour poursuivre notre discussion avec Simone Molteni, de LifeGate. Giacomo Segantini : 'Que peut-on faire pour mettre un terme au gaspillage alimentaire de manière générale ?' Simone Molteni : 'Le plus gros problème, c'est la multitude de petits détaillants : chacun a sa petite part de denrées à jeter. Last Minute Sotto Casa est une solution innovante qui renforce encore l'intérêt des gens pour un style de vie durable.' Giacomo Segantini : 'Si, en tant que PME, j'ai une idée innovante en lien avec le développement durable. Que me suggérez-vous de faire ?' Simone Molteni : 'Trouver le bon partenaire. Au sein du Future Lab de LifeGate, on sélectionne les meilleures start-ups innovantes et durables. On les développe par exemple, en les connectant à notre communauté de cinq millions de membres et en leur présentant des entreprises désireuses de jouer pour elles, un rôle d'incubateur.' Economie collaborative : une solution contre le gaspillage alimentaire Environ 100 millions de tonnes de denrées alimentaires sont jetées chaque année dans l'Union européenne. Limiter ce gaspillage améliore la gestion des ressources, génère des économies et réduit l'impact environnemental de la production et de la consommation de nourriture. L'innovation sociale peut contribuer à la réduction du gaspillage alimentaire par exemple, en concevant des services publics qui soient mieux adaptés aux besoins des citoyens et en donnant au final, une plus grande valeur à l'argent dépensé. Pour encourager l'innovation sociale et faire des défis sociétaux, de nouvelles sources de croissance, la Commission européenne organise le Concours européen de l'innovation sociale depuis 2012. Une entreprise italienne, Last Minute Sotto Casa a participé à cette compétition en 2015 et elle a figuré parmi les dix finalistes. Elle propose un outil original et efficace pour éviter que les produits frais invendus soient jetés. L'application qu'elle a lancée permet de remettre par mois, dans le circuit de vente, trois tonnes de nourriture qui sinon, finiraient à la poubelle. C'est un exemple concret de ce qu'on appelle l'économie collaborative : ce nouveau phénomène en plein essor s'avère prometteur pour améliorer les conditions d'achat pour les consommateurs comme la transparence, le choix et la commodité et pour réduire les coûts manière générale. Liens utiles Actions de l'UE contre le gaspillage alimentaire Last Minute Sotto Casa Concours européen de l'innovation sociale Lifegate
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Les avions et les hélicoptères utilisent la navigation par satellite depuis des décennies, mais parfois, le signal GPS n'est pas assez précis. Dans cette édition, nous voyons comment le système européen de positionnement EGNOS entend régler ce problème. Il prête déjà main forte à des équipes de secours aérien au Danemark. On se fie aux systèmes de navigation par satellite pour nous guider sur la route en suivant les indications annoncées pour arriver à destination. Mais le potentiel de tels outils est beaucoup plus vaste. Sur la base des ambulances aériennes à Billund au Danemak, nous allons nous rendre compte qu'ils peuvent être de véritables sauveteurs des airs. Ce service géré par les ambulances aériennes norvégiennes au Danemark est le premier à utiliser un système satellite européen innovant baptisé EGNOS qui rend le vol plus sûr, notamment en cas de faible visibilité. Or la mauvaise météo est une difficulté de taille dans ce pays : 'On a très souvent de la pluie, du brouillard, de la brume et des nuages bas,' insiste Johannes Traberg Christiansen, manager du projet EGNOS au sein de cet organisme de secours. Question de vie ou de mort dans les missions de sauvetage Alors qu'auparavant, la mauvaise météo empêchait ces équipes d'intervenir sur 300 incidents par an, 'EGNOS': https://jeunes.cnes.fr/fr/web/CNES-Jeunes-fr/11227-egnos-le-gps-sans-fai... a changé la donne. 