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Un utérus artificiel pourrait-il à l'avenir améliorer la survie des grands prématurés ? Des résultats encourageants ont été obtenus à partir de tests sur des agneaux. L'expérimentation a été menée par des chercheurs de l'hôpital pour enfants de Philadélphie. Ils ont conçu un appareil constitué d'une poche en plastique remplie de fluide, avec un système qui fournit de l'oxygène relié au cordon ombilical. Le milieu dans lequel le foetus évolue avant la naissance est ainsi reconstitué. Grâce à ce dispositif, ils sont parvenus à faire se développer pendant quatre semaines un foetus d'agneau, animal chez qui le développement des poumons in utero est 'très proche' de ce qui se passe chez les humains, rapporte l'étude, publiée dans la revue Nature Communications. Les chercheurs doivent approfondir leurs tests chez l'animal avant d'envisager de passer à des essais chez l'homme, d'ici 'trois à cinq ans'.
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Dans ce nouvel épisode de Business Planet, Serge Rombi s'est rendu à Odense. au Danemark. Serge Rombi, Euronews: 'Odense est une ville danoise célèbre dans le monde entier pour ses robots ! Un cluster a même été créé ici il y a 25 ans, un véritable écosystème qui évolue énormément et que vous développez ici Mikkel Christoffersen à Odense Robotics...' Mikkel Christoffersen, Business Manager, Odense Robotics: 'Oui, Odense Robotics est un cluster de recherche de sociétés établies, de startups et d'investisseurs. Nous sommes aujourd'hui plus de 100 entreprises et plus de 2600 employés qui travaille à Robotics et Automation.' Serge Rombi: 'On va découvrir tout de suite, une entreprise que vous avez fait grandir ici dans ce hub pour startups. Regardez !' Editing #BusinessPlanet #Robot city #odense soon on euronews cc EU_Growth OdenseRobotics pic.twitter.com/cOUJS8s9A1- Serge Rombi (SergeRombi) 14 avril 2017 Ce petit robot s'appelle Kubo Il a été conçu et est fabriqué ici au Danemark. Sa mission : donner aux enfants -dès l'âge de trois ans - des bases de programmation, pour apprendre la syntaxe, composer de la musique ou encore commencer à acquérir des bases de mathématiques. Tommy Otzen, CEO et co-fondateur de Kubo Robot: 'Ils ont besoin d'une compréhension basique du codage et de la robotique. Parce qu'ils vont devoir travailler avec des robots lorsque plus tard ils auront un travail.' Kubo a été développé par deux jeunes startuppers, encore étudiants ingénieurs il y a quelques mois. Ils ont très rapidement su profiter de l'efficacité de ce cluster. Tommy Otzen, CEO et co-fondateur de Kubo Robot: 'Sur les trois prochains mois, nous testerons la totalité de la production dans les écoles à travers le Danemark et ensuite, après les vacances d'été nous allons commencer à intensifier nos ventes dans toute l'Europe' Grâce au cluster, cette entreprise a pu aussi très rapidement effectuer des levers de fonds et établir un solide business model. Tommy Otzen: 'L'une des choses qui est unique dans cet écosystem, ici à Odense, c'est qu'une jeune entreprise inexpérimentée comme la notre peut néanmoins mettre en place une chaîne de fournisseurs avec le concours des autres sociétés. Ainsi, au lieu de passer un an à nous approvisionner, nous l'avons fait en trois mois.' Serge Rombi: 'Mikkel, la grande tendance, c'est ce type de robots. C'est ce qu'on appelle des robots collaboratifs. Expliquez-nous de quoi il s'agit précisément.' Mikkel Christoffersen: 'Oui. Le robot collaboratif est celui qui peut travailler avec des humains. C'est très souple et très fort pour l'automatisation des petites et moyennes entreprises.' De 10,000 aujourd'hui, le nombre de ces robots collaboratifs pourrait passer à 700,000 à l'horizon 2025. L'une des clés pour augmenter la compétitivité du secteur industriel en Europe. D'ailleurs, il existe des fonds européens qui soutiennent l'innovation et la recherche dans le domaine de la robotique. Serge Rombi: 'Mikkel, il y a en Europe des centaines d'entrepreneurs qui rêvent d'intégrer ce secteur de la robotique. Quel est LE conseil que vous leur donneriez ?' Mikkel Christoffersen: 'Vous savez, c'est difficile de monter une entreprise dans la robotique. Ce qu'il faut faire, c'est rejoindre un écosystème comme le notre, où vous pouvez être aidé pour développer votre prototype, votre business plan, rencontrer des investisseurs. Et nous sommes heureux d'accueillir les entreprises venues de toute l'Europe...'
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Le Galaxy S8 de Samsung connaît déjà un fort engouement : plus de 550.000 pré-commandes en deux jours en Corée du Sud, soit un record ! Lancé en grande pompe il y a quinze jours, ce nouveau modèle haut de gamme vise à redorer l'image du groupe sud-coréen, ébranlé par le fiasco de son Galaxy Note 7 et par un scandale de corruption. Ecran plus grand, entièrement lisse, assistant virtuel. Voilà en bref pour les nouveautés. Les dirigeants de Samsung l'assurent : cet appareil ne présente aucun risque pour la sécurité : 'En tant que responsable, je peux assurer aux consommateurs que ce Galaxy S8 peut être utilisé sans crainte. Nous avons pris toutes les précautions nécessaires pour évaluer la qualité de la batterie, non seulement au niveau de la compagnie qui les fournit, mais aussi au niveau de la fabrication des téléphones', a souligné Koh Dong-Jin, responsable de la division mobile chez Samsung Electronics. Avec son S8, Samsung veut notamment reconquérir le marché chinois, où il subit la concurrence des marques locales, en particulier de Huawei. Et surtout ce nouveau modèle doit faire oublier les images du Galaxy Note 7, dont la batterie avait tendance à surchauffer voire à s'enflammer. The all-new #GalaxyS8 takes you beyond the limits of any phone you've known before. #UnboxYourPhone https://t.co/pHVmdc8ZNj pic.twitter.com/hyzX4xBAf3- Samsung Mobile (@SamsungMobile) 29 mars 2017
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Les chercheurs font équipe avec des pompiers dans ce centre d'entrainement à Montelibretti, près de Rome. Venus de toute l'Europe, ils testent les robots qu'ils ont développé dans le cadre du projet de recherche TRADR. Le but : mettre au point une force robotisée capable de prêter main-forte aux secouristes en cas de désastres. Au sol et dans les airs, leurs machines sont capables de se faufiler partout. Contrôlées à distance, elles permettent notamment de réaliser des cartes numériques en trois dimensions d'un site. Drones et robots équipés de caméras et capteurs laser 'Ce qu'on a sur les robots, c'est un capteur laser qui mesure la distance sur un plan, donc en deux dimensions. En faisant une rotation, ça permet de faire une carte vraiment en trois dimensions', explique Renaud Dubé, ingénieur à l''ETH Zurich':https://www.ethz.ch/en.html, un des centres partenaires du projet. 'La plupart du temps on utilise deux à trois robots. Chacun d'eux est équipé avec un de ces capteurs. Le but c'est de fusionner toutes les mesures ensemble pour avoir une représentation globale de l'environnement'. Evaluer le danger d'un site tout en évitant d'exposer les hommes : c'est un des objectifs du projet dans lequel les experts en robotique collaborent étroitement avec les pompiers. 'Cette collecte d'informations pour nous est extrêmement utile. C'est la première phase de notre intervention et c'est cela qui nous permet, par exemple si on arrive la nuit ou sous la pluie, de planifier les opérations et d'assurer la sécurité des hommes', précise Emmanuele Gisi, du corps des 'Vigili del Fuoco'. Optimiser la collaboration entre robots et humains Tous types de capteurs peuvent être installés sur les robots, détecteurs de gaz ou de radioactivité. Un bras articulé permet aussi de recueillir des échantillons. Mais pour les chercheurs, le défi est surtout d'optimiser l'interaction entre les machines et les Hommes. La coordinatrice du projet est Ivana Kruijff-Korbayova, du Centre allemand de recherche sur l'intelligence artificielle. 'De nos jours, il y a des robots dans tous les domaines. Mais typiquement ce qu'ils ne font pas c'est de réellement collaborer avec des personnes et de collaborer entre différents robots. Donc c'est une des grandes questions que nous devons explorer, analyser ce que les robots doivent faire de manière à travailler dans ces équipes qui mêlent humains et robots', explique t-elle. Droni e robot per mettere in sicurezza #Amatrice dopo il #terremoto. Il progetto #TRADR https://t.co/OZCHD2YBXA pic.twitter.com/a0KgAfw169- CheFuturo! (@chefuturo) September 11, 2016 Reconstitution 3D après le séisme d'Amatrice L'été dernier, les scientifiques ont mis prématurément leur recherche en application lors du séisme dévastateur d'Amatrice, dans le centre de l'Italie. A la demande des secouristes et des autorités italiennes, ils sont venus de toute l'Europe pour déployer leurs robots et évaluer les dégâts sur deux églises du XIVème siècle, San Francesco et San Agostino. 'C'était une mission difficile parce que les églises étaient en très mauvais état et par conséquent les pompiers ne pouvaient pas entrer directement pour faire une analyse détaillée', raconte un des chercheurs Luigi Freda, ingénieur informatique à l'Université de Rome La Sapienza. 'D'abord un robot est entré pour surveiller l'arrière de l'église, puis un autre robot a été conduit vers l'avant. Ensuite, nous avons réussi à faire entrer un drone et nous avons filmé tout l'intérieur. Il en a résulté le modèle 3D'. Mission réussie ! Des images texturées de haute qualité ont été utilisées pour les opérations de consolidation des édifices et de protection du patrimoine. Secouristes et scientifiques se disent prêts à poursuivre cette collaboration pour disposer, peut-être un jour, d'une équipe européenne assistée par robots et prête à faire face à tout type de catastrophes.
