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Deuxième journée de manifestations aux Etats-Unis pour dénoncer la mort de deux Noirs tués par des policiers cette semaine. A Atlanta, en Géorgie, une foule monstre a battu le pavé, de jour comme de nuit. Nombre de ces protestataires réclament justice. D'après un décompte du Washington Post, Philando Castile, mortellement blessé suite à un banal contrôle routier dans le Minnesota, est le 123ème Noir américain abattu par la police en 2016. D'autres protestations se sont déroulées à San Francisco, New-York, Philadelphie, Phoenix, ou encore, Washington. Au lendemain de l'attaque qui a coûté la vie à cinq policiers à Dallas, lors d'une mobilisation similaire, les manifestations de ce vendredi se sont déroulées sans encombre. Avec AFP
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De Washington à Los Angeles en passant par Chicago ou encore New-York, des milliers d'Américains descendent dans les rues pour s'indigner,une nouvelle fois, des violences policières. Un slogan martelé : 'Black Lives Matter' ('Les vies des noirs comptent'). Un slogan scandé après chaque bavure policière visant des Noirs. Et des bavures, il y en a deux en 24 heures, cette semaine, l'une en Louisiane, l'autre dans le Minnesota. A chaque fois, un homme noir est mort sous les balles des forces de l'ordre. 'Une terrible tragédie a frappé la population du Minnesota, notamment la famille et les proches de Philando Castile. Je tiens ici à exprimer, au nom de toutes les personnes censées vivant dans cet Etat, mes sincères condoléances, et faire part de notre stupéfaction et notre effroi.' Mark Dayton, gouverneur du Minnesota Philando Castile a été abattu mercredi sous les yeux de sa compagne qui a filmé la scène. Il s'est fait tiré dessus lors d'un contrôle de son véhicule. Il a été déclaré mort à l'hôpital. L'homme de 32 ans était employé de cantine scolaire. La veille, un autre homme noir, Alton Sterling, avait été abattu, cette fois en Louisiane. Plaqué au sol par deux policiers, il s'est fait tirer dessus à bout portant. Ces drames ont ravivé les tensions aux Etats-Unis sur fond d'inégalités raciales. 'Un noir abattu par la police', un drame qui revient souvent aux USA. Le point en image #AFP pic.twitter.com/HVpshWXkF8- Agence France-Presse (@afpfr) 8 juillet 2016
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Greg Suhr n'est plus le chef de la police de San Francisco. Il a été contraint à la démission, quelques heures après une nouvelle bavure policière dans la ville californienne. Une jeune femme noire qui refusait de sortir d'une voiture volée, a été abattue par un agent. Pour le maire de la ville, la mort de trop. C'est un adjoint afro-américain avec 26 ans de service qui remplacera Suhr. 'Ces fusillades impliquant des officiers, qu'elles soient justifiées ou non, ont contraint notre ville à ouvrir les yeux sur la question de savoir quand et comment la police fait usage d'une force meurtrière, a déclaré Ed Lee. Les tensions entre nos forces de l'ordre et les communautés de couleur durent depuis trop d'années, c'est devenu indéniable.' Ce nouveau drame et la démission qui a suivi interviennent dans un climat de tensions exacerbées entre la police de San Francisco et la communauté noire suite à une série d'incidents à connotation raciale. La mort de Mario Woods en décembre dernier avait particulièrement marqué les esprits, avec la diffusion d'une vidéo dans laquelle on voit le jeune Afro-américain, soupçonné d'une attaque au couteau, tomber sous les balles des policiers. Avec AFP
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Les Kurdes de Syrie ont annoncé ce jeudi la mise en place d'une région fédérale dans le nord du pays. Une initiative prise lors d'une réunion à Rmeilane, rassemblant plus de 150 représentants de partis kurdes, arabes et assyriens. Today the Federation of Northern Syria was declared. 200 delegates of all ethnicities in Rojava voted in favor https://t.co/cORtZRf73p- Rojava (@AzadiRojava) 17 mars 2016 'Nous allons décider nous-mêmes de notre avenir' Point de départ : le constat que les Kurdes représentant 10% de la population, qu'ils contrôlent 14% du territoire, qu'ils sont engagés dans le conflit, et pourtant, ils sont exclus des discussions de Genève censées dessiner la Syrie d'après-guerre. Alors, ils envoient ce message : puisque vous nous ignorez, nous allons décider nous-mêmes de notre avenir. Cette région fédérale, appelée 'Rojava', s'étend le long de la frontière entre la Syrie et la Turquie. Réunion des Kurdes à Remailan #Qamishli pour fonder la région nord ROJAVA de la Syrie fédérale démocratique pic.twitter.com/ZdYRa4l6b5- Syrian Reporter (@ReporterSyrien) 16 mars 2016 Une initiatives rejetée de toutes parts Les dirigeants kurdes souhaitent que ce fédéralisme s'applique à tout le pays. Ils ont beau juré ne pas vouloir aller vers une indépendance, il n'empêche, ce processus d'autonomie suscite déjà de nombreuses critiques, notamment de la part des délégations réunies à Genève. Côté régime de Bachar al-Assad, on dénonce une atteinte à l'intégrité territoriale. Côté opposition, on critique une décision prise de manière unilatérale. Et puis, il y a l'hostilité de la Turquie voisine à toute initiative kurde. Les Etats-Unis ont d'ores et déjà prévenu qu'ils ne reconnaîtraient pas la création d'une région unifiée et autonome kurde et refuseraient le démantèlement du pays. Les YPG (milice kurde en Syrie) sont en première ligne dans la lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique, dans le nord de la Syrie.
