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Ce lundi 13 juin 2016, place à un grand nom de la Haute couture française, Yves Saint Laurent. Deux musées consacrés aux oeuvres du couturier ouvriront à l'automne 2017 à Paris et à Marrakech. Les travaux viennent d'être lancés. Depuis 1963, lui et Pierre Bergé, président de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, ont commencé à conserver ses créations. Il y a actuellement près de 5 000 vêtements archivés, 200 000 accessoires et dessins. Toutes les pièces exposées seront des originaux, c'est-à-dire ceux dessinés, essayés et placés par le couturier sur un mannequin. - Goûts de Luxe Paris,présenté par Karine Vergniol, sur BFM Business.
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31 salles pour 33 millions d'habitants. Le Maroc n'est pas le pays des salles obscures et pourtant, le cinéma ne s'y porte pas si mal. Au Colisée, une des salles historiques de Marrakech, les cinéphiles sont là. 'Malgré de grandes difficultés financières le cinéma marocain se maintient avec 5 films sur les dix premiers du box office marocain' explique Lise Petersen, l'envoyée spéciale d'Euronews à Marrakech. La production nationale se porte bien, mais elle s'exporte mal. Le directeur du Centre cinématographique marocain regrette la main mise des productions hollywoodiennes. 'A l'international, nous vivons les mêmes problèmes que tous les cinémas nationaux' observe Sarim Fihri. 'C'est-à-dire que vous prenez n'importe quel territoire aujourd'hui, vous y trouverez le cinéma national et le cinéma américain. Les circuits commerciaux sont très difficiles à pénétrer à cause du cinéma américain, mais dès qu'on sort des circuits commerciaux il y a une curiosité vis-à-vis du Maroc comme elle peut l'être pour d'autres pays.' Si les films marocains sont peu nombreux à être diffusés hors des frontières nationales, à l'inverse, les réalisateurs étrangers viennent et reviennent volontiers tourner leurs films au Maroc. C'est le cas de Joachim Lafosse, le réalisateur du film 'Les Chevaliers blancs'. 'Moi, j'ai tourné deux films au Maroc' dit il. 'Les techniciens marocains sont exceptionnels. Ils voient venir des tournages américains, des tournages français, des tournages belges, et ils travaillent beaucoup. Si on parle de cinéma marocain, je pense qu'il faut d'abord parler de ses techniciens. L'autre aspect, c'est le coté artistique du cinéma marocain, je pense que vraiment il y a un tas de choses depuis une dizaine d'années qui apparaissent.' Ces quinze dernières années, le Maroc a connu l'émergence d'une nouvelle génération de réalisateurs soutenus par le roi Mohammed VI, un monarque cinéphile. Saad Chraibi a signé une dizaine de films et, selon lui, le cinéma marocain fait preuve d'une grande diversité. 'Sur les 20 ou 25 longs-métrages qui se font au Maroc, vous trouvez des films à caractère commercial, des comédies, des films d'auteurs, des films art et essai, des films à sujets sociaux et cette diversité est une richesse en soi. Le deuxième intérêt, c'est la succession des générations. En ce qui me concerne, je suis tranquille, parce que je sais que dans 5-10 ans, il y a des jeunes garçons et filles qui vont prendre en charge l'avenir du cinéma marocain, et cela rassure.' Jawad Rhalib est un de ces jeunes réalisateurs de la nouvelle génération des cinéastes marocain. Son film 'L'insoumise' était en compétition au XVe festival du film de Marrakech et le réalisateur se réjouit de la curiosité et de l'ouverture du public marocain. 'Moi, j'ai fait un film qui s'appelle '7, rue de la Folie'' raconte-t-il. 'C'est un film qui parle de laïcité, ce sont des filles qui vont se libérer de la dictature d'un père. Ces filles refusent de faire la prière, boivent de l'alcool, etc. À la surprise générale, le film a été bien accueilli ici, notamment à Agadir. La salle était remplie de femmes qui portent le voile, de barbus, etc. On se disait qu'on allait pas sortir vivants de la salle' alors que tout le monde tout le monde était content, c'était ouvert.' Reste des sujets sensibles comme en témoigne l'interdiction au Maroc de Much Loved, le film franco marocain de Nabil Ayouch. 'Un film brut, sans tabou ni concession à la bienséance', écrit Frédéric Ponsard, spécialiste cinéma à Euronews. Le film est interdit au royaume et n'est sorti qu'en France où il rencontre un succès honorable. Le film parle de la vie de deux prostituées dans le Marrakech d'aujourd'hui. La censure n'a pas souhaité le montrer.
