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C'est un marché qui explose : le secteur des drones civils professionnels offre d'incroyables opportunités aux entrepreneurs avec à la clé, des dizaines de milliers d'emplois en Europe. Quels sont les secrets de ceux qui réussissent et innovent dans ce secteur ? Quel cadre réglementaire pour les entreprises ? Cette édition tournée en France et notamment au nouveau siège d'euronews à Lyon est dédiée aux fabuleuses opportunités du drone. Commençons par nous intéresser au potentiel énorme qu'offrent les drones civils professionnels. Notre reporter Serge Rombi a invité au nouveau siège d'euronews à Lyon, Peter van Blyenburgh, du Consortium Drones-Rules.EU et PDG d' UVS International. 'Le potentiel en termes de marché est énorme, confirme-t-il avant de préciser : D'après les prévisions de la Commission européenne, cela devrait se traduire par la création de 150 à 200.000 emplois dans les vingt prochaines années.' Un marché sur lequel une PME française, par exemple, commence à s'imposer : il s'agit de Delair-Tech, une start-up implantée à Toulouse, au coeur de l'industrie aéronautique en France, devenue le leader mondial du drone professionnel. Elle fabrique des appareils qui récoltent des données dans les domaines du BTP, des infrastructures énergétiques et de transport et dans l'agriculture. L'une des particularités de ses engins : ils fonctionnent hors du champ de vision du pilote. 'Ce sont des drones que nous avons conçus pour être particulièrement endurants, nous explique Benjamin Benharrosh, co-fondateur de Delair-Tech, ils volent 100 à 150 km en autonomie intégrale, entre deux et trois heures.' .euronews in Toulouse to share about DelairTech 's #business adventure with ben7bis Tks SergeRombi & your team pic.twitter.com/IjBTEoeHhl- Delair-Tech (@DelairTech) 18 mai 2016 Mais cette entreprise ne fait pas que fabriquer les drones. Elle propose aussi toute une offre de services : autrement dit, la récolte et le traitement des données. 'Si on prend l'exemple des lignes électriques en France, on a 400.000 km de lignes à inspecter tous les ans et en utilisant les drones par rapport aux méthodes traditionnelles, on peut être deux à trois fois moins cher,' assure Benjamin Benharrosh. Le marché potentiel est donc très important. D'ailleurs, cette entreprise devrait passer de 60 à 90 salariés d'ici à la fin de l'année et vient de réaliser une levée de fonds de 13 millions d'euros. Objectif : financer son dévelopement, notamment à l'international. Son cofondateur nous indique : 'Aujourd'hui, on a des drones qui sont présents dans trente pays et on a des projets d'ouverture à l'international : une filiale qu'on crée en Californie, un bureau en Australie et un bureau en Chine d'ici à la fin de l'année.' .DelairTech fait décoller le marché des #drones civilshttps://t.co/j0d7RMCJ0N pic.twitter.com/VLTI9M7vB7- World of Drones (World_Of_Drones) 26 mai 2016 Poursuivons notre entretien avec Peter van Blyenburgh, du Consortium Drones-Rules.EU. 'Vous travaillez avec les meilleurs experts européens sur un grand programme de sensibilisation pour aider les entrepreneurs comme Benjamin Benharrosh à accéder à ce marché dans les meilleures conditions possibles,' rappelle Serge Rombi. 'Oui, l'objectif, lui répond-il, c'est que les utilisateurs actuels et futurs de drones connaissent leurs obligations et leurs responsabilités, ce qu'ils doivent faire en matière de protection des données et de la vie privée et la situation réglementaire dans les différents pays,' souligne ce spécialiste des drones. Le programme en question financé par la Commission européenne devrait aussi permettre de mieux cerner les différentes législations. D'ailleurs, une réglementation européenne devrait entrer en vigueur d'ici à deux ans et peu à peu remplacer les législations des Etats membres. Serge Rombi : 'Peter van Blyenburgh, une dernière question : si je