Revue du web
Avec La Tribune
Après une première hausse de 30% au printemps, le président Nicolas Maduro a annoncé une nouvelle augmentation de 40% du salaire minimum qui, même si elle paraît importante en apparence, reste infime par rapport à l'inflation galopante.
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'Une usine fermée est une usine occupée', le slogan est signé du gouvernement vénézuélien qui a mis ce lundi ses menaces à exécution en prenant possession du site de l'entreprise américaine Kimberly-Clark. Celle-ci avait annoncé la cessation de ses activités, samedi, faute de devises pour acheter les matières premières. Avertissement lancé aux autres entreprises étrangères Nicolas Maduro a fait redémarrer les machines et averti toute autre entreprise tentée par la fermeture qu'elle subirait le même sort. Le Venezuela connaît une grave crise économique depuis la chute des cours du pétrole, dont il tire l'essentiel de ses revenus. Près de 80% des produits de première nécessité sont désormais quasi-introuvables, selon des organismes privés. Le pays est, en outre, plongé dans une profonde crise politique. L'opposition, majoritaire au Parlement depuis les dernières élections législatives, réclame la tenue d'un référendum pour révoquer le président Maduro.
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La crise économique vénézuélienne touche de plein fouet les produits de première necessité et, en premier lieu, le pain : faute de budget et de devises, les importations de blé sont en chute libre, les boulangers réduisent leurs productions, les files d'attente s'allongent et les pillages se multiplient. Dans la ville de Maracay, dans l'État d'Aragua, l'usine Kimberley-Clark est elle aussi est bloquée : sans matière première, les lignes de production sont à l'arrêt et les employés au chômage technique. 'Notre société produit des couches, du papier toilette, des produits de première nécessité : environ cinq à six mille familles sont touchées' explique un employé qui dit s'appeler Wilmer Gutierrez. La crise touche également le secteur médical : selon la Fédération pharmaceutique du Venezuela, la pénurie concerne 85 % des médicaments. C'est le cas dans les hôpitaux comme dans celui de Mérida, une ville des Andes vénézuéliennes où les patients doivent eux même apporter leurs médicaments. 'J'ai commencé à voir des patients mourir dans la salle d'opération ou aux urgences par manque de médicaments' raconte le médecin David Macineiras. 'Jusqu'à présent, cette année, 70 enfants sont morts à cause du manque d'antibiotiques, notamment pour soigner les infections chez les nouveaux nés.' Conséquence des pénuries : la mortalité infantile a été multipliée par 100, entre 2014 et 2015, pour atteindre les 2 % des naissances l'année dernière. La dégradation du secteur de la santé intervient alors que le gouvernement vénézuélien avait justement fait de l'accès gratuit aux soins, avec l'aide de médecins cubains, un des points clés de sa politique. L'île castriste souffre, elle aussi, des conséquences de la crise qui frappe le Venezuela. Selon les estimations établies par l'agence de presse Reuters, les livraisons de produits pétroliers vénézuéliens à Cuba ont chuté de 20% dans les six premiers mois de l'année. Pour faire face, le ministre cubain de l'Économie a annoncé début juillet que des mesures de restriction de la consommation d'énergie seraient en vigueur jusqu'à la fin de l'année. 'Dans notre secteur, ils réduisent de 50 % notre électricité' explique ce technicien cubain qui précise que c'est pareil dans la toute la région que 'les Cubains vont de l'avant.' Devant la chute des livraisons de pétrole vénézuélien, que Cuba achète à des tarifs préférentiels, le gouvernement de La Havane a décidé de réduire de 28 % la consommation d'énergie de l'île sur la deuxième partie de de l'année.
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Le président du Venezuela Nicolás Maduro a promis qu'à partir du 4 juillet l'électricité ne serait plus rationnée. Depuis le mois d'avril, l'électricité était coupée partout à travers le pays et plusieurs heures par jour par mesure d'économie. La pénurie d'électricité a placé de nombreuses entreprises en position de chômage technique : incapables de faire tourner les machines et au bord de la faillite. 'Si cela continue comme cela, dans deux mois, je serais obligé de licencier toute l'équipe, les employés devront partir, je ne peux pas les garder' prévient ainsi un garagiste de Caracas devant une machine inerte faute de courant. Selon le gouvernement vénézuélien, le barrage de Guri devrait être en mesure de mettre un terme à la pénurie d'électricité : la sécheresse avait vidé le réservoir du barrage et provoqué l'arrêt de la centrale hydroélectrique qui fournit 70 % de courant consommé au Venezuela. Les réserves d'eau rétablies, le barrage peut être remis en marche. En revanche, le cours du baril de pétrole est toujours trop bas pour l'économie vénézuélienne : 41 % inférieur en 2015 par rapport à 2014, soit un manque à gagner énorme pour le pays. L'économie du Venezuela dépend quasi exclusivement de la vente du pétrole qui représente 96 % de ses revenus en devises. La spirale de la crise se voit partout : les rayons des magasins sont souvent vides, les produits de première nécessité sont rationnés et les experts s'attendent à une inflation de près de 500 % cette année sur 2016. Les mêmes experts estiment qu'en décembre la contraction de l'économie vénézuélienne sera de 8 %. La pénurie alimentaire touche une grande partie de la population. Dans certaines écoles, le déjeuner se résume à des galettes de patates douces. Et pour les enfants, c'est souvent le seul repas de la journée.'J'ai demandé à certaines mères si leurs enfants avaient mangé quelque chose' raconte Carmen, la cuisinière d'une école de Caracas. 'Elles m'ont répondu avoir 'trouvé du savon' et espérer l'échanger pour autre chose.' Les Vénézuéliens en sont réduits au troc et reviennent au potager individuel pour faire face à la pénurie alimentaire. Les jardins urbains commencent à se multiplier sur les toits de Caracas et le gouvernement estime qu'en 2019 ces petits potagers arriveront à couvrir jusqu'à 20 % des besoins en nourriture.
