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Pour éviter toute nouvelle confrontation avec les forces de l'ordre, les opposants au président vénézuélien organisent un sit-in géant. Venezuela: blocus des routes après des manifestations ayant fait 21 morts en 3 semaines https://t.co/JdCMelEo7O #AFP- Agence France-Presse (@afpfr) 24 avril 2017 Des milliers de personnes se sont installées sur la principale voie d'accès à Caracas pour la bloquer. Ils exigent, encore et toujours, la démission de Nicolas Maduro. Mais cette fois, pas question de défiler et de risquer l'affrontement avec la police. 'On est fatigués, explique une manifestante. Tous les jeunes fuient le pays parce qu'ici, il n'y a pas de futur. On ne veut plus de violence, plus de morts, parce que ce régime est criminel. On veut sortir de ça et la seule façon, c'est de manifester pacifiquement'. Quelques échauffourées ont éclaté hier, mais on est loin des violences qui ont fait une vingtaine de morts durant les manifestations de ces trois dernières semaines. De son côté, le président vénézuélien affirme vouloir reprendre le dialogue avec l'opposition, qui a remporté les législatives de 2015. Mais dans les faits, il semble préférer jouer au base-ball avec les siens.
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Plusieurs milliers de manifestants dans les rues de Caracas. Des t-shirts blanc, couleur de la paix et des mains levés.... 'Nous ne sommes pas armés', crie le cortège. La marche de samedi était un rassemblement silencieux, la volonté pour l'opposition de se démarquer des violences qui ont lieu depuis le début des manifestations anti-gouvernement début avril. En trois semaines, vingt personnes seraient mortes. 'Nicolas Maduro, ceci est une marche pacifique. Nous n'avons pas d'armes. Nous ne croyons pas en la violence. Nous résistons parce que nous voulons la paix, la tranquilité. Nous voulons être avec nos familles. Nous ne voulons pas que les Vénézuéliens aient à voler à cause de la faim. Nous souhaitons que tout le monde ait des médicaments et de la nourriture', explique la femme de Leopoldo Lopez, un des principaux opposants aujourd'hui en prison. La nuit de jeudi à vendredi a fait 11 morts. Difficile de savoir avec certitude d'où proviennent les violences mais chacun des camps accuse l'autre d'en être à l'origine. Plus de 600 personnes ont été arrêtées, selon l'ONG Foro Penal. Jorge Rodriguez, le maire d'un district de Caracas, a notamment qualifié les dirigeants de l'opposition de 'bêtes assoiffées de sang', en assurant qu'ils 'voulaient brûler vifs' des enfants. Après les défilés de samedi, un 'blocage national' des routes est prévu lundi. Mercredi et jeudi, les rassemblements avaient dégénéré entre manifestants et forces de l'ordre à coup de cocktails molotovs et de gaz lacrymogènes. Les antichavistes (du nom du défunt président Hugo Chavez, 1999-2013) sont engagés dans un bras de fer avec le gouvernement et multiplient les mobilisations en misant sur l'épuisement du camp adverse. Ils demandent le départ de Nicolas Maduro et la tenue d'élections anticipées. Le mandat du président est supposé courir jusqu'à la fin 2018.
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Onze personnes ont péri lors de troubles dans la nuit de jeudi à vendredi à Caracas, ce qui porte à 20 le nombre de morts depuis le commencement de la vague de manifestations en avril contre le président socialiste Nicolas Maduro. Le parquet vénézuélien a annoncé vendredi 'la mort de 11 personnes' âgées de 17 à 45 ans, certaines électrocutées et d'autres tuées par balle, ajoutant que six individus ont également été blessés 'lors des faits de violence survenus' dans le quartier de El Valle. Dans cette zone du sud-ouest de la capitale, les habitants avaient décrit durant la nuit des scènes de pillages et d'affrontements violents avec les forces de l'ordre. Des images tournées par certains résidents avaient montré un véhicule anti-émeutes partiellement incendié par des cocktails Molotov. 'On aurait dit une guerre. Les militaires et la police lançaient des gaz (lacrymogènes, ndlr), des civils armés tiraient sur les bâtiments. Avec ma famille on s'est jeté par terre. C'était horrible. On a réussi à dormir jusqu'à ce que ça se termine, vers trois heures du matin', a raconté à l'AFP Carlos Yanez, habitant de 33 ans d'El Valle. Le parquet a par ailleurs annoncé l'ouverture d'une enquête sur la mort dans la nuit d'un homme dans le quartier de Petare (est de Caracas). Il a été tué par balle 'lors de la manifestation de (jeudi) soir', a affirmé sur Twitter Carlos Ocariz, maire du quartier et membre de l'opposition, exigeant 'qu'une enquête soit menée et qu'on punisse les coupables !'. Le Venezuela est secoué depuis le 1er avril par une vague de manifestations de l'opposition libérale, majoritaire au Parlement depuis fin 2015, qui exige le départ du président socialiste Nicolas Maduro, très impopulaire dans ce pays pétrolier en pleine crise politique et économique. Déterminée à poursuivre la mobilisation jusqu'à obtenir des élections anticipées, l'opposition a convoqué pour samedi une 'marche du silence' vers les sièges de l'épiscopat vénézuélien dans tout le pays et pour lundi un 'blocage national' des routes. Ces défilés tournent souvent à l'affrontement entre manifestants et forces de l'ordre, qui échangent tirs de gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc contre jets de pierres et cocktails Molotov. Outre les vingt morts, environ 600 personnes ont été arrêtées depuis début avril, selon l'ONG Foro Penal. Avec agence (AFP)
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Plusieurs milliers de personnes ont à nouveau manifesté dans les rues de Caracas pour réclamer la démission du président vénézuélien Nicolas Maduro. La mobilisation dure depuis trois semaines et les violences autour des manifestations ont fait huit morts dont trois ce jeudi. Lilian Tintori est l'épouse de Leopoldo Lopez, le leader de l'opposition emprisonné. 'Nous sommes debout. Nous sortons de chez nous avec beaucoup de force et de foi parce que manifester est un droit constitutionnel et universel. Le régime de Maduro nous interdit de nous rassembler. L'ouest de Caracas est aux mains des militaires.' Des échauffourées avec les forces de l'ordre ont éclaté après le blocage d'un cortège par la police qui a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. L'Union européenne a condamné les violences en marges des mobilisation et Amnesty international s'inquiète des mesures de 'répression'.