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En attendant la voiture autonome, votre véhicule est déjà fortement automatisé et il le sera encore plus dans les années qui viennent grâce à la mise en place de systèmes de 'conduite mains libres'. Vous n'aurez plus besoin d'être totalement concentré sur la route, mais vous devrez ester vigilant. C'est ce que nous découvrons dans cette édition spéciale de Futuris consacrée à des projets de recherche européen dédiés à ces nouvelles formes de pilotage automatique. Près de Göteborg en Suède, les ingénieurs de Volvo nous ont convié dans l'un de leurs véhicules de démonstration qui leur sert à tester en conditions réelles, leurs derniers systèmes de conduite automatisée. Nous roulons sur une autoroute alors que le trafic est chargé, la vitesse est de 70 km-heure et personne ne tient le volant : la voiture est capable de conduire toute seule. Sommes-nous en sécurité ? Nous posons la question à Daniel Tidholm, ingénieur de recherche en développement fonctionnel au sein du groupe Volvo. 'La voiture perçoit très bien les véhicules qui l'entourent : elle garde toujours une distance de sécurité avec le véhicule qui se trouve devant elle, elle surveille le trafic en permanence, indique-t-il. Donc en fait, à bien des niveaux, je me sens plus en sécurité que si je tenais moi-même le volant,' assure-t-il. Mode automatique 'si la situation le permet' Volvo, mais aussi Audi travaillent sur cette 'conduite mains libres' dans certaines conditions, là encore sur autoroute. Le modèle allemand expérimenté dans lequel nous montons près de Wolfsbourg en Allemagne analyse l'environnement et propose de passer en pilotage automatique si la situation le permet. 'Quand les prérequis sont remplis, à savoir que je ne dépasse pas 130 km-heure, qu'il y a un marquage au sol sur la route et que je ne fais pas de manoeuvres brusques, je reçois un signal qui me donne la possibilité de passer en pilotage automatique, explique Birthe Finkendey, ingénieure mécanique dans la branche recherche du groupe Volkswagen. C'est un message qui indique que ce mode est prêt à être enclenché et je peux l'activer en appuyant sur ces deux boutons,' nous montre-t-elle. Ces véhicules développés dans le cadre d'un projet de recherche européen restent dans leur voie de circulation et adaptent leur vitesse au trafic. Ils peuvent aussi assister le conducteur pour changer de voie ou manoeuvrer. 'Je veux passer sur la voie de droite, donc j'appuie deux fois sur cette commande à droite, dit Daniel Tidholm, à bord du véhicule Volvo. Les capteurs surveillent ce qui se trouve sur le côté de la voiture et cherchent un bon intervalle et quand elle l'a trouvé, elle allume le clignotant et change de voie,' dit-il. Retour au mode manuel en cas d'urgence A ce niveau d'autonomie, les conducteurs devront encore garder un oeil sur la route en permanence et rester vigilants car en cas de problème, les commandes seront amenées à revenir en mode manuel. Pour l'instant, les constructeurs automobiles européens n'en sont pas encore à la commercialisation de ce type d'équipement, il leur faut perfectionner l'automatisation. Les capacités de perception de la voiture elle-même doivent encore progresser. Elles reposent sur un certain nombre de caméras, de radars et de capteurs qui collectent des informations sur ce qui se passe autour du véhicule, puis ses données sont réunies et traitées dans ce que l'on pourrait appeler son 'cerveau informatique'. Interaction homme-machine 'Ces voitures qui ont des capteurs multiples sont capables d'être tout le temps vigilantes : ce qui veut dire qu'elles peuvent répondre à n'importe quel danger et n'importe quelle situation de trafic,' affirme Henrik Lind, expert technique en capteurs pour véhicules autonomes au sein du groupe Volvo. Le cerveau informatique et tout l'équipement d'automatisation ont été placés dans le coffre de ce modèle de recherche. Les futurs systèmes qui à terme, seront mis sur le marché devront être plus compacts, abordables et performants. Henrik Lind renchérit : 'Nous avons besoin d'un véhicule qui soit en mesure de comprendre l'environnement complet autour de lui. Il nous faut aussi analyser le comportement des véhicules qui se trouvent à proximité et reconnaître quelles sont leurs intentions et ne l'oublions pas : il doit aussi y avoir une interaction entre l'homme et la machine qui soit bien mise en oeuvre à bord,' insiste-t-il. .VolvoCarGroup's Henrik Lindtoldme how self-drivingcars will'hookup' to othercars, assemblingintofascinatingcar trains #Futuris pic.twitter.com/br0sApqDsg- Denis Loctier(loctier) 28 mars 2017 Des voitures qui communiquent avec leur environnement Plutôt fiables sur autoroute, ces voitures automatisées ne peuvent pas faire face à un trafic urbain complexe. Dans l'avenir, elles pourraient communiquer entre elles pour mieux appréhender leur environnement, mais également avec des infrastructures routières elles aussi communicantes. 'Je crois qu'en contexte urbain, on ne peut pas dépendre uniquement du véhicule et de ses capteurs, reconnaît Aria Etemad, coordinateur du projet AdaptIVe et chercheur en conduite automatisée chez Volvo. On doit être connecté à l'environnement : ce qui veut dire que dans le futur, on pourrait avoir de nombreux capteurs à un carrefour - peut être des scanners lasers, etc. - qui surveillent ce qui s'y passe, combien de piétons le traversent, etc. ; ensuite, cette information doit être partagée avec le véhicule et c'est comme cela qu'il percevra plus de choses,' estime-t-il. Whywouldweneedself-drivingcars? I askedAria Etemad, vwgroup_en researcherin automateddriving. Story comingup in euronews #Futuris pic.twitter.com/pz8yMRr2ka- Denis Loctier(@loctier) 28 mars 2017 Conduite coopérative Rendre la conduite urbaine coopérative, voilà qui devrait prendre des années en recherche et développement. Cela ne fait pas peur à une équipe de l'école des MINES ParisTech qui élabore des algorithmes destinés aux voitures automatisées. Objectif : coordonner leurs manoeuvres et ainsi, rendre le flux de circulation plus rapide et plus sûr. 'Le problème, fait remarquer Arnaud de La Fortelle, directeur du Centre de robotique de l'école, c'est qu'il y a une contradiction entre ces deux objectifs : plus je veux aller vite, moins je suis sûr et si je veux être très sûr, je vais très lentement et ce n'est pas efficace. Donc la question est : comment fait-on pour augmenter les deux à la fois ? Et pour cela, on a besoin non seulement de bons systèmes de communication, mais de bons algorithmes pour savoir comment on peut augmenter les deux en même temps,' souligne-t-il. On nous montre une simulation par ordinateur où des voitures automatisées traversent une intersection en se coordonnant les unes par rapport aux autres. Mais dans la vie réelle, des problèmes de communication peuvent intervenir ! Les chercheurs en ont tenu compte. 'Plus la simulation sera réaliste, plus il y aura de difficultés qui vont se présenter, confirme Zhiyuan Yao, chercheur en transport intelligent à Mines ParisTech avant d'ajouter : Mais on essaie de prendre tous ces problèmes en considération. De cette manière, on peut les résoudre les uns après les autres.' Comment faire en sorte que les véhicules autonomes puissent arriver sur toutes les routes ? A. de la Fortelle de MINES_ParisTech explique. pic.twitter.com/kjvYsS5Bay- Denis Loctier (loctier) 28 mars 2017 Tests sur simulateur de poids lourds Grâce à l'automatisation et à la coopération, les conducteurs seront relevés de certaines tâches. Il pourrait donc y avoir des moments où ils seront moins attentifs à la route. Dans ce cas, comment faire pour les amener à réagir en cas d'urgence ? A Göteborg, une autre équipe s'attaque à la question en faisant passer des tests à des chauffeurs routiers dans un simulateur de conduite de poids lourds. 'Ce que nous allons mesurer, expose Mikael Söderman, spécialiste en facteurs humains chez Volvo, c'est la vitesse avec laquelle le chauffeur va réagir quand on lui demande de reprendre les commandes, mais nous allons voir aussi comment il va réagir : est-ce qu'il réagit comme il faut avec le volant et les dispositifs de freinage ?' Lors d'un test auquel nous assistons, le sujet regarde passivement la route, le simulateur étant en pilotage automatique. Mais à un moment donné, les capteurs du camion détectent une voiture mal stationnée sur la bande d'arrêt d'urgence. Le chauffeur doit saisir le volant pour éviter une collision. Grâce au dispositif de pilotage, il a su à quoi s'attendre et réagi très rapidement. 'Quand on n'a pas l'habitude de ce genre de scénario - comme quand quelqu'un vous dit : 'Regarde, y a un hélicoptère là-bas ! ' et que tout d'un coup, il y a un animal sur la route quand vous tournez la tête, vous faites : 'Oh !', vous êtes vraiment surpris !' raconte Christer Lundevall, collaborateur du constructeur. Mikael Söderman poursuit : 'On regarde aussi ce qui se passe quand le chauffeur est occupé à une autre tâche, par exemple quand il joue sur son smartphone.' A l'avenir, quand un chauffeur oubliera totalement la route et ne réagira pas au signal d'alerte, le véhicule devra être capable de choisir la meilleure solution : poursuivre sa route ou s'arrêter. Véhicules automatisés dans l'#UE : quelles opportunités et quels défis ? Briefing : https://t.co/eJGHgsb1Dl (EN) pic.twitter.com/9oKjhz5kfD- Parlement européen (@Europarl_FR) 13 janvier 2016 Quelle interface ? L'interaction homme-machine est au coeur de ce projet européen. A l'École nationale polytechnique d'Athènes, ces scientifiques travaillent sur une interface visuelle qui permettra aux voitures classiques et automatisées d'évoluer aisèment côte-à-côte. 'Dans un flux de circulation mixte, fait remarquer Angelos J. Amditis, coordinateur du projet AUTONET2030 et directeur de recherche à l'Institut de communication et des systèmes informatiques, les conducteurs devront relever de nouveaux défis qui nécessiteront de meilleures solutions d'interface. Le but est de leur fournir toutes les informations nécessaires de manière simple, rapide et à temps, pour être sûr qu'ils comprennent bien ce qui se passe, qu'ils prennent la bonne direction et qu'ils agissent de façon cohérente avec les autres véhicules,' ajoute-t-il. Grâce à cette interface, les chauffeurs de voitures classiques bénéficieront eux aussi de cette mise en commun des données en fluidifiant la circulation. En voici une démonstration. 'On va rouler doucement derrière un véhicule et à un moment donné, l'application va nous suggérer de doubler et c'est ce qu'on va faire,' explique Richardos Drakoulis, ingénieur en système de transport intelligent (ICCS). Les ingénieurs ont développé les grandes lignes de cette interface avec des psychologues pour veiller à réduire le stress éventuel des usagers quand ils doivent céder les commandes à la machine. Panagiotis Pantazopoulos, son collègue, indique : 'Ces informations donnent au conducteur le sentiment d'être plus à l'aise et plus en sécurité. Donner une telle confiance, c'est l'un des défis en matière de conduite automatisée.' Bande LED Au Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) à Braunschweig, nous découvrons dans une version plus futuriste, une autre interface visuelle destinée aux voitures dotées d'un autopilotage. Dans ce concept, une bande LED encercle le conducteur à l'intérieur de son véhicule. La lumière change de couleur en fonction de la situation sur la route. 'On utilise différentes couleurs : en mode manuel, c'est vert et rouge. Vert, cela veut dire que 'tout est ok' et rouge : 'faites attention, il y a un danger', nous explique Anna Schieben, spécialiste en intégration homme-machine au Centre DLR. Le bleu, c'est pour indiquer que le mode automatique fonctionne correctement, pour dire à celui qui est derrière le volant que tout est en ordre, le pilote automatique conduit comme il doit le faire.' Ce simulateur offre une vue panoramique de la route et confronte le sujet à des imprévus comme des chantiers ou des manoeuvres risquées de voitures à proximité. Grâce à la bande LED, impossible de rater une alerte lumineuse quand il est en train de faire autre chose. Code couleurs 'L'affichage d'ambiance est installé autour du conducteur, dit Johann Kelsch, chercheur en intégration homme-machine, cela permet - quand il n'est pas concentré sur la conduite, par exemple quand la voiture est en mode automatique et qu'il lit le journal - d'attirer son attention quel que soit l'endroit où il regarde et c'est un grand avantage de cette technologie.' Quand une situation se complique, le pilote automatique peut faire afficher une couleur d'alerte par précaution. Le conducteur sera alors prêt à réagir rapidement si cela devient nécessaire. 'Grâce à ces couleurs, insiste Anna Schieben, l'ensemble du système est facile à comprendre : je me sens en sécurité et dans une situation confortable et je sais tout le temps exactement quelles possibilités il y a, par exemple quels sont les niveaux d'automatisation disponibles.' Les systèmes de conduite automatisée gagnent peu à peu en sécurité, performance et confort : d'après de nombreux chercheurs, ils devraient devenir courants dans nos voitures d'ici dix ou quinze ans. Denis Loctier avec Stéphanie Lafourcatère