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Anastasia Vlasova: Activists remember slain #Crimean Tatar protester Reshat Ametov#Ukraine pic.twitter.com/c73rGghK1M- Kyiv Post (@KyivPost) 16 mars 2016 Il n'était qu'une poignée à se rassembler, en silence... Des silhouettes en carton pour rendre hommage aux victimes de l'annexion de la Crimée. Parmi elles, Reshat Ametov, retrouvé mort après avoir manifesté contre l'occupation russe. Il y a deux ans, le 16 mars 2014, un référendum contesté faisait de la Crimée un territoire rattaché à la Russie. 97% de oui parmi les votants et de quoi s'interroger sur sa qualité démocratique. Depuis, suivant les sources entre 23 000, selon le gouvernement ,et 45 000 personnes auraient dû fuir la Crimée. Parmi eux de nombreux Tatars, ils représenteraient près de la moitié de ces déplacés. Les Tatars sont un peuple présent depuis l'époque ottomane dans la péninsule. Persécutés par la Russie soviétique, ils seraient poussés à l'exil par les autorités de Moscou. Jamala est chanteuse et Tatar. En Ukraine, grâce à sa future participation à l'Eurovision, elle est devenue le symbole de ce combat. 'Mon but est soulever le problème, raconter l'histoire des Tatars de Crimée et éviter que cela se reproduise et que les gens apprenent de l'histoire'. La chanson qu'elle devrait chanter en mai évoque la déportation des Tatars par Staline en 1944. Une façon de rappeler à l'Europe le sort de la Crimée. Un petit bout de terre oublié, l'Est de l'Ukraine faisant davantage la une de l'actualité. Selon notre correspondante sur place, Nadiya Dermanska, ' cela ne règle pas le problème des milliers de déplacés, la plupart d'entre eux sont sans emploi et condamnés à vivre grâce à des aides minimes de l'Etat.'
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Un célèbre avocat turc défenseur des droits des Kurdes, Tahir Elçi, a été tué samedi, à Diyarbakir. D'une balle dans la tête au cours d'une fusillade. Cet homme de 49 ans, bâtonnier de l'ordre des avocats de la ville, était considéré comme un modéré. Il faisait toutefois l'objet de poursuites judiciaires pour avoir affirmé à la télévision, mi-octobre, que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) 'n'est pas une organisation terroriste (...) même si certaines de ses actions sont de caractère terroriste'. Inculpé d''apologie du terrorisme', il risquait une peine comprise entre un an et demi et sept ans et demi de prison. Commentant les circonstances confuses dans lesquelles s'est déroulée l'attaque, le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a évoqué deux hypothèses : un assassinat ou une balle perdue si les 'terroristes' avaient en réalité voulu attaquer les policiers. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a 'exprimé ses condoléances, à M. Elci ainsi qu'au policier mort en martyr (un deuxième policier est décédé après son intervention, ndlr). Cet incident montre que la Turquie a fait le bon choix dans sa lutte contre le terrorisme. Ce combat ira à son terme. Nous ne nous arrêterons pas, nous ne reculerons pas.' A Istanbul, environ 500 personnes ont manifesté pour rendre hommage à la victime et clamer les droits de la population kurde. Le Parti démocratique des peuples (HDP) a dénoncé 'un assassinat programmé qui vise le combat pour le droit et la justice'. L'agence de presse progouvernementale Anatolie a, elle, attribué l'attaque au PKK.