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De longues files d'attente à Caracas. Des milliers de Vénézuéliens attendaient ce vendredi de pouvoir signer et laisser leur emprunte digitale, en faveur de la tenue d'un référendum contre leur président, Nicolas Maduro. 200.000 signatures sont requises par la constitution pour lancer la procédure. D'après le leader de l'opposition Henrique Capriles, la mission est accomplie. Selon lui 400.000 Vénézuéliens ont signé cette semaine. Mais ce n'est qu'une étape : il faudra en réunir quatre millions, pour enfin convoquer le référendum. Pour la MUD, parti de centre-droit à l'origine de la mobilisation, le temps presse: si Nicolas Maduro est révoqué cette année, il y aura des élections anticipées. S'il perd un référendum l'an prochain, ce dernier pourra désigner son successeur dans le camp chaviste. Este #24Jun será recordado como la #BatallaDeLasHuellas del Pueblo que venció al Imperio Madurista! Viva Venezuela carajo!- Henrique Capriles R. (@hcapriles) 24 juin 2016
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Ils sont descendus par milliers dans les rues de Caracas pour manifester leur soutien au président vénézuélien Nicolas Maduro... Ce sont des enseignants, des étudiants et des employés du secteur public. Pour eux, le référendum sur la révocation du président voulu par l'opposition n'a pas lieu d'être. Parallèlement, ce mardi, d'autres manifestations ont eu lieu en divers endroits du Venezuela pour dénoncer les graves pénuries d'aliments et de médicaments dans un pays en pleine crise économique et politique. Sur fond de pression internationale, Nicolas Maduro a néanmoins fait un geste d'apaisement. Il a dit accepter de restaurer le dialogue avec les Etats-Unis alors que les deux pays n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010.
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Le Venezuela est au bord de l'implosion : l'inflation avoisine les 700%, la plus élevée au monde. Et, outre la pénurie alimentaire, le pays doit faire face à une très forte insécurité. C'est dans ce contexte que s'affrontent Nicolas Maduro, qui ne veut pas quitter le pouvoir et une opposition qui réclame du changement. Henrique Capriles est l'un des leaders de cette opposition. Ex-candidat à la présidentielle, il est aujourd'hui l'un des organisateurs du référendum qui demande le départ du président vénézuélien. Alberto de Filippis : Monsieur Capriles, merci d'être avec nous. Henrique Capriles : Merci beaucoup Alberto et bienvenue au Venezuela. Henrique Capriles, en quoi consiste ce référendum et pourquoi est-il si important qu'il ait lieu cette année ? Tous les représentants de l'Etat qui ont été élus par un vote populaire, quand arrive la moitié de leur mandat, et dans le cas de la présidence, on parle d'une période de 6 ans, donc au bout de trois ans, 20 % des électeurs vénézuéliens peuvent solliciter un référendum (ou un vote de rappel) pour se prononcer sur le représentant en question, dire ce qu'ils en pensent. Ils peuvent décider de suspendre son mandat, s'ils décident que c'est terminé, ou alors de le maintenir et le reconduire jusqu'à la fin de son mandat de 6 ans. Pourquoi demandons-nous ce vote de rappel, ce référendum ? Primo, parce que la première moitié du mandat du président est terminée, et secondo, parce que le Venezuela traverse la pire crise de son histoire. Le Venezuela a vécu d'autres crises par le passé, mais en ce moment, le Venezuela vit la pire crise économique, sociale et politique de l'histoire de notre pays. Que cherchons nous avec ce référendum ? Une solution à la crise qui doit être politique. Pourquoi avons-nous besoin d'une solution à la crise politique ? Parce que le gouvernement contrôle pratiquement toute l'économie, le gouvernement est responsable de l'inflation que nous vivons, de l'insécurité qui est la pire au monde. Au Venezuela, en ce moment, il y a des files d'attentes interminables, on fait la queue pour des produits de première nécessité, pour les aliments, pour les médicaments. C'est le gouvernement qui nous a mis dans cette situation, et le gouvernement ne veut rien changer. Le gouvernement veut que tout reste comme c'est. De cette manière, la crise ne peut que s'aggraver et la crise politique avec. Nous insistons avec ce référendum car nous croyons en une solution démocratique, constitutionnelle, pacifique et électorale. Une situation comme celle que nous vivons, le Venezuela ne peut la résoudre qu'en faisant appel aux Vénézuéliens. Si le référendum ne se tient pas cette année, que fera l'opposition ? Selon moi, si le référendum n'a pas lieu cette année, nous pourrions avoir une explosion sociale au Venezuela, ou, résultat de ces tensions sociales qui croissent de jour en jour, un coup d'Etat militaire. Nous, nous ne voulons pas d'explosion sociale ou de coup d'Etat militaire. Selon nous, il y a une solution qui est dans la Constitution, c'est le référendum. Parlons du risque de coup d'Etat militaire : l'armée, la police, vous pensez que... (Henrique Capriles coupe la parole) Un policier au Venezuela, un garde national, je vous le disais avant l'interview, ce sont les moins bien payés de tout le continent. Un policier gagne 30 dollars par mois au Venezuela, 30 dollars. Vous savez combien il faut au minimum pour faire vivre une famille de 5 personnes ? 