'Quand on n'avait pas de signal satellite, on n'était pas capable de transporter un patient à l'hôpital et donc, la personne n'était pas soignée au mieux, reconnaît Johannes Traberg Christiansen. Or dans ces cas-là, recevoir des soins immédiats et être héliporté à l'hôpital, c'est une question de vie ou de mort,' souligne-t-il. Grâce à ce nouvel outil, le pilote se fie davantage aux instruments qu'aux repères visuels car le système offre dans toute l'Europe, un positionnement horizontal et vertical plus précis que celui fourni par le signal GPS dont la marge d'erreur peut atteindre cinq mètres. 'Ce nouveau système EGNOS est beaucoup plus précis que le système classique GPS, assure Lars Korsgaard Kvols, pilote en chef au service des ambulances aériennes norvégiennes. Il nous permet de mieux nous approcher du sol et désormais, de voler quand les nuages sont encore plus bas et la visibilité encore plus faible,' précise-t-il. Des données GPS affinées EGNOS s'appuie sur des satellites géostationnaires et un réseau de stations au sol qui captent les signaux du système américain GPS pour les affiner. Les données améliorées sont envoyées en temps réel à des récepteurs spécifiques à bord de tout type d'appareil, dans les airs, en mer ou au sol. ESA Television - Videos - 2016 - 01 - EGNOS: Improved landing safety https://t.co/atQqRl4PYH pic.twitter.com/D0Z1GZfbx2- Helge Bjørkhaug (@astrohelge) 12 février 2016 À bord d'un hélicoptère de sauvetage, Lars Korsgaard Kvols nous présente un 'instrument GPS qui est capable de recevoir également le canal EGNOS. Par exemple, poursuit-il, on rentre une procédure d'approche de l'hôpital d'Aarhus. En bas de l'écran, on a le canal EGNOS qui est indiqué, dit-il. Une fois que la procédure est rentrée et confirmée, on peut mettre en route le pilote automatique pour l'ensemble de l'approche GPS et cela nous permet d'arriver à une altitude élevée dans les nuages avant de descendre vers le sol,' affirme le pilote. Les données d'EGNOS sont disponibles gratuitement pour tous ceux qui disposent d'un récepteur adapté. Les pilotes ont simplement besoin des procédures d'approche des sites d'atterrissage qui sont développées par les autorités de contrôle du trafic aérien et enregistrées dans les ordinateurs de bord. 'Évidemment, cela engendre des coûts puisqu'il faut établir les procédures d'approche, concède Johannes Traberg Christiansen, mais en ce qui nous concerne, on n'a aucun frais associé à l'utilisation d'EGNOS.' Egalement utile aux avions de ligne Cet outil peut aussi être utile pour les avions de ligne qui doivent atterrir dans des aéroports qui n'ont pas de Système d'atterrissage aux instruments, synonyme d'équipements de radionavigation coûteux au sol. 'Ce qui est intéressant avec la navigation par satellite - et avec EGNOS -, indique Aline Troadec, spécialiste en navigation par satellite au sein de l'organisation Eurocontrol, c'est qu'on n'aura plus besoin de moyens d'approche basés à l'aéroport, donc on fera une économie au niveau de l'aéroport en termes d'infrastructures locales.' EGNOS est un projet conjoint de l'Agence spatiale européenne (ESA), de la Commission européenne et de l'organisation Eurocontrol qui teste les innovations en matière de trafic aérien dans son Centre expérimental. Sur place, on est bien conscient de l'intérêt du nouveau système pour le trafic passagers. 'EGNOS pourrait apporter un service plus performant que dans le passé, et notamment améliorer l'accès à certains aéroports dans des conditions météo défavorables, explique Aline Troadec : donc, une meilleure ponctualité ou pas de diversion vers un aéroport de déroutement.' Pour l'instant, on estime que moins de 10% des pilotes en Europe ont appris à utiliser EGNOS. New video explains how ESA-designed #EGNOS satnav system delivers safer aircraft landings: https://t.co/KgTUgN9YZe pic.twitter.com/KvvDxLDDr8- ESA Technology (@ESA_Tech) 12 février 2016 Les secours aériens suisses s'apprêtent à l'adopter Actuellement, la Garde aérienne suisse de sauvetage (REGA) se prépare à l'utiliser. L'organisation qui mène plus de 10.000 missions par an a équipé tous ses hélicoptères avec cette technologie et est en train de former ses équipes. 