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La Grèce est de nouveau au bord de l'asphyxie financière avec 321 milliards d'euros de dettes, soit 177 % du PIB du pays. Les remboursements sont prévus sur des centaines d'échéances pendant 40 ans... Mais, la Commission européenne a annoncé mercredi qu'elle n'était pas satisfaite des nouvelles propositions présentées par le gouvernement grec pour permettre le versement d'une aide financière de 7,2 milliards d'euros, Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras a tenté une nouvelle fois jeudi à Bruxelles de convaincre le patron de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans l'espoir d'éviter un défaut de paiement de la Grèce, après avoir renoué le dialogue avec les dirigeants allemand et français. Sa note a une nouvelle fois été abaissée mercredi soir par l'agence de notation Standard and Poor's, qui estime que sans accord avec ses créanciers, Athènes devrait faire défaut sur sa dette "dans les douze mois". François Hollande a tiré mercredi la sonnette d'alarme à Bruxelles : " Nous n'aurons qu'un seul message : il faut maintenant aller vite, ne pas laisser traîner, ne pas laisser penser à des solutions qui seraient mauvaises et pour la Grèce, et pour l'Union européenne, et pour la zone euro. De son côté, Angela Merkel a estimé qu'une solution était possible, car " quand on veut, on peut ", mais " chaque jour compte ", rappelant que " le but est de maintenir la Grèce dans la zone euro ". Mais le temps presse : les caisses grecques sont quasiment vides et le pays doit rembourser près de 1,6 milliard d'euros au FMI le 30 juin, date à laquelle arrive aussi à son terme son plan d'aide. Comment la Grèce peut-elle sortir de cette impasse ? La politique d'austérité imposée par Bruxelles est-elle la bonne solution ? Que faire de la dette grecque ? Doit-on en effacer une partie pour lui permettre de se relever ? Arnaud Ardoin en débat avec ses invités. Invités : - Jean Arthuis, Député européen ADLE - Marie-Françoise Bechtel, Députée apparentée PS de l'Aisne - George Prévélakis, Professeur de géopolitique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne - Maxime Parodi, sociologue au Département des études de l'OFCE
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