185 dollars. Comment vit un policier ? Comment vit un garde national ? Si vous me demandez quelle est leur situation, presque chaque fonctionnaire de police, chaque militaire, presque tous viennent des quartiers pauvres, des secteurs les plus humbles de notre pays. Ils ne sont pas riches, ils ne sont pas millionnaires. Les policiers sont aussi affectés par la crise. Aujourd'hui nous le voyons. Ces fonctionnaires ne veulent pas réprimer les manifestations, ils ne veulent pas utiliser la force pour éviter le recours à un mécanisme constitutionnel. Au contraire. Ils seraient, je suis sûr qu'ils seraient en faveur de la tenue de l'élection. Parce qu'ils savent qu'une élection donnera une nouveau gouvernement et que de cette façon, nous allons commencer à faire redémarrer le Venezuela. Le Venezuela n'a aucun avenir avec Maduro. Vous devez le savoir à l'étranger. Un gouvernement qui a perdu les élections en décembre, il y a un peu plus de 6 mois, ils ont perdu. Ils ont perdu d'une manière écrasante mais il continue de suivre le même chemin, le même discours. Et savez-vous quel est le discours du gouvernement par rapport à la crise ? Il dit qu'il y a une guerre économique. Quelle guerre économique ? Menée par qui ? Vous pensez que ce que nous vivons au Venezuela a quelque chose à voir avec les Etats-Unis ou un autre pays de la planète ? Non. Le problème, c'est que le Venezuela a été volé, qu'ils ont détourné des fonds, détruit l'appareil productif. Ils ont volé la plus grand manne pétrolière de l'histoire du Venezuela. Ici, plus d'un milliard de dollars a été investi ces dernières années. Où est passé l'argent ? Où sont passées les ressources ? Pourquoi y a-t-il des pénuries au Venezuela ? Vous savez ce qu'on mange au Venezuela ? Des mangues. C'est comme ça que s'alimente une bonne partie des Vénézuéliens. Des mangues et du yuca. Il était impensable il y a quelques années, dans ce pays, d'imaginer que les Vénézuéliens soient confrontés à la famine. Qu'ils aient faim. Mais on y arrive, tous les jours, un peu plus. Que faire face à cela ? Nous devons changer. Nous avons besoin de changement, parce que nous ne croyons pas en l'explosion du pays. Si vous étiez président, quel seraient vos premièresdécisions ? Quel changement économique feriez-vous ? Envisageriez-vous de faire appel au FMI, par exemple ? Beaucoup de gens à l'extérieur pensent que le Venezuela n'a que du pétrole. Non. Ce n'est pas le cas. Si vous connaissez mon pays, vous savez que nous avons toutes les terres nécessaires pour produire tous les aliments. Ici. Le Venezuela a des réserves de gaz, de l'or. Il y a une discussion approfondie avec le secteur minier. Le Venezuela a des réserves de coltan, les plus importantes du monde. Le Venezuela a aussi la réserve d'eau douce la plus grande du monde. Le Venezuela a la possibilité de développer son tourisme, le Venezuela, et je ne dis pas ça parce que je suis Vénézuélien, je vous dis cela parce que c'est une évidence, le Venezuela a tout ce qu'il faut. La clé pour que l'économie fonctionne, c'est que vous devez créer de la confiance. Les investisseurs du monde entier attendent un changement au Venezuela pour venir. Parce qu'au Venezuela, tout est pratiquement à faire. C'est un pays où il y a de nombreuses possibilités pour entreprendre, pour créer de l'emploi, pour créer des opportunités. C'est un petit pays en terme de population, nous sommes 30 millions. Avec la réserve de pétrole la plus importante de la planète et tous les atouts que j'ai évoqués, le problème du Venezuela, aujourd'hui, est politique. Car vous savez que le problème est politique et doit être résolu politiquement. Mais, ici au Venezuela, la culture du dialogue a été détruite. La seule manière de résoudre la crise pour vous en Europe est claire, j'ai rencontré l'ancien président Zapatero à deux reprises ces dernières heures... Mais il n'y a plus de dialogue au Venezuela, ces dernières années, nous avons été soumis à une politique de confrontation, pas de dialogue. Ici, il n'y a pas de culture de dialogue comme vous avez en Europe. Où dialogue-t-on ? Dans les parlements nationaux. Quel est le lieu naturel du dialogue ? Le parlement . Et puis, après, il y a le vote, mais toujours sur la base d'accords politiques. Ici, il n'y a pas de politique. Comprenez que la seule option que nous avons, c'est de convoquer les gens pour voter. Que le peuple vote, que le peuple décide. Le gouvernement veut s'asseoir autour de la table, pourquoi ? Parce qu'il ne veut pas convoquer un autre vote ? Alors qu'il y a 2,6 millions de citoyens qui ont signé pour le référendum. C'est inacceptable. Je le répète : il n'est pas question de remettre en cause la constitution. Le dialogue doit se fair pour rétablir la constitution, la loi fondamentale du pays. BIO EXPRESS Homme politique vénézuélien et avocat Poste actuel : 36e gouverneur de l'Etat de Miranda Co-fondateur du parti politique Primero Justicia et ancien candidat à la présidentielle Quelles seraient vos relations avec vos voisins comme Cuba si vous étiez président ? Castro a pris l'avantage sur nous et ça continue. Mais Cuba a décollé. Quand Cuba a vu le Venezuela faire banqueroute, sans ressources, qu'a fait Cuba ? Il a commencé à négocier avec les Américains. Et maintenant le monde entier veut investir à Cuba. Donc si vous me demandez quelles relations nous aurions avec Cuba, et bien je dirais que nous ne pourrions pas continuer à leur donner du pétrole gratuitement. Pourquoi devrions-nous le faire alors que 80% des gens vivent sous le seuil de pauvreté ? Pourquoi devrions-nous nous priver de ce pétrole ? Pour être bien vus ? Pour avoir des amis ? Mais vous croyez qu'on peut acheter ses amis ? Les amis restent vos amis dans les bons et les mauvais moments. Nos deux peuples ont une histoire commune. Nous sommes du même continent. Nous sommes des latins. Mais on ne peut pas me demander de faire avancer le Venezuela tout en abandonnant ses ressources. D'abord parce qu'on doit avoir de la lumière à la maison. Or on ne peut pas avoir de l'obscurité à l'intérieur et de la lumière à l'extérieur. Sinon pourquoi ? Pour qu'on soit tous sur la même ligne à l'organisation des Etats américains ? Tout cela est terminé. Je dis que la confiance est primordiale, on peut se relever en un an. Comment ? En travaillant avec le secteur privé. En utilisant notre pétrole et pas en se le faisant voler ou en le laissant partir. On devrait utiliser le pétrole pour diversifier notre économie. En un an on pourrait libéraliser les ressources afin d'importer de la nourriture et de relancer notre économie. N'y a-t-il rien à conserver dans le chavisme ? Le chavisme n'a existé qu'avec le président Chavez. Mais cela ne signifie pas que les partisans de son projet