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La vitesse avec laquelle la technologie s'impose dans nos vies nous oblige à réinventer nos méthodes de travail qui se retrouvent bouleversées. Dans cette édition de Real Economy, nous nous rendons en Allemagne où le gouvernement mène une grande réflexion sur les emplois du futur. Chez Audi, près de Munich, l'avenir est déjà là avec une production largement automatisée. La Commissaire européenne à l'emploi, Marianne Thyssen, nous présente par ailleurs, les efforts de l'UE en la matière dans le cadre du 'Pilier européen des droits sociaux. Il est clair que la technologie nous simplifie la vie dans un monde qui ne semble jamais s'arrêter. L'automatisation fait baisser les coûts dans la production et réduit la pénibilité, mais elle soulève une question cruciale : les robots finiront-ils par occuper tous les emplois ? Et comment contribuerons-nous encore à nos sociétés et nos économies ? La manière dont nous travaillons connaît une progression constante depuis le début de la révolution industrielle au XVIIIe siècle. Celle-ci s'est traduite par l'automatisation, la production de masse, des suppressions de postes, puis la hausse de la demande mondiale, les créations d'emploi et l'essor des classes moyennes. Nous en sommes aujourd'hui à une quatrième révolution dans l'industrie et le travail et nous faut décider si nous laissons nos peurs de côté et si nous voulons passer à une prochaine étape. Risque élevé d'automatisation pour 9% des emplois Sept Européens sur dix ont besoin de compétences numériques dans leur travail. Un sur trois n'en a aucune et la moitié des Européens qui ont des postes peu qualifiés n'utilisent pas ces technologies. D'après l'OCDE, 9% des emplois ont actuellement, un risque élevé d'automatisation dans les pays développés et un sur quatre devrait être radicalement bouleversé par les nouvelles technologies sous l'effet d'une hausse de la productivité du fait de la robotisation. La hausse annuelle de la productivité passerait ainsi de 0,8% à 1.4% dans les cinquante prochaines années. Reste que quatre entreprises sur dix ne trouvent pas les personnes dotées des compétences adéquates pour occuper les nouveaux emplois. La formation est essentielle pour les quatre millions de jeunes Européens au chômage et les salariés à temps partiel comme ils ont moins l'opportunité de se former par rapport à ceux à temps plein. Ceux qui n'ont aucune compétence numérique gagnent 8% de moins que ceux qui en ont. Ce sont les pays qui n'ont pas investi dans ce domaine qui risquent le plus de perdre des emplois du fait des bouleversements technologiques. L'Allemagne invente ses emplois de demain Le gouvernement fédéral allemand a présenté un livre blanc baptisé Travailler 4.0. Un document qui regroupe des propositions très diverses sur le temps de travail, les profils d'emploi, la négociation collective avec l'idée que la technologie n'attend pas. 'Work4.0'? In Germany, it's part of the 'Digital IntegratedEconomy' and the Future of Work.#InnovationGermany https://t.co/d21BoBuw0d- GermanEmbassyAUS (@GermanyInOz) 6 octobre 2016 Comme nous l'explique notre reporter sur place Damon Embling, dans un contexte d'automatisation et de numérisation croissante, Berlin entend répondre aux besoins de la population active de demain, une génération qui souhaite avoir plus de choix et de flexibilité bien loin des horaires classiques de bureau. L'usine tentaculaire d'Audi au nord de Munich produit 600.000 voitures chaque année. Mille robots interviennent sur chacune. Et des projets de numérisation renforcée, de réalité virtuelle et d'impression métallique 3D sont déjà dans les cartons. A la clé, aucune suppression de poste parmi les 44.000 salariés sur place d'après Jochen Haberland, vice-président du groupe en charge des ressources humaines. 'Il y aura d'énormes changements dans la manière de travailler, reconnaît-il avant d'ajouter : Mais au final, nous aurons besoin de tous nos employés, exactement comme aujourd'hui.' Nous découvrons sur le site des plateformes inventées par une start-up qui bien qu'elles se déplacent à la vitesse d'un escargot, devraient permettre d'augmenter encore la productivité de l'usine en acheminant les composants jusqu'aux différentes unités de travail à la différence des lignes de production classiques. Fabian Rusitschka, PDG de la start-up Arculus à l'origine de leur conception, nous explique : 'Imaginez un centre commercial avec 50 magasins : dans une ligne de production, vous devez passer devant tous les magasins. Là, on vous amène uniquement dans ceux où vous avez besoin de quelque chose, vous avez plus vite fini,' souligne-t-il. Flexibilité, meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle Le livre blanc du gouvernement plaide notamment pour un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Ce qui favorise les performances de l'entreprise et la fidélisation des salariés, dit-on chez Audi. 'Les postes de travail ont déjà fait l'objet d'une très forte numérisation, en particulier dans les bureaux évidemment, indique Jochen Haberland. On a aussi mis en place le travail à distance et aujourd'hui, on instaure des horaires flexibles au sein des roulements dans le cadre d'un projet pilote,' insiste-t-il. D'après les experts en entreprise, le changement social s'annonce révolutionnaire dans la mesure où nos rythmes de vie s'accélèrent. 'Je ne pense pas que tout le monde soit déjà prêt, il s'agit d'une transition lente, estime Patrick Heitmeyer, consultant indépendant. Mais à mesure que la technologie progresse et qu'on en prend conscience, affirme-t-il, je crois que ce sera une transition rapide au final et que cela va vraiment changer la donne.' Les employeurs attirés par les gains de productivité offerts par la technologie devront s'assurer que leurs salariés aient les compétences nécessaires et puissent sans cesse les réactualiser. Work 4.0: How Germany is shaping the future of work Silke Breimaier FES_GB IPPR https://t.co/ouWRrippUX- LSE Business Review (@LSEforBusiness) 22 mars 2017 La question cruciale de la formation Dans toute révolution, il y a des gagnants et des perdants : bien sûr, des postes semi-spécialisés et aux tâches répétitives seront perdus. Mais ce peut être aussi une occasion de se former pour prétendre à un emploi plus qualifié. À Bruxelles, c'est le rôle de Marianne Thyssen, Commissaire européenne en charge de l'emploi, avec d'autres partenaires de trouver comment rendre cette transition possible. Maithreyi Seetharaman, euronews : 'Quels postes et quels secteurs seront les plus touchés ? Et que dire des travailleurs les plus âgés ?' Marianne Thyssen, Commissaire européenne à l'emploi : 'Actuellement en Europe, il y a 232 millions de personnes qui occupent un emploi. Il n'y en a jamais eu autant. Quant aux emplois de l'avenir - mais on pourrait dire d'aujourd'hui et de demain -, 90% d'entre eux nécessiteront un certain niveau de compétences numériques. Or on constate que plus de 40% de la population active européenne n'est pas assez compétente en la matière. Donc il y a beaucoup à faire de ce point de vue. On demande aux gens de rester plus longtemps sur le marché du travail, donc on doit faire en sorte qu'ils puissent y rester ! Premièrement, on doit évaluer les compétences que les gens ont. Deuxièmement, on doit déterminer quel est le parcours qui leur correspond individuellement pour qu'ils puissent progresser et pour qu'ensuite, ils fassent la preuve de leurs nouvelles connaissances, mais c'est aussi réalisable pour les gens - disons - de mon âge !' Highestemploymentleveleverrecordedin the EU in Q4 2016: 232.9 million employed#Eurostat https://t.co/QUTuDRFw09 pic.twitter.com/D8VAD14aFR- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 15 mars 2017 Maithreyi Seetharaman : 'La robotique, l'intelligence artificielle... Tout cela fait craindre une aggravation des inégalités économiques. Comment l'éviter ?' Marianne Thyssen : 'On doit s'assurer que les personnes qui travaillent le font dans de bonnes conditions - également dans le nouveau secteur du numérique - : par exemple, ceux qui travaillent pour des plateformes internet : quel statut ont-ils ? Qui les protège ? Sont-ils indépendants ? Ce n'est pas clair ! On doit aussi faire en sorte qu'ils bénéficient d'un système de sécurité sociale, qu'ils y contribuent, un système qui puisse leur donner droit à certaines prestations s'ils remplissent les conditions.' 'De nouvelles formes de travail qu'il nous faut définir' Maithreyi Seetharaman : 'Quels genres de changements structurels seront nécessaires selon vous ?' Marianne Thyssen : 'On prépare la publication du contenu du pilier des droits sociaux : il y aura des principes et des valeurs qui pourront servir de cadre de référence. Ce cadre permettra d'examiner les performances des politiques sociales et en matière d'emploi aussi bien nationales qu'européennes.' Maithreyi Seetharaman : 'Quel est le principal obstacle et comment le surmonter ?' Marianne Thyssen : 'Il y a les employeurs, les salariés, les indépendants. Mais il existe de nouvelles formes de travail qu'il nous faut définir, auxquelles il faut donner une place dans notre système de protection sociale et notre économie et cela va demander une réorganisation des structures des Etats membres et nous pouvons apporter notre aide au niveau européen.' Maithreyi Seetharaman : 'Qui est la responsabilité de préparer l'avenir ? Les individus eux-mêmes, les gouvernements, les décideurs politiques, les employeurs ?' Marianne Thyssen : 'On en a tous la responsabilité ! Nous devons nous adapter et prendre nos responsabilités, mais il revient aux dirigeants politiques, à ceux qui ont le pouvoir politique, de créer un environnement qui rende cela possible.' Withthe fastdevelopmentof new techologies,weneedto help people master digital skills:thisisone of the prioritiesof ourSkillsAgenda pic.twitter.com/bRgF1u8wqe- ValdisDombrovskis(@VDombrovskis) 23 mars 2017
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Coup de frein chez Uber dans la course à la voiture autonome. Un prototype du service américain de voitures avec chauffeur s'est retrouvé sur le flanc vendredi dernier à Tempe, dans l'Arizona, apparemment victime d'un refus de priorité. L'ingénieur au volant n'a pas eu le temps de réagir. Bien qu'impressionnant, l'accident n'a fait aucun blessé. A self-driving Uber got in an accident in Arizona and flipped onto its side https://t.co/GnpPyE0hiV pic.twitter.com/1fSRu0rCwV- Business Insider (@businessinsider) 25 mars 2017 Uber a toutefois décidé d'immobiliser toute sa flotte autonome, y compris en Pennsylvanie et en Californie, en attendant les conclusions de l'enquête. La série noire continue pour Uber, qui a suspendu ses essais de voitures autonomes dans l'Arizona après un accident https://t.co/lUvZKpkO9S- Le Monde Eco/Ent (@LeMondeEcoEnt) 27 mars 2017 Le groupe de Travis Kalanick veut créer un vaste réseau de taxis autonomes. Il est pénalisé par un gros retard au démarrage sur ses concurrents, par les accusations de vol de technologies proférées par Google et par la récente démission de ses meilleurs éléments du fait de dissensions internes. L'image d'Uber a aussi été atteinte dernièrement par des informations sur la culture sexiste qui régnerait au sein de l'entreprise. Avec Reuters, AFP.
