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L'ancien Premier ministre de Moldavie Vlad Filat a été condamné à neuf ans de prison pour corruption et abus de pouvoir. Il était accusé d'avoir détourné 260 millions de dollars dans une affaire de fraude portant sur un total d'un milliard disparu des banques moldaves, ce qui représente 15 % du PIB du pays. Vlad Filat nie les faits et se considère comme un bouc émissaire. Le pays traverse une crise politique depuis la découverte de cette fraude.
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Treize suspects ont été arrêtés, mercredi, en Italie et en Moldovie pour leur implication dans le vol armé de 17 toiles qui étaient exposées dans un musée d'art de Vérone, en Italie. Les oeuvres qui avaient été dérobées en novembre incluaient des toiles de Tintoretto, Rubens et Mantegna. Les autorités italiennes ont déclaré que l'un des suspects était le gardien du musée de Castelvecchio. Les autorités tentent toujours de retrouver certains tableaux, dont la valeur totale est estimée à 15 millions d'euros. Découvrez la vidéo du cambriolage.
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Près de dix milles personnes ont manifesté ce jeudi en plein centre de Chisinau, la capitale moldave. Ils protestaient contre la nomination du nouveau gouvernement. Il a prêté serment en catimini, pour les moldaves, c'est un "déni de démocratie". La Moldavie est en ébullition depuis la disparition d'un milliard de dollars dans les caisse du pays.
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Ils ne décolèrent pas. Des milliers de manifestants massés devant le Parlement en Moldavie ont cherché à pénétrer dans l'enceinte de l'institution dans le but d'annuler la formation du nouveau gouvernement. Les protestations ont commencé en avril dernier, dans cette ancienne république soviétique peuplée de 3,5 millions d'habitants et nichée entre l'Urkaine et la Roumanie. La nouvelle qui a ébranlé cette foule de manifestants : la 'disparition' des banques de quelque 915 millions d'euros, soit 15 % du PIB. Le pays s'est enfoncé dans la crise politique avec la destitution du précédent gouvernement par le Parlement, le 29 octobre dernier. Aujourd'hui cette foule, qui scande 'à bas les bandits', 'à bas le pouvoir', réclame des élections anticipées et la démission du nouveau Premier ministre fraîchement élu : Pavel Filip. 'Former un gouvernement, qui doit être responsables de nos vies et de nos destins en si peu de temps, alors qu'ils peuvent voir tant de personnes protestant autour de l'enceinte du Parlement, c'est une blague. Ils nous humilient', estime une manifestante. Partie prenante de la contestation, la plateforme civile Dignité et justice (DA) un mouvement de journalistes, d'universitaires et d'autres membres de la société civile, qui réclame également la démission du président Nicolae Timofti, accusé de servir les intérêts des oligarques. Avec AFP
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Le réalisateur Sergiu Prodan donne de la voix aux indignés moldaves : le pays est victime d'un embargo russe depuis plusieurs années. Certains...