ne puissent pas avoir le droit d'avoir des représentants politiques. Ils en ont. Mais aujourd'hui, que peut-on dire de cette soit disant révolution ? Chavez a placé la lutte contre la pauvreté comme premier objectif. Et 17 ans plus tard où en est la pauvreté au Venezuela ? Elle est encore pire. Il y a plus de pauvres qu'avant. L'autre grand problème du pays c'est l'impunité. Que faudrait-il faire pour changer cela ? Parmi les dix villes les plus dangereuses du monde, trois se trouvent au Venezuela et la première est Caracas. C'est dramatique et tous les Vénézuéliens en souffrent. Il y a une crise profonde. Rien que l'an dernier nous avons eu 27 000 meurtres. Mais si vous demandez à un citoyen quel est le problème n 1 à régler il vous dira que c'est l'économie. Malgré la violence, le pire problème pour les citoyens c'est l'économie. Mais je vais répondre à votre question : il faudrait changer plusieurs choses. La façon dont la justice est administrée. Le procureur ne devrait pas être la seule autorité. On pourrait renforcer les pouvoirs de police. On devrait renforcer l'éducation : parce que nous avons trois millions de jeunes qui ont quitté l'école. Notre pays ne donne pas d'avenir à ses jeunes Mais pour régler tous ces problèmes vous devez d'abord avoir de la volonté politique.Tout l'Etat doit faire un effort pour travailler avec le peuple. Je crois personnellement que ce gouvernement ne veut pas davantage de sécurité. C'est le genre de gouvernement qui aime l'anarchie dans la société. Et à la fin le citoyen reste faible. Il se referme sur lui-même. Sa maison, c'est sa prison. Et son seul sauveur c'est le gouvernement. Parce qu'il a l'armée avec lui. Ce gouvernement repose sur ce climat de violence et d'impunité. Si vous avez des citoyens faibles, ces derniers ne vont pas demander le respect de la constitution. Nous faisons face à un gouvernement autocratique,autoritaire mais contre lequel nous nous battons au Venezuela. Au nom d'une certaine idéologie, le Venezuela a fermé les yeux face aux incursions sur son territoire de groupes armés telles que les FARC. Qu'en pensez-vous ? Ces groupes sont tourjours là. Mais Alberto, vous savez ce que représentent ces groupes paramilitaires. Ils sont à Caracas et ailleurs. Les gens les appellent les 'colectivos' des sortes de travailleurs sociaux mais c'est tout le contraire. Ce sont des groupes armés totalement hors la loi. Ce ne sont pas des forces de sécurité. Ils ne portent pas d'uniforme. Ce sont juste des commandos paramilitaires protégés par l'Etat. Et ils incarnent la situation de violence dans laquelles nous vivons. Le chavisme a été très généreux envers une large partie de la population. Mais pour beaucoup, tous ces cadeaux ont détruit l'esprit de ces gens... Le gouvernement a détruit le système de santé, d'éducation. Et le programme qui visait à offrir à chacun une maison ou un appartement n'était qu'un mensonge. Ils n'ont pas construits un million de logement. Et c'est la raison pour laquelle ils ne veulent pas que l'on change la loi parce que cette nouvelle loi révèlera le nombre exact de logements construits au Venezuela durant toutes ces années. Comment faire redémarrer le pays ? En travaillant dur. Et je pense qu'une majorité de gens en sont bien conscients. Durant des années les gens se sont servis d'un système qui a détruit les valeurs du travail. Mais on peut les faire revenir. Les Vénézuéliens savent travailler dur. Nous ne sommes pas des fainéants. Et je vous le dis : ne croyez pas ce que vous dit le gouvernement. Ne regardez pas le pays sous le seul prisme du gouvernement actuel. Nous sommes différents de ce gouvernement. Que diriez-vous aux partis de gauche européens et d'ailleurs qui soutiennent le gouvermenent ? Je les invite au Venezuela. Je les recevrai. Je veux être clair. Je ne suis pas un conservateur. Et je ne crois pas que le Venezuela ait un conflit entre sa gauche et sa droite. C'est juste une excuse. Derrière, il y a autre chose. Le Venezuela n'a jamais eu un gouvernement de droite. Le pays n'a jamais porté la droite dans son coeur. Si vous voulez un débat idéologique, ne me demandez pas à moi. Demandez aux gens s'ils sont de droite ou de gauche. Le problème du Venezuela n'est pas idéologique. On a un soit disant gouvernement de gauche mais quand vous regardez comment il agit il ressemble à un gouvernement d'extrême droite. Quand vous écoutez son discours, vous voyez combien il est conservateur. Et ça serait un gouvernement de gauche ? C'est faux. Je veux être clair sur un autre point. J'invite tous les gens de gauche qui soutiennent ce gouvernement. Venez! Je ne vous accueillerai pas comme le fait le gouvernement qui vous mettra dans une bulle. Je vous montrerai la réalité. Je les amènerai dans les bidonvilles, pas dans le palais présidentiel. C'est là qu'ils iront. Les autorités les conduisent dans des endroits charmants, dans des bulles. C'est typique de ce gouvernement. Ils vivent déconnectés du monde et assayent ensuite de faire croire au monde que leur bulle c'est la réalité. Venez et n'ayez pas peur! Ne vous mettez pas à l'abri ici ou dans une autre ville dans un joli bureau avec air conditionné. Ils parlent de revendications. Mais quelles revendications ? Venez au Venezuela voir la réalité. J'ajoute ceci : il n'y a pas de complot international guidé par l'impérialisme contre les gouvernements de gauche en Amérique latine. C'est un mensonge. Ces gouvernements essayent juste de se cacher derrière l'idéologie parce qu'ils sont accusés de corruption. La corruption c'est le mal, qu'elle soit de droite ou de gauche : c'est un cancer. On ne peut ni l'accepter ni la tolérer. Le Venezuela souffre du manque de nourriture, de médicaments. Nous sommes l'économie la moins compétitive au monde et le pays a le plus fort taux de corruption au monde. Nous sommes en dernière position en matière de la transparence. On a la corruption, pas la transparence. Et malgré tout, vous croyez dans le futur ? Je suis un optimiste Henrique Capriles, merci d'avoir accepté cet entretien.
