Le magazine Auto Plus a révélé lundi à quel point il est "facile" de se procurer de fausses plaques d’immatriculation, en falsifiant celles de la voiture officielle du président François Hollande.

Un jeu d’enfant. "Pas étonnant que les cas d’usurpation flambent, tant il est enfantin de se procurer un jeu de plaques",  a commenté Auto Plus après avoir réalisé une enquête sur les fausses plaques d’immatriculations en France. Pour illustrer à quel point il est "facile" de se procurer de fausses plaques, les journalistes du magazine ont été jusqu’à faire fabriquer une copie de celles de la Citroën DS5 du président de la République. Pour ce faire, les enquêteurs de la rédaction en ont commandé auprès de huit sites Internet différents. "Six sur huit nous ont livré nos fausses plaques dans la semaine, sans la moindre vérification de documents", ont-ils ainsi rapporté avant de préciser que les deux autres sites ont refusé de réaliser cette commande au motif que le certificat d’immatriculation fourni par les journalistes était "contrefait et incohérent".

"Les éditeurs de plaques ne sont pas formés à reconnaître les faux documents"La rédaction a par ailleurs fait appel à des professionnels ayant pignon sur rue (garagistes, centres-auto et cordonniers). Sur les dix testés, tous ont refusé d’exécuter la commande sans justificatif. Un sur dix a ensuite refusé de fabriquer les plaques malgré une copie de carte grise et un numéro d’immatriculation fictif. Et alors que les journalistes ont réussi à se procurer des plaques frauduleuses au moyen d’un faux certificat provisoire d’immatriculation chez tous les professionnels, le magazine a souligné que "les éditeurs de plaques ne sont pas formés à reconnaître les faux documents, cela ne fait pas partie de leur métier". Auto plus a poursuivi en concluant qu’"aujourd’hui, faire faire une fausse carte grise  ou usurper des plaques est à la portée de n’importe quel individu mal intentionné". Et d’inviter le gouvernement à "légiférer au plus vite pour un meilleur contrôle  de la vente des plaques".

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Les usurpations de plaques ou "doublettes" ont augmenté de 40% entre 2009 et 2010. Les assurances estiment qu’il y aurait entre 300.000 et 400.000 fausses plaques actuellement en circulation.   
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