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Ils exigent rien de moins que la démission de leur président. Entre 50 et 100 000 personnes ont réclamé des élections anticipées en Moldavie. La critique sociale et politique s'est accentuée cette année dans le sillage d'un scandale financier qui a vu disparaître un milliard de dollars, soit un tiers du PIB de cette ex-république soviétique. 'Le peuple s'est réveillé et a fermement décidé de reconquérir son pays, de récupérer ses milliards, et de traduire les coupables devant la justice', plaide Valentin Dolganiuc, membre d'une plate-forme de la société civile baptisée 'Dignité et Justice'. Réunis dans le centre de la capitale moldave Chisinau, où certains ont installé des tentes, les manifestants ont également réclamé la démission des dirigeants de la Banque centrale et du parquet général. 00.47 Voxpop (Moldovan) PROTESTER MIHAI FUSU, SAYING: 'Nous voulons des changements radicaux en Moldavie. Nous voulons un Etat de droit. Aujourd'hui la Moldavie est accaparée par des oligarques criminels. On eut se débarrasser d'eux', explique Mihai Fusu, un manifestant. 'Tous ces gens méritent une vie meilleure. Nous sommes sortis pour nous battre pour notre avenir, pour une vie meilleure', renchérit une autre protestataire Marina Trohac. Plusieurs militants ont été interpellés par la police. Nichée entre l'Ukraine e tla Russie, la Moldavie peuplée de 3.5 millions d'habitants, est considérée par certaines organisations internationales comme le pays le plus pauvre d'Europe. Avec agences
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La démission du président et la tenue d'une élection présidentielle anticipée, voilà ce qu'ont réclamé des dizaines de milliers de personnes dans le centre de Chisinau, en Moldavie. Entre 50.000 et 100.000 manifestants, c'est beaucoup de monde dans un pays de seulement 3,5 millions d'habitants. Ils manifestent contre le président, qui n'a pas su empêcher la disparition d'un milliard de dollars des coffres des trois principales banques : le président Nicolae Timofti est accusé de ne pas lutter de manière efficace contre la corruption. Le milliard qui s'est envolé, c'est un tiers du PIB de cette ex-république soviétique. 'Même le retour du milliard volé ne va pas satisfaire le peuple. dit Arcadie. Il faut changer le pouvoir actuel, et il faut des élections anticipées.' 'Nous voulons appartenir à l'Union européenne, nous voulons que nos enfants grandissent ici, ajoute Lubia. Il faut changer le pouvoir actuel, et il faut des élections anticipées.' Car la Moldavie rêve aussi d'intégration européenne, malgré les intimidations de Moscou. Les manifestants promettent de rester dans la rue, certains avaient déjà commencé à installer des tentes sur la place centrale de la ville.
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Ce numéro de Business Line est entièrement consacré aux conséquences économiques de la crise ukrainienne. Deux mois après qu'un cessez-le-feu entre les forces ukrainiennes et les séparatistes pro-russes, ait été validé par les leaders européens, la situation sur le terrain est loin d'être apaisée. C'est la même chose pour les économies russe et ukrainienne dont on prévoit la chute cette année en raison de monnaies chancelantes et de sanctions paralysantes. La Moldavie est une autre ex-république soviétique qui, à l'instar de l'Ukraine, veut renforcer ses liens avec l'Union européenne. Et après les représailles de Moscou, le pays a décidé de se tourner vers l'ouest. Une autre ex-république soviétique, la Géorgie, présente une ressemblance frappante avec l'Ukraine. Il y a sept ans, ce pays entra en conflit avec la Russie pour une question territoriale. Aujourd'hui, lui aussi ressent les conséquences de la crise.
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C'est une situation cornélienne au lendemain des législatives en Moldavie : les partis pro-européens l'ont emporté, mais ils vont néanmoins devoir s'entendre entre eux ou avec certains de leurs rivaux pro-russes pour former une coalition. Explication de notre envoyé spécial à Chisinau : 'En principe les partis de la coalition pro-européenne ont assez de voix pour former un gouvernement, dit Sergio Cantone. Mais les circonstances internes et externes au pays, ainsi que les divisions dans la société entre pro-russes et pro-européens, poussent les acteurs à chercher un appui parlementaire d'une partie de la gauche.' Impossible en tout cas d'ignorer que le parti socialiste, pro-russe, est arrivé en tête des suffrages. La Moldavie est tiraillée entre l'Union européenne et un rapprochement douanier avec la Russie. Une situation qui n'est pas sans rappeller celle de sa voisine ukrainienne. Et avec la Transnistrie la Moldavie connaît déjà la situation d'un territoire séparatiste se réclamant de Moscou. 'Je suis très optimiste, dit un jeune homme en anglais, et je pense que les partis pro-européens vont coopérer même avec la gauche et vont décider ce que sera la voie de notre pays dans le futur.' 'Je ne sais pas s'ils vont être capables de former une coalition, mais c'est en tout cas l'espoir des Moldaves, spécialement des jeunes générations, rajoute une jeune fille s'exprimant en roumain. On veut faire partie de l'UE pour avoir un futur dans l'UE.' 'Nous ne devrions pas perdre ce que nous avons bâti en terme de relations avec l'Est, idem avec l'Ouest, conclut prudemment une dame en russe, et en même temps il faut essayer d'aller vers l'Europe, mais je ne pense pas que nous puissions réussir.'