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Dans cette édition spéciale consacrée au CeBIT de Hanovre 2017, le plus grand salon mondial du high-tech, notre reporter Sebastian Saam nous fait découvrir le meilleur des dernières technologies présentées lors de l'évènement. Des produits qui réalisent toujours plus de prouesses, mais qui ont aussi des points faibles. Le CeBIT 2017 n'échappe pas au phénomène drones. Des aéronefs télépilotés qui ne se contentent plus de fournir des images vues du ciel. L'un des modèles présentés par Intel se distingue par ses fonctionnalités et ses performances, assure Matthias Beldzik, collaborateur du géant américain des processeurs. Des drones de plus en plus perfectionnés 'Un marché est vraiment en croissance : ce sont les vols d'inspection dans l'industrie et les infrastructures, souligne-t-il. [Au salon, nous organisons des démonstrations] sur des maquettes d'installations industrielles comme les plateformes offshore près desquelles il est difficile de voler, donc on avait besoin d'un système stable et fiable,' dit-il. D'après ses concepteurs, le drone en démonstration permet d'inspecter une plateforme pétrolière en un temps record. 'Les caméras se perfectionnent et deviennent plus légères ; même chose pour les capteurs, indique Matthias Beldzik. Les vols sont de plus en plus longs et les informations sur les sites contrôlés, de plus en plus fiables,' affirme-t-il. Our team is cebit drone park with Intel_DE , providing UAV inspection data from inspection projects for the event's live demos. #cebit17 pic.twitter.com/5Owv3vRNd9- Cyberhawk (@TheCyberhawk) 22 mars 2017 Interaction homme-robot Les drones, mais aussi les robots ont aussi la part belle dans les allées du salon allemand. Même si certains humanoïdes prêtent à sourire, la collaboration homme-robot est une affaire sérieuse. La preuve avec un projet du Centre de recherche allemand sur l'intelligence artificielle. Grâce à son système de représentation virtuelle en 3D, il est possible de manipuler des robots en temps réel et à distance, voire grande distance. 'Quand vous portez ces lunettes, indique Mohamed Mehdi Moniri qui travaille sur le projet, vous êtes capable de contrôler des robots qui ne sont pas là, mais qui se trouvent à un millier de kilomètres.' Ces dispositifs de réalité virtuelle et réalité mélangée permettent par exemple de renforcer la sécurité lors de la manipulation de matières dangereuses. L'homme peut commander par gestes, les actions du robot. 'A partir du moment où un employé portera ces lunettes, son travail sera plus facile, poursuit Mohamed Mehdi Moniri. On mène des projets concrets en lien avec l'industrie en nous appuyant sur les atouts de ces lunettes pour aider à mettre en place des postes de travail plus ergonomiques, par exemple dans la production,' précise-t-il. DFKI and HitachiGlobal: Artificial intelligence built on human-machine data from SMI Eye Tracking Glasses cebit https://t.co/wwnXEQssSh- SMIEyeTracking (SMIEyeTracking) 22 mars 2017 Bus autonomes Découvrons une autre innovation, non pas à Hanovre, mais dans la ville de Sion en Suisse. La Poste y propose depuis l'an dernier, un service de bus urbain autonome, l'un des premiers du genre au monde. 'Nous faisons circuler depuis neuf mois, dans le centre-ville de Sion, deux de ces petits bus et nous avons transporté 16.000 personnes jusqu'à maintenant,' fait remarquer Jürg Michel de chez PostAuto. Interview avec Raphael Gindrat, CEO de BestMile : Sion's driverless #SmartShuttle https://t.co/mJ13exhY9Q- CarPostal (CarPostal) 2 novembre 2016 Malgré quelques défauts constatés pendant la phase de tests, les capteurs qui équipent ces bus fonctionnent correctement en conditions normales de circulation. Jürg Michel nous montre les capteurs LiDAR qui équipent le véhicule : 'Ce sont ses yeux, dit-il. Grâce aux capteurs, il peut détecter des obstacles et savoir qu'il doit s'arrêter.' Piratage Si les objets connectés réalisent des prouesses, ils ont aussi un grand point faible. La société Sophos, spécialiste de la sécurité des réseaux et des systèmes, a installé au salon, une maison hantée pour montrer combien il est facile de pirater les habitations intelligentes. Marco di Filippo, expert en sécurité, nous explique le but de l'opération : 'On veut faire comprendre qu'il y a de nombreuses erreurs de configuration : beaucoup de gens ne savent pas que leur maison intelligente, leur propre Internet des objets communiquent sur internet et sont sans protection,' lance-t-il. Project Haunted House: Internet-of-Things Study... Smart Home or Haunted House? https://t.co/czklFkypQ6 #IoT sophos_info pic.twitter.com/qrcoa1rycx- Sophos (Sophos) 21 mars 2017 Les systèmes de chauffage, vidéo-surveillance ou alarme incendie des maisons intelligentes sont des proies faciles s'ils ne sont pas suffisamment protégés. Vitrine des exploits de la technologie, le salon CeBIT veut aussi informer sur sa face cachée. Sebastian Saam avec Stéphanie Lafourcatère
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Nouvelle édition spéciale depuis le plus grand salon high-tech au monde, le CeBIT de Hanovre (Allemagne) où la connectivité est partout. Plus rien ne semble pouvoir arrêter l'avènement de l'Internet des objets comme l'a constaté notre reporter Jeremy Wilks auprès de participants venus du Japon, pays partenaire de l'évènement cette année. La connectivité est l'un des grands thèmes du CeBIT cette année. Une évidence pour le japonais KDDI dont l'ensemble des appareils est connectable. Cette tendance de fonds soulève des questions de sécurité. La société nippone y répond en s'appuyant sur la technologie de cryptage des smartphones. Cyber-sécurité 'Quand l'Internet des objets sera pleinement en place, il y aura dix mille fois plus d'objets différents qui seront connectés et en la matière, la question de la cyber-sécurité va devenir encore plus importante qu'aujourd'hui, souligne Tadashi Onodera, président du groupe. Il nous montre une carte SIM : 'C'est une carte qui à l'origine, était utilisée dans les téléphones portables et les smartphones. Dans notre centre de Recherche et Développement, poursuit-il, nous avons conçu un nouveau système de sécurité destiné à l'Internet des objets qui utilise cette carte.' Setting up for an euronews interview with the CEO of KDDI cebit pic.twitter.com/QUJQwyq9Yg- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 20 mars 2017 Industrie, transports, santé, logement La connectivité touche aussi la production industrielle. Par exemple, le groupe japonais FANUC propose un système qui ajoute de l'intelligence artificielle à ses robots et machines-outils pour les rendre plus performants. 'Même si les capacités de chaque machine-outil et de chaque robot pris individuellement s'améliorent, ils ne peuvent effectuer la quantité de travail que d'un seul intervenant, explique Yoshiharu Inaba, PDG de FANUC Corporation. Pour les hommes, c'est pareil : c'est uniquement quand deux ou trois personnes travaillent ensemble que leurs capacités s'ajoutent et qu'elles deviennent plus performantes, ajoute-t-il. C'est la même chose pour les robots et les machines-outils : quand ils sont reliés entre eux et qu'ils réalisent une tâche en tant que système, ils ont des performances deux ou trois supérieures,' affirme-t-il. Dans l'industrie, les transports, la santé ou le logement, les objets connectés étaient dix milliards l'an dernier dans le monde. Ils seront cinq fois plus nombreux en 2020. Jeremy Wilks avec Stéphanie Lafourcatère #Japan Summit is currently discussing future of #IoT and humanity. #BigData will play key role in the overall success #CeBIT17 #dconomy17 pic.twitter.com/sstvShcdYg- CeBIT (@cebit) 20 mars 2017
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Au CeBIT de Hanovre (Allemagne), 200.000 personnes et 3000 entreprises venues du monde entier se retrouvent pour célébrer le numérique et ses promesses pour l'avenir. Dans ce premier reportage spécial consacré à l'édition 2017 de ce salon, prenons le pouls de cet évènement qui a comme pays partenaire, le Japon cette année. Lors du CeBIT, la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre japonais Shinzo Abe se sont rencontrés dans l'objectif de renforcer les liens de leurs pays en matière de haute technologie et d'innovation. Pour le dirigeant nippon dont le pays est partenaire du CeBIT 2017, c'était aussi l'occasion de promouvoir son concept d'une 'société japonaise 5.0'. Priorité du Japon : 'Rapprocher production et technologies' Son principe : trouver et adopter des manières de vivre et de travailler plus connectées et plus efficaces pour notamment mieux relever les défis du vieillissement démographique. Hitoshi Masuda, directeur de la représentation allemande de l'Organisation japonaise du commerce extérieur (JETRO), nous en dit plus : 'Le Japon est un pays de production, la production elle-même est très importante. Donc, rapprocher le monde réel de la production et le monde virtuel des technologies de l'information, poursuit-il, c'est la clé selon nous.' 'Développement exponentiel' Intelligence artificielle, Internet des objets, véhicules autonomes, drone, robotique... Au fil des stands, le numérique devient concret. Aujourd'hui, l'accélération de la numérisation va de pair avec la conception croissante de produits qui visent à faciliter notre quotidien. 'L'innovation n'est plus linéaire comme les années précédentes, affirme Hartwig von Sass, porte-parole du CeBIT. Le développement est exponentiel, les évolutions techniques se mêlent les unes aux autres, ce qui déclenche une vague de transformation dans de nombreux secteurs de l'économie,' assure-t-il. 'Tous les aspects de la révolution numérique sont à portée de main, mais aussi en débat au CeBIT,' souligne notre reporter Jeremy Wilks qui lance avec ce numéro, une série de reportages spéciaux sur notre antenne et sur notre site, sur le CeBIT 2017 qui se tient du 20 au 24 mars. First day of #CeBIT17 is all about interconnection: Discover the trends of #IoT and #Industrie40 -> https://t.co/i3s1eQQWlr #dconomy17 pic.twitter.com/FNZkIwN0Up- CeBIT (@cebit) 20 mars 2017
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Airbus a présenté mercredi à Toulouse le premier satellite européen de télécommunications tout électrique haute puissance. Eutelsat 172B est le premier satellite électrique à haute puissance qui sera mis en orbite géostationnaire, c'est-à-dire en gardant la même position liée à la Terre, et de tourner avec elle en synchronisation. This high-power #satellite is EUTELSAT 172B weighing 3.500 kg and has 13 kW #electric power. Eutelsat_SA pic.twitter.com/rOOuTqm8eP- Airbus Space (AirbusSpace) 16 mars 2017 Claudio Rosmino, Euronews: 'Ce satellite constitue une première mondiale dans sa catégorie, qu'est-ce qui le rend si innovant ? Johan Leroy, le directeur technique d'Eutelsat: 'C'est principalement la propulsion électrique qui sera pour la première fois embarqué en Europe et qui servira pour la mise à poste et pas seulement le maintien à poste du satellite. Les passagers des compagnies aériennes pourront bénéficier d'une connexion à internet de la même qualité que celles dont ils bénéficient au sol.' Il rejoindra Kourou, en Guyane, le 20 mars, où il sera lancé le 25 avril pour le compte d'Eutelsat, l'un des principaux opérateurs mondiaux de satellites. Il fournira des services améliorés de télécommunication, de connectivité en vol et de télédiffusion pour la région Asie-Pacifique Tests of EUTELSAT 172B are completed! Satellite ready for shipment to #Kourou, French Guiana. Eutelsat_SA pic.twitter.com/s3HIOY1DTU- Airbus Space (AirbusSpace) 15 mars 2017 'Ce genre de satellite de propulsion électrique en quelques années couvrira 50 % du marché. Il y a aussi une demande croissante de connectivité à bord des avions, un marché qui, au cours des cinq prochaines années, se montera à des centaines de millions d'euros.' conclut notre reporter science, sur place à Toulouse, Claudio Rosmino.
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Le Japon est connu pour ses technologies innovantes et son niveau de vie élevé. Ses entreprises s'appuient sur leur savoir-faire pour relever quelques-uns des défis santaires mondiaux les plus urgents. Comment font-elles ? C'est ce que nous découvrons dans ce premier numéro de Spotlight. 'Quel meilleur endroit que le Japon pour découvrir des innovations dans le domaine de la santé dont l'ensemble de la planète peut bénéficier ? souligne notre reporter Daleen Hassan. Spotlight met un coup de projecteur sur ce pays et tout d'abord sur Honda : le groupe a développé un dispositif d'assistance à la marche,' précise-t-elle en nous invitant à nous rendre dans le QG de la marque. Assistance à la marche On connaissait ses motos, ses voitures et ses avions, Honda a désormais son système d'aide à la marche pour les personnes à mobilité réduite. Un outil précieux en particulier dans un contexte de vieillissement démographique. Grâce à ses moteurs, cet appareil qui pèse 2,7 kilos accompagne le mouvement en soutenant les jambes. Honda starts testing Walking Assist device in large-scale ... - #tech #technology #technews https://t.co/l2q3qawhpQ pic.twitter.com/OXyNZ9lnUl- Tech Journal (@TechJournal1) 24 avril 2016 Makoto Shibata travaille pour le département développement chez Honda. Il a placé le dispositif sur lui et nous le présente : 'C'est une structure très, très simple, il y a deux moteurs, une batterie et un ordinateur à l'arrière. Pendant la marche, poursuit-il, cet ordinateur perçoit le mouvement des hanches : ce qui permet au dispositif de participer au mouvement de la jambe, les informations sur la marche sont transmises à cette tablette comme dans le cas d'une voiture de course où il y a un échange entre la voiture et les stands.' Ce système a été inspiré par le robot humanoïde Asimo également développé par Honda qui a permis de faire avancer les recherches sur les humanoïdes bipèdes. Depuis 2013, Asimo assiste des patients de tous âges dans plus de cinquante hôpitaux japonais. Favoriser la mobilité, c'est un enjeu global pour le groupe nippon qui travaille depuis les années 80 sur la robotique liée à l'humain. Bras robotisé imprimé en 3D A Tokyo, l'association Mission ARM Japan développe des prothèses de membres supérieurs imprimées en 3D. Elle se réunit une fois par semaine, dans un lieu dédié aux start-up pour un échange constructif auquel participent des personnes privées d'avant-bras. L'atout de cette technologie mise au point par Genta Kondo, ingénieur brillant et cofondateur de l'entreprise exiii : des capteurs fixés sur le haut du bras détectent les contractions musculaires, ce qui déclenche le mouvement des doigts artificiels. 'Nous publions toutes les données gratuitement sur le web, donc il suffit d'avoir un accès internet pour télécharger nos données et imprimer la prothèse immédiatement, indique Genta Kondo. Ce genre d'avancée technologique va améliorer la vie des gens parce qu'ils ne seront plus obligés de passer par les grands spécialistes professionnels parce qu'en fait, tout le monde peut créer une main artificielle, c'est devenu très facile, assure-t-il. Je voudrais dire à tout le monde que ce n'est pas si difficile que ça, on peut l'adapter sur votre corps et c'est vraiment sympa à réaliser,' souligne-t-il. Cette solution pourrait changer la vie de Takayoshi Hashimoto, né avec une malformation de l'avant-bras gauche. Ce jour-là, il essaie la prothèse que l'association a élaborée pour lui. Son design doit encore être finalisé pour qu'elle soit encore mieux adaptée. 'Jusqu'à maintenant, je n'utilise que ma main droite pour tenir des choses et cette prothèse va me permettre d'utiliser aussi ma main gauche ; donc j'espère pouvoir faire beaucoup de choses avec mes deux bras, j'ai beaucoup d'espoir pour ma vie future,' confie Takayoshi Hashimoto. Ces prothèses se veulent abordables : elles sont vendues pour l'équivalent de quelques centaines d'euros, c'est dix fois moins que ce que coûte une prothèse de bras classique. #Japan Brand Program Genta Kondo, Catalyst, Mission ARM Japan, lectured in Austria and Poland on 27 Nov.-4 Dec.https://t.co/zx5GOfetBL pic.twitter.com/jh30cIvdYX- MOFA of Japan (@MofaJapan_en) 7 décembre 2016 Sauver des vies en peignant des murs 'Près d'un demi-million de personnes meurent du paludisme chaque année dans le monde d'après l'Organisation mondiale de la santé, fait remarquer notre reporter Daleen Hassan. Une entreprise japonaise baptisée Kansai a conçu une peinture qui repoussent les moustiques, responsables de la transmission de cette maladie.' Cette société, l'un des plus grands fabricants de peintures pour l'automobile et l'industrie au Japon, a inventé une peinture qui s'attaque au système nerveux des insectes, un produit destiné aux pays tropicaux. 'Comme beaucoup d'enfants meurent du paludisme en Afrique, nous indique Yu Akaki, cadre dirigeant, on s'est dit qu'on allait développer une peinture qui pourrait repousser et même tuer les moustiques. Cette peinture contient des ingrédients qui stimule le système nerveux des moustiques : quand ils se posent sur le mur qui a été peint avec ce produit, ils se retrouvent paralysés par ces ingrédients et ils n'arriveront plus à piquer les gens qui se trouvent à proximité,' affirme-t-il. L'entreprise assure que son produit présente une efficacité de 80%. Il est déjà utilisé dans plusieurs pays en développement, dans les hôpitaux, les crèches et les écoles, en particulier en Malaisie et en Indonésie où l'on recense de nombreux cas de dengue. Le #paludisme, une maladie de plus en plus résistante aux traitements, par AFPgraphics #AFP pic.twitter.com/B0e0hpaxDX- Agence France-Presse (afpfr) 23 février 2017 Daleen Hassan avec Stéphanie Lafourcatère