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Les manifestations continuent au Venezuela contre le président Nicolas Maduro: de nouveaux rassemblements sont attendus aujourd'hui. Hier, pendant les heurts avec la police, trois manifestants et un militaire ont été tués, et une trentaine de personnes arrêtées. Les troubles se sont poursuivis dans la nuit, et plusieurs commerces pillés à Caracas et dans d'autres villes. Tres personas mueren baleadas en masiva jornada de protestas en Venezuela https://t.co/2iiKhVSbMW pic.twitter.com/Gb6cVs1k2r- Reuters Venezuela (@ReutersVzla) April 20, 2017 L'opposition réclame toujours le départ anticipé du président socialiste. Lilian Tintori s'est exprimé à notre micro. L'épouse d'une figure de l'opposition, Leopoldo Lopez, condamné le 18 février à 13 ans de prison pour 'incendie criminel, terrorisme et homicide', dénonce une dictature. Plusieurs groupes internationaux défendant les droits de l'homme ont condamné l'arrestation de son mari, qui résulterait selon eux de motifs politiques après un procès à huis clos. Lilian Tintori: 'On a déjà dit qu'on est dans une dictature; il n'y a aucune liberté, aucun état de droit; nous réclamons la démocratie, nous réclamons la libération des prisonniers politiques, et un corridor humanitaire pour l'alimentation et les soins.' Hier, un adolescent de 17 ans et une jeune femme de 23 ans ont été tués, à Caracas et San Cristobal par les tirs d'inconnus cagoulés à moto, selon le parquet. D'après des témoins, les auteurs des tirs font partie dans les deux cas des 'colectivos', des groupes de civils armés par le gouvernement selon l'opposition. Parallèlement, un militaire a été tué dans la périphérie de Caracas, a affirmé en soirée à la télévision l'un des principaux responsables du pouvoir, Diosdado Cabello. Venezuela opposition vows fresh protests despite deaths https://t.co/QDWci5zydg pic.twitter.com/wREyPmuygU- AFP news agency (@AFP) April 20, 2017 Dans la capitale et parfois à quelques mètres seulement de leurs adversaires, les chavistes (du nom du défunt président Hugo Chavez, 1999-2013) manifestaient en faveur du chef de l'Etat, certains brûlant des drapeaux américains en signe de colère. De nombreux commerces et stations de métro de Caracas étaient fermés. Deux chaînes de télévision, El Tiempo (Colombie) et Todo Noticias (Argentine) ont indiqué avoir été coupées au Venezuela durant les manifestations mercredi. M. Maduro a activé un plan de défense renforçant la présence policière et militaire. Mercredi, il a annoncé l'arrestation de 30 personnes, accusées de vouloir provoquer des violence lors des manifestations, ajoutant être, grâce à son plan de défense, 'en train de démanteler le coup d'Etat terroriste' fomenté selon lui par les Etats-Unis. Washington a rejeté ces accusations 'infondées et déraisonnables' par la voix de son représentant intérimaire à l'Organisation des Etats américains (OEA), Kevin Sullivan. La vague de manifestations a débuté le 1er avril quand la Cour suprême s'est arrogé les prérogatives du Parlement, déclenchant un tollé diplomatique qui l'a poussée à revenir en arrière 48 heures plus tard. L'opposition a dénoncé une tentative de coup d'Etat, mais cet épisode lui a aussi donné un nouveau souffle. Le président vénézuélien menace également de faire arrêter le président de l'Assemblée Nationale Julio Borges, à la tête du mouvement actuel selon lui. Maduro torturador de jóvenes: No llames a un diálogo basado en la represión. El único diálogo son las elecciones generales- Julio Borges (@JulioBorges) April 17, 2017 Les précisions de Eduardo Salazar Uribe, notre envoyé spécial au Venezuela: 'Dans les prochaines heures l'opposition pourrait décider de nouvelles actions, dont une grève générale, tant que le bureau national des élections ne se prononce pas.'
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Ce fut hier la plus importante manifestation antigouvernementale de ces trois dernières semaines dégénère au Venezuela. Trois personnes ont été tuées hier, en marge des défilés. Un soldat aurait été abattu par des protestataires, selon les autorités. Un adolescent et une jeune femme ont également été tués par balle, mais difficile, pour l'heure, de savoir si leurs décès sont liés à la vague de protestation. Les risques de violences n'ont pas effrayé les centaines de milliers de personnes qui ont manifesté contre le Président Maduro, alors que ce dernier orgnanisait un habituel rassemblement de supporters de son côté. 'Je veux gagner cette bataille maintenant. Et je veux que les gens se préparent à gagner pacifiquement, avec des votes. Je veux que l'on se prépare à avoir une rapide et totale victoire électorale', a lancé le président vénézuélien. Aucune date d'élection n'est fixée pour l'heure. Selon les sondages, 7 Vénézuéliens sur 10 souhaitent le départ de Nicolas Maduro.
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Un manifestant a été tué par balles mercredi à Caracas tandis que des affrontements ont éclaté entre la police vénézuélienne et des milliers d'opposants qui protestaient contre le président socialiste Nicolas Maduro. C'est le sixième manifestant tué en trois semaines au Venezuela, où l'opposition, majoritaire au parlement depuis fin 2015, a engagé un bras de fer avec le chef de l'Etat dont elle demande le départ, dans un pays étranglé par une crise économique..L'origine des balles qui l'ont atteint reste inconnue, selon des témoins il s'agirait d'un groupe en moto non-identifiable. Situation très tendue à Caracas. Les forces de l'ordre vénézuéliennes essaient de contenir une immense foule de manifestants, sans succès. pic.twitter.com/0QDWt99VNw- Salem (@Ibn_Sayyid) 19 avril 2017 Ces milliers d'opposants exigent le départ de Nicolas Maduro, le président vénézuélien. Face à eux, la police fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Le rassemblement devait pourtant être calme et pacifique. C'est la sixième manifestation depuis le début du mois d'avril. Les organisateurs voulait en faire 'la mère de toutes les manifestations'. Miguel Pizzaro est député d'opposition: 'nous écrivons l'histoire aujourd'hui. Rien ne doit nous faire penser que c'est impossible. Nous sommes majoritaires, nous sommes plus nombreux et nous allons changer ce pays même s'ils ne le veulent pas' . Parfois à quelques dizaines de mètres, ce sont justement les partisans du gouvernement qui manifestent leur soutien à l'héritier de Hugo Chavez. C'est un bras de fer qui s'est engagé. Onze pays sud-américains et certains responsables proches du pouvoir ont demandé à Maduro de garantir le droit à manifester. Le mandat du président vénézuélien prendra fin en janvier 2019. Avec AFP