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Nicolas Maduro compte défendre sa place. L'opposition de centre-droit réclame un référendum cette année pour pouvoir déchoir le Président du Venezuela, mis en difficulté par la crise alimentaire qui agite le pays, mais le chef de l'Etat n'entend pas céder. 'Si les conditions sont réunies, le référendum aura lieu l'an prochain', a déclaré le Président socialiste Nicolas Maduro, 'et dans le cas contraire, il n'y en aura pas'. En cas de référendum en 2017, et de désaveu de l'exécutif, ce serait le vice-Président de Nicolas Maduro qui accéderait au pouvoir. L'opposition a recueilli plus d'1,3 million de signatures, mais le gouvernement a des soupçons de fraude sur un tiers d'entre elles. Demandarán a la MUD por fraude en más de 600 mil firmas entregadas al #CNE https://t.co/FaJJR98aRA pic.twitter.com/IjOCNYeCYI- Correo del Orinoco (@correoorinoco) 12 juin 2016 'Aujourd'hui, un tiers des signataires s'indignent d'être exclus, par ce que leur signature est considérée comme manquante', a lancé Jesus Torrealba, chef de file de l'opposition. D'après un récent sondage, près de sept Vénézuéliens sur dix réclament le départ de Nicolas Maduro, en raison de la grave crise qui frappe le pays, désormais au bord de l'explosion sociale. Après vérification des signatures, il faudra en recueillir quatre millions de plus en l'espace de trois jours, pour que la tenue d'une consultation populaire soit juridiquement valide.
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Les manifestations anti-Maduro sont désormais quasi-quotidiennes au Venezuela. L'opposition a obtenu ce mardi le feu vert des autorités électorales à l'organisation d'un référendum visant à révoquer le président socialiste, mais pour beaucoup il est déjà trop tard : Nicolas Maduro, aveuglé par sa révolution chimérique, est en train de mener le pays à la faillite totale. 'Qu'est ce que nous souhaitons pour nos fils, nos neveux et tout le monde ? demande une vieille femme. Un meilleur Venezuela. C'est pour ça que nous sommes ici. Pour sauver le pays. Parce que c'est extrêmement triste de voir un enfant mourir de faim'. 'Regardez, les Vénézuéliens sont désespérés et ils ont faim, déclare un jeune homme. Je n'aurais jamais pensé que nous arriverions jusque là. Nous sommes ici parce que nous voulons résoudre ces problèmes, Maduro et son gouvernement. La répression, ce n'est pas un problème. Nous voulons juste que tout cela cesse, pas seulement pour nous mais pour nos enfants. Notre futur est déjà en danger depuis beaucoup d'années'. 'Nous ne sommes pas fatigués, la lutte continue', a déclaré à la presse Henrique Capriles, le leader de l'opposition. Notre envoyé à Caracas, Alberto de Filippis : 'Ils étaient quelque douzaines de militants au début, ils se sont retrouvés plusieurs milliers à crier 'Maduro rentre chez toi'. La manifestation a été dispersée par des charges de la police et des gaz lacrymogènes'.
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L'opposition vénézuélienne au président Nicolas Maduro est encore descendue dans la rue ce lundi. Dans les rues de Caracas des centaines de sympathisants du parti MUD (centre-droit) ont écrit des messages dénonçant les pénuries de nourriture et d'électricité sur un énorme drapeau du Vénézuela. Ces derniers demandent depuis plusieurs mois la tenue d'un référendum sur le départ du président, comme le permet la constitution. 'Cette crise sera résolue par la voix du peuple vénézuélien. Une consultation électorale anticipée en accord avec la constitution, cela s'appelle un référendum révocatoire, qui ne peut pas être négocié autour d'une table car c'est un droit constitutionnel', explique le leader de l'opposition Jesus Torrealba. Un nouveau rassemblement est prévu ce mardi devant le Conseil National Électoral (CNE), qui tarde à valider la pétition en faveur d'un référendum. Le nombre minimum de signatures requises (200.000) a été largement dépassé, mais l'opposition accuse le pouvoir chaviste de jouer la montre. En effet, si un référendum avait lieu avant le 10 janvier 2017, il pourrait déboucher sur de nouvelles élections. S'il avait lieu après cette date, Nicolas Maduro risquerait seulement d'être remplacé par son vice-président. Henrique Capriles appelle à manifester ce mardi devant le CNE: Mañana la MOVILIZACIÓN es NACIONAL! En CCS será desde Metro Bello Monte al CNE,validación firmas! pic.twitter.com/Qrltu7GLjb- Henrique Capriles R. (@hcapriles) 6 juin 2016
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D'anciens chefs de gouvernement étrangers, à commencer par l'Espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, sont à Caracas pour essayer de mettre un terme à la grave crise politique qui oppose le président Maduro et l'opposition. Mais les chances de succès sont minces. 'Nous devons prendre de grandes précautions dans cette tentative d'établir un dialogue national, a reconnu l'ancien chef du gouvernement espagnol qui conduit la délégation à la demande de l'Union des Nations sud-américaines. Les attentes sont prématurés. Nous devons travailler à un rythme qui sera déterminé par la difficulté de la situation.' Eprouvés par les pénuries et l'inflation la plus élevée au monde, les Vénézuéliens descendent régulièrement par milliers dans les rues pour réclamer la destitution de Nicolas Maduro. L'opposition veut organiser un référendum pour pousser le président chaviste vers la sortie, mais ce dernier - qui a décrété l'état d'exception - résiste en évoquant la menace d'un coup d'Etat. Depuis Bogota, l'épouse de l'opposant emprisonné Leopoldo Lopez, a appelé à la mobilisation de la communauté internationale. Elle présentait dans la capitale colombienne le livre écrit par son mari, intitulé 'Prisonnier mais libre'. Répondant à l'appel de l'opposant, des centaines de personnes ont aussi donné des médicaments, du matériel de premiers soins ou encore des produits d'hygiène, aujourd'hui très difficiles à se procurer au Venezuela.