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Au soir même des résultats des législatives en Turquie, les Kurdes de Diyarbakir oscillaient entre joie et colère. Celle-ci l'emporta brièvement, le temps de quelques échauffourées. C'est surtout l'incompréhension qui domine, au surlendemain de ces élections. Comment le HDP a-t-il pu perdre autant de voix en quelques mois seulement ? Le Parti démocratique des peuples, lié au mouvement kurde, qui était arrivé en troisième position lors des élections de juin, n'a pas tout perdu puisque qu'il passe le seuil nécessaire de 10 % pour entrer au parlement, mais il chute de plus de deux points, et avec lui, les espoirs de cette communauté de faire entendre sa voix. Il est d'ailleurs fort probable que certains des habitants de la ville et de la région se soient ralliés à l'AKP : les plus conservateurs, inquiets de la tournure qu'ont pris les évènements ces derniers mois. Avec pour toile de fond la guerre en Syrie, depuis l'été, et l'offensive simultanée menée par le gouvernement contre le groupe Etat islamique et les rebelles kurdes, la situation s'est dégradée. Le cessez-le-feu entre le PKK et Ankara a volé en éclats. Le sud-est du pays est depuis deux mois en quasi état de guerre. S'y affrontent les forces de l'ordre et les rebelles du PKK, notamment les jeunes. La violence de ces derniers servant une autre cause que la leur : 'Les violences de la branche jeunesse du PKK (YDGH) ont été instrumentalisées par l'AKP pour faire regretter leur choix aux électeurs du HDP et les attirer de leur côté, du côté de la stabilité politique en leur promettant le retour de la paix. C'est ce qui a fait la différence' estime Eyup Burc, rédacteur en chef de la télévision pro-kurde IMC TV. Situation de guerre civile au sud, et puis ces attentats du 15 octobre à Ankara qui ont fait 102 morts dans une manifestation pacifiste... La manifestation avait été convoquée par des partis de gauche et le parti pro-kurde HDP pour protester contre la reprise des affrontements entre Ankara et le PKK. Cette situation sécuritaire ultra-sensible semble avoir servi les ambitions électorales du Président Erdogan, mais le place dans une position à présent inconfortable et complexe. 'Erdogan doit unir à nouveau ce qui a été divisé ces cinq derniers mois et nous l'appelons à le faire d'une manière sage et non militante comme il l'a fait ces cinq derniers mois' a déclaré Andreas Gross, chef de la délégation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), observateur des élections. Pour l'heure, Erdogan poursuit sa répression des rebelles du PKK. A Dyarbakir, on continue pourtant de s'interroger sur la renaissance ou non d'un processus de paix entre Ankara et le PKK. La situation sécuritaire ayant un peu plus divisé une communauté en mal d'avenir.
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Pour la Commission européenne les crises qui traversent l'Europe menacent les valeurs fondamentales de l'Union. Une enquête Eurobaromètre révèle ainsi que les discriminations progressent au sein de la société. Cette étude indique, par exemple, que pour 64% des Européens la différenciation sur la base des origines ethniques est la plus répandue. Un chiffre en hausse de 8 points par rapport à 2012. Ces chiffres inquiètent l'institution, mais pour le premier vice-président de la Commission il faut maintenant utiliser cette prise de conscience. Pour Frans Timmermans " il faut combattre l'intolérance parce que la survie de la société européenne dépend de notre capacité à vivre ensemble avec différentes cultures et différentes religions ". Mais la réponse est difficile car il faut agir sur différentes politiques en même temps: l'emploi, l'accueil des réfugiés, la protection des frontières extérieures mais aussi l'éducation.
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Tensions ethniques, difficultés économiques : les Balkans sont-ils en danger ?Et si oui, comment changer la donne ? Et quelles sont leurs chances d'adhérer à l'Union européenne ? Éléments de réponse dans ce nouveau numéro de The Network. La crise politique dans l'ancienne République yougoslave de Macédoine risque-t-elle de dégénérer en conflit ethnique après l'attaque sanglante d'un poste de police par des extrémistes albanais ? Comment le Kosovo fait-il face à l'exode massif de sa population lassée par la corruption de la classe politique ? La Serbie reconnaîtra-t-elle un jour l'indépendance de son ancienne province ? Et en Bosnie, 20 ans après les accords de paix de Dayton, pourquoi les leaders serbes, croates et musulmans refusent-ils toujours de coopérer ? Les Balkans sont-ils sur le point de s'embraser une nouvelle fois ? Chris Burns en débat avec ses trois invités : - Et Rosa Balfour, experte du Programme européen au German Marshall Fund. - Le cinéaste croate Dalibor Matanic. Son film Soleil de Plomb a remporté le prix du jury dans la section Un certain regard 2015 à Cannes. - Et l'eurodéputé croate, Tonino Picula, qui préside la Délégation du Parlement européen pour les relations avec la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.
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Les jihadistes du groupe État islamique pourraient avoir perpétré un génocide contre les Yézidis. C'est ce qu'ont estimé ce jeudi des enquêteurs de l'ONU qui ont présenté leur rapport et demandé la saisie de la Cour pénale internationale. Ils ont obtenu le témoignage d'une centaine de personnes. Leur rapport explique que 'le schéma' des attaques contre les Yézidis a montré l'intention des jihadistes de les 'détruire en tant que groupe'. 'Aucune communauté n'a été épargnée par la violence du groupe État islamique en Irak, a indiqué Suki Nagra, la responsable de la mission d'enquête de l'ONU sur l'Irak que ce soit les Yézidis, les Chrétiens, les Turkmènes, les Mandéens, les Sabéens, les Kaka'e, les Kurdes, les Chiites et Sunnites. Ce que nous voyons essentiellement, c'est que la riche diversité ethnique et religieuse de l'Irak a été brisée'. Le rapport fait état de meurtres, tortures, viols, esclavage sexuel, conversions forcées et enrôlement des enfants. Il précise qu'après 'avoir pu s'échapper, des femmes et des filles yézidies ont décrit avoir été ouvertement vendues ou remises' à des jihadistes comme si elles étaient un 'butin de guerre'.
