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C'est le chef d'orchestre que tout le monde veut engager. Récemment désigné pour succéder à James Levine à la direction musicale du Metropolitan Opera de New York, Yannick Nézet-Séguin a achevé sa tournée triomphale avec le Philharmonique de Vienne dans son temple du Musikverein en y faisant résonner une nouvelle fois, la Neuvième Symphonie de Bruckner, oeuvre inachevée du celèbre compositeur autrichien. La musique rime avec excellence quand elle réunit une oeuvre d'anthologie, un orchestre mythique et un chef d'orchestre parmi les plus cotés au monde. Le québécois Yannick Nézet-Séguin a mis un point final éclatant à sa tournée avec le Philharmonique de Vienne dans sa salle du Musikverein en livrant une splendide Neuvième Symphonie de Bruckner. 'Pour moi, diriger cette oeuvre, cet orchestre dans cette salle, confie Yannick Nézet-Séguin, c'est peut-être le plus grand rêve de ma vie ! J'ai essayé d'évacuer cette pensée toute la semaine pour ne pas me rajouter un stress insoutenable [rires], mais pour moi, insiste-t-il, c'est quand même l'accomplissement d'un grand rêve !' 9th Symphony of #Bruckner is mind blowing esp when played by Vienna_Phil and nezetseguin - Dankeschön! pic.twitter.com/5gwGqoBZf3- Helena Ludwig (@HelenaAustria) 14 juin 2016 Bruckner : 'Hors du temps, du monde et des sentiers battus' Pour le chef d'orchestre, le compositeur autrichien est unique : 'Bruckner était tourné vers les hommages que ce soit à Beethoven, à Wagner et il faisait de son mieux pour trouver un langage qui finalement, est complètement hors du cours de l'Histoire de la musique, estime-t-il avant d'ajouter : C'est à mon avis ce qui fait toute la beauté de Bruckner : son aspect hors du temps, hors du monde, hors des sentiers battus rend ce compositeur plus difficile à comprendre, mais peut-être encore plus unique et plus spécial.' Yannick Nézet-Séguin, un maestro au sommethttps://t.co/f5p9CNNGrr pic.twitter.com/k1P1AduMmH- RC - Arts (@RC_Arts) 19 juin 2016 'Ne pas trop se laisser influencer par le tourbillon ambiant' Interrogé sur son énergie communicative sur scène et sur les multiples projets qu'il mène de front, il répond : 'L'introspection, c'est le chemin naturel, obligé d'un artiste sur la durée qui a la chance comme moi de faire de la musique depuis que j'ai cinq ans. J'ai aussi une énergie physique qui me permet de faire beaucoup de projets, poursuit-il, de m'investir physiquement et donc, intellectuellement dans chaque projet à fond, mais cela n'empêche pas l'introspection, il faut trouver ce qu'on a dire : quel est le vrai message dans chaque oeuvre que l'on veut donner aux gens ? Et donc, il ne faut pas trop se laisser influencer par le tourbillon ambiant,' indique-t-il. Dans une vidéo retrouvée par un média canadien, on découvre sa passion précoce pour le métier de chef d'orchestre. Voici comment il 'dirigeait' le Boléro de Ravel à l'âge de dix ans. Young Yannick Nézet-Séguin conducts in home videoOver 30 years ago, a young Yannick Nézet-Séguin decided he wanted to become a conductor. Now, the city that saw him surpass his wildest dreams is rejoicing with him: www.cbc.ca/1.3613815Publié par CBC Montreal sur dimanche 5 juin 2016 Enfin, Yannick Nézet-Séguin évoque ce qui pour lui, fait tout le sens de son métier : 'C'est ma mission en tant que musicien, on a tous ce rôle de donner de la beauté au monde. Comme chef d'orchestre, c'est encore plus notre rôle : nous sommes des gens qui devons apporter de la beauté et du bonheur aux gens, c'est la raison même de notre art, assure-t-il. Et quand on dit beauté et bonheur, cela ne veut pas nécessairement dire toujours de la joie, du fun et de la 'party', mais cela veut dire quand même qu'il y a une joie avec un grand 'J' qui est sous-jacente à tout ce qu'on fait,' conclut-il avec enthousiasme. Comment Yannick Nézet-Séguin voit-il son arrivée à la tête du MET de New York? #TJ18h pic.twitter.com/wQDate2bUr- Patrice Roy (@PatriceRoyTJ) 16 juin 2016
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Opera Musica est un réseau social professionnel dédié au monde de l'opéra et de la musique classique. Ce créneau, Mathieu Abelli l'a imaginé il y a trois ans lorsqu'il s'est retrouvé pour la première fois dans la position d'un recruteur. A l'époque, à défaut d'avoir un site permettant de recenser tous les professionnels, il était particulièrement difficile de trouver des talents. Ce chanteur d'opéra professionnel a alors fondé Opera Musica, un concept révolutionnaire qui mettra en relation tous les acteurs du monde classique, public compris. Ce LinkedIn mondial de la musique classique permet aux professionnels de partager leurs contenus promotionnels pour les compagnies et le public. - Avec: Mathieu Abelli, président fondateur d'Opera Musica. - Good Morning Business, du mardi 21 juin 2016, présenté par Stéphane Soumier, sur BFM Business.