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Le Parlement vénézuélien a rejeté l'état d'exception, réclamé par le président Nicolas Maduro. Résultat, la tension est à son comble dans le pays où plusieurs manifestations sont organisées par l'opposition. Une opposition qui exige un référendum dont le but est de révoquer le président Maduro.
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Des milliers de manifestants sont à nouveau descendus dans les rues, à Caracas, et dans d'autres villes du Venezuela pour réclamer le départ du président Nicolas Maduro. Dans la capitale, la police a fait usage de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires. La grogne est montée d'un cran après la proclamation lundi de l'état d'exception, qui élargit les pouvoirs du gouvernement en matière de sécurité. ''Ce gouvernement est géré par des militaires et personne d'autre, dit cet homme, parce que 80 % des Vénézuéliens sont avec la démocratie.'' _'Nous avons décidé de changer, de révoquer, de dire au revoir, à ce gouvernement, de façon pacifique, démocratique et constitutionnel'', ajoute ce manifestant. L'opposition appelle à la désobéissance civile. Cette contestation populaire, d'une ampleur exceptionnelle, intervient dans un contexte de grave crise économique, due en partie à la chute des cours du pétrole. Les Vénézuéliens subissent des pénuries alimentaires et des coupures d'électricité.
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'Maduro dehors !', 'référendum, référendum'... A l'appel de l'opposition, plus d'un millier de personnes ont à nouveau battu le pavé pour réclamer le départ du président vénézuélien Nicolas Maduro ce mercredi à Caracas. Les protestataires exigent plus précisément l'organisation d'un référendum pour le révoquer. L'effervescence dans la rue, après une nuit également mouvementée à l'Assemblée nationale. La coalition d'opposition, majoritaire, a rejeté le décret présidentiel sur l'état d'exception publié lundi soir et qui confère au gouvernement de larges pouvoirs en matière de sécurité et de distribution de biens. La défiance envers Maduro est d'autant plus prononcée, que l'opposition a également appelé l'armée et la population à la désobéissance civile. Avec AFP
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Le Venezuela semble au bord de l'explosion. Le Parlement de Caracas débat ce mardi du décret publié lundi 16 mai, en vertu duquel le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a décidé d'accroître ses prérogatives en matière de sécurité et de distribution alimentaire et énergétique. Ce décret prolonge aussi les 60 jours l'état d'exception en vigueur dans les états frontaliers du pays depuis l'été 2015. Une décision que l'opposition appelle à ne pas respecter. Une nouvelle manifestation est d'ailleurs prévue ce mercredi 18 mai pour réclamer un référendum en vue de destituer Nicolas Maduro. Le Venezuela bascule-t-il dans la dictature ? - Avec: Alfredo Valladão, professeur à Sciences-Po Paris. - Les Décodeurs de l'éco, du mardi 17 mai 2016, présenté par Fabrice Lundy, sur BFM Business.
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Un PIB qui a chuté de 6%, un taux d'inflation de 200%... L'économie du Venezuela est en chute libre. Pourtant, le pays possède plus de pétrole que l'Arabie saoudite. Mais le week-end dernier, le président Nicolas Maduro, héritier d'Hugo Chavez, a décrété un "état d'exception". Pour maintenir le calme, il compte sur la police et l'armée. Comment et pourquoi le pays en est-il arrivé là ?
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Le président du Venezuela Nicolas Maduro a annoncé vendredi qu'il prolongeait 'l'état d'urgence économique' de deux mois. Ce régime d'exception qui dure depuis mi-janvier est censé permettre aux pays de récupérer sa capacité de production. L'opposition tente toujours de drainer le plus de signatures possibles pour pouvoir organiser un référendum révocatoire et mettre un terme au mandat d'un président très impopulaire. Même si les étals sont déjà pour partie vides en raison de pénuries de nourriture et de médicaments, les magasins sont devenus la cible des pilleurs. Les coupures d'électricité sont fréquentes. Et le marasme économique entraîne des tensions sociales et politiques. L'opposition de centre-droit a appelé ce samedi à une grande manifestation dans les rues de Caracas, qui devrait dépasser par son niveau participation celle de mercredi dernier.
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Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a déclaré l'état d'urgence pour 60 jours. Le chef d'Etat a évoqué des menaces venant des Etats-Unis et du Venezuela, visant à renverser son gouvernement. L'opposition demande l'organisation d'un référendum, visant à destituer le successeur d'Hugo Chavez.