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Bakhchisarai est l'ancienne capitale politique et culturelle du royaume des Tatars de Crimée avant l'occupation par l'Empire Russe en 1783. Aujourd'hui, une année après l'annexion de la péninsule ukrainienne par la Russie, l'ambiance ici est faite d'inquiétude. La vieille peur, dont les racines sont historiques, refait surface. Basée à Simferopol, ATR est la seule télévision des Tatars de Crimée, c'est aussi la seule chaîne indépendante qui reste dans la péninsule, mais pour combien de temps, se demande la vice-directrice de l'information. 'En ce moment, nous subissons une pression assez forte. Vous savez sans doute que récemment, des hommes armés ont débarqué ici pour nous effrayer. Officiellement, c'était une perquisition. Et puis manitenant nous avons peur de perdre notre licence, qui expire le 1er avril. Nos documents nous ont déjà été retournés quatre fois avec la 'mention 'à compléter' ' raconte-t-elle. Rustem Skibin est un artisan Tatar qui a fui Simferopol juste avant l'annexion russe pour s'installer à Kiev. Avec lui, il a emporté tous les objets en lien avec sa culture. Son artisanat, aujourd'hui, il le vend au bénéfice des réfugiés tatars. Rustem craint d'être persécuté parce qu'il promeut sa culture. Il nous montre certains de ces instruments : 'Ceci est un 'dumbelek' - un instrument traditionnel des Tatars de Crimée. Au départ, cet instrument était utilisé pendant la guerre. C'était un moyen d'échanger des informations. Il est en argile et en peau de chèvre' nous montre-t-il. Selon l'ONG 'SOS Crimée' qui s'occupe des personnes déplacées, sur les 45 000 personnes qui ont quitté la Crimée depuis l'annexion russe, 20 000 sont des Tatars. 'Actuellement, la raison principale qui pousse les gens à quitter la Crimée est la persécution de masse des Tatars de Crimée. Leurs commerces sont harcelés. 14 Tatars sont portés disparus, et aucune enquête n'est menée. Les activistes tatars et les élus du Mejlis sont persécutés' dénonce Tamila Tasheva, coordinatrice de l'ONG. Mais il y a aussi des Tatars qui soutiennent l'annexion russe, comme Ruslan Balbek, Vice-Premier Ministre de Crimée : 'Les Tatars de Crimée ne rêvent pas de retourner en Ukraine. Ils ne se rappellent pas de Dzhemilev et Rifat Chubarov. Ce qui compte pour eux, c'est leur vie quotidienne. Parce que depuis 23 ans, il n'y a ni routes ni électricité dans les lieux où ils sont concentrés. Il n'y a pas de conditions de vie dignes' estime-t-il. Les deux principaux leaders de la communauté tatare se sont eux aussi réfugiés à Kiev. Mustafá Dzhemilev, l'ancien Président de leur assemblée représentative - le Mejlis - est une figure paternelle pour le peuple tatar. Selon lui, la majorité des Tatars ne veulent pas être russes. Cela fait presque un an que le leader du Mouvement national des Tatars de Crimée, Refat Chubarov, a quitté sa terre natale pour Kiev. Les Russes lui ont interdit d'entrer sur le territoire de Crimée. Il affirme que ceux qui s'opposent à la domination russe dans la péninsule subissent l'oppression. Notre correspondante à Kiev l'a rencontré. 'Toute ma vie est en Crimée : la nation dont je fais partie, ma terre natale, ma maison que je n'ai pas fini de construire, mon travail, l'assemblée représentative des Tatars de Crimée. Mais ils ont tout pris' dit-il. Représentant 13 % de la population en Crimée, les Tatars sont massivement opposés à l'annexion russe, de manière pacifique. Ils sont perçus comme une 'cinquième colonne' hostile à Moscou. Récemment, les activistes sont particulièrement harcelés par les autorités. 'Les Tatars de Crimée sont les seuls à s'être opposés à l'entrée de l'armée ukrainienne dans la péninsule, à défendre l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Et c'est pour cela qu'ils subissent une politique de terreur systématique. D'après nos informations, environ 150 Tatars de Crimée ont déjà été condamnés par des tribunaux criméens' indique-t-il. En 1954, Nikita Krouchtchev offre la Crimée à l'Ukraine, toujours sous la coupe soviétique. A l'indépendance en 1991, Kiev permet le retour des Tatars, déportés massivement en Sibérie par Staline, alors qu'ils étaient installés en Crimée depuis le XVème siècle. 'Nous sommes revenus sur notre terre et ce nouveau malheur est arrivé, encore de Moscou. Notre peuple pense que si l'on perd encore notre terre, nous la perdrons pour toujours. Et il veut rester ici - sur ses terres, quelles que soient les circonstances' La Crimée vient de célébrer son retour dans le giron russe, officialisé par référendum. Le scrutin s'est tenu après trois semaines d'occupation militaire et il n'a pas été reconnu par la communauté internationale, qui dénonce aujourd'hui la militarisation de la péninsule. 'C'est une tête de pont militaire, un avant-poste contre le flanc sud de l'OTAN. Et maintenant, la Russie ne se contente pas d'accroître ses troupes, elle va restaurer l'infrastructure militaire qui reste en Crimée depuis l'époque soviétique. Les officiels russes n'excluent pas de construire une base nucléaire en Crimée' dit-il. Les Tatars ont depuis toujours un rapport conflictuel avec la Russie. Le harcèlement et la déportation de leurs dirigeants rappellent les heures les plus sombres de l'époque soviétique.