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Si vous êtes fan de high-tech et de numérique, la ville de Tokyo est faite pour vous ! En exclusivité, quelques-unes des plus grandes entreprises japonaises nous ouvrent leurs portes pour nous présenter les dernières innovations qu'elles s'apprêtent à présenter au CeBIT, le plus grand salon au monde consacré aux technologies de l'information dont la prochaine édition aura lieu à Hanovre du 20 au 24 mars. Dans ce numéro spécial de Sci-Tech, nous précise notre reporter Jeremy Wilks, nous rencontrons en exclusivité, des entreprises japonaises qui lèveront le voile sur leurs dernières nouveautés la semaine prochaine lors du CeBIT, le salon high-tech de Hanovre. Nous nous rendons dans un hub pour start-up où l'on conçoit des produits destinés à l'Internet des objets. Cerevo par exemple dispose d'une gamme d'appareils connectés qui va de la lampe à commande vocale aux chaussures dédiées à la réalité virtuelle. Son PDG Takuma Iwasa nous les présente : 'Ce sont les premières chaussures de réalité virtuelle au monde, elles comportent toute une série de capteurs et peuvent provoquer différents types de sensations en retour. Le moteur est placé dans les chaussures, précise-t-il avant d'ajouter : Quand vous les aurez aux pieds et que vous vous baladerez dans le monde virtuel, vous pourrez sentir la surface du sol et vous pourrez dire : 'Oh, c'est de la pierre, du bois ou de la neige.' Taclim, les chaussures de réalité virtuelle #CES2017 VIDEO -> https://t.co/EvsbXvWh0k pic.twitter.com/ZBtoaFOnHZ- 01netTV (@01netTV) 5 janvier 2017 Débuts en Europe '118 entreprises japonaises au total s'apprêtent à participer au salon CeBIT de Hanovre, souligne Jeremy Wilks. Elles seront nombreuses à y exposer des produits qui sont déjà sur le marché au Japon, mais qui feront leurs débuts en Europe,' indique-t-il. Découvrons l'une de ces innovations chez Epson. Cette machine peut recycler le papier usagé en feuilles de papier vierge, en quelques minutes et sans eau. Shigeo Fujita, manager du projet PaperLab chez Epson, nous la présente, des feuilles de papier usagées à la main : 'Voici du papier qui a été utilisé dans les bureaux et il y a des informations confidentielles dessus : on le met dans la machine et ensuite, il est transformé en fibres grâce à notre technologie qui fonctionne sans eau ; puis, les fibres sont agglomérées et modelées avant de former le produit final, du papier comme celui-là [vierge],' décrit-il. Grâce au PaperLab, les bureaux peuvent ainsi recycler leur papier eux-mêmes. Avec ce produit, Epson vise les entreprises qui veulent détruire leurs documents mentionnant des données internes. 'Aujourd'hui, nos clients paient très cher pour la destruction des feuilles de papier qui comportent des informations confidentielles alors qu'avec notre machine, ils peuvent les détruire toutes, sur place et en un rien de temps,' souligne Shigeo Fujita. PaperLab, Epson's paper recycling technology, will feature next month at the CeBIT conference in Hannover: https://t.co/4irlceHMa2 pic.twitter.com/LUkziGsb1J- Print21 (@Print21) 21 février 2017 Repérage des mouvements de foule Au CeBIT, une délégation japonaise fera la promotion du savoir-faire des entreprises du pays et d'un nouveau concept lancé par le gouvernement : 'Société 5.0', la vision d'un monde numérique encore plus avancé. Le PDG d' Hitachi Toshiaki Higashihara représente les sociétés japonaises des technologies de l'information et de l'électronique. 'Le Japon s'impose dans les matériaux technologiques, la nanotechnologie et les capteurs, affirme-t-il. En les combinant, nous voulons réaliser la 'Société 5.0', contribuer à régler les problèmes sociétaux dans le monde et étendre le concept à l'échelle de la planète, dit-il. J'espère que nous pourrons travailler avec le monde entier et favoriser l'innovation,' insiste Toshiaki Higashihara. Autre produit qui fera son apparition au CeBIT : un système de repérage élaboré par Hitachi. Il permet de collecter des données de manière anonyme, sur le déplacement des personnes dans un lieu donné : dans quelle direction elles vont et à quelle vitesse. Un outil de gestion des mouvements de foule dans les espaces publics. 'Des lasers enregistrent le déplacement de personnes et d'objets sans qu'ils portent des capteurs, explique Ichiro Ariyama, architecte en chef de ce système. Grâce aux résultats de ces enregistrements, on peut mener des recherches sur la manière dont les gens se déplacent, ils apparaissent sous la forme de points rouges sur notre écran,' décrit-il. Just filmed this really interesting Hitachi object tracking system for monitoring crowds. Full story in euronewsknwldge Sci-Tech next week pic.twitter.com/MJmjVDTxjk- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 9 mars 2017 Robot-projecteur domestique Une grande partie de ces nouveaux produits japonais devrait intéresser entreprises et gouvernements, mais il en est aussi qui devraient séduire les consommateurs férus de gadgets comme l'une des nouveautés de Cerevo. Takuma Iwasa nous montre 'un robot domestique doté d'un projecteur. Il peut se balader tout seul chez vous, il peut par exemple quitter sa station de recharge de manière autonome pour rejoindre votre chambre à 7h du matin et vous passez une jolie musique, explique-t-il avant d'ajouter : Quand vous êtes réveillés, il peut vous montrer de manière autonome quelles sont les conditions de trafic dans votre ville en les projettant sur le plafond.' Avis aux amateurs d'objets connectés, toujours plus performants et toujours plus nombreux. Jeremy Wilks avec Stéphanie Lafourcatère
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Aux Pays-Bas, nous avons vu comment un robot et des applications développés dans le cadre d'un projet de recherche européen peuvent aider les enfants atteints de diabète de type 1 à mieux comprendre leurs symptômes et à prendre les décisions bénéfiques à leur santé au quotidien. 'Faire face au diabète est un défi de taille pour les enfants et adolescents malades, nous rappelle notre reporter Denis Loctier. Leur santé dépend de décisions qu'ils prennent tout au long de la journée : les assistants électroniques peuvent-ils les aider ?' s'interroge-t-il. Près d'Amsterdam, dans la famille Geurts, la fille de 11 ans, Tatum, et le fils de 13 ans, Arjan, sont atteints de diabète de type 1. 'L'école est à une demi-heure à vélo, explique leur mère Ilona. Donc tous les matins, ils doivent penser à ce qu'ils vont manger dans la journée et à la quantité d'insuline qu'il leur faudra, indique-t-elle avant d'ajouter : Ils doivent avoir cela en tête tout au long de la journée pour être sûrs qu'ils pourront rentrer sans encombre et que leur niveau de sucre dans le sang ne chutera pas sur le trajet du retour.' Glycemic Index Ideal Plate Infographic https://t.co/nh5WGHRgeT pic.twitter.com/rXdzpMsPHZ- A Health Blog (@AHealthBlog) 19 janvier 2017 Apprendre en s'amusant Tatum et Arjan participent à un projet de recherche européen baptisé PAL (pour 'Assistant personnel pour un mode de vie sain') qui propose des outils électroniques pour les enfants diabétiques. Des applications sur tablette par exemple leur apprennent à bien se nourrir, à calculer leur prise de glucides et à noter leurs activités. Plus besoin de lire des livres sur la santé ! 'Les enfants n'aiment plus trop lire aujourd'hui, ils préfèrent jouer avec leur smartphone !' estime Tatum. Son frère renchérit : 'Oui, les livres, c'est un peu ennuyeux ; les tablettes, c'est beaucoup plus amusant !' Trois hôpitaux comme le centre médical Meander et deux organisations dédiées au diabète en Italie et aux Pays-Bas participent à ce projet qui met aussi à disposition des enfants dont Tatum et Arjan, un robot lors de leurs rendez-vous médicaux. Nao - c'est le nom du modèle - peut devenir pour eux, un ami. Il joue comme un humain. This robot helps kids with diabetes. Can kid-friendly hospitals foster healthier lifestyles? My #Futuris this March pic.twitter.com/c6yVUiljOA- Denis Loctier (@loctier) 10 février 2017 Humaniser les robots 'Il y a une tendance actuelle à humaniser les robots, souligne Rosemarijn Looije, coordinatrice du projet PAL et spécialiste en interface homme-machine. Cela nous permet de mieux créer le lien entre les enfants et le robot, cela augmente leur implication,' assure-t-elle. Les médecins peuvent programmer le robot pour fixer des objectifs adaptés à chaque enfant. La finalité est pédagogique, mais pas seulement : l'idée, c'est que grâce à lui, les jeunes patients aient davantage envie de venir en consultation. Ce que confirme Roos Nuboer, diabétologue en pédiatrie au centre médical Meander : 'Les enfants l'adorent, dit-elle. En général, ils n'aiment pas venir à l'hôpital, ils préfèrent jouer avec leurs copains, mais grâce au robot, ils veulent venir, ils font des selfies avec lui et ils montrent à leurs amis que le diabète n'est pas qu'un fardeau à porter,' précise-t-elle. Le robot ne formule aucune prescription médicale, il aide l'enfant à mieux comprendre ses symptômes. Dans l'un des exercices, le patient doit décider ce qu'il va faire dans certaines situations comme ce qu'il va manger à un goûter d'anniversaire. Il est censé choisir l'option la plus saine. Puis les rôles s'inversent, c'est au robot de trouver la bonne réponse. Hi there! here it is a new post published on the Blog of the European Commission #pal4uproject #diabetes EU_eHealth https://t.co/GvlGmVsHKN- PAL4Uproject (PAL4Uproject) 18 août 2016 Il peut 'reconnaître les émotions de l'enfant' 'Pour ce projet, nous avions besoin d'un robot capable de reconnaître les émotions de l'enfant, de formuler une phrase, de sélectionner des questions, nous avons dû créer tout cela, raconte Bert Bierman, ingénieur robotique chez Produxi. Et les illustrations sur la tablette que nous avons développées, poursuit-il, sont aussi très importantes.' Les chercheurs qui prévoient de développer leur système en mettant en réseau robots et tablettes ont veillé à ce que les données de chaque patient ne soient pas communiquées à des tiers. 'Bien sûr, une très forte hypo- ou hyperglycémie doit être communiquée aux parents, mais l'enfant doit pouvoir contrôler les informations qu'il veut partager,' estime Rosemarijn Looije, coordinatrice du projet PAL. D'après les pédiatres participants, 'un enfant malade et sa famille pensent au diabète toutes les dix ou quinze minutes'. Raison de plus pour qu'ils se changent les idées comme lorsque le robot Nao propose aux jeunes patients de danser avec lui dans les couloirs du centre médical. Denis Loctier avec Stéphanie Lafourcatère
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C'est parti pour la 87ème édition du salon de l'automobile de Genève. Un démarrage en pole position pour Peugeot, dont le 4X4 urbain - la 3008 - a été élu voiture de l'année, titre remporté l'an dernier par l'Opel Astra. Au lendemain de l'annonce du rachat d'Opel/Vauxhall par PSA, maison mère de Peugeot, Citroën et DS, le patron de Peugeot, Jean-Philippe Imparato, y voit un signe. Hier fut une journée faste pour #Peugeot, la 3008 sacrée voiture de l'année 2017 https://t.co/wy4GkO7vgN- Le Monde (@lemondefr) 7 mars 2017 'On avait salué l'année dernière le fait qu'Astra soit couronné parce qu'ils avaient fait une super voiture, et je suis ravi aujourd'hui de voir qu'on continue l'aventure ensemble, c'est même génial !' s'est-il félicité. [Video] Salon de Genève : l'Opel #Astra, voiture de l'année >> https://t.co/w9h69lYIEB pic.twitter.com/Dav3l7VlHC- LaTribune (@LaTribune) 1 mars 2016 Le mariage de PSA avec la filiale européenne de General motors vient rebattre les cartes en donnant naissance au numéro deux européen du secteur. Volkswagen, le retour Le numéro un, Volkswagen, affûte déjà ses armes, assure son PDG, Matthias Müller. 'Par le passé, nous avons toujours considéré Opel et PSA comme des concurrents respectables et cela restera le cas. Nous avons hâte de voir comment la concurrence va évoluer dans cet environnement. De toute évidence, nous avons du boulot sur la planche et nous allons l'accomplir de façon obstinée, c'est pourquoi nous abordons l'avenir dans un état d'esprit positif,' a-t-il lancé dans les allées du salon. Voiture électrique : tour d'horizon en images des principales nouveautés dévoilées à Genève https://t.co/9nfLD4b4xX pic.twitter.com/pR0BFxEhbM- Mobilité Durable (@MobiliTDurable) 4 mars 2016 Tournant la page des moteurs diesel truqués, le géant allemand promet une voiture 100% électrique et connectée pour 2020. Le groupe a aussi présenté son concept de voiture autonome, une navette baptisée Sedric, avec un S. Sedric, la première voiture sans volant de Volkswagen https://t.co/XvejalpNq1 pic.twitter.com/Am6UnTVF2n- Top Gear France (@TopGear_FR) 7 mars 2017 L'optimisme est général parmi les constructeurs, le marché européen ayant renoué avec son niveau de 2008 l'an dernier. Raison pour laquelle l'Association des constructeurs automobiles européens s'attend à un essoufflement des ventes cette année, et table sur une croissance de 1% seulement. Avec AFP, Reuters
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L'Agence américaine de la sécurité routière donne jusqu'au 29 juillet à Tesla pour lui communiquer une première série d'informations sur Autopilot, le système de pilotage automatique qui équipe ses voitures électriques. En cas de manquement, le groupe d'Elon Musk s'expose à une pénalité financière de 21.000 dollars par jour. Tesla fait l'objet d'une enquête depuis le décès, le 7 mai dernier en Floride, d'un automobiliste au volant d'une Model S en pilotage automatique. Du fait de mauvaises conditions météo, le système n'aurait pas repéré le camion qui coupait la route à la berline. L'Agence veut aussi connaître les conclusions des enquêteurs de Tesla sur cet accident.