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C'est l'un des chefs d'orchestre les plus talentueux de sa génération : l'israélien Omer Meir Wellber. Nous avons rencontré cet ancien assistant de Daniel Barenboim au Festival de musique de Dresde. Il a eu l'occasion de diriger le prestigieux Orchestre philharmonique d'Israël en l'église Notre-Dame, édifice hautement symbolique pour l'Histoire de la ville. A Dresde, la musique semble révéler toute sa puissance en rapprochant talent, architecture et histoire. Le chef d'orchestre israélien Omer Meir Wellber a investi avec l'Orchestre philharmonique d'Israël, la splendide église baroque Notre-Dame de Dresde. Un édifice hautement symbolique, pratiquement rasé à la fin de la Seconde Guerre mondiale et reconstruit après la réunification allemande. Le concert était donné dans le cadre du Festival de musique de Dresde dédié notamment à Israël cette année. Jan Vogler gibt euronews gerade ein Interview über Omer Meir Wellber und die Dresdner Musikfestspiele. pic.twitter.com/uCYSRrdGAp- Musikfestspiele (dresdenfestival) 19 mai 2016 'Cette nouvelle génération qui donne un bouffée d'air frais' Jan Vogler, directeur général du Festival de musique de Dresde, revient sur ce choix de thème : 'Il était important pour moi que le festival contribue musicalement à la réflexion et au souvenir en mettant l'accent sur Israël, dit-il. On se replonge dans l'Histoire et on montre quels sont les liens culturels entre nos deux pays,' souligne-t-il. 'Aujourd'hui, nous sommes les représentants d'une nouvelle génération, assure le chef d'orchestre israélien, Omer Meir Wellber avant d'ajouter : D'une certaine manière, l'église Notre-Dame et le Philharmonique d'Israël appartiennent à cette génération qui ouvre les portes et donne une bouffée d'air frais.' 'Sens de l'humour juif' chez Chostakovitch Au programme du concert : la Symphonie n 6 de Dimitri Chostakovitch écrite en 1939. Le compositeur russe s'est toujours senti proche de la culture juive. 'Il est clair que j'ai un lien tout particulier avec Chostakovitch,' confie Omer Meir Wellber. 'C'est peut-être ma symphonie préférée de ce compositeur,' indique-t-il. 'Il réussit à raconter une histoire immense : cela commence par un moment qui est vraiment très transcendantal, spirituel et cela se termine comme si on était au cirque, explique le chef d'orchestre. Donc en un sens, c'est vraiment du Chostakovitch, mais il y a aussi ce sens de l'humour très juif : dans les pires situations, il y a toujours ce sens de l'humour sur lequel on peut compter,' dit-il. Ancien assistant de Daniel Barenboim, le jeune chef âgé de 34 ans qui considère la ville de Dresde comme son deuxième foyer aime arpenter d'autres chemins musicaux. Il joue de l'accordéon et du piano. 'J'aime jouer parce que je crois, cela permet de rester connecté au monde réel, aux musiciens et à la musique parce que quand on dirige, vous savez, on peut penser qu'on est le seul à faire la musique : on fait beaucoup, mais ce n'est pas nous qui faisons la musique,' reconnaît Omer Meir Wellber. Pour être encore plus proche de ses musiciens, Omer Meir Wellber a l'habitude de diriger sans partition. 'J'aime le fait de pouvoir créer la musique ex-nihilo, regarder le public, communiquer avec lui et observer pour être conscient de ce qui se passe pendant le concert,' insiste-t-il. Jan Vogler : Omer Meir Wellber 'a vraiment du tempérament' Pour le directeur général du Festival Jan Vogler, le chef d'orchestre israélien 'a vraiment du tempérament et c'est assez rare en réalité : il y en a beaucoup qui font le show, qui font de grands gestes, mais chez lui, ce n'est pas artificiel. Il a aussi une ouïe exceptionnelle, il entend tout, il compose lui-même et il a beaucoup d'imagination, précise-t-il avant de conclure : Je dirais que c'est quelqu'un qui explore de nouvelles pistes avec créativité.' Mais le mot de la fin revient à Omer Meir Wellber lui-même : 'Je crois qu'il faut être un savant spontané : il faut apprendre beaucoup, connaître tout, répéter tout et ensuite, trouver comment être vraiment spontané,' lance-t-il dans un sourire. Powerful evening with standing ovations for Israel_Phil and Omer Meir Wellber with Mahlers 8. at KreuzkircheDD pic.twitter.com/UJcGsDBKjN- Musikfestspiele (@dresdenfestival) 21 mai 2016
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Un flash mob des plus classique à Berlin avec l'orchestre philarmonique d'Allemagne auxquels se sont joints 900 musiciens et choristes amateurs. Louisa Labouriau étudiante à l'école de l'Orchestre symphonique de Berlin : " Quand je regardais les gens qui sont venus j'ai vu des enfants, j'ai vu des personnes âgées. De très nombreuses générations se sont rassemblées. Et je pense que c'est une belle opportunité pour faire travailler de nombreuses générations ensemble. " Au programme de ce concert donné devant 1500 personnes Verdi Wagner et Bizet le tout sous la direction de Kent Nagano : 'Pour moi l'idée d'une flashmob était très étrange, très artificielle. J'ai donc eu une discussion sérieuse avec ma fille. Et ma fille elle est très impliquée dans cette génération technique. Donc je lui ai dit que je n'étais vraiment pas à l'aise avec cette idée. Et elle m'a dit " Papa, ne t'en fais pas c'est comme retrouver quelqu'un à la gare ou dans la rue. Il faut rester très ouvert. Etre ouvert à l'expérience de rencontrer des gens pour la première fois. N'ais pas peur.'