suis un entrepreneur comme Benjamin Benharrosh et que j'ai envie de faire commme lui, de profiter des opportunités de ce marché, que me conseillez-vous ?' Peter van Blyenburgh : 'Le plus important pour un nouvel utilisateur de drone, c'est de comprendre qu'il s'intègre au domaine de l'aviation, ce qui implique toute une série de règles et réglementations, de devoirs et de responsabilités.' euronews: RT SergeRombi: Filming #BusinessPlanet euronewsbiz euronews in #Lyon #drones cc EU_Growth pic.twitter.com/2aOA3UGMFE- Michael Voolaid (@michael_voolaid) 20 mai 2016 Drones civils Les drones civils offrent un potentiel énorme en termes de développement d'applications innovantes dans de nombreux secteurs comme l'inspection industrielle, la photographie aérienne, la sûreté et la sécurité dans l'agriculture ou du public. La très grande majorité de ces applications intègrent de petits drones et sont développées par de petites entreprises et start-up. Les questions de sécurité et les législations nationales divergentes font partie des principaux motifs de préoccupation en matière d'utilisation des drones. Le projet Drone-Rules.EU financé par le programme COSME vise à mieux sensibiliser les utilisateurs à la réglementation actuelle qui encadre l'emploi des drones et son évolution en lien avec l'instauration prochaine d'une législation européenne. Liens utiles Informations de la Commission européenne sur les drones Tout ce que vous devez savoir avant le décollage Plus de renseignements sur les réglementations en matière de drones UVS International Le programme COSME pour les PME
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Des drones contre le trafic d'alcool : c'est la nouvelle stratégie mise en place par la police lituanienne pour localiser les distilleries clandestines dissimulées dans les forêts du pays. Ces appareils, habituellement utilisés lors d'opérations de renseignement militaire, sont équipés de caméras thermiques capables de détecter des zones anormalement chaudes. La Lituanie est le premier pays consommateur d'alcool de l'Union européenne, avec quatorze litres par personne et par an, contre dix litres en moyenne en Europe.
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Un drone aux couleurs jaunes et rouges emblématiques des sauveteurs en mer australiens. Ce petit appareil télécommandé vient en effet les assister dans leur mission. Il va survoler les côtes de l'état du 'Nouveau Pays de Galles du Sud.' Sa mission, alerter les secouristes en cas par exemple d''attaques de requins':https://taronga.org.au/conservation/conservation-science-research/austra.... L'état en a enregistré 14 en 2015 avec 8 personnes blessées et un mort. Tony Haven, président du 'Surf Lifesaving New South Wales' : 'Si ça fonctionne ce serait génial pour nous aider à repérer les requins mais aussi pour aider les nageurs et les marins en détresse. Le potentiel est énorme.' Un pilote et un opérateur de caméra vont contrôler le drone de 25 kilos. La caméra permettra de mieux détecter la présence de requins en les survolant. Mais l'appareil lui même est à même d'aider les personnes en détresse. Explications : Eddie Bennet, PDG de 'Little Ripper Lifesaver' : 'Il y a quelque chose qui se gonfle automatiquement et deux ou trois personnes peuvent s'y accrocher, c'est suffisamment solide. Il y a un dispositif électronique qui repousse les requins et une source lumineuse à haute intensité et une lumière de détresse. Donc il y a tout ce qui est nécessaire pour vous assister jusqu'à ce qu'une personne vienne vous secourir. Je pense qu'on peut ici fournir un très bon produit parce qu'on a la technologie, on a le savoir faire et on a le support.' Le permier drone a commencé ses patrouilles côtières. Mais on lui imagine d'ores et déjà d'autres missions notamment des missions de recherches dans les endroits difficiles d'accès et gigantesques comme le bush. Après tout nous sommes en Australie.