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Zoom sur les derniers événements survenus en Irak. Persécutés, chassés, et parfois même tués pour le simple fait d'être chrétien. On vous emmène dans le nord du pays, au contact de ses "minorités", cibles des djihadistes. Rencontre avec Salwann, comptable au fusil mitrailleur. Et Shahab, le yazidi, exilé des montagnes. Témoin de la barbarie islamiste. Vous allez aussi découvrir les camps de fortunes des déplacés. Et le travail de l'église et des humanitaires, seul salut des populations déracinées.
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Une quarantaine de chrétiens d'Irak sont arrivés ce vendredi à Paris, en provenance du Kurdistan. Ils ont fui l'avancée des djihadistes de l'Etat islamique. Et pour beaucoup d'entre eux, pas question de retourner en Irak et risquer de revivre les persécutions dont ils sont victimes. A leur arrivée, ils ont accueilli par le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, qui a promis que 'plusieurs centaines' d'autres visas seraient délivrés pour ces réfugiés irakiens. La France a envoyé sur place de l'aide humanitaire pour les réfugiés, mais Paris promet de faire davantage. 'Il faut une action humanitaire, a précisé Laurent Fabius, c'est la raison pour laquelle on envoie des vivres. Il faut avoir une action d'accueil. Il faut avoir une action sécuritaire aussi. Parce que l'origine de tout cela c'est l'Etat islamique. Donc il faut donner les moyens aux Irakiens sur place de lutter'. Les Nations Unies évaluent à 700 000, le nombre de déplacés qui ont fui la menace islamiste et qui se sont installés dans le Kurdistan irakien. Les forces kurdes ont noué une alliance de circonstance avec les troupes irakiennes pour mener une contre-offensive. Elles sont appuyées par un soutien aérien des Etats-Unis. Plusieurs pays européens dont la France, l'Allemagne et l'Italie, ont, pour leur part, annoncé la livraison d'armes aux forces kurdes d'Irak pour faire face aux djihadistes.
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Ils sont une poignée, une cinquantaine mais ils continuent d'affluer dans ce camp à la frontière du Kurdistan. Ce sont des Yézidis. Ces hommes de cette communauté encore inconnue du grand public il y a une semaine et soumise à la persécution sanglante des islamistes ont décidé de se venger. De venger leurs proches assassinés, et de se battre contre les djihadistes. 'Nous sommes dans ce camp pour nous former et pouvoir aller défendre notre famille, notre honneur et nos terres. Les forces kurdes nous ont aidés, maintenant ils nous entraînent. Ils nous ont donné à manger, des uniformes et des armes' explique ce volontaire. Si les Yézidis n'avaient pas fait parler d'eux avant, c'est que leur communauté est discrète. Pourtant leur persécution est presque aussi vieille que leur peuple. Issus de l'ancienne Mésopotamie, leur présence sur les terres qu'ils occupent est multimillénaire. Ils parlent un dialecte dérivé du kurde mais ne se considèrent pas kurdes. Leur religion est un mélange. Si elle remonte aux prémices de l'islam, ils y ont intégré des croyances et des rites bien à eux. Un mélange de judaïsme et de christianisme, et une figure qu'ils vénèrent Malek Taous, l'ange-paon. Le diable pour l'Islam. D'où la haine des djihadistes à leur égard. Ni musulmans, ni chrétiens, ni juifs, les Yézidis sont persécutés depuis des siècles. Massacrés au 19ème siècle, ceux de l'empire ottoman trouveront refuge en Asie centrale. Aujourd'hui on les trouve majoritairement en Irak, où ils seraient entre 200 et 600 000. Entre 70 et 110000 sont encore en Géorgie, en Arménie ou en Azerbadjan. D'autres encore sont en Syrie, en Turquie et une communauté s'est réfugiée en Allemagne. En Irak, le mont Sinjar est leur territoire, du moins l'était : Cet homme ne sait pas s'il y retournera un jour. 'Nous ne voulons plus du Sinjar. Si ça doit rester comme cela, nous ne voulons pas revenir. Si nous revenons aujourd'hui, nous serons tous morts demain' dit-il.