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Juan Diego Flórez offre un avenir aux enfants défavorisés de son pays, le Pérou en leur enseignant gratuitement la musique. Il vient d'organiser avec des artistes internationaux, un concert de soutien à sa fondation au Musikverein de Vienne : le 'Gala Latina'. Offrir un avenir aux enfants défavorisés du Pérou grâce à la musique, c'est la mission que s'est donné Juan Diego Flórez avec sa fondation Sinfonía por el Perú. 'La musique peut améliorer la vie des enfants et des jeunes et elle a une très grande capacité à transformer la société,' assure-t-il. En s'inspirant du modèle d'El Sistema au Venezuela, le ténor de renommée mondiale a créé une série d'écoles de musique dans son pays, le Pérou. Environ 3500 enfants y jouent d'un instrument ou chantent dans un choeur. 'Ils apprennent la générosité, la discipline, ils apprennent à jouer pour remplir un objectif, atteindre l'excellence et révéler la beauté de la musique,' indique le ténor. 'Ce qu'il y a de plus important, c'est qu'ils acquièrent des attitudes et des valeurs qui leur serviront toute leur vie,' poursuit-il. 'Gala Latina' 'Il est essentiel, ajoute-t-il, que le public sache ce que je fais à côté : les gens savent que je suis chanteur, mais ils ne connaissent peut-être pas mon action au Pérou et je veux leur en parler.' C'est l'une des raisons pour lesquelles Juan Diego Flórez a récemment organisé un concert de soutien à sa fondation au Musikverein de Vienne : le 'Gala Latina'. Sur scène à ses côtés : un casting international de premier plan dont Erwin Schrott et Elisabeth Kulman, accompagné par l'Orchestre symphonique des Baléares. 'Je suis tellement touché de voir mes collègues chanter et faire don de leurs efforts, confie Juan Diego Flórez, c'est fantastique parce qu'ils y mettent tout leur coeur et tout le monde le ressent.' A few photos of this weekend's GALA LATINA at Musikverein Wien. Photos: Lukas Beck nadinecsierra maria_katzarava pic.twitter.com/zJLoVXunIp- Juan Diego Florez (@jdiego_florez) 25. April 2016 Erwin Schrott reconnaît de son côté que 'c'est toujours un honneur pour [lui] d'être invité à ce genre d'évènement : on est tous là pour le Pérou, ces enfants et leur avenir. Je suis simplement content d'être là et de m'inscrire dans un rêve, un voeu,' dit-le basse-baryton uruguayen. La mezzo-soprano autrichienne Elisabeth Kulman, renchérit : 'Je trouve cela génial de voir comment Juan Diego s'engage pour offrir un avenir. Ces enfants là-bas n'ont pas tellement de perspectives, mais grâce à la musique, l'art et l'éducation, ils ont un défi, un but dans la vie,' dit-elle. 'Faire éclore des orchestres et des choeurs dans tout le Pérou' Juan Diego Flórez suit de très près les progrès de ses protégés. 'Il y a des enfants qui me disent : 'Ma maison n'a pas de toit, il n'y a pas l'électricité, ni l'eau, je dois marcher 40 minutes pour venir à l'école de musique, mais je suis content ; avant, j'étais tout le temps triste, maintenant, j'ai le sourire' raconte-t-il. Donc c'est très important, c'est ce qui compte dans la vie,' affirme-t-il. 'Ce que j'espère pour l'avenir ? Amplifier nos actions, donner l'opportunité à beaucoup d'autres enfants de jouer de la musique et de chanter et faire éclore des orchestres et des choeurs dans tout le pays.'
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Le ténor superstar Juan Diego Flórez est une source d'inspiration pour des milliers d'enfants de son pays, le Pérou qui bénéficient du soutien de sa fondation 'Sinfonía por el Perú'. Il nous explique ses actions : 'Les enfants se rendent à l'école de musique après la classe pendant trois heures l'après-midi, cinq ou six jours par semaine, et ils pratiquent, ils jouent dans l'orchestre ou chantent dans le choeur,' indique-t-il. 'La pauvreté donne un sentiment d'exclusion et un enfant qui est exclus, c'est un enfant qui n'aura pas de réelles perspectives d'avenir, insiste le ténor. Mais si cet enfant sent qu'il y a quelque chose pour lui, qu'il peut jouer de la musique, alors il peut se dire qu'il est quelqu'un et cela change tout parce qu'avec la richesse qui vient de la musique, on peut vaincre la pauvreté matérielle,' assure-t-il avec enthousiasme. Pour lui, les résultats de cette mobilisation sont déjà visibles : 'Les résultats scolaires de ces enfants s'améliorent,' dit-il. Mais cela ne s'arrête pas là : 'Ce qui est très important aussi, c'est qu'à la maison, la violence diminue considérablement, souligne-t-il. Un autre aspect qui est fortement en recul du fait qu'ils jouent et qu'ils chantent dans le cadre de 'Sinfonia por el Peru', poursuit-il, c'est le travail des enfants - on parle d'enfants pauvres qui pour beaucoup, travaillent dans la rue - et grâce à nous, ce phénomène diminue considérablement, à hauteur de 90%. C'est un chiffre qui est issu d' une étude qu'on a faite,' précise-t-il. 'Ces enfants deviennent un exemple pour leurs parents et cela a un impact très fort, déclare-t-il. Les enfants d'une certaine manière influencent leurs parents, leurs parents influencent la communauté et c'est quelque chose qui est contagieux et qui finit par transformer la société et la rendre meilleure,' conclut-il.