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La Moldavie, petit pays tiraillé entre la Russie et l'Europe. Dimanche, ils étaient des milliers de citoyens moldaves à patienter devant leur ambassade à Moscou pour aller voter. L'exercice démocratique a tourné à une manifestation pro-russe agrémentée d'une mise en garde contre une intégration européenne. 'Personne n'est contre l'Union européenne, mais je pense que l'UE ne va pas nous faire du bien. Il y aura tout simplement une guerre comme en Ukraine. Les gens vont s'entretuer et se détruire. Et nous n'avons pas besoin de cette guerre', a dit une manifestante moldave. Un argument de poids pour ceux qui veulent revenir dans le giron de la Russie. La Moldavie est une ex-république soviétique de 3,5 millions d'habitants, dont 78 % sont roumanophones. Le pays compte aussi une importante minorité russophone. Or, il y a un an, la Moldavie et d'autres anciennes républiques soviétiques signaient, à Vilnius, l'Accord d'Association avec l'Union Européenne. Un texte que l'Ukraine - dirigé alors par Viktor Ianoukovytch - avait finalement refusé de signer. Ratifié début juillet par Chisinau, cet accord a provoqué la colère de Moscou. Une virulente réaction qui n'est pas sans rappeler celle que la Russie avait eue à l'égard de l'Ukraine à l'été 2013, et qui s'est traduite par une interdiction temporaire de l'importation de viande et de charcuterie en provenance de Moldavie, au motif de 'violations des normes sanitaires' dans ce pays. L'instauration aussi, par Moscou, de taxes à l'importation de certaines marchandises moldaves, dont les vins, la viande, les légumes, les fruits et les céréales. Or la Moldavie est très dépendante de la Russie pour ses fournitures en énergie comme pour ses exportations agricoles. 'L'industrie vinicole en a pris un coup et maintenant, cela touche les usines de transformation alimentaire, sans parler des fournisseurs de fruits et légumes. Ils font face à de grosses pertes qui risquent d'être encore plus importantes avec le temps', explique Elena Gorelova, sous-directrice du Centre moldave des études stratégiques et de réformes. C'est en 1991 que la Moldavie proclame son indépendance. Trois ans plus tard (1994), les Moldaves refusent par référendum leur rattachement à la Roumanie. Mais déjà en 1990, la Transnistrie, région séparatiste de Moldavie à forte minorité russophone, s'était, de son côté, proclamée indépendante. Cette bande de terre à la frontière entre la Moldavie et l'Ukraine, rattachée par Staline à la Moldavie, n'a été reconnue par aucun État, mais elle a le soutien de Moscou. En 2006, ses habitants se sont prononcés pour un rattachement à la Russie.
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Jour de vote aujourd'hui en Moldavie. Trois millions d'électeurs renouvellent leur parlement et vont devoir choisir entre continuité pro-européenne et rapprochement de la Russie. Un parti pro-russe a été banni de l'élection pour faute de financement venu de l'étranger mais la voie n'est pas pour autant libre pour les libéraux-démocrates, car les communistes vont jouer un rôle dans l'élection. 'Il est bien-sûr souhaitable que les communistes représentent une force politique constructrice, estime Dumitru Diacov, dirigeant du parti démocrate. Nous pourrions ainsi avoir une coalition pro-européenne, ou une opposition pro-européenne. Alors il faudrait trouver des possibilités de travailler ensemble'. Le parti pro-russe Patrie a été écarté de l'élection trois jours avant sa tenue, une interdiction critiquée par Moscou qui a émis de 'graves doutes sur le caractère démocratique' du scrutin. 'Dans une situation où un parti politique significatif est exclu de la course, vous pouvez bien imaginer que le résultat et déterminé à l'avance', lance Ilian Casu, du parti Patrie. Les deux blocs politiques moldaves sont crédités chacun de 40% des voix. Les élections sont surveillées par 700 observateurs internationaux. Sergio Cantone, à Chisinau : 'Ces élections sont influencées par beaucoup de polémiques, et leur résultat en portera la marque. Les aspirations de la Moldavie semblent plutôt pro-européennes, mais le prochain gouvernement devra de toutes les façons considérer et prendre en compte d'autres aspirations'.
