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C'est une journée historique pour le yuan. Le FMI doit approuver ce lundi à Washington l'inclusion de la monnaie chinoise dans son panier de devises, les DTS ou Droits de tirage spéciaux. Un panier qui comprend actuellement quatre monnaies : le dollar américain, l'euro, la livre britannique et le yen japonais. Le Fonds monétaire international devrait selon, toute vraisemblance, donner son feu vert à cette intégration et suivre ainsi l'avis favorable rendu il y a quelques semaines par les experts de l'institution. Pour Pékin, l'enjeu est de renforcer le rôle du yuan comme monnaie de réserve et de s'afficher symboliquement comme l'une des économies mondiales dominantes.
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Secoués par les résultats inquiétants de l'économie chinoise, les places mondiales ont subi un vent de panique vendredi. Les cours du pétrole ont chuté à leur plus bas niveau depuis six ans. Un déclin également alimenté par une offre excédentaire. Les bruts légers WTI sont tombés à 40,4 dollars le baril tandis que le brent a reculé à 45,4 dollars le baril. A l'OPEP, malgré les signaux d'alerte, on temporise et on exprime simplement son inquiétude quant aux cours actuels du pétrole. Les bourses européennes et américaines ont enregistré des pertes. Les marchés de Wall Street ont même vécu leur pire semaine de cotation depuis des années. Pire semaine aussi pour les actions américaines du côté de l'indice 500 Standard and Poor's depuis 2011, le recul atteignant 5,6%. Forte tendance baissière également sur les marchés du Moyen Orient : la bourse d'Arabie saoudite affichait son plus bas niveau depuis sept mois en perdant 14,2 points. Cette vague négative a profité à l'or. Son cours est repassé dans le vert avec une hausse d'environ 3,15%, le métal jaune étant favorisé par les hésitations de la Fed quant à une hausse des taux d'intérêt pour septembre. Dans le même temps, le dollar perdait 2%. 'Les cours du pétrole vont entamer un réajustement' Pour aller plus loin sur le sujet, nous interrogeons Nour Eldeen Al-Hammoury, responsable en chef des stratégies marchés chez ADS Securities à Abu Dhabi. Daleen Hassan, euronews : 'La semaine dernière, une vague baissière a frappé la plupart des marchés. Que faut-il en penser ?' Nour Eldeen Al-Hammoury : 'Le pétrole repose sur la loi de l'offre et de la demande : actuellement, les réserves sont élevées et les marchés ont les yeux rivés sur la demande chinoise et s'attendent à ce qu'elle baisse, c'est pourquoi les cours du pétrole chutent. Pour autant, les principes fondamentaux des marchés restent les mêmes. La demande en pétrole est toujours forte. A court terme, on ne peut pas se passer de pétrole. Donc les prix - en particulier en cette fin d'été - vont entamer un réajustement. On doit bien considérer que la Chine a porté la reprise économique mondiale depuis l'éclatement de la crise financière. La croissance de son PIB (le premier au monde en parité de pouvoir d'achat) atteint encore 7%. Par conséquent, le ralentissement actuel s'inscrit dans un cycle économique normal. C'est l'étape suivante à laquelle la Chine doit se confronter pour pouvoir renouer avec une forte croissance.' Daleen Hassan : 'L'or a repris des couleurs avec une orientation à la hausse en fin de semaine dernière. Cette tendance peut-elle se poursuivre s'agissant de l'or et des métaux en général ?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'On a assisté à un renforcement de l'or, mais les investisseurs n'y ont plus recours de la même façon qu'avant. De plus en plus de traders cherchent à limiter leur exposition en se tournant vers des devises et d'autres catégories d'actifs. Par exemple, l'euro a fait office de valeur refuge ces derniers jours aux côtés du yen japonais et du franc suisse. Les investisseurs y voient un plus grand intérêt par rapport à l'or.' Victimes de la tempête : les marchés émergents Les monnaies des pays émergents sont particulièrement déstabilisées depuis quelques jours, notamment en raison des hésitations de la Fed et de la décision de Pékin et d'autres gouvernements de dévaluer leur monnaie. Au Vietnam, par exemple, le dông a été dévalué de 4% face au dollar mercredi dernier. Les autorités du Kazakhstan ont effectué la même opération : leur monnaie chutait de 26,2% jeudi dernier. Une mesure destinée à soutenir les échanges commerciaux du pays avec des partenaires-clé comme la Russie et la Chine. Le fort recul du rouble cette année a également pénalisé la devise kazakh. Parallèlement, la livre turque s'est effondrée face au dollar enregistrant un record historique. Une monnaie également fragilisée par le contexte politique, le président turc ayant annoncé la tenue d'élections anticipées. 'La volatilité est source d'opportunités' Retrouvons Nour Eldeen Al-Hammoury et recueillons son point de vue sur cette fragilisation des devises de pays émergents. Daleen Hassan : 'Faut-il s'attendre à une fuite des capitaux dans les pays émergents et à de nouvelles dévaluations ? Qu'en est-il des perspectives sur les marchés des changes, en particulier au Moyen-Orient ?' Nour Eldeen Al-Hammoury : 'Les investisseurs peuvent être influencés par les informations qui soulignent la faiblesse des actions sur les marchés émergents, mais le facteur déterminant, c'est le fait que nous sommes encore au coeur d'une guerre des changes internationale. Ce qui entraîne une forte volatilité pour l'ensemble des catégories d'actifs. Il est possible que la valeur des devises émergentes continue à baisser dans les prochaines semaines et que les banques centrales soient obligées d'agir. Pour autant, cela nécessitera une coordination. Sinon, ce sera inefficace. Mais comme on dit souvent, la volatilité apporte son lot d'opportunités et au Moyen-Orient, on a constaté une demande notable dans toute une série de catégories d'actifs, en particulier concernant les monnaies et les matières premières.'
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La Chine a démarré la semaine en dévaluant sa monnaie, en principe étroitement contrôlée. Suite à cette décision de la deuxième économie mondiale, nous scrutons dans cette édition les raisons et les répercussions des changements sur les cours des devises, en décryptant notamment le fonctionnement des systèmes de change fixe et flottant. Notre rubrique IT dédiée aux nouvelles technologies fait le point, quant à elle, sur le remaniement surprise de Google. Les co-fondateurs de Google Larry Page et Sergey Brin ont décidé de créer une holding baptisée Alphabet, afin de donner plus de visibilité à leurs nouveaux et ambitieux projets, à l'instar de la voiture autonome. Le 'vaisseau-mère' de cette nouvelle flotte, le moteur de recherche Google, sera dirigé par Sundar Pichai, le numéro 2 du géant de l'internet. Qui est le nouveau Mr Google? Pas besoin de le googliser... Business Line vous dit tout !
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