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Un concert déroutant s'est déroulé dans la cité antique de Palmyre en Syrie ce jeudi. En décor, un portrait de Vladimir Poutine. L'événement se voulait symbolique, un hommage a notamment été rendu à l'ancien responsable du site décapité par le groupe Etat islamique. Pendant une heure l'orchestre symphonique du théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg a joué devant quelque 400 spectateurs, sous la baguette du célèbre chef russe Valéri Guerguiev. Dans le public, des soldats russes, des dignitaires religieux et des habitants de la ville. L'armée russe a joué un rôle crucial dans la reprise de la ville par le régime le 27 mars dernier. Ce concert a été salué comme un 'extraordinaire acte d'humanité' par Vladimir Poutine, présent par vidéo-conférence. Un autre concert est prévu ce vendredi dans la cité et sera organisé par le régime syrien.
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Il n'a même pas trente ans et dirige déjà l'Orchestre de la Tonhalle de Zürich, l'une des formations musicales les plus prestigieuses d'Europe. Lionel Bringuier, ses musiciens, ainsi que deux solistes Lisa Batiashvili et Gautier Capuçon, ont révélé toute la magie de la musique de Dvo ák et Brahms au Konzerthaus de Vienne. Parfois, la nature semble avoir le pouvoir d'apaiser l'Homme. C'est probablement dans un environnement semblable aux allées les plus calmes du parc du Prater à Vienne que le compositeur tchèque Dvo ák a écrit sa huitième Symphonie en 1889. Sa musique a de nouveau fait des miracles à l'occasion de la venue récente au Konzerthaus de l'orchestre de la Tonhalle de Zürich, dirigé par le talentueux Lionel Bringuier. Deux grands interprètes invités : Lisa Batiashvili et Gautier Capuçon ont livré une version lumineuse du Double Concerto de Brahms. Double concerto de Brahms : 'une oeuvre pleine d'humour et de légèreté' ''C'est une oeuvre pleine d'humour et de légèreté et nos deux solistes sont très doués pour faire ressortir cet esprit, souligne Lionel Bringuier. Je pense que c'est plutôt dans l'idée du dialogue, quand la musique passe d'un instrument à l'autre, dit-il avant d'ajouter : Rien que dans les regards complices, on sent cet humour.'' Une connivence est également présente entre Gautier Capuçon et le chef d'orchestre. 'Gautier est quelqu'un que j'apprécie énormément, indique Lionel Bringuier. Il y a eu une année où on était tous les deux au Conservatoire : j'avais 13 ans et Gautier venait d'en sortir à 17 ans, raconte-t-il. Quelques années plus tard, on s'est retrouvé sur scène : moi, je dirigeais, lui, il jouait en soliste et on adore jouer ensemble !' s'enthousiasme-t-il. Ready for the Tour! With Jean-Yves Thibaudet, Lisa Batiashvili, Gautier Capuçon pic.twitter.com/E5OHDyUUW2- Lionel Bringuier (@LionelBringuier) 8 avril 2016 Le Double Concerto de Brahms a une signification particulière aux yeux du violoncelliste français qui rappelle la relation du compositeur avec le violoniste Joseph Joachim : 'Brahms et Joachim se sont fâchés à un certain certain moment et ce Concerto, c'est l'oeuvre avec laquelle ils se sont réconciliés, donc il y a un vrai dialogue et une vraie symbolique sur la fraternité, l'amitié et les retrouvailles autour de ce Concerto,' insiste-t-il. A ses côtés sur scène et lors de notre entretien, Lisa Batiashvili évoque sa manière d'appréhender l'interprétation : 'Je pense qu'il faut toujours partager la musique, déclare la violoniste géorgienne, et pour moi, la musique est plus importante que les musiciens.' 