'On a besoin de cette précision à cause du terrain, indique Thomas Gnägi, pilote en chef adjoint à la REGA. On s'approche très près des montagnes et c'est pour cela qu'on a besoin d'un système satellite très précis, mais aussi fiable,' renchérit-il. Tous les hôpitaux suisses sont en passe de devenir accessibles via les approches guidées par EGNOS de manière à secourir au plus vite, les victimes d'accidents de ski par exemple, quelle que soit la météo. 'On a fait beaucoup d'essais en vol, indique Thomas Gnägi. On collabore avec les Forces aériennes suisses et on a installé dans plusieurs appareils de notre Garde aérienne et des Forces aériennes suisses, un outil pour calculer la précision et la fiabilité des systèmes GPS et EGNOS et le résultat, c'est que pour remplir nos objectifs, c'est suffisamment précis et fiable,' dit-il. En complément de Galileo EGNOS est en réalité, le précurseur de Galileo, le vaste système européen de positionnement par satellite qui est destiné à concurrencer le GPS et dont la constellation est en cours de déploiement. 'EGNOS vient en complément de GPS et EGNOS a pour vocation de venir aussi en complément de Galileo, indique Aline Troadec d'Eurocontrol, il vient donner des corrections, un niveau de confiance supplémentaire dans les systèmes puisqu'il améliore les performances.' Ces performances vont se traduire dans le domaine du secours par une meilleure réalisation des missions et de précieuses minutes en plus. 'Plus le signal par satellite sera précis, plus ce sera bénéfique pour tout le monde et au final, pour les patients, estime Lars Korsgaard Kvols, du service des ambulances aériennes norvégiennes. C'est pour cela qu'on est là, pour secourir le plus de personnes possible,' insiste-t-il. Thales Alenia Space signs new #EGNOS framework contract with ESA http://t.co/h6NGCLYDR3 pic.twitter.com/ZtL0Xat5fU- Thales Group (@thalesgroup) 12 septembre 2014
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L'humidité est un facteur essentiel pour fabriquer du bon pain. Des chercheurs ont développé une technologie innovante grâce aux ultrasons qui va donner un coup de pouce aux boulangers. Better #baking thanks to #ultrasound in #bakeries. New movie: https://t.co/eaOKdwIc32 pic.twitter.com/6wMFFeKdiV- ttz Bremerhaven (@ttzBremerhaven) 24 juillet 2015 Farine, levure, eau et sel : si la recette est simple, le processus est plus complexe qu'il n'y paraît, notamment à l'étape clé de la fermentation. Une fois mise en forme, la pâte lève dans des chambres où la température et l'humidité sont étroitement contrôlées. A Nantes, cette boulangerie semi-industrielle teste une technologie innovante où l'humidité est produite grâce aux ultrasons. _'Nous voilà dans la chambre de fermentation contrôlée. Donc vous voyez ce brouillard nanométrique qui est diffusé à travers toute l'ambiance de la chambre. On arrive à générer un taux d'humidité élevé, suffisant, de l'ordre de 80%, dans une ambiance qui vous le voyez est assez fraîche parce que notre process de fabrication est justement basée sur une fermentation à basse température. On n'a pas non plus d'excès d'humidité sur le produit. On peut tester en posant son doigt, ce qui est un test courant chez les boulangers. On voit quelque chose qui n'est ni sec, ni excessivement humide, ce qui est vraiment ce qu'on recherche dans cette phase de fermentation' explique Pascal Gouvrion, directeur général de Boulangerie Patisserie Associés En Allemagne, l'institut ttz de Bremerhaven a activement participé à ce projet de recherche européen. Le système d'humidification ultrasonique a été développé pour répondre aux besoins des boulangers. Objectifs : optimiser la fermentation de la pâte tout en économisant de l'énergie. 'Ici, nous avons une chambre climatique; avec cet aérosol nous pouvons humidifier les produits' explique Florian Stukenborg, reponsable de la recherche et du développement à ttz Bremerhaven. 