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Un drone, ce n'est pas nécessairement un gadget. Ce drone-là, c'est un drone de sauvetage. Créé par une entreprise israélienne, cet aéronef peut transporter jusqu'à 500 kilos et atterrir sur une zone accidentée de seulement 40m . L'idée, c'est de proposer une alternative à l'hélicoptère pour des missions complexes, notamment en milieu urbain et au plus près de zones inaccessibles, comme l'explique Rafi Yoeli, le patron d'Urban Aeronautics : 'Le drone peut voler au coeur même de villages ou de villes et atterrir sur un trottoir, sur sol accidenté, sur un chemin ou encore une clairière dans une forêt. Il n'a pas de rotor supérieur ni rotor de queue, qui sont caractéristiques des hélicoptères et qui causent tant d'accidents. Le drone fait tout automatiquement, il peut voler très bas et peut effectuer sa mission sans supervision.' La société israélienne envisage dans l'avenir de doter le drone de bras automatiques, qui permettraient de travailler en zone contaminée. Les autorités japonaises ont ainsi montré leur intérêt pour ce modèle dans le cas d'accidents nucléaires. 'Imaginez une attaque à la bombe dans une ville avec des radiations, des matières chimiques', explique Rafi Yoeli. 'Ou imaginez un événement qui se produit dans une zone urbaine où les humains ne peuvent pas se rendre sans danger, une zone où les hélicoptères ne peuvent pas se rendre puisqu'ils sont pilotés humainement. Eh bien le drone, lui, peut aller dans cette zone confinée sans que personne ne soit exposé'. Sur ses côtés, l'engin dispose de trappes pour emporter du fret ou transporter deux blessés. Ce drone pourrait ainsi être utilisé pour évacuer des soldats blessés du champ de bataille.
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Face aux drones indésirables, la police néerlandaise a trouvé une parade inattendue : des aigles. Les rapaces sont spécialement entrainés pour capturer les engins volants qui présenteraient une menace de sécurité. L'initiative est présentée comme pionnière au niveau mondial.
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Ce sont les armes qui posent le plus de questions en ce 21ème siècle, les drones, un moyen important pour lutter contre un adversaire sans aucun risque pour les pilotes. Mais quels sont les risques ? Les drones ont réussi à tuer les responsables d'attaques contre des civils, en Europe et aux Etats-Unis. Mais les drones peuvent être aussi une arme à double-tranchant, qui tuent des passants ou des civils innocents. On les juge comme un outil d'exécutions sommaires, contraires au droit international. On dit aussi que les drones sont moins efficaces que les armes conventionnelles. D'autres pays utilisent des avions, ou des soldats au sol, pour une plus grande efficacité. Pour 'the Network', depuis le Parlement européen à Bruxelles, nous accueillons : - Alain De Neve, chercheur belge à l'Institut royal supérieur de défense, - Andrew Stroehlein, porte-parole de Human Rights Watch, et - Roland Freudenstein, directeur de la recherche au Centre d'études européennes Wilfried Martens. Chris Burns: 'Bienvenue à vous tous, je voudrais commencer par une question pour Alain - quelle est l'efficacité des drones dans la lutte contre les groupes extrémistes, et sommes-nous plus en sécurité grâce à eux?' Alain De Neve: 'Nous ne savons pas s'ils sont efficaces, nous ne connaissons pas les résultats de cette stratégie des Etats-Unis et d'autres pays qui utilisent des drones.' Chris Burns: 'Vous êtes un analyste militaire pour le gouvernement belge, n'est-ce pas?' Alain De Neve: 'Oui' Chris Burns: 'Andrew, pour Human Rights Watch, comment voyez-vous cela? ' Andrew Stroehlein: 'Les règles de la guerre sont très claires, il faut distinguer les combattants et