'Donc, je m'en vais alors !' lance Gautier Capuçon avant de se raviser, sourire aux lèvres. Lisa rit et poursuit : 'J'essaie de servir la musique, mais en même temps, je puise de l'inspiration dans mes collègues et c'est incroyable quand on a tellement d'énergie sur la scène, on arrive à faire des choses qui nous rendent plus fort et on arrive à communiquer différemment avec le public,' assure-t-elle. Partage et compréhension mutuelle Gautier Capuçon revient pour sa part, sur l'importance de Vienne dans son parcours personnel : 'Vienne - pour moi - est très particulière : bien sûr, il y a Paris, mais il y a Vienne, ville dans laquelle j'ai fait mes études, où la musique résonne partout, indique-t-il. On sait qu'il y a une compréhension de la musique qui est différente quand on joue du Brahms à Vienne et c'est en même temps, délicieux de savoir que c'est une musique qui résonne dans le coeur de tous les gens ici.' Enfin, cette idée de partage, on la retrouve aussi chez le chef Lionel Bringuier. Ses musiciens et lui sont unis par l'amour de la musique et une profonde compréhension mutuelle : 'C'est cela que j'adore avec mes musiciens, dit-il, c'est qu'on a une complicité très, très forte et donc, souvent, on se comprend juste avec un clin d'oeil ou un sourire, on n'a pas besoin de faire de grandes gestes, surtout dans le cas d'une symphonie de Dvorak. Ce n'est pas le chef qui va tout faire, c'est le chef qui doit juste encourager les musiciens qui eux-mêmes vont transmettre à la salle et le but, c'est que le public ait l'émotion,' conclut-il. Yesterday night on stage with Lisa Batiashvili GautierCapucon Tonhalle-Orchester Zürich at the Alte Oper Frankfurt. pic.twitter.com/yuspZNNsXr- Lionel Bringuier (LionelBringuier) 22 avril 2016
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Cette partition a été écrite par Franz Schubert en 1828, juste avant sa mort. Près de 200 ans plus tard, des scientifiques allemands vont pouvoir confirmer son authenticité. Grâce à une méthode révolutionnaire, ils ont recherché la présence d'un filigrane incrusté dans le papier comme cela était d'usage au XIXe siècle. Mais au lieu de sonder le papier avec un scanner traditionnel, les chercheurs utilisent une lumière à infrarouge, appelée aussi radiation thermique, qui n'est pas obscurcie par l'encre ou les mauvaises colorations. Le papier est placé entre une paroi chaude et un appareil photo à infrarouge. Et comme le filigrane a rendu le papier plus fin, la température y est différente. C'est ce que détecte l'infrarouge. 'Lorsque je pose la partition sur la paroi chaude, je peux alors voir le filigrane. C'est à ce moment précis que j'enregistre l'image et que je la transmets à l'ordinateur', explique Hagen Immel, un chercheur à la bibliothèque de Berlin. 'Et c'est pendant cette très courte séquence que je peux voir où est le filigrane parce qu'il apparaît plus clairement, avec plus de contrastes mais sans qu'on soit gêné par l'encre. C'est le principe.' Jusqu'au début du XXe siècle, tous les grands papetiers ont inséré des filigranes à leur papier. En ajoutant un filigrane, les fabricants protégeaient leur production comme on appose aujourd'hui un logo d'autant que le papier était rare, et donc très cher. Le filigrane détecté est ensuite stocké dans une base de données, attestant que les documents dotés de ce filigrane ont été datés et sont référencés. 'Le filigrane est particulièrement important lorsque nous recherchons des documents originaux écrits à la main', confirme Martina Rebmann, responsabloe du département musical à la bibliothèque de Berlin. 'Cela nous aide à déterminer leur âge et le lieu où ils ont été écrits. Le filigrane nous permet de vérifier ces informations plus facilement.' Cette technologie a été développée conjointement par des scientifiques de l'Institut de Fraunhofer et de l'université du Braunschweig et deux machines ont déjà été livrées à la bibliothèque d'État de Berlin et à celle de Bavière Une technologie prometteuse. Elle pourrait aussi être utilisée pour détecter le filigrane caché dans des oeuvres d'art, comme celles du musée de Berlin dont une grande partie n'est pas toujours pas datée. Mais ce procédé reste encore très coûteux. La bibliothèque de Berlin a dû débourser 100.000 euros. Mais les ingénieurs sont donc déjà au travail pour rendre cette technologie beaucoup plus abordable.