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Des milliers de personnes ont été jetées sur les routes par l'offensive fulgurante de l'Etat Islamique en Irak. Des jiahdistes qui avancent vers le Kurdistan autonome. Les forces kurdes tentent non sans mal de les freiner. Reportage de la télévision italienne, RAI 1. L'acheminement de l'aide humanitaire s'accélère au Kurdistan irakien où des milliers de personnes se sont réfugiées fuyant l'avancée des jihadistes. Pour cette province autonome, une chance peut-être de devenir un Etat indépendant réconnu. C'est un sujet de la télévision suisse allemande SRF. L'ONU estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de déplacés en Irak, issus en majorité de la minorité kurdophone et non musulmane des Yézidis, pris au piège sans vivre et sans eau dans les montagnes de Sinjar. France 2 a rencontré ceux qui ont réussi à s'enfuir. Aucune communauté n'a été épargnée par la cruauté des jihadistes de l'Etat Islamique qui ne laisse aux populations d'autres choix qu'obéir, se convertir ou mourir. L'Etat Islamique est-il plus dangereux qu'Al-Qaida ? C'est un sujet de la tévision suisse italienne RSI.
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Alors que la situation politique s'enlise en Irak, sur le terrain, l'avancée des jihadistes de l'État islamique (EI) se poursuit tout comme la contre-attaque des Peshmergas kurdes, seul rempart désormais face aux extrémistes en raison de la déroute de l'armée irakienne. Ils ne cessent d'alerter sur le danger que représente l'ennemi. 'Ces terroristes ne sont pas seulement un danger pour les Kurdes, mais pour le monde entier, souligne un combattant kurde. S'ils réussissent à occuper le Kurdistan, alors ils iront envahir d'autres endroits.' Depuis plusieurs semaines, les Kurdes réclament une aide militaire des Occidentaux. Les Etats-Unis et la France se sont finalement décidés à leur livrer des armes sophistiquées. 'Les kalashnikovs comme celles-ci ne sont pas adaptées à cet ennemi jihadiste, ni les armes légères, explique un autre combattant kurde. Il faut des armes lourdes, des mortiers, des raids aériens. On ne vaincra jamais avec ça.' Seule force crédible sur le terrain, ces combattants kurdes sont aussi la bouée de sauvetage des populations du nord de l'Irak jetées sur les routes par l'avancée des jihadistes et les combats et à qui ils prêtent assistance. Et c'est ainsi que les Kurdes prennent l'avantage en Irak. Les Occidentaux le savent, soutenir les Kurdes est un pari risqué. Le risque de déstabiliser un pays déjà très morcelé. De voir les Kurdes réclamer la constitution d'un État souverain et indépendant, ce dont rêve le gouvernement autonome d'Erbil. Daleen Hassan, euronews : 'Nous retrouvons en duplex d'Erbil Hoshyar Zebari, ministre irakien des Affaires étrangères dans le gouvernement sortant et membre du parti démocratique du Kurdistan. Quelle est la situation sur le terrain dans la zone où les Peshmergas affrontent les combattants de l'État islamique ?' Hoshyar Zebari, Ministre irakien des Affaires étrangères : 'Les combats entre les Peshmergas et l'État islamique se poursuivent. Mais la situation a commencé à changer après que les Américains ont frappé quelques sites de l'EI. La situation tourne en faveur des forces peshmergas. Elles ont lancé une contre-offensive. Des affrontements décisifs vont avoir lieu dans les prochains jours afin de repousser les troupes de l'EI hors des territoires occupés et d'installations vitales. Mais la situation humanitaire reste très difficile, et même critique, en particulier pour les Yézidis qui sont piégés dans les montagnes près de Sinjar, malgré tous les efforts déployés pour les en évacuer et les transférer dans des zones sûres. Les pays européens ont commencé à réagir, à présent la France et le Royaume-Uni ont pris des positions très claires en faveur du soutien aux Peshmergas, afin de leur fournir l'équipement nécessaire pour combattre l'État islamique.' euronews : 'Les rapports des Nations Unies indiquent qu'il faut évacuer les Yézidis alors que Washington affirme que ce n'est pas nécessaire. Quelle est votre position ?' H. Zebari : 'Les forces spéciales américaines ont organisé une mission au Mont Sinjar afin d'évaluer la situation et voir si une évacuation était nécessaire. Cette évaluation a mis en évidence une atmosphère plus confortable qu'auparavant. Il n'y a pas besoin d'organiser une opération d'envergure et les corridors humanitaires ouverts par les Peshmergas peuvent être maintenus. Les évacuations sont en cours au sol, sans utiliser d'hélicoptères.' euronews : 'Comment la région autonome du Kurdistan fait-elle pour gérer le flux de réfugiés, irakiens et syriens ?' H. Zebari : 'C'est le plus gros défi auquel aient été confrontées les autorités du Kurdistan. Nos institutions de service éprouvent les plus grandes difficultés pour répondre aux besoins de nos citoyens et des réfugiés. Aussi, avons-nous demandé au président français de nous aider, ainsi qu'au gouvernement britannique. Nous avons également demandé à l'Union européenne d'établir un pont aérien pour fournir de l'aide humanitaire aux réfugiés. Le Kurdistan accueille à ce jour environ 1 200 000 réfugiés, parmi lesquels 250 000 Syriens. Des centaines de milliers d'Irakiens en provenance des provinces du sud ont trouvé refuge ici, ainsi que des minorités menacées par l'État islamique comme les Yézidis, les Chrétiens et les Turkmènes. Il faut de toute urgence que l'aide humanitaire internationale soit mieux organisée et plus efficace.' euronews : 'Hoshyar Zebari, ministre irakien des Affaires étrangères, merci.' H. Zebari : 'Merci à vous.'