les civils. Dans de nombreux cas, des drones ont pu le faire , mais dans d'autres cas, ils ne pouvaient pas les distinguer. Vous avez posé la question : sommes-nous plus en sécurité? Eh bien cela dépend de qui vous voulez parler ? Si vous parlez d'une famille qui vit au Yémen, détruite par une frappe de drone, alors 'nous' ne sommes pas en sécurité. Chris Burns: ' Roland, sommes-nous plus en sécurité? Quelle est l'efficacité des drones ? ' Roland Freudenstein: 'Tout d'abord, tout ce que vous pouvez dire contre les drones, vous pouvez le dire à propos de toutes les armes modernes. Maintenant, la question est de savoir si les drones nous ont permis de diminuer le danger d'Al-Qaïda ? Les drones ont-ils été efficaces pour éviter le regroupement et le travail des membres d'Al-Qaida et la préparation d'attentats terroristes majeurs dans les pays occidentaux ? Oui, les drones ont été efficaces.' 'First of all, anything you can say against drones, you can say about any modern weapon system. Now the question is have drones been effective in keeping Al Qaida on the run? Have they been effective in keeping Al Qaida from re-grouping and planning and executing large terrorist attacks in western countries? Yes they have.' Chris Burns: 'Si on poursuit cet argument, les drones ne sont-ils pas plus précis qu'une bombe ou un missile de croisière ? Peut-être les drones font-ils moins de dommages collatéraux, et moins de victimes civiles ? Qu'en pensez-vous Alain ?' Alain De Neve: 'Ce n'est pas une arme parfaite. Il peut y avoir des erreurs de ciblage. C'est moins facile de faire la distinction entre civils et militaires. Il y a toujours un risque de confusion. Chris Burns: 'Donc, Andrew, pensez-vous que les drones peuvent être plus précis, ou non ? ' Andrew Stroehlein: 'Le problème ce sont les bases légales et juridiques des drones, qui ne sont pas rendues publiques. Par exemple en août dernier, le Royaume-Uni a lancé une attaque de drones en Syrie. David Cameron a déclaré s'être basé sur un avis juridique, mais il a dit qu'il ne le rendrait pas public. Et qu'il garderait secret les éléments de preuve qui ont servi de base pour cette attaque en Syrie. Donc il est lui-même juge, jury et bourreau.' Chris Burns: 'N'y a t-il pas des exécutions extra-judiciaires ? Ou est-ce justifié parce qu'ils ont pris part à des attaques terroristes, comme ces gens qui ont été tués ? Alain ? ' Alain De Neve: 'Les attaques de drones ont été réalisées dans un environnement très permissif récemment. ' Chris Burns: ' Donc, vous pensez qu'ils devraient être plus réglementés ? ' 04.12 Alain De Neve: ' Ils devraient être plus réglementés que maintenant.' 'It should be more regulated than now.' Chris Burns: 'Sont-ils hors de contrôle?' Roland Freudenstein: 'Non. Pour prendre l'exemple américain, il y a déjà une procédure élaborée par le Département américain de la Justice pour autoriser les frappes de drones. Cela passe par plusieurs étapes. La décision est prise par des civils, et des juges. Et c'est le seul moyen.' Chris Burns: 'Certaines personnes affirment qu'à la place de l'utilisation de ces méthodes aseptisées de la guerre, on devrait plutôt aller sur le terrain. Nous devrions envoyer des troupes pour être plus efficaces. Qu'en pensez-vous Alain ? ' Alain De Neve: 'Des frappes de drones ne vous empêchent pas d'avoir des troupes sur le terrain. Parfois, pour bien cibler, vous devez avoir déjà des troupes sur le terrain.' Chris Burns: 'C'est une aide pour les drones ?' Alain De Neve: : 'Oui.' Chris Burns: 'Comment voyez-vous cela Andrew ? Certaines personnes disent que l'on devrait plutôt aller sur le terrain, et que l'on ne devrait pas utiliser ce type d'armes automatiques.' Andrew Stroehlein: 'Du point de vue des droits de l'homme, et en vertu du droit