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Comrat est le chef-lieu de Gagaouzie, une région autonome située dans le sud de la Moldavie. Cette province de 160 000 habitants est très majoritairement pro-russe, et cela devrait se traduire dans les urnes ce dimanche. Ici, on voit donc plutôt d'un mauvais oeil, l'orientation pro-européenne du gouvernement sortant. 'Je pense que la Moldavie doit veiller à trouver le juste équilibre entre ceux qui sont favorables à un rapprochement avec la Russie et ceux qui veulent un rapprochement avec l'Union européenne, l'objectif étant d'assurer la stabilité du pays', déclare diplomatiquement un militant du parti communiste, interrogé par euronews à Comrat. En février dernier, un référendum était organisé en Gagaouzie. A 98%, les électeurs ont dit 'oui' à l'entrée de leur région dans l'union douanière Russie-Bélarus-Kazakhstan. Ce scrutin n'était pas reconnu par les autorités moldaves. 'Ce référendum a montré très clairement notre penchant en faveur de la Russie, martèle un habitant de Gagaouzie. On se sent plus proche des Russes, ne serait-ce que parce qu'on est orthodoxe.' Il y a quelques mois, Moscou a levé partiellement son embargo sur les vins moldaves. Partiellement, car cela ne concerne que les vins produits en Gagaouzie. Une manière pour la Russie de soigner cette population russophile.
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Les élections législatives qui se tiennent, ce dimanche, en Moldavie voient l'opposition entre deux blocs. D'un côté, les partis pro-européens et de l'autre, les formations pro-russes. Au pouvoir depuis cinq ans et favoris des sondages, les pro-européens sont, néanmoins, de plus en plus critiqués. Ce scrutin se présente comme un test pour la jeune république. 'Patria', l'un des trois partis pro-russes, a été exclu, soupçonné d'avoir obtenu illégalement des financements en provenance de Moscou. Selon l'analyste, Igor Botan du think tank, ADEPT, ce n'était pas nécessaire. 'Une coalition pro-russe est tout simplement impossible à cause des disparités existantes entre les trois partis, soi-disants pro-russes', explique-t-il. Au total, 101 sièges de députés sont à pourvoir pour un mandat de quatre ans. L'OSCE a déployé près de 200 observateurs pour superviser le déroulement du scrutin. Avec notre envoyé spécial à Chisinau, Sergio Cantone.
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C'est ce dimanche que les Moldaves iront voter. Ces élections législatives voient l'opposition entre deux blocs : d'un côté, des partis pro-européens, et de l'autre, les formations pro-russes. Le conflit en Ukraine voisine pèse forcément sur ce scrutin (voir ici). Les pro-européens sont au pouvoir depuis cinq ans, et même s'ils sont en tête dans les sondages, ils sont de plus en plus critiqués. 'On avait promis aux gens que la corruption allait diminuer, mais il n'en a rien été, commente Arcadie Barbarosie, analyste politique. C'est pourquoi, dans les enquêtes d'opinion, les partis pro-Européens n'ont pas la cote. Cela explique aussi le fait que les gens aient si peu confiance dans les institutions'. Indépendante depuis 1991, la Moldavie est située entre l'Ukraine et la Roumanie. Sur le plan économique, les entreprises savent qu'elles doivent ne fermer aucune porte en matière de partenariat. 'Notre objectif, c'est de nous ouvrir à l'ouest, avance Constantin Garcev, chef d'entreprise. Mais on sait qu'on a aussi besoin de l'aide venue de l'Est. Donc en fait, il faut être équilibré'. Cristina est une jeune fille qui, pour la première fois, ira voter ce dimanche. Sans grand enthousiasme, manifestement. 'Dostoïevski disait qu'entre deux maux, il faut choisir le moins pire, déclare-t-elle. En ce moment, on doit composer avec ce qu'on a, on n'a pas d'autres choix que de faire avec ce qu'on a'. 101 sièges de députés sont à pourvoir, pour une durée de 4 ans. L'==OSCE== a déployé sur place près de 200 observateurs chargés de superviser le déroulement du scrutin.