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Menacés par la famine, la soif et les jihadistes, des milliers de Yézidis, une communauté kurdophone d'Irak, tentent de survivre sous une chaleur écrasante. Le 3 août dernier, quand l'Etat islamique s'empare de Sinjar, bastion de cette minorité, près de 400.000 civils selon l'ONU prennent la fuite. Nombre d'entre eux sont aujourd'hui piégés dans les montagnes environnantes. Vian Dakhil, députée irakienne yézidie est devenue le visage de cette communauté. Devant le Parlement, en larme, elle lance un appel à l'aide déchirant : 'Mes frères, oublions les querelles politiques, nous voulons une solidarité humanitaire. Je parle ici au nom de l'humanité. Sauvez-nous, sauvez-nous ! Nous sommes massacrés, exterminés. Notre religion est en train d'être rayée de la surface du globe. Je vous en supplie, au nom de l'humanité, sauvez-nous !' 15 000 à 30 000 Yézidis auraient réussi à s'extraire des montagnes. Certains vont en Syrie espérant ensuite rejoindre le Kurdistan irakien. Rares sont ceux qui réussisent à passer la frontière turque. Ni musulmans, ni chrétiens, les Yézidis sont persécutés depuis la nuit des temps. Leur tort ? Etre considérés comme des 'adorateurs du diable'. Ils font partie des populations les plus anciennes de la Mésopotamie, où leur croyance est apparue il y a plus de quatre mille ans. Ils sont plusieurs milliers à vivre en Syrie, en Turquie, en Arménie en Géorgie, en Russie, au Canada et aux Etats-Unis. On compte d'importantes communautés en Europe, particulièrement en Allemagne où ils sont 40 000. En Irak, ils seraient environ 600.000, installés près de la région du Kurdistan autonome. Persécutés sous Saddam Hussein, ils sont de nouveau pris pour cible en 2007. Quatre attentats-suicides simultanés coordonnés par Al-Qaida font 400 morts. Même si leur droit à pratiquer leur culte est reconnu par la nouvelle Constitution irakienne, c'est l'existence même des Yézidis comme groupe éthnique et religieux qui est menacée aujourd'hui. La mobilisation internationale et l'aide humanitaire seraient, pour l'heure, insuffisantes.
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Le cauchemar des Yazidis, piégés dans les montagnes depuis la prise de leur ville par les jihadistes, se poursuit dans le nord de l'Irak. Un ministre à Bagdad a confirmé la mort de 500 membres de cette minorité, et parmi eux, des femmes et des enfants qui auraient été enterrés vivants dans des fosses communes. Il a également confirmé l'enlèvement de 300 femmes, réduites en esclavage. Les Yazidis seraient 150 000 réfugiés dans les montagnes, une soixantaine seraient morts de faim et de soif. Ceux-là, dans une autre zone, ont de la chance, des Peshmergas, les forces kurdes irakiennes, sont venus leur apporter à manger. Le président du Kurdistan irakien a appelé ce dimanche la communauté internationale à fournir des armes aux Kurdes pour lutter contre les jihadistes. 'Si la communauté internationale continue de ne rien faire, explique cet analyste, les jihadistes vont bientôt envahir tout le Moyen-Orient. Je pense qu'ils ont des militants dans beaucoup de pays arabes, alors ils peuvent lancer une attaque n'importe quand.' La nuit dernière les premiers avions britanniques ont largué des vivres aux Yazidis, le ministre français des Affaires étrangères était à Erbil pour superviser la distribution d'une aide humanitaire française.
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Samedi, 5 000 Yazidis ont manifesté à Bielefeld, avec des pancartes dénonçant un génocide, et appelant à stopper l'avancée des combattants de l'État islamique. On estime entre 50 000 et 60 000 les membres de la communauté Yazidi en Allemagne. C'est la plus importante d'Europe. Lors d'un précédent rassemblement, des échauffourées avaient éclaté avec des militants islamistes. 'Ce n'est pas sans risque de se faire connaître en tant que Yazidi en Allemagne et en Europe' affirme un membre de la communauté présent au rassemblement. Mercredi dernier à Herford, une ville toute proche, une centaine de policiers allemands ont été déployés pour empêcher que la situation ne dégénère. Une bagarre a éclaté entre des membres de la communauté yazidi et des militants islamistes originaires de Tchétchénie. Un restaurateur et un lycéen, tous deux Yazidis, ont été blessés.