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Au pouvoir depuis quatre ans, le president du Venezuela n'a pas connu de repit. Entre crise économique et crise politique, pénurie alimentaire et accusations d'autoritarisme, la popularité de Nicolas Maduro, héritier du charismatique Hugo Chavez, n'a cessé de chuter. Elle est aujourd'hui au plus bas. Désigné par Chavez comme son héritier politique, Maduro ne jouit pas du même soutien que son mentor. En 2013, malgré des sondages en sa faveur, il gagne de justesse l'élection pour lui succéder face au candidat de centre-droit Henrique Capriles. Le Conseil électoral national proclame la victoire de Nicolás Maduro avec 1,5 point et 225 000 voix d'avance sur son principal rival. Capriles refuse de reconnaître sa défaite et se lance alors dans une lutte acharnée pour faire tomber le nouveau président. 'Le grand vaincu aujourd'hui c'est vous, vous et ce que vous representez', lance-t-il après l'élection. Moins d'un an après l'élection de Nicolas Maduro, les cours du brut commencent à chuter. Suivent de graves pénuries d'aliments et de médicaments et des files d'attente interminables devant les magasins. Le Venezuela est en effet privé de devises. Il ne peut pas payer des importations essentielles pour un pays qui fait venir presque tous ses produits de l'extérieur. La population est à bout et cette situation donne lieu à de nombreuses scènes de pillage. Ce mécontentement populaire profite à l'opposition de centre-droit qui remporte une victoire historique aux Législatives de 2015. Cette victoire intensifie la bataille politique entre le gouvernement chaviste et son opposition majoritaire à l'Assemblée nationale. Les institutions, proches du president Maduro, font alors tout pour bloquer les décisions parlementaires. En mars 2016, l'oppostion lance deux initiatives pour éjecter Nicolas Maduro. Elle tente une modification de la Constitution pour anticiper le départ du président et réclame l'organisation d'un référendum révocatoire de mi-mandat. Ce processus, intégré par Hugo Chavez dans la Constitution, permet la révocation d'un président, une fois la moitié de son mandat effectué. Ce projet est définitivement enterré en octobre 2016 par le Conseil national électoral (CNE), qui reporte sine die la collecte de signatures devant permettre d'organiser la consultation. Après une période de calme relatif, les hostilité reprennent en avril 2017 après la décision de la Cour suprême de s'arroger les pouvoirs du Parlement. Face au tollé général, elle fera machine arrière 48 heures plus tard. Le parlement crie au coup d'Etat et vote le renvoi des juges. La colère est encore montée d'un cran au début du mois d'avril quand la justice a infligé 15 ans d'inéligibilité à l'un des leaders de l'opposition vénézuélienne et ancien candidat à la présidentielle, Henrique Capriles. Les manifestations actuelles font craindre une répétition de la précédente vague de protestation qui avait secoué le Venezuela en 2014. Elle avait avait fait 43 morts selon le bilan officiel. Avec Agences
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Ce mercredi est un jour à haut risque pour le Vénézuela. L'opposition va défiler en faveur d'élections anticipées et pour défendre le Parlement qu'elle contrôle : elle promet la mère de toutes les manifestations, et se retrouvera aussi dans la rue face aux pro-Maduro. Manifestations au Venezuela: l'opposition veut frapper un grand coup https://t.co/rB4Vh26wL3 pic.twitter.com/R7KjZoT7Xe- RFI (@RFI) 19 avril 2017 Le président Maduro affirme que les Etats-Unis ont donné leur feu vert à un putsch : 'Le département d'Etat américain a annoncé un coup d'Etat au Vénézuela, aujourd'hui 18 avril, à 21h10, a déclaré le président Maduro dans son palais de Miraflores, à Caracas, lors d'une réunion diffusée à la radio et la télévision. J'active le plan Zamora, pour défendre l'ordre dans le pays et défendre la paix, et pour écraser ce coup d'Etat décidé par Washington mais aussi par le président de l'Assemblée nationale Julio Borges. Je signe le document afin que le plan Zamora soit immédiatement mis en oeuvre.' Venezuela: Maduro demande que le chef du parlement soit poursuivi pour coup d'Etat https://t.co/YMzIwFCY5G- RTBF info (@RTBFinfo) 19 avril 2017 L'opposition réclame le départ de Nicolas Maduro. En moins de trois semaines les manifestations ont fait cinq morts et des dizaines de blessés, et l'opposition dénonce la répression des forces de l'ordre, qui ont arrêté plus de 200 personnes. Mais Nicolas Maduro ne semble pas prêt à calmer le jeu : non content d'avoir déployé des militaires en prévision des mobilisations de ce mercredi, il renforce les milices civiles, qui compteront 500.000 membres avec dit-il 'un fusil pour chacun'. La précédente série de protestations anti-Maduro, en 2014, avait fait officiellement 43 morts. Comment en est-on arrivé là au Venezuela? Comprendre grâce à 5 moments-clés (AFP) https://t.co/mDS4kDKj0X- Gilles Klein (@GillesKLEIN) 19 avril 2017
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Les rues de Caracas ont été le théâtre de violents affrontements samedi. Une manifestation anti-gouvernementale a mobilisé des milliers de Vénezuéliens dont la marche a été stoppée par les forces de sécurité. Ils réclamaient une fois encore le départ du président Maduro et protestaient contre les 15 d'inéligibilité imposés à son principal opposant, Henrique Capriles. 'Le Venezuela est entré en résistance, a déclaré ce dernier. Nous sommes dans une nouvelle étape, celle de la résistance à la dictature, parce que c'est le chemin qu'ils ont choisi.' 17 personnes auraient été blessées durant ces affrontements et une cinquantaine de manifestants arrêtés. Pour le maire de la ville de Chacao, la communauté internationale doit réagir. 'Il faut un accompagnement international, explique Ramon Muchacho. Jusqu'ici, beaucoup de pays considéraient le régime vénézuélien comme démocratique, mais aujourd'hui, ils réalisent que ce qui est en cours au Venezuela, c'était une terrible crise humanitaire.' L'opposition appelle a maintenir la pression. D'autres manifestations sont prévues ce lundi et le 19 avril. Le #Venezuela à nouveau dans la rue contre le gouvernement https://t.co/Ap6s3ThRKd- JBB (@Jambbat) 9 avril 2017
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Nouvelle manifestation contre le président vénézuélien Nicolas Maduro Le président est de plus en plus impopulaire face à la dramatique crise économique que traverse le pays. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Caracas pour montrer leur colère et soutenir un des leaders de l'Opposition Henrique Capriles. Le principal rival de Maduro vient de se voir infliger 'une sanction d'inéligibilité pour des mandats publics pour une période de 15 ans'. Henrique Capriles, s'exprimant devant la foule de manifestants, a déclaré : 'cette sanction n'aura jamais d'effet, c'est simplement pour nous démoraliser, pour briser l'espoir des gens. C'est pour m'empêcher d'être candidat ou d'être président' a-t-il ajouté. 'Mais il ne s'agit pas d'une candidature. Il s'agit du Venezuela. Et nous allons nous battre pour changer notre pays' a-t-il affirmé. Heurts entre polices et manifestants Des heurts ont éclaté avec la police qui a tenté de contenir les manifestants usant de gaz lacrymogènes, de canons à eau et de balles en caoutchouc. Certains d'entre eux, le visage couvert, ont répliqué en lançant des pierres et en attaquant des véhicules des forces de l'ordre à mains nues. National Guard in #Venezuela is using GAS LACRYMOGEN ROSY (Bencilo Bromide)Toxic and forbidden in the world ... pic.twitter.com/ljle2dT83g- EMANUEL DEL VECCHIO (@ruedaveloz) April 8, 2017 Avec agences
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C'est un nouveau rebondissement dans l'interminable crise politique que traverse le Venezuela. Le principal opposant au président Nicolas Maduro vient d'être déclaré inéligible pour les 15 prochaines années. Enrique Capriles, qui gouverne l'Etat de Miranda, se voit donc écarté de la présidentielle de 2018. Pour lui, seule la pression de la rue pourra faire plier le président et les institutions sous sa coupe. 'Il y a plus de raisons qu'il n'en faut pour se mobiliser, a-t-il clamé devant ses partisans. Cette inéligibilité qui m'a été imposée en est une de plus, plus forte encore, pour descendre demain dans les rues du Venezuela !' Le président chaviste n'entend rien lâcher. La Cour suprême - qui lui est proche - a bien tenté de s'arroger les pouvoirs du parlement mais elle a échoué sous la pression internationale. De plus en plus contesté, Nicolas Maduro se maintient à la tête d'un pays économiquement laminé. L'inflation y est devenue incontrôlable et la pénurie touche 68% des produits de base.