'L'aérosol est produit grâce à un procédé mécanique poursuit-il. Ce sont des vibrations mécaniques. Et à partir de la surface de l'eau, des gouttes d'eau extrêmement fines sont expulsées. Celles-ci sont mélangées avec de l'air, ce qui produit cet aérosol. La différence avec une chambre conventionelle, c'est que cette dernièretourne avec de la vapeur. Cela veut dire, que nous devons transformer l'eau d'unephase liquide en une phase gazeuse. Et ça nécessite beaucoup d'énergie.' Volume du pain, croustillant de la croûte, moelleux de la mie, autant de paramètres minutieusement analysés en laboratoire. Parmi les avantages de la technologie, éviter les effets négatifs de la condensation ou du dessèchement de la pâte. 'Dans les chambres de fermentation conventionelles, l'humidité de l'air est moins élevée (à l'intérieur de la chambre), et donc le pâton, qui renferme une forte humidité, a tendance à dégager de l'humidité. Ceci entraîne une formation de (peau) de croûte à la surface. Dans une chambre de fermentation humidifié avec ultrason, nous avons une forte humidité de l'air, qui est pratiquement identique à celle du pâton, ainsi il n'y a pas de dessèchement' souligne Sonja Guttmann, chef du projet NanoBAK2 chez ttz Bremerhaven. Outre la fermentation, la technologie est également efficace dans la phase de refroidissement du pain. Au final, les boulangers peuvent mieux contrôler le taux d'humidité quel que soit la température et le climat extérieur. Une fois le pain cuit, la différence se ressent. 'Le principal avantage ce n'est pas forcément ce à quoi on s'attendait à savoir le gain en terme de consommation d'énergie, certes il y a un gain, mais c'est plutôt en terme de qualité et surtout de régularité de la qualité. Cela nous permet d'avoir, quelques soient les conditions météorologiques extérieures, une qualité de fermentation et une qualité de croûte toujours optimales, avec un croustillant, vous voyez on entend chanter le pain comme disent les boulangers' indique Pascal Gouvrion. Des ultrasons pour mieux faire 'chanter le pain', une promesse d'avenir à destination aussi bien des boulangeries industrielles qu'artisanales.
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Un drone aux couleurs jaunes et rouges emblématiques des sauveteurs en mer australiens. Ce petit appareil télécommandé vient en effet les assister dans leur mission. Il va survoler les côtes de l'état du 'Nouveau Pays de Galles du Sud.' Sa mission, alerter les secouristes en cas par exemple d''attaques de requins':https://taronga.org.au/conservation/conservation-science-research/austra.... L'état en a enregistré 14 en 2015 avec 8 personnes blessées et un mort. Tony Haven, président du 'Surf Lifesaving New South Wales' : 'Si ça fonctionne ce serait génial pour nous aider à repérer les requins mais aussi pour aider les nageurs et les marins en détresse. Le potentiel est énorme.' Un pilote et un opérateur de caméra vont contrôler le drone de 25 kilos. La caméra permettra de mieux détecter la présence de requins en les survolant. Mais l'appareil lui même est à même d'aider les personnes en détresse. Explications : Eddie Bennet, PDG de 'Little Ripper Lifesaver' : 'Il y a quelque chose qui se gonfle automatiquement et deux ou trois personnes peuvent s'y accrocher, c'est suffisamment solide. Il y a un dispositif électronique qui repousse les requins et une source lumineuse à haute intensité et une lumière de détresse. Donc il y a tout ce qui est nécessaire pour vous assister jusqu'à ce qu'une personne vienne vous secourir. Je pense qu'on peut ici fournir un très bon produit parce qu'on a la technologie, on a le savoir faire et on a le support.' Le permier drone a commencé ses patrouilles côtières. Mais on lui imagine d'ores et déjà d'autres missions notamment des missions de recherches dans les endroits difficiles d'accès et gigantesques comme le bush. Après tout nous sommes en Australie.