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Quel avenir pour les danses et musiques traditionnelles, les arts du spectacle, les pratiques sociales ou rituelles, bref tout ce qui fait la culture des communautés ? Pour éviter leur disparition, un projet de recherche européen mené notamment à Thessalonique en Grèce établit une base de données du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Le patrimoine culturel de l'humanité ne se limite pas aux monuments, à l'architecture et à des collections d'oeuvres. Il est aussi immatériel. Or les formes d'art populaire transmises souvent oralement, de génération en génération, comme les danses traditionnelles, les musiques folklorique ou l'artisanat traditionnel, sont particulièrement difficiles à documenter et à étudier. Pour y remédier et mieux prévenir leur disparition, un projet de recherche européen baptisé I-Treasures est en train d'établir une base de données entièrement dédiée aux trésors du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Danse et human beatbox A Thessalonique en Grèce, découvrons le travail de quelques-uns des partenaires du projet. Nous assistons à la captation d'une chorégraphie interprétée par une danseuse. 'On utilise les nouvelles technologies pour analyser les mouvements de manière à enregistrer les données du squelette de la danseuse, indique Cosmas Dimitropoulos, ingénieur électrique et informatique au Centre de recherche et technologie Hellas (Institut des technologies de l'information CERTH-ITI), l'une des institutions participantes du projet. Ensuite, ajoute-t-il, nous modélisons ces informations pour bien comprendre ses différentes postures.' L'équipe a trouvé comment référencer de nombreuses formes d'expression corporelle parfois millénaires comme le chant byzantin grâce aux technologies de détection et de traitement des signaux. Dimitrios Manousis, professeur à l'Université ecclésiastique de Thessalonique et à l'école de musique Giannitsa, précise : 'On va créer cette base de données, puis on sera capable de traiter les résultats et ensuite de transmettre ces informations aux chercheurs.' Le recueil simultané de données de tout type permet aux scientifiques de créer des modèles caractéristiques pour chaque expression créative. Nous assistons à l'enregistrement de la performance de Paul Vignes, musicien qui pratique le human beatbox. Il nous décrit le dispositif nécessaire : 'Il y a deux micros piézo-electriques sur mon nez qui sont là pour prendre les vibrations et le taux de nasalisation d'un son, la caméra qui prend le mouvement des lèvres, un microphone qui prend les données sonores et un capteur à ultrasons pour pouvoir voir les mouvements de la langue de manière moins intrusive,' énumère-t-il. #Ideasmos rehearsal in Paris! Linz Quartet, 2 intangible musical instruments #MOCO16 #i_treasures pic.twitter.com/ziOaIy1dtO- MOCO16 (@MOCO_2016) 18 juin 2016 Inventer de nouveaux instruments de musique Dans le cadre du projet, ces chercheurs ont aussi mis au point une technique innovante pour concevoir de nouveaux instruments de musique. Nous voyons comment une scientifique équipée de capteurs agite les bras au-dessus d'un équipement muni d'une vitre transparente. Ses mouvements génèrent des sons. Sotiris Manitsaris, de l'Ecole nationale supérieure des Mines de Paris (ENSMP) et de l'Association pour la recherche et le développement des méthodes et processus industriels (ARMINES), nous précise : 'L'idée, c'est de s'inspirer des gestes pianistiques pour créer une très large gamme de sons sans être obligé de passer par des mécanismes intermédiaires qui interfèrent entre le geste et la musique tels que les touches, les cordes pour la guitare, etc.' L'Unesco a alerté sur le risque de disparition rapide de l'ensemble des formes culturelles immatérielles, notamment du fait de la mondialisation. D'après ces scientifiques, les nouvelles technologies peuvent aider à les préserver. 'Le projet vise à contribuer à cet effort, souligne Nikolaos Grammalidis, coordinateur du projet I-Treasures et ingénieur informatique et électrique du Centre de recherche et technologie Hellas (CERTH-ITIS), en tirant profit des nouvelles technologies de l'information pour enregistrer, analyser, visualiser et partager cet héritage culturel et en ciblant en particulier, des utilisations dans l'éducation et la recherche.' Intangible Musical Instrument (update) https://t.co/aYSmh8Zz4M- i-Treasures (@iTreasures_) 11 mars 2016 Des retombées économiques Des archives numériques du patrimoine immatériel sont non seulement utiles au monde universitaire et à l'enseignement, mais aussi à l'économie. Des initiatives commerciales peuvent en découler. 'Comme dans ce projet, l'objectif est d'être capable de partager, de modéliser nos résultats et d'être prêt à travailler avec différents secteurs : par exemple, le tourisme, l'éducation, etc.,' affirme Marinos Ioannidis de l'Institut de technologie de Chypre, conseiller sur le projet I-Treasures. Ces archives seront précieuses pour les générations à venir : grâce à elles, elles pourront mieux connaître leurs traditions et définir leur identité.
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La première 'eHighway', la première autoroute électrique au monde est actuellement en phase de test en Suède. L'idée est relativement simple : les camions sont reliés à des câbles tout comme des tramways ou des trams. Ils passent alors de l'énergie thermique à l'énergie électrique pour faire fonctionner leur moteur. Hasso Geor Grunjes, Siemens : 'Je n'appellerais pas cela une innovation révolutionnaire, parce que c'est le mélange entre une technologie déjà ancienne et la technologie des camions. D'un côté on a l'efficacité d'une système ferroviaire et de l'autre on a la souplesse des transports routiers et ça c'est véritablement l'atout de ce système. Le projet a été initié par les autorités suédoises compétentes en matière de transport. Il est mené à bien en collaboration avec Siemens et le constructeur de camions Scania. Hasso Geor Grunjes : 'Tout est automatique. Le camion se conduit comme un camion tout à fait classique. On n'a rien à faire. Il suffit de suivre les lignes blanches sur la route. Pour l'instant ce sont les seuls guides et le pantographe électrique s'occupe du reste. Si vous restez dans votre voie vous fonctionnez à l'électrique. Si vous avez un obstacle devant vous, ou si vous voulez doubler vous sortez de votre voie et le système va automatiquement se déconnecter et alors soit vous passez sur les batteries pour une distance courte soit vous démarrer le moteur thermique. C'est donc complètement automatique.' Les câbles n'ont encore été installés que sur deux kilomètres de la E16 et pendant deux ans on va étudier l'impact du projet en terme de protection de l'environnement et de faisabilité.
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Tesla rate son objectif de livraison pour le deuxième trimestre consécutif. Le constructeur américain de voitures électriques en a livré 14.370 d'avril à juin, contre 17.000 prévues. La société d'Elon Musk explique que nombre de véhicules commandés sont toujours en transit, car la moitié des véhicules produits au deuxième trimestre ont été construits sur les quatre dernières semaines de la période. Tesla s'est engagé à construire 50.000 voitures au deuxième semestre et 500.000 par an à compter de 2018 pour satisfaire la forte demande pour sa première berline grand public, la Model 3. Elle sortira des chaînes d'assemblage fin 2017. Les analystes doutent cependant de la capacité du groupe à monter en cadence.
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Cela ressemble à une tentative de sauvetage. Au Royaume-Uni, une pétition réclame la tenue d'un deuxième référendum sur le Brexit. Une demande qui a déjà recueilli plus de 3,7 millions de signatures, alors que depuis le vote en faveur de la sortie de l'Union Européenne, l'heure est à l'incertitude. Les partisans du Brexit avouent 'ne pas avoir de plan' pour la suite politique https://t.co/n71i4WMQMy pic.twitter.com/gRdi6MBS05- L'Express (@LEXPRESS) 27 juin 2016 L'appel a été lancé le mois dernier par William Oliver Healey, qui a pourtant voté pour le Brexit. Le militant redoutait, au départ, que le camp du 'In' ne l'emporte. Aujourd'hui, le jeune homme de 27 ans tente de se justifier, et parle d'un 'piratage', dépassé par le succès de son initiative. Mais le nombre de signatures recueillis est déjà contesté, plusieurs dizaines de milliers d'entre elles seraient d'origine frauduleuse, et proviendraient du Vatican ou encore de Corée du Nord, avec un nombre de participants largement supérieur à la population locale recensée. Les autorités parlementaires britanniques ont ouvert une enquête sur la question. Mais le vote qui a eu lieu au Royaume-Uni a déjà fait des émules dans d'autres pays de l'Union. En Slovaquie, le parti europhobe veut lancer une pétition pour organiser une consultation populaire sur une sortie de l'Union. 'Je demande à tous les citoyens, militants, associations et partis politiques de nous soutenir dans cette lutte pour la liberté de notre nation et de notre pays', a déclaré Marian Kotleba, dirigeant du parti populaire-Notre Slovaquie (LSNS), 'pour que nous puissions recueillir assez de signatures pour appeler à un référendum dès que possible'. En mars dernier, le parti anti-immigrants a remporté près de 8 % des suffrages lors des législatives en Slovaquie, alors que le pays s'apprête à assurer la présidence tournante de l'Union, dès vendredi.