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Des heurts ont à nouveau éclaté à Caracas, entre opposants au président vénézuélien , Nicolas Maduro, et policiers. Le visage masqué, les manifestants se sont opposés aux forces de l'ordre avec des jets de pierre. Ces dernières ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Ils étaient près de 5 000 rassemblés sur l'autoroute principale de la capitale du Venezuela, avec pour mot d'ordre 'virer Maduro' et la fin de ce qu'ils appellent une 'dictature' du président socialiste. Ces échauffourées surviennent dans un climat de forte tension. Le pays traverse une grave crise économique et souffre de pénuries sévères. Mais le refus de Maduro d'organiser des élections anticipées comme l'exige l'opposition, et la tentative de la Cour suprême, proche du président de s'attribuer les pouvoirs du Parlement, ont mis le feu aux poudre. Au même moment, des milliers de partisans du président défilaient, eux aussi, dans la ville, aux abords du Parlement. Dramatic images from #Caracas, #Venezuela: People protesting against Maduro's criminal regime #TrancaContraElGolpe pic.twitter.com/IOlyHit5CC- Wire Magnets (@WireMagnets) 6 avril 2017 Avec agences
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La Cour suprême du Venezuela a renoncé à s'attribuer les pouvoirs du Parlement et à conférer des prérogatives élargies au président Nicolas Maduro, qui a paru reculer face aux pressions internationales. Le Parlement, dominé depuis décembre 2015 par l'opposition de centre droit au président socialiste, a déclaré que ce recul était insuffisant, estimant que se poursuivait un 'coup d'Etat' voulu par M. Maduro pour renforcer son pouvoir. Samedi 1er avril, des centaines de manifestants continuaient à manifester à Caracas contre le gouvernement.
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La Cour suprême du Venezuela va réviser deux décisions par lesquelles elle s'était attribué les pouvoirs du Parlement et avait privé les députés de leur immunité, selon un accord conclu samedi entre les principales institutions du pays. Les représentants de ces institutions, réunis au sein du Conseil de défense de la Nation, ont décidé d''exhorter le Tribunal suprême de justice (Cour suprême) à réviser les décisions' en question, 'afin de maintenir la stabilité institutionnelle et l'équilibre des pouvoirs', indique le texte de l'accord. Le Conseil de défense de la Nation avait été convoqué en urgence par le président vénézuélien Nicolas Maduro. La décision de la Cour suprême, favorable à M. Maduro, de s'arroger les pouvoirs du Parlement, contrôlé par l'opposition de centre droit, avait suscité une vague de réprobation internationale. Vendredi, pour la première fois, cette décision avait aussi été critiquée dans le camp de M. Maduro. Luisa Ortega, chef du parquet national vénézuélien et considérée comme appartenant au camp présidentiel, avait dénoncé une 'rupture de l'ordre constitutionnel'. Amid protests, Venezuela's Maduro seeks to defuse court row https://t.co/wvnWMPKLnR pic.twitter.com/fNzPzNrdJO- Reuters Venezuela (@ReutersVzla) April 1, 2017 Quelques heures après, M. Maduro avait affirmé le contraire. 'Au Venezuela, la Constitution, les droits civils et politiques, les droits de l'Homme et le pouvoir populaire sont pleinement en vigueur', avait-il déclaré. Et M. Maduro avait annoncé qu'il convoquait le Conseil de défense de la Nation 'afin de délibérer et d'adopter une résolution' permettant de sortir de ce qu'il a appelé une 'impasse'. Le président a ensuite annoncé lui-même à la radio et à la télévision la conclusion de l'accord, avant que son vice-président, Tareck El Assaimi, n'en lise le texte. 'Nous sommes parvenus à un important accord pour la résolution de cette controverse', qui est maintenant 'surmontée', a déclaré M. Maduro en annonçant la révision des deux décisions controversées de la Cour suprême. Cela démontre 'les possibilités de dialogue qui peuvent être activées dans le cadre de notre Constitution', a-t-il ajouté. (Avec AFP)
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Nouvel épisode de la crise politique qui secoue le Venezuela. Le président du Parlement, dominé par l'opposition, a accusé le président Nicolas Maduro de commettre un 'coup d'Etat'. Des propos tenus après la décision de la Cour suprême de s'octroyer le droit d'édicter des lois. Réputée proche du pouvoir, la plus haute juridiction du pays estime que l'Assemblée nationale est 'hors la loi', déclenchant la fureur de son président Julio Borges : 'C'est une décision contre un peuple qui a voté pour un changement dans son pays, et la Cour suprême croit qu'elle peut marcher sur le peuple vénézuélien. Au nom des masses nationales, je veux dire clairement ce que cette décision signifie à nos yeux (il déchire un document). C'est tout simplement un déchet.' La décision de la Cour suprême marque une nouvelle étape de la dérive autoritaire de Nicolas Maduro, que l'opposition espère chasser du pouvoir avant la présidentielle prévue en décembre 2018. L'héritier d'Hugo Chavez est accusé d'être responsable de la grave crise économique, qui se traduit par d'importantes pénuries alimentaires et une inflation colossale. Venezuela : le Parlement, bastion de l'opposition, privé de ses pouvoirs par la Cour suprême https://t.co/NGIEyvUVWz- Le Monde (@lemondefr) 30 mars 2017 Avec AFP
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'Une usine fermée est une usine occupée', le slogan est signé du gouvernement vénézuélien qui a mis ce lundi ses menaces à exécution en prenant possession du site de l'entreprise américaine Kimberly-Clark. Celle-ci avait annoncé la cessation de ses activités, samedi, faute de devises pour acheter les matières premières. Avertissement lancé aux autres entreprises étrangères Nicolas Maduro a fait redémarrer les machines et averti toute autre entreprise tentée par la fermeture qu'elle subirait le même sort. Le Venezuela connaît une grave crise économique depuis la chute des cours du pétrole, dont il tire l'essentiel de ses revenus. Près de 80% des produits de première nécessité sont désormais quasi-introuvables, selon des organismes privés. Le pays est, en outre, plongé dans une profonde crise politique. L'opposition, majoritaire au Parlement depuis les dernières élections législatives, réclame la tenue d'un référendum pour révoquer le président Maduro.
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La crise économique vénézuélienne touche de plein fouet les produits de première necessité et, en premier lieu, le pain : faute de budget et de devises, les importations de blé sont en chute libre, les boulangers réduisent leurs productions, les files d'attente s'allongent et les pillages se multiplient. Dans la ville de Maracay, dans l'État d'Aragua, l'usine Kimberley-Clark est elle aussi est bloquée : sans matière première, les lignes de production sont à l'arrêt et les employés au chômage technique. 'Notre société produit des couches, du papier toilette, des produits de première nécessité : environ cinq à six mille familles sont touchées' explique un employé qui dit s'appeler Wilmer Gutierrez. La crise touche également le secteur médical : selon la Fédération pharmaceutique du Venezuela, la pénurie concerne 85 % des médicaments. C'est le cas dans les hôpitaux comme dans celui de Mérida, une ville des Andes vénézuéliennes où les patients doivent eux même apporter leurs médicaments. 'J'ai commencé à voir des patients mourir dans la salle d'opération ou aux urgences par manque de médicaments' raconte le médecin David Macineiras. 'Jusqu'à présent, cette année, 70 enfants sont morts à cause du manque d'antibiotiques, notamment pour soigner les infections chez les nouveaux nés.' Conséquence des pénuries : la mortalité infantile a été multipliée par 100, entre 2014 et 2015, pour atteindre les 2 % des naissances l'année dernière. La dégradation du secteur de la santé intervient alors que le gouvernement vénézuélien avait justement fait de l'accès gratuit aux soins, avec l'aide de médecins cubains, un des points clés de sa politique. L'île castriste souffre, elle aussi, des conséquences de la crise qui frappe le Venezuela. Selon les estimations établies par l'agence de presse Reuters, les livraisons de produits pétroliers vénézuéliens à Cuba ont chuté de 20% dans les six premiers mois de l'année. Pour faire face, le ministre cubain de l'Économie a annoncé début juillet que des mesures de restriction de la consommation d'énergie seraient en vigueur jusqu'à la fin de l'année. 'Dans notre secteur, ils réduisent de 50 % notre électricité' explique ce technicien cubain qui précise que c'est pareil dans la toute la région que 'les Cubains vont de l'avant.' Devant la chute des livraisons de pétrole vénézuélien, que Cuba achète à des tarifs préférentiels, le gouvernement de La Havane a décidé de réduire de 28 % la consommation d'énergie de l'île sur la deuxième partie de de l'année.