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Comment la réalité virtuelle peut-elle aider à la préservation d'un patrimoine historique disparu ? Une application développée à Barcelone dans le cadre d'un projet de recherche européen baptisé CEEDS permet de plonger les visiteurs d'un ancien camp de concentration en Allemagne dans le décor et le contexte de l'époque. Sur le mémorial de l'ancien camp de concentration de Bergen-Belsen, nous rencontrons l'historienne Stephanie Billib. Elle nous propose de l'accompagner, tablette en mains. 'Le mémorial est aujourd'hui un espace vide : il n'y a plus de baraquements, plus aucune trace du camp, explique-t-elle. Mais quand on voit cette reconstitution sur l'écran et qu'on se déplace, c'est une aide précieuse pour se faire une idée du lieu,' indique-t-elle. Sur ce site semblable à n'importe quelle forêt allemande, environ 70.000 personnes - des prisonniers de guerre et des juifs - ont perdu la vie pendant la Seconde guerre mondiale. Went to the memorial Bergen-Belsen Again a really interesting but heartbreaking trip pic.twitter.com/d867g4NTYv- Betty (@CherieBetty) 21 octobre 2015 Pour mieux comprendre ce qui s'est passé sur place, des lycéens en visite ont des tablettes à leur disposition : l'application qu'elles renferment leur permet de visualiser la structure d'origine de ce camp nazi et totalement détruit après la guerre. 'Tout ce qui s'est produit ici, c'est horrible, souligne Benedict Plath-Steinbach, l'un des élèves. Grâce à l'application, on peut tout voir : partout, on voit des fosses communes, on voit aussi le cimetière pour enfants, le crématorium où les gens étaient brûlés... C'est horrible et effrayant, j'ai appris beaucoup de choses aujourd'hui,' conclut-il. Son professeur Jan Frühmark renchérit : 'Il est clair qu'avec cette application, les élèves sont beaucoup plus impliqués que face à une présentation classique.' 'Comme c'est très difficile de comprendre l'histoire de ce lieu - cela dépasse d'ailleurs notre entendement -, fait remarquer l'historienne Stephanie Billib, cela va nous aider d'avoir un outil comme celui-ci qui nous permet d'avoir une approche émotionnelle.' Le virtuel pour stimuler la mémoire et renforcer la qualité de l'expérience L'application a été développée par des scientifiques espagnols installés à Barcelone dans le cadre du projet de recherche européen CEEDS. Ils travaillent sur la réalité augmentée, mais aussi sur l'analyse des données massives (ou Big Data) et des réactions physiologiques et sensorielles. Dans le cas de Bergen-Belsen, leur outil replace l'utilisateur dans le contexte de l'époque avec une dimension interactive. 'Nous avons construit une représentation éducative pour apprendre l'Histoire, précise Paul Verschure, psychologue de l'Université Pompeu Fabra de Barcelone. Et celle-ci est totalement fondée sur la participation : donc l'espace ne sert pas seulement à ancrer l'Histoire, c'est aussi un média qui nous permet de stimuler vraiment la mémoire et de renforcer la qualité de l'expérience, ajoute-t-il. C'est ce qu'on doit réussir à faire parce qu'il nous faudra être capable de raconter ce qui s'est passé aux générations futures et de concevoir pour eux, des expériences qui reposent sur l'information historique,' affirme-t-il. La plateforme mêle cartes, modèles 3D géolocalisés, vues en réalités virtuelle et augmentée, éléments de contexte et documents d'époque. Le tout concocté par des spécialistes de l'informatique, mais aussi des artistes. 'La prochaine étape, déclare Sytse Wierenga, expert en médias interactifs au sein de la même université, c'est de faire en sorte que cette plate-forme intègre le programme éducatif du mémorial, d'en faire l'un des outils pour enseigner l'Histoire : elle ne remplace rien, mais constitue un moyen supplémentaire de représenter le passé.' Les scientifiques cherchent à présent à rendre leur système plus personnalisable afin qu'il s'adapte à chaque visiteur du camp. Stephanie Billib explique d'ailleurs que déjà, 'on peut choisir de manière spécifique ce qu'on veut voir, ce qui nous intéresse.' Faciliter l'utilisation des données massives par l'homme, c'est le but plus global du projet CEEDS qui peut avoir des applications dans des domaines comme l'astronomie, l'économie et la recherche en histoire.
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L'avion solaire Solar Impulse a repris son envol. Après avoir été immobilisé à Hawaï durant plusieurs mois, 'le premier vol d'essai est un succès', ont annoncé les responsables du projet. Le vol a duré une heure et demie au-dessus de l'océan Pacifique et l'appareil a pu atteindre sans encombre plus de 8000 pieds soit 2400 mètres d'altitude. L'occasion pour ses concepteurs de vérifier si les systèmes de stabilisation et de refroidissement fonctionnent correctement. Solar Impulse, cet avion expérimental révolutionnaire est propulsé par des batteries solaires. Il avait dû interrompre à mi parcours son tour du monde en juillet dernier le temps de réparer les batteries endommagées lors de la traversée de l'océan entre le Japon et Hawaï. Les deux pilotes, André Borschberg et Bertrand Piccard, espèrent pouvoir reprendre leur tour du monde à partir du 20 avril prochain. Surnommé le 'paper plane' l'appareil a une envergure de 72 mètres, plus grande que celle d'un Boeing 747, et un poids de 2,3 tonnes.
