« C'était en 66, j'avais tout juste 17 ans, j'étais dans un avion en direction des Etats-Unis, quelques sièges devant moi, une voix inoubliable s'écrie « I want a glass of champagne », c'était Nico, l'égérie du Velvet... Je lui dédie une chanson ce soir... "Song for Nico" est le symbole de sa tournée.

Marianne Faithfull, a lady on the rock

« Yesterday is gone, there is no today anymore... »

"Song for Nico" est co-écrite avec Dave Stewart des Eurythmic. C'est un poème, une balade... un symbole.

Paris, le 21 octobre 2001, à l'Olympia. "The Universal's Olympia, things change !" regrette la dame entre deux bouffées de cigarettes. La dame en question est une rock star, de ces stars de légende qui ont marqué les sixties, les seventies et puis les décennies suivantes. De celles qui ont réussi à rester en scène et qui continuent de graver sur le vinyle et autres CD des morceaux inoubliables. Marianne Faithfull, 52 ans entame une tournée, préalable à la sortie de son prochain album "Kissing time" prévu pour le mois de décembre.

Etonnant concert. Marianne n'est plus aussi agitée qu'elle a pu l'être. Dans les années 60, elle défrayait la chronique avec une liaison orageuse avec Mick Jagger et ses abus en tous genres, héroïne notamment. Elle démarre à Londres, sa ville natale en 64, coachée par le manager des Rolling Stones, Andrew Loog Oldham. Elle a tout juste 17 ans. Son premier succès est signé Jagger-Richards "As tears go by". S'ensuivront des dizaines et des dizaines d'autres chansons signées par les plus grands, Tony Hatch, André Popp, Lennon, Tom Waits... et puis aussi Barry Reynolds, qui l'accompagne à la guitare sur scène pour cette tournée.

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"Daddy promised me roses, mammy promised me storms"... Marianne Faithfull ne renie pas son âge, rigole d'avoir à son répertoire l'arrière petite fille de Sister Morphine. Elle n'hésite pas à enlever sur scène ses sexy escarpins décidément trop douloureux. Elle bouge peu, à la façon d'un Elvis pour ses derniers concerts, et ne quitte pas le pied de son micro...Elle nous confie sa chute de scène à Hambourg "It's not funny". Mais sa voix est terrible, puissante, plus que jamais pleine de gouaille et de rocaille. Elle exagère encore son accent cockney façon Ken Loach on the rocks ! Elle est accompagnée de quatre musiciens hors pair, venus de Glasgow et Dublin. Du bon rock, bien gras et bien épais, sec et nerveux à la fois.

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