international, ce n'est pas vraiment la question. La question n'est pas le type d' arme que vous utilisez, c'est comment vous l'utilisez et si vous faites la distinction entre des cibles légitimes, à savoir des combattants ennemis, et des civils. C'est une distinction claire qui doit être faite, peu importe l'arme, peu importe si vous avez des troupes sur le terrain ou non.' Chris Burns: 'Qu'en est-il d'essayer de gagner les coeurs et les esprits sur le terrain ? Nous perdons le soutien des populations visées. Les gens sont en colère à propos de leurs proches, de leurs familles tuées par des drones.' Roland Freudenstein: 'Oui, mais la population serait encore plus en colère avec des troupes au sol. Le droit international a été créé à une époque où ce genre de terrorisme n'existait pas. Je pense que nous devons travailler sur la modification des lois internationales, incorporant les drones dans une politique internationale de lutte contre le terrorisme.' Chris Burns: 'Faut-il un traité international ? Peut-être même une modification de la Convention de Genève ?' Andrew Stroehlein: 'Je pense qu'il y a une pente très dangereuse si on l'emprunte. Le droit international nous a bien servi dans de nombreux cas. Il crée des règles claires que tout le monde comprend. Nous regardons cela avec un point de vue très occidental. Que faire si la Russie envoie un drone sur Varsovie, ou sur Londres ? Si un drone russe survole survole Londres pour tuer quelqu'un, qu'ils disent que c'est un ennemi, que dirions-nous ? Nous serions scandalisés . L'Occident serait à juste titre outré, et c'est ce qu'il se passe très souvent.' Chris Burns: 'Que se passerait-il si on arrêtait ? C'est ce que souhaitent certaines personnes. Quel serait le danger ? Faut-il arrêter ? Je sais ce que vous allez dire , Roland , mais quels dangers voyez-vous si on arrête?' Roland Freudenstein: 'Nous envoyons très loin des hommes et des femmes se battre pour nous. Ces soldats risquent d'avoir une jambe arrachée, traumatisés à vie , ou ils risquent de perdre la vie. Je pense que l'on doit fournir le meilleur équipement possible. Voilà l'urgence, et voilà pourquoi je ne pense pas que l'on va, ou que l'on devrait, arrêter d'utiliser des drones. ' Chris Burns: 'Quels dangers voyez-vous, Andrew ? Pensez-vous qu'il serait possible d'arrêter tout cela? ' Andrew Stroehlein: 'Mon argument n'est pas de dire qu'il faut arrêter les drones. Ce ne serait pas réaliste. Mais nous avons un problème avec la transparence, nous ne comprenons pas et nous ne pouvons pas connaître les avis juridiques ou les preuves qui ne sont pas rendus publics. Nous sommes dans la situation où nous devons faire confiance au président, nous devons faire confiance au Premier ministre qui sont juge, jury et bourreau à la fois. Et je ne suis pas à l'aise avec cette situation.' Roland Freudenstein: ' Vous savez, parler des procédures juridiques ou de transparence c'est très bien, mais quand on réfléchit au côté opérationnel des drones, sur la façon dont on les utilise, il y a aussi un besoin évident de secret. Donc, nous devons tracer une ligne précise entre ces deux choses. Et je pense que nous sommes sur le point de le faire.' Andrew Stroehlein: Je reviens sur mon exemple de Londres. Imaginez le président Poutine nous dire : ayez confiance en moi, nous avons des preuves, et j'ai pris des conseils juridiques pour ma frappe de drone, mais je ne vais pas vous montrer mes preuves. Voulez-vous faire confiance au président Poutine sur ce sujet? Chris Burns: 'Désolé, mais nous n'avons plus de temps. Je vous remercie beaucoup. Je voudrais bien continuer le débat... Je tiens à remercier nos invités, Roland Freudenstein, Andrew Stroehlein et Alain De Neve. Je suis Chris Burns, et merci d'avoir suivi The Network.'