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Janine Jansen est l'une des violonistes les plus réputées au monde. Avec l'Orchestre philharmonique de Munich, sous la baguette de son chef d'orchestre Valery Gergiev, elle interprète le premier Concerto pour violon de Karol Szymanowski. La violoniste repousse encore les limites de son vaste répertoire. Janine Jansen: 'J'adore l'univers sonore de Szymanowski. C'est un plaisir de jouer et de découvrir ces différentes couleurs. Il y a une réelle tension, du début à la fin. Je veux dire il y a de très beaux moments, intimes où l'on veut juste se laisser emporter par le son.' Ce chef-d'oeuvre composé en 1916, en pleine guerre mondiale, est inspiré notamment par l'impressionnisme français. Szymanowski est considéré comme un pionnier de la musique polonaise au 20ème siècle. Valeri Gergiev, chef d'orchestre: 'Szymanowski était destiné à être un héritier de Frédéric Chopin. Il sait comment écrire une mélodie. Au 20ème siècle, c'est un grand compliment. Le timbre, la beauté des sonorités de l'orchestre et de celles du violon solo sont exceptionnels.' Janine Jansen: 'J'apprécie tellement être là, au milieu de ces vagues sonores qui nous parviennent. La musique est pour moi un langage tellement puissant. Je veux dire, plus puissant pour moi que les mots, c'est tellement fort de partager cela.' Valeri Gergiev: 'Travailler avec une artiste comme Janine signifie faire face à quelque chose d'inattendu. Vous ne pouvez jamais vous dire on va le faire comme çà. Elle va toujours chercher quelque chose de nouveau. Je respecte toujours les musiciens qui vont au-delà des territoires connus et des choix prédéterminés.' Une rencontre récente avec un Stradivarius de 1707 Jusqu'à présent Janine Jansen avait l'habitude de jouer sur le violon Baron Deurbroucq d'Antonio Stradivarius, mais une rencontre très récente avec un autre Stradivarius a tout changé. Son nom reste encore aujourd'hui secret. Janine Jansen: 'Quand j'ai rencontré ce violon, c'était une nouvelle inspiration, chaque partition que je joue avec lui, est une nouvelle inspiration, avec de nouvelles idées. Je redécouvre ma voix, ainsi que mon approche des oeuvres. Peut-être que c'est comparable à ce que l'on disait sur Szymanowski, ce monde sonore et ces créations étonnantes de couleurs. Quand je tiens mon violon, je me sens en sécurité, je pense que c'est ma voix. Je crois que j'ai rencontré mon partenaire.' Née dans une famille musicienne, Janine Jansen a commencé la pratique du violon à l'âge de six ans. Elle a fait ses débuts en public en 1997 à Amsterdam. Elle est depuis devenue célèbre dans son pays, recevant en septembre 2003 le Prix néerlandais de la musique par le Ministère de la Culture. Ses apparitions en 2006 à Berlin, avec l'Orchestre philharmonique, et en 2008 à Los Angeles, ont étendu sa renommée de violoniste internationale. Invitée par les plus grands orchestres, elle est aussi une passionnée de musique de chambre. Elle a, entre autres, enregistré les Inventions et les Partitas de Bach, et des oeuvres de Britten et de Chostakovitch, et a créé le Festival international annuel de musique de chambre d'Utrecht. Janine Jansen a enregistré sur CD deux concertos emblématiques : le concerto pour violon de Johannes Brahms et le concerto pour violon n 1 de Béla Bartók. Elle était accompagnée par l'Orchestre symphonique de Londres, et l'Orchestre de l'Académie nationale Sainte-Cécile (l'une des plus anciennes sociétés musicales au monde) dirigé par Antonio Pappano. www.youtube.com/watch?v=9_iGDF7yQaQ http://janinejansen.com/brahms-violin-concerto-bartok-violin-concerto-no-1/
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Le mois dernier est sortie la "Symphony No. 1" d’Elgar interprétée par le chef d’orchestre israélo-argentin Daniel Barenboim. Découverte.  
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Le 1er avril sort dans les bacs le nouvel album de la sitariste Anoushka Shankar, "Land of Gold". Découverte. 
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Le 4 mars est sorti "L’Aiglon", un enregistrement inédit par Kent Nagano et l’Orchestre Symphonique de Montréal de l’opérette créée en 1937 par les compositeurs Arthur Honegger et Jacques Ibert. 
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La 11 mars marque la sortie de l’album "Piano Duos II : live from Buenos Aires", enregistré en 2014 lors d’un concert donné en Argentine par les pianistes Martha Argerich et Daniel Barenboim. Découverte.  
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Le jeune et très talentueux pianiste chinois Yundi sort un nouvel album dans lequel il reprend les célèbres morceaux de Frédéric Chopin. Découverte.  
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La célèbre chanteuse tchèque Magdalena Kozena revient avec un nouvel album, "Monteverdi". 
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'Cher Monsieur Kurtág , nous tenons à vous remercier du fond du coeur et à vous féliciter pour avoir ajouté un étrange zéro à votre âge, pour arriver à 90 ans'. Par ces mots, Sir Simon Rattle, directeur artistique de la Philharmonique de Berlin, est l'un des nombreux artistes et anonymes à saluer György Kurtág pour son anniversaire. Et pour marquer l'événement, la ville de Budapest a organisé un festival musical pendant toute une semaine. La capitale hongroise rend hommage à l'un de ses plus illustres compositeurs, qui écrit actuellement son premier opéra. 'J'ai mes feuilles, et je me mets au piano, toujours', explique György Kurtág. 'Je dois être en contact avec le piano, même si je ne joue pas. Cela me rassure'. Les répétitions du prologue de sa nouvelle oeuvre ont marqué le concert donné lors de la soirée d'anniversaire en l'honneur du musicien, qui a dirigé pour l'occasion la cantatrice britannique Hilary Summers. 'C'est vraiment écrit de manière très vocale, ce n'est pas difficile, cela ne fait pas forcer la voix', note la contralto galloise. 'On apprend, on travaille avec le pianiste, et on trouve cela formidable, et puis vous revenez vers le maestro Kurtag, mais les notes qui figurent sur la page représentent à peine 10 % de ce qu'il attend de la musique. Donc vous pensez que vous jouez bien, et en fait, il va vous dire que cela ne va pas. On doit travailler de la manière dont il l'entend'. 'Fin de Partie', ou 'Endgame', de Samuel Beckett, est une pièce en un seul acte, proche de l'absurde, sur le déclin de l'être avant la mort. Jouée pour la première fois à Londres en 1957, elle met en scène quatre personnages sur un jeu d'échec. Un roi désarmé, deux pions insignifiants et un fou inutile. 'Cette pièce absurde tourne en rond', indique György Kurtág. 'Le début, c'est la fin, et la fin de la pièce n'en est pas une, pendant qu'on passe toute notre vie à réfléchir au sens de l'existence'. Tous les concerts de ce Festival 'Kurtag 90' se tiennent à guichets fermés. Sir Nicholas Kenyon, directeur artistique du Centre Barbican, de Londres, a attendu György Kurtág en coulisses, à la Liszt Academy. 'Pour les musiciens, pour le public, pour la musique contemporaine, personne n'a jamais atteint une telle réputation de son vivant', conclut-il.