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Non à l'état d'urgence économique, oui au référendum révocatoire pour mettre un terme au mandat de Nicolas Maduro. C'étaient les revendications principales des milliers de Vénézueliens réunis samedi dans les rues de Caracas à l'appel de l'opposition. Ils ont dit tout le mal qu'ils pensent de ce président très impopulaire qui a décidé vendredi de prolonger le régime d'exception économique de deux mois. 'Le Venezuela est une bombe qui peut exploser à tout moment; a lancé Henrique Capriles, un dirigeant de l'opposition. Nous ne voulons pas qu'elle explose et c'est pourquoi nous appelons chacun à se mobiliser en faveur d'un référendum révocatoire en 2016.' It's grim in Venezuela: drought, shortages, dirty water, so how are they still happy? https://t.co/QBnADO0sS8 pic.twitter.com/blUmVgrgvx- BBC World Service (@bbcworldservice) May 15, 2016 Les partisans de Nicolas Maduro se sont aussi rassemblés ce samedi. Le président a ordonné la saisie des usines 'paralysées par la bourgeoisie' selon lui et il a dénoncé les complots qui se trament contre lui au Venezuela mais aussi, selon lui, aux Etats-Unis. 'Samedi prochain, j'ai appelé les forces armées et la réserve à participer à des exercices militaires nationaux pour nous préparer à tout scénario parce que cette terre est sacrée et que nous devons nous assurer qu'elle est respectée' a-t-il lancé à ses soutiens. Depuis mars, les services publics ne sont plus ouverts que trois jours par semaine, officiellement pour économiser de l'énergie. Le Venezuela est touché de plein fouet par la chute des cours du brut. Même si les étals des magasins sont pour partie vides, ils restent la cible des pilleurs. It's grim in Venezuela: drought, shortages, dirty water, so how are they still happy? https://t.co/QBnADO0sS8 pic.twitter.com/blUmVgrgvx- BBC World Service (@bbcworldservice) May 15, 2016
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Ils ne veulent plus de Nicolás Maduro. Plusieurs milliers de manifestants ont à nouveau défilé à Caracas et ailleurs au Venezuela pour réclamer la révocation du chef de l'Etat, par le biais d'un référendum. Quelque deux millions de signatures en ce sens sont actuellement examinées par le Conseil national électoral (CNE), mais cette institution, réputée proche du gouvernement, est accusée de retarder le processus, ce qui déclenche la colère de l'opposition. Des affrontements ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre. Nicolás Maduro cristallise le mécontentement d'une population qui souffre de plus en plus de la crise économique, liée en grande partie à la chute des cours du pétrole. Le pays est confronté à des pénuries de produits de première nécessité et à des coupures de courant. Selon un sondage, près de 70 % de la population souhaite le départ du président et la tenue de nouvelles élections. Avec AFP
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Aux grand maux les grands remèdes. En plein marasme économique, le Venezuela voit le salaire minimum augmenter de 30 % ce 1er mai. Son très impopulaire président Nicolas Maduro l'a annoncé ce samedi à la télévision. Depuis le début de l'année, le salaire minimum a été augmenté de 56 %. Cette hausse concerne les fonctionnaires mais aussi les militaires et les retraités. Par ailleurs, la nuit dernière, les Vénézueliens ont avancé leurs montres d'une demi-heure, une façon d'économiser l'électricité même si nombreux sont les sceptiques dans la population. 'Nous ne sommes pas un peuple habité aux économies d'énergie, relève Alberto Perez, un habitant de Caracas. Nous ne sommes pas la Colombie ou le Pérou où il n'y a pas beaucoup d'énergie et où les gens font attention. C'est difficile ici et je ne pense pas que ça va marcher.' Le besoin d'économies d'énergie se fait d'autant plus urgent que le niveau de l'eau au barrage de Guri est particulièrement bas, en raison de la sécheresse qui sévit. Or, ce barrage remplit en temps normal les deux tiers des besoins du pays en énergie.
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Une loi d'amnistie pour les prisonniers politiques a été votée au Venezuela. Le parlement a approuvé le texte à l'issue d'un deuxième débat de près de huit heures. Une victoire pour les députés d'opposition, majoritaires au parlement. Mais une victoire qui s'annonce de courte durée. Le président chaviste Nicolas Maduro a aussitôt annoncé qu'il lui opposerait son véto. 'Ils ont approuvé une loi destinée à protéger les assassins, les criminels, les trafiquants de drogue et les terroristes. C'est ça la vérité, a martelé Nicolas Maduro. Et soyez assurés que cette loi ne passera pas. Non Monsieur.' Le texte devrait être renvoyé devant le Tribunal suprême de justice, la plus haute autorité judiciaire du pays, réputée proche du pouvoir. Il prévoit la libération de 76 prisonniers politiques et l'amnistie de centaines de Vénézuéliens poursuivis ou exilés en raison de leur opposition au pouvoir chaviste. Parmi les figures de l'opposition actuellement derrière les barreaux se trouve Leopoldo Lopez, condamné à près de 14 ans de prison pour incitation à la violence lors de manifestations anti-gouvernementales en 2014. Avec AFP
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La démission du président vénézuelien Nicolas Maduro. C'est ce que des milliers de manifestants ont réclamé samedi, exaspérés par l'inflation galopante et les pénuries. L'opposition, désormais majoritaire au Parlement, a lancé des procédures pour tenter d'organiser un référendum révocatoire ou de raccourcir le mandat du président, mais ces initiatives devraient être bloquées par les hautes institutions proches du pouvoir. D'où l'appel à la pression populaire. 'Je suis ici parce que je veux demander avec ma signature, ma présence, ma voix, le départ de ce président corrompu qui a ruiné le Venezuela', dit cette manifestante. 'C'est un message que nous lançons au monde, clame un autre. Le Venezuela dit : ça suffit, nous en avons assez de Maduro. Les gens sont sortis dans les rues et ne rentreront pas chez eux jusqu'à ce que Nicolas Maduro démissionne.' Mais l'intéressé a bien l'intention d'aller jusqu'au bout de son mandat en 2019. Et il a profité d'un décret américain renouvelant des sanctions contre des hauts responsables vénézueliens pour mobiliser ses troupes. 'Nous ne demandons aucune faveur, a martelé le président chaviste devant ses sympathisants réunis dans le centre de Caracas. Nous demandons ce qui est notre droit : que le Venezuela ne soit pas menacé par un gouvernement étranger, que le Venezuela ne soit pas menacé par l'empire yankee !' Pour identifier ceux qui sont de son côté, Nicolas Maduro a même annoncé qu'un recensement aurait lieu à partir du 1er avril, et ses soutiens sont priés de se manifester. Ils se verront remettre une carte à puce et recevront des 'instructions'.