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Un drone contrôlé à distance par l'esprit du pilote. C'est le résultat impressionnant d'un projet de recherche européen. Cette technologie peut changer la vie des personnes handicapées. 'C'est la première fois que nous faisons la démonstration publique d'un vol réel, c'est sans précédent' souligne Ricardo Mendes, coordinateur du projet Tekever Brainflight. Comme de nombreux drones, un appareil sans pilote reçoit des instructions en provenance du sol. Mais au lieu d'utiliser un joystick et des boutons, le pilote ne pense qu'à la direction dans laquelle l'avion doit aller. Le chercheur qui est aux commandes concentre son attention sur l'écran avec les paramètres du vol. Il faut un certain effort mental pour diriger le drone dans la direction voulue, tout en restant dans la zone prévue. 'Cela ne devrait pas être trop difficile dit Nuno Loureiro chercheur du Programme de Neurosciences de la Fondation Champalimaud à Lisbonne. Avec plus d'entrainement, nous serons en mesure de faire mieux, et le pilotage devrait devenir plus intuitif.' Cette technologie est basée sur une interface cerveau-machine, un système qui utilise un ensemble d'électrodes appliquées sur le cuir chevelu de la personne. Grâce à un logiciel spécifique, les chercheurs peuvent en quelque sorte 'lire' les pensées du sujet. 'Nous utilisons un bonnet pour capter depuis la surface de la peau, l'activité électrique à l'intérieur du cerveau explique Rui Costa chercheur du Programme de Neurosciences de la Fondation Champalimaud à Lisbonne. Ces signaux sont ensuite transmis à l'ordinateur qui les convertit en mouvements visibles d'un curseur que vous pouvez voir sur l'écran.' Quand le pilote observe l'écran, son cerveau apprend les modèles électriques qui contrôlent les mouvements des objets. Selon les chercheurs, avec plus d'entraînement, cela peut devenir aussi intuitif que de conduire une voiture. 'En principe, n'importe qui peut apprendre à faire cela, mais cela dépendra au final des capacités d'apprentissage de la personne indique Rui Costa. On ne peut pas être tous pianistes !' Cette technologie a déjà été testée dans un simulateur de vol. Les chercheurs estiment qu'à l'avenir, l'interface cerveau-machine pourra contribuer à simplifier les panneaux de contrôle, à réduire le temps de formation d'un pilote, et un jour de permettre aux personnes paraplégiques de piloter des avions. Eteindre ou allumer la lumière, écrire des mails ou contrôler des prothèses avec des impulsions cérébrales, tout cela et bien plus encore sera possible en poursuivant le développement de la technologie cerveau-machine. http://cordis.europa.eu/result/rcn/147263_en.html
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Le ciel au dessus des centrales nucléaires françaises est décidément bien chargé. Pas de nuages, mais de drones, encore. Au cours du mois d'octobre, douze centrales ont ainsi fait l'objet de survols, dont cinq ce vendredi soir, entre 19h et minuit. Il s'agit des sites de Penly, Flamanville, Saint-Laurent-des-eaux, Dampierre-en-Burly et Fessenheim. Ces vols, qui auraient tous été détectés, ne posent pas de danger pour la sécurité des installations nucléaires selon les autorités françaises. Mais ces dernières sont très critiquées par plusieurs organisations comme Greenpeace, qui les appellent à 'arrêter de minimiser le risque'. Car on ne sait toujours pas qui se cache derrière ces survols, et quels en sont les motifs. Selon la loi française, violer l'espace aérien au dessus des sites nucléaires français est passible d'un an d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. Le groupe EDF a annoncé qu'il déposerait une plainte pour chacun des incidents de survol clandestin.
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Les faits se sont produits en octobre. Sept centrales nucléaires françaises ont été survolées par des drones inconnus. Une enquête a été ouverte par l'Armée de l'Air pour découvrir à qui appartiennent ces drones et quel était leur but. La crainte : la préparation d'un acte terroriste. Greenpeace a démenti toute implication dans ces survols et s'inquiète : 'On voit qu'on peut rentrer dans l'espace aérien des centrales nucléaires françaises ou installations nucléaires françaises - y rentrer en ressortir sans que personne ne soit en capacité d'intervenir. On voit qu'il y a une vraie bréche dans la sécurité de nos centrales ' a déclaré Yannick Rousselet, Greenpeace France. Selon les témoins, il s'agirait de mini-drones, de petite taille, en vente dans le commerce. Les centrales nucléaires concernées par ces survols ont porté plainte contre X. L'Armée de l'Air assure qu'il n'y a 'aucune menace avérée contre les installations en elles-mêmes'. De son côté, EDF a qualifié ces vols 'd'incidents sans conséquence'.