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La réalité virtuelle était omniprésente à la dernière Electronic Entertainment Expo, surnommée E3, à Los Angeles. Selon les organisateurs le nombre d'exposants aurait doublé depuis l'an dernier. De grandes marques comme Sony, Oculus ou HTC misent gros avec leurs derniers masques de réalité virtuelle, qui ont pris une nouvelle dimension. http://fortune.com/virtual-reality-business/ https://www.entrepreneur.com/article/274586 Jason Rubin, Chef des produits à Oculus:'J'aime penser au fait que nous en sommes encore à l'époque des films en noir et blanc, et sans le son. A l'époque les premières personnes qui voyaient un film, ne pouvaient pas y croire...C'était fantastique. La réalité virtuelle est au début d'un très long voyage, vers des longs-métrages. C'est passionnant, pour les fabricants, comme pour les consommateurs, de faire ce voyage, car de nouvelles choses apparaissent tout le temps.' La PlayStation de Sony a transporté les joueurs vers une autre planète. Le fabricant de console a fait équipe avec un développeur indépendant basé à San Francisco, Impulse Gear, pour créer 'Farpoint', une aventure spatiale dans un monde extraterrestre hostile. http://blog.us.playstation.com/2016/06/13/farpoint-announced-for-playsta... http://www.gameblog.fr/news/59819-e3-2016-on-a-essaye-farpoint-sur-ps-vr... Seth Luisi, fondateur de Impulse Gear:'On vous transporte dans un monde étranger : vous êtes échoué sur ce monde et vous avez besoin de vous déplacer, et donc d'explorer cette réalité virtuelle. Vous allez tout ressentir, comme si vous y étiez vraiment. Avec le son, vous entendrez toute l'ambiance autour de vous , le vent hurlant par exemple, toutes les créatures exotiques qui se précipitent derrière vous et sur le côté, c'est une expérience vraiment immersive.' Les responsables du jeu commencent également à utiliser l'expérience immersive pour fabriquer des expériences effrayantes et déconcertantes, comme jamais auparavant. Comme par exemple 'Narcose', un jeu franco-américain : c'est une histoire de survie et d'horreur dans les profondeurs de l'océan Pacifique. Le joueur est un plongeur qui doit prendre des mesures avant que son oxygène ne s'épuise. http://www.narcosis-the-game.com/ David Chen, développeur:'Le plus intéressant, c'est l'environnement du jeu : vous êtes pris au piège, dans une combinaison de plongée industrielle de haute technologie. Cela fonctionne très bien avec la réalité virtuelle, parce que vous mettez le casque et vous êtes installé dans cet espace confiné qui fonctionne vraiment. L'expérience est immédiate et les gens sont rapidement connectés.' Selon certaines estimations, le marché de la réalité virtuelle serait de 150 milliards de dollars dans 4 ans. Il devrait influencer l'unives des jeux, mais aussi des soins de santé, de l'éducation et de la formation professionelle.
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Les microscopes ont fait reculer les limites de ces observations. Il y a une dizaine d'années l'utilisation se l'hélium et de ses qualités neutres ont permis aux recherches de faire un grand pas. Les chercheurs australiens de l'université de Newcastle au nord de Sydney viennent de produire leur propre engin. Paul Dastoor, université de Newcastle : 'Pour la première fois nous avons été capables de voir, non seulement la typologie de la surface mais aussi des indications sur ce qui compose cette surface. Nous commence à voir les différences en fonction du caractère chimique de cette surface.' Les chercheurs disent pouvoir désormais observer des parasites, des bactéries ou des cultures cellulaires dans leur état originel. Paul Dastoor : 'Des échantillons biologiques, tous ces échantillons qui sont délicats seraient endommagés sous des microscopes conventionnels.' Le faisceau d'hélium est chimiquement, électriquement et magnétiquement neutre au contact de la surface des échantillons. On peut donc observer des contrastes chimiques sur des interfaces métal semiconducteur. Adam Fahy, université de Newcastle : 'Nous disposons désormais d'une résolution qui est similaire ou meilleure à tout autre technique disponible actuellement.' La prochaine étape, consistera pour les chercheurs australiens à améliorer leur microscope en le rendant plus petit tout en pouvant établir des images en trois dimensions.
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Les lauréats du 10e Prix de l'inventeur européen sont désormais connus. La cérémonie s'est déroulée le 9 juin dernier à Lisbonne au Portugal. Créé en 2006 par l'office européen des brevets, ces prix récompensent le génie créatif, une distinction parmi les plus prestigieuses au monde. Cette année, l'ingénieur allemand Anton Van Zanten reçu un prix spécial couronnant sa carrière pour ses recherches révolutionnaires au service de la sécurité routière. C'est ce chercheur qui a imaginé le système électronique de contrôle de stabilité dans les voitures. Un système de correction de trajectoire qui empêche la perte de contrôle du véhicule en cas d'urgence. C'est sans auncun doute l'avancée la plus significative au service de la sécurité routière depuis l'adoption de la ceinture de sécurité. Dans la catégorie Industrie, les deux physiciens allemands Bernhard Gleich et Jürgen Weizenecker ont été récompensés pour leur méthode de diagnostic médical. Le nom de leur invention : l'imagerie à particules magnétiques qui permet d'obtenir des images en 3D capables de repérer des cancers ou des maladies vasculaires, et cela en temps réel. Mais cette méthode pourrait avoir d'innombrables applications. Dans la catégorie Recherche, c'est le neurochirurgien français Alim-Louis Benabid qui a décroché la 1er prix pour son stimulateur cérébral dans le traitement de la maladie de Parkinson. Un système qui a changé la vie d'innombrables malades à travers le monde. Tue Johannessen and Ulrich Quaade et leurs collègues ont été récompensé dans la catégorie PME. Cette équipe danoise a développé une technique capable de stocker l'amoniac, un gaz très volatil. Leur méthode permet de réduire drastiquement la pollution des moteurs diesel. Enfin, honneur aux dames : la chercheuse Helen Lee de l'université de Cambridge a reçu le Prix du public pour la création d'un kit de diagnostic rapide par analyse de sang. Un kit capable de dépister facilement les maladies infectieuses (du VIH à l'hépatite B). dans les pays les plus pauvres du globe. Congratulations to Dr Helen Lee for winning the Popular Prize at the European Inventor Awards! pic.twitter.com/866oKWXoUL- Wellcome Trust (@wellcometrust) 9 juin 2016 'Toutes les inventions qui ont été récompensées cette année, explique Chris Cummins, notre envoyé spécial à Lisbonne,qu'il s'agisse de sécurité routière et ou de traitement médical, toutes ont montré que la créativité pouvait avoir d'importantes retombées économiques et sociales dans la vie quotidienne de millions de gens.'
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Il va falloir nous y habituer. Le vélo avec ses deux grandes roues, son cadre et son guidon à l'avant, c'est dépassé. Place au half-bike. En français : le demi-vélo. On connaisait déjà le half-bike sans selle. A Berlin, Felix Kruschardt, lui, a inventé le half-bike doté d'un siège http://www.gizmag.com/halbrad-half-bike/42727/. Le halbrad, en allemand. Et cela a l'air beaucoup plus confortable. De loin, cela ressemble à un vélo pliant. Mais pas du tout. Le cadre est fixe. La particularité de ce vélo? Sa large roue arrière et sa mini roue à l'avant. 'C'est vraiment très pratique parce qu'il est toujours très compact sans qu'on ait besoin de le plier', explique son inventeur. 'On peut facilement l'emener dans le métro sans avoir à payer pour le transport. Et puis cla ne prend pas beaucoup d'espace dans l'appartement sans avoir à le plier'. Pour diriger le vélo, il y a quand même un guidon, sous la selle. Et il faut un petit temps d'adaptation pour s'habituer à ce nouveau type de conduite. Et pour freiner, rien de plus simple : il suffit de rétropédaler. Le half-bike avec selle n'est pour l'instant qu'un prototype. Mais Felix Kruschardt espère pouvoir lancer la fabrication des vingt premiers exemplaires d'ici la fin de l'année.
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C'est un marché qui explose : le secteur des drones civils professionnels offre d'incroyables opportunités aux entrepreneurs avec à la clé, des dizaines de milliers d'emplois en Europe. Quels sont les secrets de ceux qui réussissent et innovent dans ce secteur ? Quel cadre réglementaire pour les entreprises ? Cette édition tournée en France et notamment au nouveau siège d'euronews à Lyon est dédiée aux fabuleuses opportunités du drone. Commençons par nous intéresser au potentiel énorme qu'offrent les drones civils professionnels. Notre reporter Serge Rombi a invité au nouveau siège d'euronews à Lyon, Peter van Blyenburgh, du Consortium Drones-Rules.EU et PDG d' UVS International. 'Le potentiel en termes de marché est énorme, confirme-t-il avant de préciser : D'après les prévisions de la Commission européenne, cela devrait se traduire par la création de 150 à 200.000 emplois dans les vingt prochaines années.' Un marché sur lequel une PME française, par exemple, commence à s'imposer : il s'agit de Delair-Tech, une start-up implantée à Toulouse, au coeur de l'industrie aéronautique en France, devenue le leader mondial du drone professionnel. Elle fabrique des appareils qui récoltent des données dans les domaines du BTP, des infrastructures énergétiques et de transport et dans l'agriculture. L'une des particularités de ses engins : ils fonctionnent hors du champ de vision du pilote. 'Ce sont des drones que nous avons conçus pour être particulièrement endurants, nous explique Benjamin Benharrosh, co-fondateur de Delair-Tech, ils volent 100 à 150 km en autonomie intégrale, entre deux et trois heures.' .euronews in Toulouse to share about DelairTech 's #business adventure with ben7bis Tks SergeRombi & your team pic.twitter.com/IjBTEoeHhl- Delair-Tech (@DelairTech) 18 mai 2016 Mais cette entreprise ne fait pas que fabriquer les drones. Elle propose aussi toute une offre de services : autrement dit, la récolte et le traitement des données. 'Si on prend l'exemple des lignes électriques en France, on a 400.000 km de lignes à inspecter tous les ans et en utilisant les drones par rapport aux méthodes traditionnelles, on peut être deux à trois fois moins cher,' assure Benjamin Benharrosh. Le marché potentiel est donc très important. D'ailleurs, cette entreprise devrait passer de 60 à 90 salariés d'ici à la fin de l'année et vient de réaliser une levée de fonds de 13 millions d'euros. Objectif : financer son dévelopement, notamment à l'international. Son cofondateur nous indique : 'Aujourd'hui, on a des drones qui sont présents dans trente pays et on a des projets d'ouverture à l'international : une filiale qu'on crée en Californie, un bureau en Australie et un bureau en Chine d'ici à la fin de l'année.' .DelairTech fait décoller le marché des #drones civilshttps://t.co/j0d7RMCJ0N pic.twitter.com/VLTI9M7vB7- World of Drones (World_Of_Drones) 26 mai 2016 Poursuivons notre entretien avec Peter van Blyenburgh, du Consortium Drones-Rules.EU. 'Vous travaillez avec les meilleurs experts européens sur un grand programme de sensibilisation pour aider les entrepreneurs comme Benjamin Benharrosh à accéder à ce marché dans les meilleures conditions possibles,' rappelle Serge Rombi. 'Oui, l'objectif, lui répond-il, c'est que les utilisateurs actuels et futurs de drones connaissent leurs obligations et leurs responsabilités, ce qu'ils doivent faire en matière de protection des données et de la vie privée et la situation réglementaire dans les différents pays,' souligne ce spécialiste des drones. Le programme en question financé par la Commission européenne devrait aussi permettre de mieux cerner les différentes législations. D'ailleurs, une réglementation européenne devrait entrer en vigueur d'ici à deux ans et peu à peu remplacer les législations des Etats membres. Serge Rombi : 'Peter van Blyenburgh, une dernière question : si je suis un entrepreneur comme Benjamin Benharrosh et que j'ai envie de faire commme lui, de profiter des opportunités de ce marché, que me conseillez-vous ?' Peter van Blyenburgh : 'Le plus important pour un nouvel utilisateur de drone, c'est de comprendre qu'il s'intègre au domaine de l'aviation, ce qui implique toute une série de règles et réglementations, de devoirs et de responsabilités.' euronews: RT SergeRombi: Filming #BusinessPlanet euronewsbiz euronews in #Lyon #drones cc EU_Growth pic.twitter.com/2aOA3UGMFE- Michael Voolaid (@michael_voolaid) 20 mai 2016 Drones civils Les drones civils offrent un potentiel énorme en termes de développement d'applications innovantes dans de nombreux secteurs comme l'inspection industrielle, la photographie aérienne, la sûreté et la sécurité dans l'agriculture ou du public. La très grande majorité de ces applications intègrent de petits drones et sont développées par de petites entreprises et start-up. Les questions de sécurité et les législations nationales divergentes font partie des principaux motifs de préoccupation en matière d'utilisation des drones. Le projet Drone-Rules.EU financé par le programme COSME vise à mieux sensibiliser les utilisateurs à la réglementation actuelle qui encadre l'emploi des drones et son évolution en lien avec l'instauration prochaine d'une législation européenne. Liens utiles Informations de la Commission européenne sur les drones Tout ce que vous devez savoir avant le décollage Plus de renseignements sur les réglementations en matière de drones UVS International Le programme COSME pour les PME
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Tesla réserve l'exclusivité à Panasonic pour fabriquer les batteries de sa Model 3. Le spécialiste américain de la voiture électrique, qui travaille déjà avec la firme japonaise, avait laissé entendre qu'il pourrait se tourner vers d'autres fournisseurs pour répondre à la forte demande pour sa berline grand public.Tesla a enregistré plus de 370.000 pré-commandes. Les premières livraisons sont prévues fin 2017. Panasonic a proposé à Tesla d'investir 1,6 milliard de dollars dans la construction de sa 'Giga usine' - dont le coût est estimé à 5 milliards de dollars - pour lui permettre de produire 500.000 véhicules par an dès 2018.