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La Moldavie sera t-elle la prochaine Ukraine ? Dimanche se déroulent dans ce pays de 3,6 millions d'habitants, coincé entre la Roumanie et l'Ukraine, des élections parlementaires qui vont voir s'affronter les pro-Européens Libéraux-Démocrates et les pro-russes socialistes et communistes. Les pro-européens sont au pouvoir depuis cinq ans mais le conflit en Ukraine a ravivé les tensions. Vlad Filat, ancien Premier ministre : 'Je peux vous confirmer que nous avons déjà en République de Moldavie des personnes qui sont venues de l'étranger pour tenter de déstabiliser la situation. Après le scénario apocalyptique que l'on a vu en Crimée, après son annexion par la Russie, tout est possible'. 45% des échanges de la Moldavie se font avec l'Union européenne et un accord d'association a été signé en juin. Mais pour les socialistes emmenées par Igor Dodon, c'est vers les marchés russes qu'il faut se tourner : 'On ne va être capable de créer des emplois qu'en s'ouvrant à la Russie et en rejoignant son Union douanière. Il y a un autre problème, c'est la ré-intégration du pays, et la question de la Transnistrie ne sera réglée que si la Moldavie adhère à l'Union douanière russe'. La Transnistrie est en effet une région autonome de l'est moldave, auto-proclamée indépendante, et qui demande maintenant son rattachement à la Russie... Un peu comme ce qu'a été la Crimée à l'Ukraine.
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En 1994, des inondations touchent la Moldavie après le débordement de la Prut (prononcée Prout), une rivière située à la frontière moldavo-roumaine. Le présentateur du journal, Bernard Briançon, est alors pris d'un fou rire qui ne s'arrête pas. A l'oreillette, son chef d'édition continue les blagues.
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Petite région de Moldavie, auto déclarée indépendante en 1990, la Transdniestrie souhaite aujourd'hui être rattachée la Fédération de Russie au grand dam de Chisinau. Ce territoire se trouve dans l'est de la Moldavie, sur la rive gauche du Dniestr. Ce 'pays' n'est pas reconnu par la communauté internationale, ni même par la Russie. Pourtant, Moscou est venu au secours de la Transdniestrie lorsque la Moldavie a tenté de reprendre le contrôle de la province en 1992. Euronews a rencontré à Tiraspol, Evgueni Chevtchouk, président en place depuis 2011. Hans von der Brelie, euronews : Monsieur Chevtchouk, là sur le mur, il y a un portrait de Vladimir Poutine, et derrière moi il y a une peinture représentant le Kremlin à Moscou. Sommes-nous sur le sol russe ou en territoire moldave ? Evgueni Chevtchouk, président de Transdniestrie : Nous sommes en territoire transdniestrien ! Mais voyez il y a aussi une photo du patriarche russe. Hans von der Brelie, euronews : Craignez-vous que l'agitation chez le voisin ukrainien ne puisse gagner la Moldavie ? Evgueni Chevtchouk, président de Transdniestrie : Nous sommes très inquiets de ce qui se passe en Ukraine et nous espérons que cela n'aura pas d'effet pour nous. Hans von der Brelie, euronews : Quel est votre message pour le gouvernement de Kiev ? Evgueni Chevtchouk, président de Transdniestrie : Arrêtez d'employer la force ! Hans von der Brelie, euronews : Dans quelques jours, la Moldavie va signer des accords de libre-échange avec l'Union européenne. Quel sera l'impact pour la Transdniestrie ? Evgueni Chevtchouk, président de Transdniestrie : La signature de cet accord de libre-échange aura un impact économique négatif pour nous, car nous n'avons pas participé aux négociations. Bien sûr, il y a quelques éléments positifs dans cet accord, mais les points négatifs sont bien plus nombreux. C'est pourquoi nous pensons que le résultat global de cet accord de libre-échange aura vraiment