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Le 29 janvier est sorti dans les bacs le nouveau disque de la pianiste française Hélène Grimaud, "Water". Découverte.  
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Vous aimez la musique classique ? Le nouvel album du célèbre pianiste russe Grigory Sokolov va vous ravir.  
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Après 16 ans d'absence Casse-noisette revient au Ballet royal de Flandres dans une nouvelle mise en scène et une nouvelle chorégraphie signée par l'Argentin Demis Volpi : 'A la lecture de la partition j'ai vu qu'il y avait quelques problèmes structurels si on prend en compte notre compréhension du théâtre contemporain. Il a donc fallu que je fasse quelques adaptations, j'ai dû réinterpréter la musique, tout en gardant à l'esprit le conte d'Hoffmann. Quand je ne savais pas que faire, je me disais qu'aurait fait Hoffmann ? Le résultat c'est quelque chose d'intermédiaire donc entre l'histoire d'origine et celle du ballet.' Une version donc plus sombre, plus freudienne de la jeune Clara interprétée par Nancy Osbaldeston : 'Ce n'est pas aussi strict que dans la grande production classique, mais ça a toujours les qualités de légèreté de l'histoire, c'est une très belle histoire.' Laurie McSherry-Gray joue quant à lui le casse-noisette : 'Danser Casse-noisettes en tant que pantin c'est quelque chose d'assez inhabituel. D'habitude le casse noisette est présenté sous la forme d'un petit soldat et ensuite le petit soldat devient un humain alors en tant que danseur je vais danser d'une façon lyrique. Mais dans cette version, le petit soldat a la taille d'un homme c'était donc l'opportunité de travailler différemment.' La première de ce Casse-noisette du Ballet royal de Flandres a été donnée à Anvers. L'opéra sera ensuite présenté à Gand.
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Les deux sœurs sortent un album intitulé "Bartók - 44 duos", hommage à la musique folklorique des pays d’Europe orientale. Découverte. 
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Douce Nuit, Petit Papa Noël… Autant de chants classiques pour les fêtes de fin d’année que le ténor Roberto Alagna a décidé de réinterpréter dans un album. Découverte.   
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Dans les bacs depuis le 30 octobre, l’album "Classique Relaxant" permet de se détendre en écoutant les plus grands compositeurs et des magnifiques musiques de films. Découverte.  
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Avec son nouvel album, la pianiste ukrainienne s’attaque au répertoire du début du XXe siècle en France. Découverte. 
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Découvrez le pouvoir relaxant de la musique classique ! Détendez-vous et plongez dans un univers de couleurs.
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Pendant près de 100 ans, cet appartement de La Paz en Bolivie a rendu hommage aux grands maîtres de la musique classique en passant des vinyles.
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Il cherche à construire des passerelles entre deux sphères a priori déconnectées : la musique et la science. Daniel Harding, l'un des chefs d'orchestres les plus brillants de sa génération, à la tête de l'Orchestre symphonique de la radio suédoise, a initié le projet 'Interplay' à la Berdwaldhallen. Cette série de douze événements combine concerts, débats ou lectures et rassemble musiciens et spécialistes issus du monde scientifique. Mathématiciens, astronomes, linguistes et philosophes s'emparent ainsi aux côtés des musiciens de thématiques allant des neurosciences à la rhétorique, avec un objectif commun : faire réfléchir. 'Qu'est ce que la vie? D'où vient-elle ?, interroge Daniel Harding. Ce sont là de vieilles questions philosophiques, et les arts ont toujours été l'un des moyens avec lesquels les hommes ont appréhendé ces questions; nous avons vécu la période des grands philosophes, et nous avons eu l'art, et la musique, qui reflètent ces grandes idées de l'humanité. Maintenant, nous vivons à une époque où les meilleures réponses que nous pouvons apporter, en tant qu'être humains, à ces questions des plus importantes, proviennent de la science, et donc nous ne pouvons pas nous permettre d'être déconnectés de la science à l'Age de la science!' 'Où sont les Michel-Ange, Leonard de Vinci, Shakespeare, Mozart, reprend le jeune chef d'orchestre. Où sont aujourd'hui ces grandes figures dont on se souviendra dans des centaines d'années, et dont on se dira qu'elles ont changé le cours de l'humanité à travers leur pensée, leur imagination et leur créativité? Je me que ces personnes sont peut-être aujourd'hui sont les scientifiques.' Dernier invité en date en date d''Interplay' : Brian Cox. Physicien des particules et accessoirement, ancienne rockstar, il est aujourd'hui un vulgarisateur de renommé mondiale de la cosmologie. L'adhésion de ce scientifique à 'Interplay' apparaît d'autant plus évidente lorsqu'il évoque son affinité pour le compositeur Malher, dont le 'chant de la Terre' est l'une des bandes sonores de