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MWC Barcelone, c'est la grand-messe des téléphones portables et pourtant on n'y parle plus uniquement de téléphones portables, loin de là... Si les téléphones sont au centre de notre vie, ou de nos activités, c'est tout ce qui vient s'y rattacher qui prend de l'importance. Andrew Parker, directeur projet marketing GSMA : 'On est en train de passer d'un marché de machines reliées entre elles à l'IOT, l'internet des choses. Cela commence vraiment à prendre racine. De nombreuses choses différentes sont connectées. On voit des voitures connectées, des biens de consommation et toute une variété d'appareils industriels. Et on peut faire tout et n'importe quoi comme vérifier en temps direct la qualité du sol des vignobles... ou contrôler la qualité de son brossage de dents avec une brosse électrique combinée à un détecteur de mouvements et de reconnaissance vidéo le tout grâce à la caméra d'un smartphone. On sait désormais si le brossage en terme de durée, de pression, a été ou non efficace. On peut aussi transformer son téléphone en projecteur. Ce que propose le fabricant Akuymen http://www.01net.com/actualites/mwc-2016-akyumen-presente-ses-smartphone... avec téléphone et phablet capable de projeter des images d'une taille de 100 pouces. Même le chien sera connecté, histoire peut-être de ne plus pouvoir le perdre... Tout ça c'est l'IOT, l'internet of things, soit l'extension d'Internet à des choses et à des lieux du monde physique Nirave Gondhia, journaliste à Android Authority : 'IOT (Internet of Things), c'est un mot qui fait le buzz mais ce que cela veut vraiment dire c'est que le smartphone devient le centre non seulement de sa mobilité mais de tout ce qu'on a à la maison.' Les activités outdoor ne sont pas épargnées comme cette lampe de vélo qui est aussi un détecteur de chute et de qualité de la route. Elle est connectée à un smartphone par bluetooth et elle envoie des sms si nécessaire. Selon Gartner 6.4 milliards (billions) d'appareils connectés circuleront dans le monde en 2016. Une augmentation de 30% par rapport à 2015.
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Beaucoup de VR c'est à dire de réalité virtuelle dans les travées du MWC, le salon mondial du mobile qui s'est tenu à Barcelone. Ainsi ces montagnes russes conçues par Samsung. On s'attend à ce que la réalité virtuelle change l'image du monde ou plutôt sa perception dans les années qui viennent. Les caméras comme la Gear 360 signée Samsung devraient ainsi arriver sur les portables. Jean-Daniel Ayme, Vice President de Samsung Europe : 'On peut désormais faire de nombreuses nouvelles choses, pas seulement avec nos téléphones, mais avec tout l'écosystème que l'on construit en ce moment autour de nos téléphones. Nous avons vu de nombreuses nouvelles applications qui viennent de la réalité virtuelle, dans l'éducation, dans la vente... mais ce n'est qu'un début.' Autrefois cantonnée dans l'univers des jeux, la réalité virtuelle est en train d'infiltrer tous les domaines. Le Taïwanais HTC a ainsi construit la plateforme virtuelle " Vive " sensée être une porte d'accès au monde virtuel. Jon Goddard directeur du marketing HTC Europe :'On utilise le suivi laser. On le fait avec l'utilisation de deux stations de bases proposées avec la Box avec les commandes et le casque qui permettent de vous suivre avec le laser. Vous pouvez vous retrouver dans une pièce sur 360 et marcher dans cette pièce.' Plus accessible aux consommateurs par le biais de leur Smartphone, par exemple, mais aussi plus utile, l'environnement de réalité virtuelle et tous les appareils qui s'y rattachent sont le dernier pari de l'industrie du Hi Tech. Jon Goddard : 'Je pense que les développeurs ont intelligemment traduit la réalité virtuelle dans des applications de notre monde bien réel. Ce peut être des choses comme la formation de chirurgiens ou de personnes dont les métiers sont risqués ou dangereux, comme la plongée en eaux profondes ou autre.' La plupart des concurrents sont déjà dans les starting blocks pour prendre l'avantage dans un secteur prometteur. On s'attend à ce que 13 millions de casques de réalité virtuelle soient vendus cette année

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