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Jean-Louis Gassée, fondateur emblématique d'Apple France dans les années 80, a accordé cette semaine une interview exclusive à Tech & Co et s'est confié à Erwan Morice, journaliste de BFM Business. Dans l'entrevue réalisée à San Francisco (Californie), il a livré son regard sur Apple, cinq ans après la disparition de Steve Jobs. L'ancien dirigeant français a également donné son point de vue sur l'avenir des nouvelles technologies, l'économie du partage, l'intelligence artificielle, ou encore la conquête de l'espace. - Tech & Co, du mardi 7 juin 2016, présenté par Sébastien Couasnon, sur BFM Business.
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Nos smartphones peuvent-ils aider à créer des modèles 3D sophistiqués qui permettent d'étudier et de préserver le patrimoine culturel européen ? Les chercheurs participant au projet européen Harvest4D en sont persuadés. Nous les avons rencontrés à Vienne. Dans les rues de Vienne, un groupe mitraille, smartphone à la main, l'une des curiosités de la capitale autrichienne, la cathédrale Saint-Etienne. Notre reporter Julián López Gómez précise : 'Il ne s'agit pas de touristes, mais d'informaticiens convaincus qu'à l'avenir, la protection du patrimoine culturel européen passera en grande partie par nos smartphones !' La plupart de ces appareils connectés sont aujourd'hui des concentrés de technologie, notamment dotés d'appareils photo perfectionnés. D'où l'idée de l'équipe du projet européen Harvest4D de les utiliser pour créer des modèles en 3D. 'Leur élaboration coûte très cher de nos jours notamment parce qu'on doit utiliser des équipements très coûteux, mais aussi parce qu'on doit prévoir exactement où mettre ces instruments pour être vraiment capables de recréer tous les éléments d'un objet, explique Michael Wimmer, coordinateur de ce projet et informaticien de l'Université technique de Vienne. Dans le cadre de ce projet, ajoute-t-il, on essaie de simplifier l'élaboration des reconstitutions, de ne pas recourir à des instruments coûteux, mais aux téléphones portables ou aux caméras numériques de M. Tout-le-Monde.' ICCV 2015 'Registering Images to Untextured Geometry using Average Shading Gradients' Paper https://t.co/OK4x3vprro pic.twitter.com/0TfCQP3ump- Harvest4D (@Harvest4D) 7 janvier 2016 Un système intelligent A l'issue de calculs mathématiques complexes, les photos sont transformées en modèles 3D. Mais avant d'en arriver là, il a fallu relever toute une série de défis techniques. 'La grande difficulté, c'est l'échelle, précise Samir Aroudj, informaticien à l'Université technique de Darmstadt (Allemagne). Certaines images sont prises de très loin, d'autres de près et ces différentes distances font qu'on distingue plus ou moins précisément la surface des objets, dit-il avant d'ajouter : Si une photo est prise de très loin, la surface sera plutôt imprécise et elle devra être précisée par celles qui ont été prises de très près, de manière à reconstruire correctement même les petits détails.' Il a fallu concevoir un système capable de faire des rapprochements entre les images et de fonctionner avec un environnement qui évolue, la lumière pouvant changer en fonction de la météo par exemple. 'Mon travail consiste à développer des modèles mathématiques et algorythmiques pour interpréter ces données et faire en sorte qu'une collection de points très denses - un million, un milliard de points - qui ont été mesurés dans le monde réel deviennent un objet virtuel en trois dimensions qui soit exploitable par les applications,' souligne Tamy Boubekeur, informaticien à Telecom ParisTech (Université de Paris-Sarclay). 'Finalement quand on essaie de porter le monde réel vers une représentation virtuelle, il faut arriver à faire trois choses à la fois : numériser la forme, le mouvement et l'apparence du monde réel pour en faire des applications interactives de réalité virtuelle,' indique le chercheur. Partner TU Delft: video http://t.co/pPV0S29DlP displays a model of a statue reconstructed from photographs only pic.twitter.com/BCIWiJo6ZK- Harvest4D (@Harvest4D) 1 juin 2015 Mais aussi la 4D Les scientifiques travaillent aussi sur les reconstitutions en 4D, c'est-à-dire auxquelles s'ajoute le facteur temps. Paolo Cignoni, informaticien de l'ISTI-CNR (Italie), nous présente une représentation de l'évolution d'un site archéologique élaborée à partir de photos prises à différentes dates. 'En nous déplaçant dans cette représentation en 3D, on peut voir de manière interactive les parties qui ont changé pendant le travail de fouilles et celles qui n'ont pas été modifiées par les archéologues.' L'étape suivante, c'est la conception d'applications concrètes dans l'étude et la protection du patrimoine. 'On peut tout-à-fait utiliser nos réalisations pour des expositions et des musées, insiste Michael Wimmer, coordinateur du projet. L'avantage de notre méthode, poursuit-il, c'est aussi qu'il est devenu si facile de créer ces modèles que même ceux qui travaillent sur les sites archéologiques par exemple peuvent participer directement et les élaborer eux-mêmes.' Ces chercheurs espèrent commercialiser leur technologie d'ici cinq ans.
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Airbnb, Uber, Blablacar autant de noms qui représentent le succès de l'économie collaborative. Mais l'encadrement de ces nouveaux acteurs varie fortement d'un pays membre à l'autre. Pour le vice-président de la Commission européenne chargé de l'Emploi et de la Croissance il ne faut pas manquer ces nouvelles opportunités. " La question est donc de savoir si l'Europe est ouverte à ces innovations, ouverte aux innovateurs ou si nous laissons partir les personnes et les entreprises ", ajoute Jyrki Katainen. L'institution cherche donc à apporter un peu de cohérence entre les 28. Pour le Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, Luca Visentini, il faut surtout un cadre juridique clair. Uber " ne paye pas les taxes adéquates, ne paye pas de contributions sociales, ne protège pas les travailleurs mais aussi les clients ", rappelle-t-il. La Commission souhaite un encadrement, raisonnable, de ces nouvelles plate-formes pour leur permettre de se développer. Il ne s'agit cependant que d'une simple prise de position.
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Aujourd'hui, un actif européen sur trois est peu, voire n'est pas compétent dans les technologies numériques. Or miser sur les talents dans ce domaine permet de booster la compétitivité des PME européennes. Quelles performances peuvent atteindre les entrepreneurs qui parient sur ces compétences ? Pour répondre à cette question, nous nous sommes rendus en Bulgarie. C'est dans la capitale bulgare, Sofia que notre reporter Serge Rombi a rencontré Vessela Kalacheva : à la tête de l'Association bulgare des technologies de l'information, elle représente la campagne européenne eSkills for jobs. Serge Rombi, euronews : 'Il est nécessaire de développer les talents numériques parce que c'est comme cela que l'on va encourager la compétitivité des PME en Europe, n'est-ce pas ?' Vessela Kalacheva, représentante de la campagne eSkills for jobs : 'Oui, tout-à-fait, parce qu'un tiers de la population active dans l'Union européenne a peu, voire pas de compétences digitales. Le manque de diplômés en technologies de l'information et de la communication fait que d'après les estimations, 800.000 emplois risquent de ne pas être pourvus d'ici 2020.' A 21 ans, il a des compétences et le sens du business En Bulgarie, justement, nous avons fait la connaissance d'un jeune entrepreneur qui pour sa part, a tout compris. A seulement 21 ans, Lyubomir Yanchev dirige une start-up baptisée Melissa Climate, l'une des plus en vue de Sofia. L'an passé, il a décroché le titre de 'Talent digital de l'année' dans le cadre de la campagne eSkills for jobs. 'J'ai commencé à programmer à l'âge de 8 ans, je me suis mis au taekwondo, un art martial qui m'a appris la persévérance et l'esprit sportif, raconte le jeune dirigeant. Melissa a débuté sous la forme d'un projet scolaire, mais comme mes parents sont entrepreneurs, j'y ai vu l'opportunité que ce produit devienne un vrai business,' insiste-t-il. Melissa, ce n'est pas le nom de sa petite amie, c'est le nom d'un petit gadget particulièrement ingénieux : une petite boîte associée à une application qui permet de contrôler à distance tous les climatiseurs quelle que soit leur marque. 'Melissa est un outil intelligent qui sait comment gérer votre climatisation avec la meilleure efficacité énergétique possible et il peut vous permettre d'économiser 25% sur votre facture d'électricité,' assure Lyubomir Yanchev. How well do you know your AC? See how to #reduce #humidity with your #AC : https://t.co/zWmYitnXRF pic.twitter.com/gEa4zbGb1k- Melissa Climate (@MelissaClimate) 11 mai 2016 Rançon du succès Le jeune entrepreneur travaille déjà sur un nouveau produit qui sera commercialisé à l'automne prochain. Il faut dire que les investisseurs s'intéressent de très près à lui. Il a déjà réussi à lever quelque 600.000 euros dont un tiers grâce au programme européen JEREMIE. 'On a lancé la commercialisation de Melissa il y a deux mois à peine et on est déjà présent dans 13 pays avec plus de 8000 commandes, même nos investisseurs sont surpris !' lance Lyubomir Yanchev. Nice #BusinessPlanet filming in Sofia eSkills4JobsBG euronewsbiz pic.twitter.com/zU1SYr0YRH- Serge Rombi (@SergeRombi) 22 avril 2016 Poursuivons notre entretien avec Vessela Kalacheva, représentante de la campagne eSkills for jobs. Serge Rombi : 'La campagne eSkills for jobs a démarré l'an passé. Elle se poursuit jusqu'à la fin de l'année et vous avez déjà d'excellents résultats !' Vessela Kalacheva : 'Absolument. Jusqu'à maintenant, plus de 800 évènements ont été organisés avec plus de 300.000 participants. Par exemple, des jeunes sont allés dans des entreprises, des responsables d'entreprise se sont rendus dans des lycées.' Et chaque année, il y a donc un concours dans le cadre de cette campagne. Il est ouvert à tous les jeunes Européens. Wanted:creative ideas 4 #mobile app! Get a chance to win scholarship AppAcademyNL https://t.co/4SAWslfFtJ#eSkills pic.twitter.com/zPtIJkHDZh- eSkills for Jobs (eskills4jobs) 23 mai 2016 Serge Rombi : 'Si un jeune veut participer comme Lyubomir Yanchev à la compétition eSkills for jobs, c'est toujours possible bien sûr ?' Vessela Kalacheva : 'Bien sûr. Cette année, la compétition comporte trois catégories : jeune talent numérique, développeur de compétences digitales d'excellence et développeur d'application innovante. L'inscription est ouverte jusque fin juillet et toutes les informations sont à retrouver sur notre site.' eSkills Aujourd'hui, tous les emplois nécessitent de disposer au minimum de connaissances de base en matière de technologies de l'information et de la communication (TIC). Pour l'instant, dans l'Union européenne, un citoyen sur deux n'a pas ou a peu de compétences digitales. De nombreuses entreprises sont confrontées à un manque crucial de candidats pour des postes dans les TIC. L'Europe pourrait faire face à une pénurie de main-d'oeuvre qui pourrait représenter jusqu'à 756.000 emplois de professionnels des TIC non pourvus d'ici 2020. Ce qui remet en cause la croissance, la création d'emplois en général et la compétitivité. La campagne eSkills for Jobs entend inciter à la mobilisation en faveur de l'enseignement, des emplois et des carrières dans le domaine du numérique et montrer la nécessité pour tous les citoyens de parfaire leur maîtrise des compétences digitales. Lyubomir Yanchev est un entrepreneur bulgare qui a directement bénéficié de la campagne eSkills for Jobs. Liens utiles eSkills eSkills for Jobs Programme européen JEREMIE Association bulgare des technologies de l'information

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