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Des familles entières sont sur le point d'être massacrées si elles ne sont convertissent pas à l'islam. Cela se passe dans le nord de l'Irak, 300 familles yazidies seraient encerclées dans les villages de Koja, Hatimiya et Qaboshi par les jihadistes de l'Etat islamique, selon des témoins et une députée de cette minorité kurdophone non-musulmane. La progression des jihadistes a jeté sur les routes 100 000 chrétiens et de nombreux Yazidis, qui meurent de faim et de soif dans les montagnes.
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Pour parler des derniers développements dans ce dossier irakien complexe, nous retrouvons en duplex de Paris, Hasni Abidi, expert en Affaires arabes. Faiza Benhamla, euronews : 'Hasni Abidi, bonjour et bienvenue sur euronews, qui est cette organisation et qui la finance ?' Hasni Abidi : 'Cette organisation est l'héritière d'une première organisation qui s'appelle l'Etat Islamique en Irak et au Levant. Elle a été créée en 2006, par Al-Qaïda en Mésopotamie et son représentant Moussab al-Zarqaoui. Puis al-Baghdadi lui a succédé et a annoncé que son organisation était indépendante. L'Etat Islamique est un ensemble de plusieurs organisations, des organisations qui essayent toujours de trouver un environnement idéal pour se développer. Le financement est interne, grâce aux armes récupérées pendant les combats, il y a aussi des demandes de rançon, ou encore des opérations comme le braquage d'une banque de mossoul, lors de laquelle l' organisation a récupéré près de 500 millions de dollars. Le groupe a également profité de la frontière syro-irakienne pour attirer de nombreux partisans.' euronews : 'Comment expliquez-vous la décision de Washington d'intervenir maintenant via des frappes ciblées alors que l'etat islamique a entamé son offensive depuis plus de deux ans ?' Hasni abidi : 'La décision américaine est une bonne décision, mais elle est venue trop tard. Et la question ici c'est pourquoi la communauté internationale ne se réveille que maintenant ? Depuis lontemps il y avait des appels à la communauté internationale pour qu'elle protège la la société irakienne , avec toutes ses composantes notamment le maillon faible : les chrétiens irakiens qui n'ont pas eu recours à la force militaire pour se protéger, comme l'ont eu les sunnites et les chiites. Et malgré tous ces appels la communauté internationale n'a pas fait le moindre effort. Après son discours, Barack Obama peut aider le gouvernement irakien qui veut exploiter la situation des chrétiens d'Irak pour obtenir l'aide du gouvernement americain.'
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SINJAR (nord de l'Irak) - 5 août 2014 - A travers les montagnes arides du nord de l'Irak, des familles entières, en plein exode. Elles sont issues de la communauté Yazidi, une minorité kurdophone adepte d'une religion pré-islamique. Tout comme les chrétiens du nord du pays, ces milliers de personnes ont abandonné leur habitation, à l'arrivée des combattants de l'État islamique dans la ville de Sinjar. Le plus grand risque désormais: mourir de faim et la soif dans ces zones désertiques. Des dizaines d'enfants auraient déjà succombé. Tandis que près de 800 personnes ont réussi à rejoindre la Turquie. Afin d'éviter un génocide, les États-Unis ont annoncé des largages de vivres au-dessus des montagnes et des frappes ciblées contre les djihadistes. Mais pas d'intervention au sol.
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Ils ont défié l'interdiction russe et ont organisé reur rassemblement. Les Tatars de Crimée, minorité turcophone musulmane d'Ukraine, ont commémoré le 70e anniversaire de leur déportation en Sibérie et en Asie centrale par l'Union soviétique. Sous la surveillance d'hélicoptères russes, plusieurs milliers d'entre eux se sont retrouvés pour rendre hommage à leurs aïeux devant une mosquée de Simféropol, la capitale de la péninsule de Crimée, annexée par la Russie le mois dernier. A Kiev, Plusieurs centaines de Tatars ont aussi commémoré les déportations staliniennes. Susanna Islyamova raconte avec tristesse l'histoire de ses grand-parents, envoyés en Ouzbékistan, et évoque la situation actuelle : 'Les Tatars qui vivent en Crimée, comme ma famille, sont humiliés. Les gens sur les marchés ne veulent rien leur vendre. Les locaux sont devenus très agressifs. Ils sont sous l'autorité de Poutine, ils leur disent qu'ils méritent la mort, qu'il n'y a pas de place pour eux en Crimée'. Maria Korenyuk, à Kiev : 'Quand la Russie a occupé la Crimée, environ 8.000 personnes ont fui et ont rejoint le territoire central de l'Ukraine. La plupart d'entre eux sont des Tatars qui se sont installés à Kiev et dans l'Est. Mais ils ont l'espoir, comme leurs grands-parents dans le passé, de retrouver un jour leur terre natale'.
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Moustafa Djemilev, le leader historique des Tatars, se voit interdire l’accès de la péninsule ukrainienne pendant cinq ans. Et c’est par une simple lettre, sans en-tête ni signature qu’il...
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