un impact négatif pour nous. Pendant les négociations, nous n'avons pas cessé d'alerter les autorités européennes de ces impacts négatifs. Et nous faisons des efforts pour parvenir à des modifications, mais il semble que ce ne soit pas suffisant. Hans von der Brelie, euronews : Et pourquoi ne pas simplement faire revenir la Transdniestrie dans la Moldavie pour surmonter ces problèmes ? Evgueni Chevtchouk, président de Transdniestrie : Eh bien cette réunification serait une bonne idée s'il n'y avait pas certaines contradictions, s'il n'y avait pas des problèmes conflictuels entre la Transdniestrie et la Moldavie. Bien sûr, si le peuple de Transdniestrie émettait le souhait de réintégrer la Moldavie, mais ce n'est pas le cas, aujourd'hui, c'est même l'opposé. Nous pensons que la meilleure solution pour le moment serait un véritable divorce civilisé avec la Moldavie, ce qui permettrait à la Transdniestrie de miser sur des activités économiques externes. Hans von der Brelie, euronews : Est-ce que cela veut dire que vous excluez totalement un retour dans la Moldavie ? Oui ou non ? Evgueni Chevtchouk, président de Transdniestrie : Je pense qu'une réponse claire à cette question ne peut venir que des citoyens de ce pays, de leur volonté et non de celle de leur président. Et la volonté des citoyens a été exprimée par référendum. Et le résultat est très clair, le peuple ne veut pas d'une réunification avec la Moldavie. Hans von der Brelie, euronews : Vous voulez être rattachés à la Russie. Mais en allant dans cette direction, ne risquez-vous pas de faire ressurgir le conflit larvé de cette région ? Ne risquez-vous pas une confrontation directe, une guerre, un bain de sang ? Evgueni Chevtchouk, président de Transdniestrie : Notre premier objectif est bien entendu l'indépendance et la reconnaissance de la communauté internationale. C'est le premier pas. Et nous voulons que la volonté du peuple de Transdniestrie soit prise en compte. Bien entendu, dans le monde il y a de nombreux pays et de nombreuses opinions. Et parmi ces pays, certains pourraient avoir en tête de vouloir appliquer la force, de résoudre le problème par la force. Mais je ne pense pas que ce soit la solution, aujourd'hui, au 21è siècle. Je pense qu'aujourd'hui, nous devons résoudre les problèmes à la table des négociations, et nous devons respecter la volonté des citoyens, la volonté du peuple de ce pays. Hans von der Brelie, euronews : Selon mes informations, des hommes armés de Transdniestrie auraient participé aux émeutes d'Odessa en Ukraine. Pouvez-vous le confirmer ? En étiez-vous informé ? Evgueni Chevtchouk, président de Transdniestrie : Ce sont de fausses informations répandues par les médias de masse en Ukraine et par les autorités ukrainiennes elles-mêmes. J'ai rencontré l'ambassadeur d'Ukraine en Moldavie, et le représentant spécial ukrainien en charge des négociations entre la Moldavie et la Transdniestrie, et ils ont officiellement démenti ces informations selon lesquelles des militants de Transdniestrie auraient été impliqués dans les événements d'Odessa. Hans von der Brelie, euronews : Le Parlement européen a décrit la Transdniestrie comme une plateforme pour le crime organisé, la contrebande et le trafic d'êtres humains. Ce rapport a été publié sous l'ère de votre prédécesseur, Igor Smirnov. Est-ce que les choses ont changé ? Ou la Transdniestrie se bat-elle toujours contre les mêmes problèmes ? Evgueni Chevtchouk, président de Transdniestrie : La contrebande est un phénomène commun à de nombreux pays à travers le monde, y compris ceux avec des frontières très bien gardées. La Transdniestrie était accusée de contrebande d'arme et de trafic d'êtres humains. Nous avons entendu ces insinuations, et nous les entendons toujours, mais je dois officiellement