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Hommage spécial au cinéma canadien pendant le Festival du film de Marrakech. Cela fait une dizaine d'année que Marrakech célèbre un pays en particulier. On a vu ainsi arriver cette année dans le sud marocain Carole Laure, Brandon Cronenberg (le fils de David)... Et aussi Atom Egoyan avec qui nous avons évoqué les spécificités du cinéma canadien : 'Et bien je pense qu'il faut parler des cinémas canadiens. Je crois que le cinéma québécois peut se forger sa propre identité parce qu'il a sa propre langue. Et je pense que le cinéma canadien anglais a le problème d'avoir la même langue qu'aux Etats-Unis. Et les différences de notre culture canadienne anglaise sont subtiles. Ceci dit il y a un type de films que l'on peut faire au Canada anglais qui serait impossible de faire aux Etats-Unis. Regarder ce nouveau film 'Remember', le scénario est Américain, mais il n'aurait pas pu être fait en Amérique parce qu'il est considéré comme non commercial.' Parmi les films en compétition 'Closet Monster'. Rattrapé, à l'aube de l'âge adulte, par les traumatismes de son enfance, Oscar doit affronter les dysfonctionnements familiaux et une sexualité encore indécise. Un premier film signé Stephen Dunn, en partie autobiographique et qui a été primé à Toronto : 'En ce moment tout particulièrement il y a une énergie réellement intéressante au Canada avec de nombreux jeunes réalisateurs comme mon ami Andrew Cividino, qui est aussi ici au festival, et Xavier Dolan... C'est comme si une nouvelle voix émergeait, oui c'est très intéressant d'être en ce moment au Canada pour faire des films.' Autre invité spécial Fatih Akin, un ancien membre du jury de Marrakech en 2013 sous la présidence de Martin Scorsese. Question au réalisateur allemand d'origine turque au sujet du rôle du festival du film du Marrakech dans le climat global actuel : 'Il est très important. Je pense, vous savez, qu'il est important que cela vienne d'un environnement arabe, d'un environnement islamique. C'est bon de pouvoir montrer au monde que chaque fois que l'on parle du monde arabe ou du monde islamique, tout n'est pas que terreur il y a beaucoup d'art qui vient aussi de ce monde, beaucoup plus que ces mauvaises nouvelles qui nous parviennent et c'est quelque chose que je voulais soutenir.' Autre invité spécial du festival Park Chan Wook. Là aussi on a parlé de violence, le réalisateur coréen n'en est pas avare dans ses films. Il la considère plus comme une thérapie qu'une apologie. Park Chan Wook : 'C'est un exercice ou une thérapie pour imaginer ces choses parce que le seul fait de les imaginer dans sa tête ne gène, ne blesse personne. Si quelqu'un peut souscrire à ce type de thérapie, avec une imagination très spécifique, très méticuleuse, très réaliste au sujet de ce qu'ils feraient à ces gens qui les ont trompés, alors le monde serait probablement un endroit meilleur, avec des gens moins susceptibles d'utiliser la violence contre d'autres personnes.' Lise Pedersen, Euronews : 'Quinze films sont en compétition pour la très convoitée étoile d'or du festival du film de Marrakech. Nous reviendrons sur les lauréats sur Euronews, lundi prochain.'
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Le film raconte les aventures de quatre prostituées de Marrakech et a été vivement critiqué par la communauté musulmane pour la façon dont il représente les femmes. L'avis du réalisateur est tout à fait différent.
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Des musiciens gnawa dépersonnalisés… cette installation signée Gabriel Lester est présentée à Marrakech à l’occasion de la cinquième biennale d’art contemporain. Un festival dont...
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Au Maroc, Sharon Stone a manifestement déchaîné les passions (un instinct basique me direz-vous). A 55 ans, l’actrice américaine a reçu un vibrant hommage à l’ouverture du Festival...
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Rencontre avec les membres de l’association « KYFEKOI » à l'heure du départ pour le Maroc où ils vont rencontrer d’autres personnes en situation d’handicap.
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