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Pas de chèque en blanc pour Nicolas Maduro. C'est avec cet argument que l'opposition vénézuelienne, majoritaire au Parlement, a rejeté l'état d'urgence économique décrété par le président. Pour le député d'opposition José Guerra, ce n'est pas la bonne réponse au marasme économique dans lequel le pays est plongé. ' Ce décret ne fait que provoquer les mêmes craintes, a-t-il déclaré : expropriation, contrôles des changes, gels des avoirs et contrôle budgétaire sans fin. Ce serait juste la répétition de la formule appliquée pendant des années au Venezuela et qui a conduit à la crise dans laquelle nous sommes aujourd'hui. ' Le texte prévoyait notamment de recourir aux biens et aux marchandises des entreprises privées pour endiguer les pénuries d'aliments et de biens de première nécessité alors que l'inflation est l'une des plus élevées au monde. Le chaviste Nicolas Maduro a mis en garde contre une paralysie politique. ' Au lieu de nous rassembler de manière proactive en cette période d'urgence économique, un crise complexe et difficile qui requiert un effort national et unifié, ils ont choisi la voie du show, de la confrontation stérile. Nous ne devons pas suivre cette voie ', a protesté le président. Mais l'opposition, qui a remporté les législatives de décembre, entend en finir avec l'hégémonie présidentielle et dit préparer son propre plan pour sortir le pays de la crise. Cinquième producteur mondial de pétrole, le Vénézuela en tire 95% de ses revenus, or l'effondrement des cours a très durement affecté l'économie et la population.
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Après la défaite électorale de son parti aux législatives, le président du Venezuela s'en prend à la France, en convoquant son ambassadeur. Nicolas Maduro dénonce les déclarations "insolentes" de Manuel Valls, qui avait félicité le leader de l'opposition "démocratique". Le Premier ministre français avait aussi appelé à la libération des prisonniers d'opinion.
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L'opposition vénézuélienne prend le pouvoir. Emmenée par Henrique Capriles, la coalition de la Table de l'unité démocratique (MUD) décroche 112 des 167 sièges du parlement grâce au ralliement de trois députés indigènes. Soit une majorité des deux tiers acquise lors des législatives de dimanche, mais dont les résultats n'ont été confirmés qu'hier. Une majorité qui lui permet de convoquer un référendum ou de former une assemblée constituante. Venezuela: l'opposition devra batailler pour être un contre-pouvoir face au chavisme https://t.co/Fz0iw0yPjA #AFP pic.twitter.com/a5bNDz9J7C- Agence France-Presse (@afpfr) 8 Décembre 2015 Un véritable camouflet pour le président Nicolas Maduro, héritier du défunt Hugo Chavez. Le chef de l'État veut restructurer le gouvernement, il a donc demandé à ses ministres de démissionner. Mais il a déjà annoncé qu'il refuserait toute amnistie des prisonniers qualifiés de politiques par l'opposition.
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Au Venezuela, l'opposition savoure sa première victoire depuis 16 ans. Des élections législatives ont donné une lage majorité à une vaste coalition de partis opposés au Parti socialiste unifié du président Maduro. Le scrutin était marqué par l'exaspération d'une population durement touchée par les pénuries et l'inflation galopante. 'C'est magnifique, c'est ce que les gens veulent ici. Le changement et il arrive petit à petit' réagit cet habitant de Caracas et partisan de l'opposition. Nicolas Maduro, héritier politique d'Hugo Chavez, a reconnu sa défaite. Il reste toutefois l'homme fort du pays grâce au régime présidentiel en vigueur. Etats-Unis et Union européenne ont salué la volonté de changement du Venezuela. 'Une assemblée dominée par l'opposition va favoriser une meilleure relation avec l'Union européenne, car nous avons été en contact étroit avec l'opposition démocratique. Ils ont l'appui que l'Europe assure aux démocraties et aux droits de l'homme', a réagi Ramon Jauregui Atondo, eurodéputé de gauche espagnol et co-président de l'EuroLat. Forte de cette victoire historique la MUD, la Table de l'unité démocratique devra à présent surmonter ses divisions. Elle rassemble une trentaine de partis de la gauche à la droite dure.
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C'est une première depuis la prise de pouvoir d'Hugo Chavez au Venezuela. La coalition d'opposition Table ronde de l'Unité démocratique (MUD) a remporté les législatives à la majorité absolue. Lilian Tintori, l'épouse du leader de l'opposition emprisonné Leopoldo Lopez, a laissé éclaté sa joie à l'annonce des résultats de ce scrutin.
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Alors que les élections législatives au Venezuela se dérouleront le 6 décembre prochain, le président Nicolas Maduro est en difficulté et pointé du doigt par les électeurs qui dénoncent son impuissance face à la crise économique et l'inflation que subit le pays.

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