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Le président du Venezuela Nicolás Maduro a promis qu'à partir du 4 juillet l'électricité ne serait plus rationnée. Depuis le mois d'avril, l'électricité était coupée partout à travers le pays et plusieurs heures par jour par mesure d'économie. La pénurie d'électricité a placé de nombreuses entreprises en position de chômage technique : incapables de faire tourner les machines et au bord de la faillite. 'Si cela continue comme cela, dans deux mois, je serais obligé de licencier toute l'équipe, les employés devront partir, je ne peux pas les garder' prévient ainsi un garagiste de Caracas devant une machine inerte faute de courant. Selon le gouvernement vénézuélien, le barrage de Guri devrait être en mesure de mettre un terme à la pénurie d'électricité : la sécheresse avait vidé le réservoir du barrage et provoqué l'arrêt de la centrale hydroélectrique qui fournit 70 % de courant consommé au Venezuela. Les réserves d'eau rétablies, le barrage peut être remis en marche. En revanche, le cours du baril de pétrole est toujours trop bas pour l'économie vénézuélienne : 41 % inférieur en 2015 par rapport à 2014, soit un manque à gagner énorme pour le pays. L'économie du Venezuela dépend quasi exclusivement de la vente du pétrole qui représente 96 % de ses revenus en devises. La spirale de la crise se voit partout : les rayons des magasins sont souvent vides, les produits de première nécessité sont rationnés et les experts s'attendent à une inflation de près de 500 % cette année sur 2016. Les mêmes experts estiment qu'en décembre la contraction de l'économie vénézuélienne sera de 8 %. La pénurie alimentaire touche une grande partie de la population. Dans certaines écoles, le déjeuner se résume à des galettes de patates douces. Et pour les enfants, c'est souvent le seul repas de la journée.'J'ai demandé à certaines mères si leurs enfants avaient mangé quelque chose' raconte Carmen, la cuisinière d'une école de Caracas. 'Elles m'ont répondu avoir 'trouvé du savon' et espérer l'échanger pour autre chose.' Les Vénézuéliens en sont réduits au troc et reviennent au potager individuel pour faire face à la pénurie alimentaire. Les jardins urbains commencent à se multiplier sur les toits de Caracas et le gouvernement estime qu'en 2019 ces petits potagers arriveront à couvrir jusqu'à 20 % des besoins en nourriture.
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De longues files d'attente à Caracas. Des milliers de Vénézuéliens attendaient ce vendredi de pouvoir signer et laisser leur emprunte digitale, en faveur de la tenue d'un référendum contre leur président, Nicolas Maduro. 200.000 signatures sont requises par la constitution pour lancer la procédure. D'après le leader de l'opposition Henrique Capriles, la mission est accomplie. Selon lui 400.000 Vénézuéliens ont signé cette semaine. Mais ce n'est qu'une étape : il faudra en réunir quatre millions, pour enfin convoquer le référendum. Pour la MUD, parti de centre-droit à l'origine de la mobilisation, le temps presse: si Nicolas Maduro est révoqué cette année, il y aura des élections anticipées. S'il perd un référendum l'an prochain, ce dernier pourra désigner son successeur dans le camp chaviste. Este #24Jun será recordado como la #BatallaDeLasHuellas del Pueblo que venció al Imperio Madurista! Viva Venezuela carajo!- Henrique Capriles R. (@hcapriles) 24 juin 2016
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Ils sont descendus par milliers dans les rues de Caracas pour manifester leur soutien au président vénézuélien Nicolas Maduro... Ce sont des enseignants, des étudiants et des employés du secteur public. Pour eux, le référendum sur la révocation du président voulu par l'opposition n'a pas lieu d'être. Parallèlement, ce mardi, d'autres manifestations ont eu lieu en divers endroits du Venezuela pour dénoncer les graves pénuries d'aliments et de médicaments dans un pays en pleine crise économique et politique. Sur fond de pression internationale, Nicolas Maduro a néanmoins fait un geste d'apaisement. Il a dit accepter de restaurer le dialogue avec les Etats-Unis alors que les deux pays n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010.
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Le Venezuela est au bord de l'implosion : l'inflation avoisine les 700%, la plus élevée au monde. Et, outre la pénurie alimentaire, le pays doit faire face à une très forte insécurité. C'est dans ce contexte que s'affrontent Nicolas Maduro, qui ne veut pas quitter le pouvoir et une opposition qui réclame du changement. Henrique Capriles est l'un des leaders de cette opposition. Ex-candidat à la présidentielle, il est aujourd'hui l'un des organisateurs du référendum qui demande le départ du président vénézuélien. Alberto de Filippis : Monsieur Capriles, merci d'être avec nous. Henrique Capriles : Merci beaucoup Alberto et bienvenue au Venezuela. Henrique Capriles, en quoi consiste ce référendum et pourquoi est-il si important qu'il ait lieu cette année ? Tous les représentants de l'Etat qui ont été élus par un vote populaire, quand arrive la moitié de leur mandat, et dans le cas de la présidence, on parle d'une période de 6 ans, donc au bout de trois ans, 20 % des électeurs vénézuéliens peuvent solliciter un référendum (ou un vote de rappel) pour se prononcer sur le représentant en question, dire ce qu'ils en pensent. Ils peuvent décider de suspendre son mandat, s'ils décident que c'est terminé, ou alors de le maintenir et le reconduire jusqu'à la fin de son mandat de 6 ans. Pourquoi demandons-nous ce vote de rappel, ce référendum ? Primo, parce que la première moitié du mandat du président est terminée, et secondo, parce que le Venezuela traverse la pire crise de son histoire. Le Venezuela a vécu d'autres crises par le passé, mais en ce moment, le Venezuela vit la pire crise économique, sociale et politique de l'histoire de notre pays. Que cherchons nous avec ce référendum ? Une solution à la crise qui doit être politique. Pourquoi avons-nous besoin d'une solution à la crise politique ? Parce que le gouvernement contrôle pratiquement toute l'économie, le gouvernement est responsable de l'inflation que nous vivons, de l'insécurité qui est la pire au monde. Au Venezuela, en ce moment, il y a des files d'attentes interminables, on fait la queue pour des produits de première nécessité, pour les aliments, pour les médicaments. C'est le gouvernement qui nous a mis dans cette situation, et le gouvernement ne veut rien changer. Le gouvernement veut que tout reste comme c'est. De cette manière, la crise ne peut que s'aggraver et la crise politique avec. Nous insistons avec ce référendum car nous croyons en une solution démocratique, constitutionnelle, pacifique et électorale. Une situation comme celle que nous vivons, le Venezuela ne peut la résoudre qu'en faisant appel aux Vénézuéliens. Si le référendum ne se tient pas cette année, que fera l'opposition ? Selon moi, si le référendum n'a pas lieu cette année, nous pourrions avoir une explosion sociale au Venezuela, ou, résultat de ces tensions sociales qui croissent de jour en jour, un coup d'Etat militaire. Nous, nous ne voulons pas d'explosion sociale ou de coup d'Etat militaire. Selon nous, il y a une solution qui est dans la Constitution, c'est le référendum. Parlons du risque de coup d'Etat militaire : l'armée, la police, vous pensez que... (Henrique Capriles coupe la parole) Un policier au Venezuela, un garde national, je vous le disais avant l'interview, ce sont les moins bien payés de tout le continent. Un policier gagne 30 dollars par mois au Venezuela, 30 dollars. Vous savez combien il faut au minimum pour faire vivre une famille de 5 personnes ? 