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En cas de danger, les drones civils peuvent aujourd'hui apporter une aide précieuse : certains de ces véhicules sont capables de ramasser et de déplacer des objets ou de construire des structures simples en totale autonomie. En Espagne, par exemple, des ingénieurs participant à un projet de recherche européen baptisé ARCAS testent cette nouvelle technologie. Imaginons que nous devions récupérer un objet dans une zone contaminée : l'engin sans pilote élaboré par cette équipe de l'Université de Séville peut reconnaître sa cible, la ramasser et la rapporter. 'Nous avons intégré le contrôle du bras de manipulation au contrôle de l'aéronef lui-même,' nous explique Aníbal Ollero Baturone, professeur en ingénierie des systèmes et automatisations au sein de la fondation andalouse FADA-CATEC et coordinateur du projet ARCAS. 'Il est nécessaire,' poursuit-il, 'de contrôler les deux choses en même temps et le robot évalue sa position grâce à un GPS et une caméra.' Ces outils lui permettent de savoir exactement où il se trouve, de détecter des objets, puis d'interagir avec eux. 'Dernièrement, on a fait des progrès considérables en matière de drones,' insiste Guillermo Heredia, professeur de robotique et de contrôle automatique à l'Université de Séville. 'On s'est principalement concentré sur les utilisations liées à la collecte de données : les engins disposent de caméras et peuvent prendre des images par exemple,' précise-t-il avant d'indiquer : 'mais ces trois ou quatre dernières années, de nouveaux usages sont apparus dans le domaine de l'interaction avec les objets.' Concevoir des robots volants capables de ramasser et de transporter une cargaison reste un défi ambitieux : il leur faut un centre de gravité qui peut se déplacer pour contrebalancer la charge, ainsi qu'un bras très précis et léger. Miguel Ángel Trujillo Soto, chercheur en avionique à la FADA-CATEC, nous présente l'un des prototypes : 'cet aéronef est unique au monde parce qu'il est muni de ce bras articulé à six degrés de liberté,' dit-il, 'ce qui permet de maintenir la main dans une position fixe même si le robot bouge.' Le dispositif comprend également un volet d'analyse sur ordinateur : 'le système (que nous avons développé),' précise Miguel Ángel Trujillo, 'permet d'enregistrer ce que le robot perçoit autour de lui, mais aussi sa manière de voler, de détecter et de manipuler des objets.' L'équipe travaille également sur la coopération en vol de plusieurs drones : ils échangeraient des informations afin d'effectuer une tâche ensemble. 'Parmi les applications possibles, il y a le contrôle et la maintenance dans l'industrie, le transport de robots terrestres dans des zones inaccessibles, la construction de plateformes pour évacuer des personnes en cas d'urgence,' énumère le coordinateur du projet ARCAS, Aníbal Ollero Baturone. 'Mais il en existe beaucoup d'autres comme les missions spatiales de maintenance des satellites,' conclut-il.
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On pourrait penser que c'est une invention de l'armée italienne, eh bien non, cette pizza qui tombe du ciel, c'est un coup de pub d'une chaîne de restaurants russes. On connaissait les drônes porteurs de missiles, voici le drône livreur de quatre-saisons. Le drône vole à près de 40 kilomètres heure et il livre ses pizzas grâce à un câble qui évite que les calzones et autres réginas ne finissent en bouillie en s'écrasant sur votre tête. De toutes façons, pas question que l'appareil se pose puisque des petits malins risqueraient de le voler. Pour commander une pizza aérienne, il faudra vous rendre à Syktyvkar, dans le Nord de la Russie. Pour un peu moins de 10 euros, on ne vous garantit pas qu'elle arrive encore chaude.
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Le Pakistan ne veut plus voir de frappes de drones américaines sur son sol, il l’a rappelé hier par la voix de son ambassadeur à l’ONU. Islambad doit d’ailleurs présenter une résolution...
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Le président américain reçoit ce mercredi à Washington, le Premier ministre pakistanais. Parmi les sujets que les deux hommes devraient évoquer : les drones. Une question ô combien sensible. Le...
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La Californie est toujours en proie à un gigantesque incendie, qui sévit dans la région du parc national de Yosemite. Le feu, qui s’est déclaré il y a une dizaine de jours, a déjà détruit...
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