l'événement. "Écoutez Mahler, il lutte avec l'idée de la finitude de l'existence, et ce qui est intéressant, c'est que la science et la cosmologie moderne rendent cette idée plus pertinente aujourd'hui, s'enthousiasme Brian Cox. Le contexte scientifique est différent, mais je pense que la question est la même : 'qu'est-ce que cela signifie pour une civilisation ou un individu d'avoir une durée de vie limitée dans un univers infini?' Si nous sommes la seule civilisation dans la galaxie de la Voie lactée, cela signifie-t-il que nous sommes rares? Ce qui, je pense, veut dire que nous sommes précieux! ' 'Il y a des thèmes dans Mahler qui semblent vous inviter à apprécier la vie, à la célébrer pendant qu'il en est temps, à chérir chaque moment, et je pense que c'est ce que la science moderne nous dit aussi, poursuit le physicien. A moins d'envisager un voyage interstellaire ou une colonisation de la galaxie, l'humanité entière est vouée à être de passage. Ce que beaucoup de grands artistes ont compris, selon moi, c'est que cet aspect éphémère rend notre existence précieuse. Il paraît évident que si vous avez quelque chose qui est éphémère et rare, et donc précieux, alors vous devez le protéger.' 'Vous pouvez entendre dans la musique de Mahler un questionnement sur l'existence de la race humaine ou sur l'univers lui-même. Ecouter de la musique, fut-elle vieille de 100 ans ou plus, peut ainsi se révéler extrêmement pertinent pour tenter de comprendre le sens des nouvelles découvertes. Quel est le sens de la cosmologie? Eh bien, Mahler peut vous aider, parce que c'est une question semblable à "quel est le sens de ma simple vie?', considère Brian Cox. Outre 'Le chant de la Terre" de Malher, cette réflexion sur la cosmologie s'est également appuyée sur une pièce contemporaine pour violon et orchestre inspirée de la mission spatiale 'Voyager' - soit un exemple de l'influence réciproque entre les arts et les sciences. Elle s'intitule 'Voyager Violin Concerto' et a été composée par Dario Marianelli. L'orchestre comptait en son sein le jeune et talentueux violoniste Jack Liebeck. D'autres rencontres sont au programme d''Interplay' à la Berwaldhallen de Stockholm. Plus d'informations sur le lien ci-dessous. http://sverigesradio.se/diverse/appdata/isidor/files/3966/14443.pdf
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C'est un coup de tonerrre dans le monde de la musique. L'opéra de Rome licencie son orchestre et son choeur. Une décision radicale, seule alternative selon le maire de Rome à une fermeture du théâtre. Le licenciement concerne 182 employés sur 460 et devrait permettre d'épargner 3,4 millions d'euros. La direction a décidé d'externaliser le choeur et l'orchestre. Des mois de problèmes budgétaires et de grèves ont provoqué fin septembre la démission du célèbre chef d'orchestre Riccardo Muti. Arrivé en sauveur pour redorer le blason de ce théâtre en perte de vitesse, il a fini par jeter l'éponge. L'Opéra de Rome cumule près de 13 millions d'euros de déficit et 29 millions d'euros de dettes.
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Ce n'est pas le Philarmonique de Berlin. Ce n'est même pas une salle de concert. Les deux musiciens jouent dans une ancienne usine, dans le quartier de Wedding, dans la capitale allemande. Jusqu'à 2006, il s'agissait d'un atelier de réparation pour le tramway. Mais aujourd'hui, on peut y entendre un son beaucoup plus doux à l'oreille. L'atelier a entamé une seconde vie en accueillant des concerts de musique classique. Christoph Schreiber, l'organisateur, a voulu démocratiser l'accès à la musique classique. 'L'obstacle que vous devez surmonter pour écouter un concert devrait être aussi léger que possible, estime-t-il. Ici, vous n'avez pas besoin d'inscription annuelle, il n' y a pas de code vestimentaire imposé, ce n'est pas cher et vous n'avez pas besoin d'une éducation à la musique. Vous pouvez simplement venir ici, spontanément.' Le lieu s'appelle Piano Salon Cristophori, en hommage au facteur de piano italien Bartolomeo Cristofori souvent présenté comme celui qui a inventé l'instrument. Le pianiste français Julien Quentin s'est produit dans les plus grandes salles de concert. Mais pour lui, les concerts dans ce lieu ont un goût très spécial. ' C'est très particulier d'être dans un lieu où vous vous sentez comme à la maison, confie-til. Mais c'est quand même un lieu pour jouer. L'ambiance est particulière et je pense que le public le ressent aussi. Il est plus près de nous que d'habitude. Donc, on se sent proche de la musique et proche du public à la fois. C'est vraiment bien.' Des concerts ont lieu toute l'année, il y en a jusqu'à trois ou quatre par semaine. Aucun prix d'entrée n'est fixé même si les spectateurs sont invités à la générosité. Les réservations se font sur le site internet du Piano Salon Cristofori.
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Le célèbre chef d’orchestre italien Claudio Abbado est décédé ce lundi à Bologne, à l‘âge de 80 ans. Il avait été opéré d’un cancer à l’estomac au début des années 2000, et...

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