185 dollars. Comment vit un policier ? Comment vit un garde national ? Si vous me demandez quelle est leur situation, presque chaque fonctionnaire de police, chaque militaire, presque tous viennent des quartiers pauvres, des secteurs les plus humbles de notre pays. Ils ne sont pas riches, ils ne sont pas millionnaires. Les policiers sont aussi affectés par la crise. Aujourd'hui nous le voyons. Ces fonctionnaires ne veulent pas réprimer les manifestations, ils ne veulent pas utiliser la force pour éviter le recours à un mécanisme constitutionnel. Au contraire. Ils seraient, je suis sûr qu'ils seraient en faveur de la tenue de l'élection. Parce qu'ils savent qu'une élection donnera une nouveau gouvernement et que de cette façon, nous allons commencer à faire redémarrer le Venezuela. Le Venezuela n'a aucun avenir avec Maduro. Vous devez le savoir à l'étranger. Un gouvernement qui a perdu les élections en décembre, il y a un peu plus de 6 mois, ils ont perdu. Ils ont perdu d'une manière écrasante mais il continue de suivre le même chemin, le même discours. Et savez-vous quel est le discours du gouvernement par rapport à la crise ? Il dit qu'il y a une guerre économique. Quelle guerre économique ? Menée par qui ? Vous pensez que ce que nous vivons au Venezuela a quelque chose à voir avec les Etats-Unis ou un autre pays de la planète ? Non. Le problème, c'est que le Venezuela a été volé, qu'ils ont détourné des fonds, détruit l'appareil productif. Ils ont volé la plus grand manne pétrolière de l'histoire du Venezuela. Ici, plus d'un milliard de dollars a été investi ces dernières années. Où est passé l'argent ? Où sont passées les ressources ? Pourquoi y a-t-il des pénuries au Venezuela ? Vous savez ce qu'on mange au Venezuela ? Des mangues. C'est comme ça que s'alimente une bonne partie des Vénézuéliens. Des mangues et du yuca. Il était impensable il y a quelques années, dans ce pays, d'imaginer que les Vénézuéliens soient confrontés à la famine. Qu'ils aient faim. Mais on y arrive, tous les jours, un peu plus. Que faire face à cela ? Nous devons changer. Nous avons besoin de changement, parce que nous ne croyons pas en l'explosion du pays. Si vous étiez président, quel seraient vos premièresdécisions ? Quel changement économique feriez-vous ? Envisageriez-vous de faire appel au FMI, par exemple ? Beaucoup de gens à l'extérieur pensent que le Venezuela n'a que du pétrole. Non. Ce n'est pas le cas. Si vous connaissez mon pays, vous savez que nous avons toutes les terres nécessaires pour produire tous les aliments. Ici. Le Venezuela a des réserves de gaz, de l'or. Il y a une discussion approfondie avec le secteur minier. Le Venezuela a des réserves de coltan, les plus importantes du monde. Le Venezuela a aussi la réserve d'eau douce la plus grande du monde. Le Venezuela a la possibilité de développer son tourisme, le Venezuela, et je ne dis pas ça parce que je suis Vénézuélien, je vous dis cela parce que c'est une évidence, le Venezuela a tout ce qu'il faut. La clé pour que l'économie fonctionne, c'est que vous devez créer de la confiance. Les investisseurs du monde entier attendent un changement au Venezuela pour venir. Parce qu'au Venezuela, tout est pratiquement à faire. C'est un pays où il y a de nombreuses possibilités pour entreprendre, pour créer de l'emploi, pour créer des opportunités. C'est un petit pays en terme de population, nous sommes 30 millions. Avec la réserve de pétrole la plus importante de la planète et tous les atouts que j'ai évoqués, le problème du Venezuela, aujourd'hui, est politique. Car vous savez que le problème est politique et doit être résolu politiquement. Mais, ici au Venezuela, la culture du dialogue a été détruite. La seule manière de résoudre la crise pour vous en Europe est claire, j'ai rencontré l'ancien président Zapatero à deux reprises ces dernières heures... Mais il n'y a plus de dialogue au Venezuela, ces dernières années, nous avons été soumis à une politique de confrontation, pas de dialogue. Ici, il n'y a pas de culture de dialogue comme vous avez en Europe. Où dialogue-t-on ? Dans les parlements nationaux. Quel est le lieu naturel du dialogue ? Le parlement . Et puis, après, il y a le vote, mais toujours sur la base d'accords politiques. Ici, il n'y a pas de politique. Comprenez que la seule option que nous avons, c'est de convoquer les gens pour voter. Que le peuple vote, que le peuple décide. Le gouvernement veut s'asseoir autour de la table, pourquoi ? Parce qu'il ne veut pas convoquer un autre vote ? Alors qu'il y a 2,6 millions de citoyens qui ont signé pour le référendum. C'est inacceptable. Je le répète : il n'est pas question de remettre en cause la constitution. Le dialogue doit se fair pour rétablir la constitution, la loi fondamentale du pays. BIO EXPRESS Homme politique vénézuélien et avocat Poste actuel : 36e gouverneur de l'Etat de Miranda Co-fondateur du parti politique Primero Justicia et ancien candidat à la présidentielle Quelles seraient vos relations avec vos voisins comme Cuba si vous étiez président ? Castro a pris l'avantage sur nous et ça continue. Mais Cuba a décollé. Quand Cuba a vu le Venezuela faire banqueroute, sans ressources, qu'a fait Cuba ? Il a commencé à négocier avec les Américains. Et maintenant le monde entier veut investir à Cuba. Donc si vous me demandez quelles relations nous aurions avec Cuba, et bien je dirais que nous ne pourrions pas continuer à leur donner du pétrole gratuitement. Pourquoi devrions-nous le faire alors que 80% des gens vivent sous le seuil de pauvreté ? Pourquoi devrions-nous nous priver de ce pétrole ? Pour être bien vus ? Pour avoir des amis ? Mais vous croyez qu'on peut acheter ses amis ? Les amis restent vos amis dans les bons et les mauvais moments. Nos deux peuples ont une histoire commune. Nous sommes du même continent. Nous sommes des latins. Mais on ne peut pas me demander de faire avancer le Venezuela tout en abandonnant ses ressources. D'abord parce qu'on doit avoir de la lumière à la maison. Or on ne peut pas avoir de l'obscurité à l'intérieur et de la lumière à l'extérieur. Sinon pourquoi ? Pour qu'on soit tous sur la même ligne à l'organisation des Etats américains ? Tout cela est terminé. Je dis que la confiance est primordiale, on peut se relever en un an. Comment ? En travaillant avec le secteur privé. En utilisant notre pétrole et pas en se le faisant voler ou en le laissant partir. On devrait utiliser le pétrole pour diversifier notre économie. En un an on pourrait libéraliser les ressources afin d'importer de la nourriture et de relancer notre économie. N'y a-t-il rien à conserver dans le chavisme ? Le chavisme n'a existé qu'avec le président Chavez. Mais cela ne signifie pas que les partisans de son projet ne puissent pas avoir le droit d'avoir des représentants politiques. Ils en ont. Mais aujourd'hui, que peut-on dire de cette soit disant révolution ? Chavez a placé la lutte contre la pauvreté