Vidéos à la une
L'effet Moody's ne s'est pas fait attendre en Irlande : la dette souveraine du pays était plébiscitée ce lundi, deux jours après le relèvement de sa note de Baa1 à A3 par l'agence de notation financière. Mieux, Moody's a assorti sa note d'une perspective positive. Résultat : le rendement de l'emprunt à 10 ans est passé sous les 80 points de base pour la première fois depuis avril 2011. Il faut dire que la dette irlandaise a recouvré sa qualité d'investissement chez les trois grandes agences de notation financière (Moody's, Standard & Poor's et Fitch), un préalable exigé par les investisseurs asiatiques notamment. La décision de Moody's constitue un coup de pouce indéniable au premier ministre Enda Kenny, péniblement reconduit à la tête d'une coalition fragile deux mois après les législatives. Pour y parvenir, son camp a dû alléger son programme d'austérité. Avec la baisse des coûts des emprunts publics, il lui sera plus facile d'atteindre son objectif, à savoir faire passer la dette irlandaise sous 90% du PIB d'ici décembre. Il devrait y être aidé également par une croissance vigoureuse anticipée à 5% cette année.
Vidéos à la une
Depuis que la Banque centrale européenne (BCE) a renforcé sa politique monétaire le 10 mars dernier, les premiers effet se font sentir sur le marché du crédit selon certains analystes, qui font état d'une baisse des spread. La BCE, qui veut faire baisser les coûts des crédits et inciter les entreprises à relancer leurs investissements, a notamment augmenté de 60 à 80 milliards le montant de ses rachats de dettes par mois. Une autre conséquence de ces mesures est que la BCE pourrait détenir jusqu'à 25% des 7.000 milliards d'euros de dettes souveraines en cours. Cette hypothèse soulève des inquiétudes quant aux répercussions de ces rachats de dettes sur la liquidité et les conditions du marché obligataire. Avec Reuters
Vidéos à la une
Les nouveaux objectifs français, annoncés par Michel Sapin, le ministre de l'Economie, ce mercredi, ne sont 'clairement pas conformes à ses engagements', dixit la Commission européenne. Paris promettait encore avant l'été une amélioration de la situation... Michel Sapin : 'Avec une croissance et une inflation faible, la baisse des déficits que nous prévoyons pour 2015 sera limitée, avec un déficit prévu aux alentours de 4,3% du PIB en 2015, et un passage sous le seuil de 3% en 2017'. Sur quoi le Français Pierre Moscovici, nouveau commissaire européen aux Finances, a prévenu que la France n'aurait pas de dérogation. Angela Merkel a de son côté réclamé que les Européens respectent 'enfin' les règles qu'ils se sont fixées : 'Nous voyons un certain nombre de pays, par exemple l'Espagne, où les réformes ont de l'impact et renforcent les dynamiques. Et il faut le prendre très au sérieux quand la Commission européenne rappelle que le ralentissement des réformes est le plus grand risque pour le retour à la croissance'. L'Allemagne fait plus que jamais figure de premier de la classe Euro... Son projet de budget pour 2015 est à l'équilibre, pour la première fois depuis 1969.
Vidéos à la une
Jean-Claude Juncker a appelé à 'la vigilance' sur le front économique, estimant que la crise n'est pas encore terminée. Il l'a dit à l'occasion de sa première visite officielle dans un Etat membre de l'Union européenne, la Grèce, depuis son élection à la tête de la Commission européenne. Jean-Claude Juncker : 'Nous ne sommes pas à la fin de cette guerre. Je veux juste souligner que nous devons continuer, nous devons avoir la volonter d'économiser l'argent, tous les gouvernements doivent le faire, pas uniquement ceux du sud de l'Europe.' Sous perfusion financière internationale pour la cinquième année consécutive, Athènes espère sortir de la récession d'ici à la fin de cette année. Dimitris Tsiodras, analyste politique : 'La Grèce attend plus de choses de la part de M Juncker que de M Barroso. Elle attend que des problèmes graves comme le chômage, la protection sociale par exemple soient traitées d'une façon plus efficace par la nouvelle Commission et son nouveau président.' Le Premier ministre grec a loué le rôle et le programme du nouveau président de la Commission, qui incarne, selon lui, 'la solidarité européenne'. Stamatis Giannisis, Euronews : 'M Juncker est à Athènes pour plusieurs raisons. Tout d'abord pour remercier le Premier ministre grec Samaras pour avoir fortement soutenu sa candidature à la présidence de la commission européenne mais aussi pour encourager le gouvernement grec à poursuivre ses réformes économiques.'
Vidéos à la une
Une bonne nouvelle pour Athènes. L'agence de notation Fitch a annoncé le relèvement d'un cran de la note d'endettement de la Grèce, qui passe de 'B-' à 'B'. L'agence estime que la reprise va se rafermir cette année. Sous assistance internationale depuis 2010, Athènes a réussi en avril dernier son retour sur le marché de la dette à moyen terme, signe d'un relatif regain de confiance des investisseurs. En matière budgétaire, Fitch souligne que "la réduction du déficit de la Grèce ces quatre dernières années a été remarquable". Reste que les Grecs eux continuent de souffrir durement du plan d'économie drastique mis en place en échange de l'aide des créanciers internationaux.
Publicité