déclarer que l'État de Transdniestrie n'est impliqué dans aucune sorte de contrebande. Ces rumeurs circulent pour instiller la peur dans les pays européens, pour les pousser à penser qu'ils doivent agir contre la Transdniestrie, combattre la Transdniestrie pour résoudre le problème de la contrebande. Hans von der Brelie, euronews : Quel est le nombre de passeports russes délivrés chaque année dans la région ? Et d'ailleurs qu'elle sorte de passeport avez-vous ? Evgueni Chevtchouk, président de Transdniestrie : Environ 200.000 citoyens russes vivent en Transdniestrie, et nous permettons la double nationalité. Le Parlement a adopté une loi qui permet aux citoyens de Transdniestrie d'avoir plusieurs nationalités. J'ajoute que je suis citoyen de la Fédération de Russie, mais je ne suis pas citoyen de Moldavie. Et s'il y avait un passeport de citoyen du monde, je serais ravi d'en avoir un !
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25 millions d'euros pour l'éducation et l'apprentissage en Moldavie. C'est qui figure dans cet accord signé par le Premier ministre moldave en visite à Bruxelles. Mais il est surtout venu chercher le soutien à une adhésion future. Objectif 2019. Un accord d'Association sera signé fin juin. L'occasion pour lui de faire un appel du pied à la région séparatiste de l'Est de la Moldavie. ' Une Moldavie plus européenne nous rendrait beaucoup plus attractifs pour ceux qui vivent de l'autre côté du Dniestr, autrement dit dans la région de Transnistrie, et les convaincrait qu'une Moldavie européenne est la réponse aux besoins et aux aspirations non seulement des citoyens qui vivent sur la rive droite mais aussi de ceux qui vivent sur la rive gauche. ' Soutenue par la Russie qui y a déployé 1500 hommes, la Transnistrie a proclamé son indépendance en 1990 mais elle n'est pas reconnue par la communauté internationale. Une situation qui n'est pas sans rappeler la crise ukrainienne. L'Ukraine avait tout comme la Moldavie prévu de signer un accord d'association avec l'Union européenne avant de se rétracter sous la pression russe.
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Tiraspol, capitale de la Transnistrie. Même si l’on en parle peu, une région bien réelle et peut être le théâtre de prochains affrontements territoriaux. Un territoire à l’est de la...
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La Crimée est-elle le début d’un processus plus large de la part des forces russes ? C’est la question que l’on se pose concrètement au sein de l’Alliance Atlantique. Le commandant...
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Non à l’Europe, oui à la Russie : les communistes moldaves ont mobilisé 15.000 personnes ce samedi à Chisinau contre l’accord d’association qui doit être conclu avec l’Union européenne...
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Ils étaient 60 000 à 100 000 (selon les sources) dans les rues de Chisinau à défiler pour soutenir le processus de rapprochement de la Moldavie avec les 28. L’Union européenne pourrait, en...
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Pour la première fois depuis 2006, le gouvernement Moldave et les dirigeants de Transdniestrie se sont assis à la même table. Chisinau qui va signer des accords économiques avec l’Union...
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Pour la première fois depuis 2006, le gouvernement Moldave et les dirigeants de Transdniestrie se sont assis à la même table. Chisinau qui va signer des accords économiques avec l’Union...
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Cette incroyable scène se passe en Moldavie, en raison des fortes chaleurs qui ont touché le pays, le bitume a fondu et des piétons se sont retrouvés piégés.
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