comme premier objectif. Et 17 ans plus tard où en est la pauvreté au Venezuela ? Elle est encore pire. Il y a plus de pauvres qu'avant. L'autre grand problème du pays c'est l'impunité. Que faudrait-il faire pour changer cela ? Parmi les dix villes les plus dangereuses du monde, trois se trouvent au Venezuela et la première est Caracas. C'est dramatique et tous les Vénézuéliens en souffrent. Il y a une crise profonde. Rien que l'an dernier nous avons eu 27 000 meurtres. Mais si vous demandez à un citoyen quel est le problème n 1 à régler il vous dira que c'est l'économie. Malgré la violence, le pire problème pour les citoyens c'est l'économie. Mais je vais répondre à votre question : il faudrait changer plusieurs choses. La façon dont la justice est administrée. Le procureur ne devrait pas être la seule autorité. On pourrait renforcer les pouvoirs de police. On devrait renforcer l'éducation : parce que nous avons trois millions de jeunes qui ont quitté l'école. Notre pays ne donne pas d'avenir à ses jeunes Mais pour régler tous ces problèmes vous devez d'abord avoir de la volonté politique.Tout l'Etat doit faire un effort pour travailler avec le peuple. Je crois personnellement que ce gouvernement ne veut pas davantage de sécurité. C'est le genre de gouvernement qui aime l'anarchie dans la société. Et à la fin le citoyen reste faible. Il se referme sur lui-même. Sa maison, c'est sa prison. Et son seul sauveur c'est le gouvernement. Parce qu'il a l'armée avec lui. Ce gouvernement repose sur ce climat de violence et d'impunité. Si vous avez des citoyens faibles, ces derniers ne vont pas demander le respect de la constitution. Nous faisons face à un gouvernement autocratique,autoritaire mais contre lequel nous nous battons au Venezuela. Au nom d'une certaine idéologie, le Venezuela a fermé les yeux face aux incursions sur son territoire de groupes armés telles que les FARC. Qu'en pensez-vous ? Ces groupes sont tourjours là. Mais Alberto, vous savez ce que représentent ces groupes paramilitaires. Ils sont à Caracas et ailleurs. Les gens les appellent les 'colectivos' des sortes de travailleurs sociaux mais c'est tout le contraire. Ce sont des groupes armés totalement hors la loi. Ce ne sont pas des forces de sécurité. Ils ne portent pas d'uniforme. Ce sont juste des commandos paramilitaires protégés par l'Etat. Et ils incarnent la situation de violence dans laquelles nous vivons. Le chavisme a été très généreux envers une large partie de la population. Mais pour beaucoup, tous ces cadeaux ont détruit l'esprit de ces gens... Le gouvernement a détruit le système de santé, d'éducation. Et le programme qui visait à offrir à chacun une maison ou un appartement n'était qu'un mensonge. Ils n'ont pas construits un million de logement. Et c'est la raison pour laquelle ils ne veulent pas que l'on change la loi parce que cette nouvelle loi révèlera le nombre exact de logements construits au Venezuela durant toutes ces années. Comment faire redémarrer le pays ? En travaillant dur. Et je pense qu'une majorité de gens en sont bien conscients. Durant des années les gens se sont servis d'un système qui a détruit les valeurs du travail. Mais on peut les faire revenir. Les Vénézuéliens savent travailler dur. Nous ne sommes pas des fainéants. Et je vous le dis : ne croyez pas ce que vous dit le gouvernement. Ne regardez pas le pays sous le seul prisme du gouvernement actuel. Nous sommes différents de ce gouvernement. Que diriez-vous aux partis de gauche européens et d'ailleurs qui soutiennent le gouvermenent ? Je les invite au Venezuela. Je les recevrai. Je veux être clair. Je ne suis pas un conservateur. Et je ne crois pas que le Venezuela ait un conflit entre sa gauche et sa droite. C'est juste une excuse. Derrière, il y a autre chose. Le Venezuela n'a jamais eu un gouvernement de droite. Le pays n'a jamais porté la droite dans son coeur. Si vous voulez un débat idéologique, ne me demandez pas à moi. Demandez aux gens s'ils sont de droite ou de gauche. Le problème du Venezuela n'est pas idéologique. On a un soit disant gouvernement de gauche mais quand vous regardez comment il agit il ressemble à un gouvernement d'extrême droite. Quand vous écoutez son discours, vous voyez combien il est conservateur. Et ça serait un gouvernement de gauche ? C'est faux. Je veux être clair sur un autre point. J'invite tous les gens de gauche qui soutiennent ce gouvernement. Venez! Je ne vous accueillerai pas comme le fait le gouvernement qui vous mettra dans une bulle. Je vous montrerai la réalité. Je les amènerai dans les bidonvilles, pas dans le palais présidentiel. C'est là qu'ils iront. Les autorités les conduisent dans des endroits charmants, dans des bulles. C'est typique de ce gouvernement. Ils vivent déconnectés du monde et assayent ensuite de faire croire au monde que leur bulle c'est la réalité. Venez et n'ayez pas peur! Ne vous mettez pas à l'abri ici ou dans une autre ville dans un joli bureau avec air conditionné. Ils parlent de revendications. Mais quelles revendications ? Venez au Venezuela voir la réalité. J'ajoute ceci : il n'y a pas de complot international guidé par l'impérialisme contre les gouvernements de gauche en Amérique latine. C'est un mensonge. Ces gouvernements essayent juste de se cacher derrière l'idéologie parce qu'ils sont accusés de corruption. La corruption c'est le mal, qu'elle soit de droite ou de gauche : c'est un cancer. On ne peut ni l'accepter ni la tolérer. Le Venezuela souffre du manque de nourriture, de médicaments. Nous sommes l'économie la moins compétitive au monde et le pays a le plus fort taux de corruption au monde. Nous sommes en dernière position en matière de la transparence. On a la corruption, pas la transparence. Et malgré tout, vous croyez dans le futur ? Je suis un optimiste Henrique Capriles, merci d'avoir accepté cet entretien.
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Nicolas Maduro compte défendre sa place. L'opposition de centre-droit réclame un référendum cette année pour pouvoir déchoir le Président du Venezuela, mis en difficulté par la crise alimentaire qui agite le pays, mais le chef de l'Etat n'entend pas céder. 'Si les conditions sont réunies, le référendum aura lieu l'an prochain', a déclaré le Président socialiste Nicolas Maduro, 'et dans le cas contraire, il n'y en aura pas'. En cas de référendum en 2017, et de désaveu de l'exécutif, ce serait le vice-Président de Nicolas Maduro qui accéderait au pouvoir. L'opposition a recueilli plus d'1,3 million de signatures, mais le gouvernement a des soupçons de fraude sur un tiers d'entre elles. Demandarán a la MUD por fraude en más de 600 mil firmas entregadas al #CNE https://t.co/FaJJR98aRA pic.twitter.com/IjOCNYeCYI- Correo del Orinoco (@correoorinoco) 12 juin 2016 'Aujourd'hui, un tiers des signataires s'indignent d'être exclus, par ce que leur signature est considérée comme manquante', a lancé Jesus Torrealba, chef de file de l'opposition. D'après un récent sondage, près de sept Vénézuéliens sur dix réclament le départ de Nicolas Maduro, en raison de la grave crise qui frappe le pays, désormais au bord de l'explosion sociale. Après vérification des signatures, il faudra en recueillir quatre millions de plus en l'espace de trois jours, pour que la tenue d'une consultation populaire soit juridiquement valide.
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Les manifestations anti-Maduro sont désormais quasi-quotidiennes au Venezuela. L'opposition a obtenu ce mardi le feu vert des autorités électorales à l'organisation d'un référendum visant à révoquer le président socialiste, mais pour beaucoup il est déjà trop tard : Nicolas Maduro, aveuglé par sa révolution chimérique, est en train de mener le pays à la faillite totale. 'Qu'est ce que nous souhaitons pour nos fils, nos neveux et tout le monde ? demande une vieille femme. Un meilleur Venezuela. C'est pour ça que nous sommes ici. Pour sauver le pays. Parce que c'est extrêmement triste de voir un enfant mourir de faim'. 'Regardez, les Vénézuéliens sont désespérés et ils ont faim, déclare un jeune homme. Je n'aurais jamais pensé que nous arriverions jusque là. Nous sommes ici parce que nous voulons résoudre ces problèmes, Maduro et son gouvernement. La répression, ce n'est pas un problème. Nous voulons juste que tout cela cesse, pas seulement pour nous mais pour nos enfants. Notre futur est déjà en danger depuis beaucoup d'années'. 'Nous ne sommes pas fatigués, la lutte continue', a déclaré à la presse Henrique Capriles, le leader de l'opposition. Notre envoyé à Caracas, Alberto de Filippis : 'Ils étaient quelque douzaines de militants au début, ils se sont retrouvés plusieurs milliers à crier 'Maduro rentre chez toi'. La manifestation a été dispersée par des charges de la police et des gaz lacrymogènes'.
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L'opposition vénézuélienne au président Nicolas Maduro est encore descendue dans la rue ce lundi. Dans les rues de Caracas des centaines de sympathisants du parti MUD (centre-droit) ont écrit des messages dénonçant les pénuries de nourriture et d'électricité sur un énorme drapeau du Vénézuela. Ces derniers demandent depuis plusieurs mois la tenue d'un référendum sur le départ du président, comme le permet la constitution. 'Cette crise sera résolue par la voix du peuple vénézuélien. Une consultation électorale anticipée en accord avec la constitution, cela s'appelle un référendum révocatoire, qui ne peut pas être négocié autour d'une table car c'est un droit constitutionnel', explique le leader de l'opposition Jesus Torrealba. Un nouveau rassemblement est prévu ce mardi devant le Conseil National Électoral (CNE), qui tarde à valider la pétition en faveur d'un référendum. Le nombre minimum de signatures requises (200.000) a été largement dépassé, mais l'opposition accuse le pouvoir chaviste de jouer la montre. En effet, si un référendum avait lieu avant le 10 janvier 2017, il pourrait déboucher sur de nouvelles élections. S'il avait lieu après cette date, Nicolas Maduro risquerait seulement d'être remplacé par son vice-président. Henrique Capriles appelle à manifester ce mardi devant le CNE: Mañana la MOVILIZACIÓN es NACIONAL! En CCS será desde Metro Bello Monte al CNE,validación firmas! pic.twitter.com/Qrltu7GLjb- Henrique Capriles R. (@hcapriles) 6 juin 2016
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D'anciens chefs de gouvernement étrangers, à commencer par l'Espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, sont à Caracas pour essayer de mettre un terme à la grave crise politique qui oppose le président Maduro et l'opposition. Mais les chances de succès sont minces. 'Nous devons prendre de grandes précautions dans cette tentative d'établir un dialogue national, a reconnu l'ancien chef du gouvernement espagnol qui conduit la délégation à la demande de l'Union des Nations sud-américaines. Les attentes sont prématurés. Nous devons travailler à un rythme qui sera déterminé par la difficulté de la situation.' Eprouvés par les pénuries et l'inflation la plus élevée au monde, les Vénézuéliens descendent régulièrement par milliers dans les rues pour réclamer la destitution de Nicolas Maduro. L'opposition veut organiser un référendum pour pousser le président chaviste vers la sortie, mais ce dernier - qui a décrété l'état d'exception - résiste en évoquant la menace d'un coup d'Etat. Depuis Bogota, l'épouse de l'opposant emprisonné Leopoldo Lopez, a appelé à la mobilisation de la communauté internationale. Elle présentait dans la capitale colombienne le livre écrit par son mari, intitulé 'Prisonnier mais libre'. Répondant à l'appel de l'opposant, des centaines de personnes ont aussi donné des médicaments, du matériel de premiers soins ou encore des produits d'hygiène, aujourd'hui très difficiles à se procurer au Venezuela.
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Le Parlement vénézuélien a rejeté l'état d'exception, réclamé par le président Nicolas Maduro. Résultat, la tension est à son comble dans le pays où plusieurs manifestations sont organisées par l'opposition. Une opposition qui exige un référendum dont le but est de révoquer le président Maduro.
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Des milliers de manifestants sont à nouveau descendus dans les rues, à Caracas, et dans d'autres villes du Venezuela pour réclamer le départ du président Nicolas Maduro. Dans la capitale, la police a fait usage de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires. La grogne est montée d'un cran après la proclamation lundi de l'état d'exception, qui élargit les pouvoirs du gouvernement en matière de sécurité. ''Ce gouvernement est géré par des militaires et personne d'autre, dit cet homme, parce que 80 % des Vénézuéliens sont avec la démocratie.'' _'Nous avons décidé de changer, de révoquer, de dire au revoir, à ce gouvernement, de façon pacifique, démocratique et constitutionnel'', ajoute ce manifestant. L'opposition appelle à la désobéissance civile. Cette contestation populaire, d'une ampleur exceptionnelle, intervient dans un contexte de grave crise économique, due en partie à la chute des cours du pétrole. Les Vénézuéliens subissent des pénuries alimentaires et des coupures d'électricité.
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'Maduro dehors !', 'référendum, référendum'... A l'appel de l'opposition, plus d'un millier de personnes ont à nouveau battu le pavé pour réclamer le départ du président vénézuélien Nicolas Maduro ce mercredi à Caracas. Les protestataires exigent plus précisément l'organisation d'un référendum pour le révoquer. L'effervescence dans la rue, après une nuit également mouvementée à l'Assemblée nationale. La coalition d'opposition, majoritaire, a rejeté le décret présidentiel sur l'état d'exception publié lundi soir et qui confère au gouvernement de larges pouvoirs en matière de sécurité et de distribution de biens. La défiance envers Maduro est d'autant plus prononcée, que l'opposition a également appelé l'armée et la population à la désobéissance civile. Avec AFP
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Le Venezuela semble au bord de l'explosion. Le Parlement de Caracas débat ce mardi du décret publié lundi 16 mai, en vertu duquel le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a décidé d'accroître ses prérogatives en matière de sécurité et de distribution alimentaire et énergétique. Ce décret prolonge aussi les 60 jours l'état d'exception en vigueur dans les états frontaliers du pays depuis l'été 2015. Une décision que l'opposition appelle à ne pas respecter. Une nouvelle manifestation est d'ailleurs prévue ce mercredi 18 mai pour réclamer un référendum en vue de destituer Nicolas Maduro. Le Venezuela bascule-t-il dans la dictature ? - Avec: Alfredo Valladão, professeur à Sciences-Po Paris. - Les Décodeurs de l'éco, du mardi 17 mai 2016, présenté par Fabrice Lundy, sur BFM Business.

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