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La question est signée du député (Les Républicains) Thierry Mariani. "Est-ce qu'on peut s'établir en famille sur un territoire pendant cinq ans et ne pas parler un mot de Français ?" demande-t-il dans l'hémicycle, mardi. S'ensuit une longue passe d'armes entre les députés Les Républicains, d'une part, et le ministre de l'Intérieur, auteur du projet de loi sur le droit des étrangers. Au terme de cette échange, Bernard Cazeneuve conclut, ironique : "Si vous voulez être vraiment très efficace pour être sûr d'atteindre le niveau de quota proposé hier par M Larrivé, exigez l'agrégation de lettres classiques et vous serez certains d'avoir atteint l'objectif !".
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Les députés ont examiné, jeudi, les propositions de loi du groupe Radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP) et notamment celle visant à assouplir les règles de "connaissances linguistiques des candidats à la naturalisation" "Le but est de dispenser les candidats francophones de passer un test linguistique spécifique destiné a des étrangers non francophones", explique Jacques Krabal, le rapporteur du texte. Une proposition fait consensus à gauche : l'écologiste Paul Molac la juge "plus que bienvenue", la socialiste Marie-Anne Chapdelaine considère qu'elle est susceptible "d'empêcher toute procédure vexatoire". Le texte séduit aussi l'UDI : "On peut bien parler d'absurdité lorsqu'un candidat à la naturalisation, dont la langue maternelle est le français, se voit contraint de justifier qu'il maîtrise bien cette langue via un test", lance Yannick Favennec, le député de Mayenne. Seul le groupe UMP via Thierry Mariani, le député des Français de l'étranger, s'est opposé au texte, dénonçant "la paranoïa permanente" de certains élus : "Quand on demande à des gens de passer un test de français, il faudrait arrêter de dire que c'est vexatoire ou humiliant, c'est juste normal et cela se passe ainsi dans tous les pays", a tancé le député à la tribune.
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Thierry Mariani, député des français de l'étranger, vice-président de l'UMP, était l'invité de BFM Story.
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Cindy Leoni, présidente de SOS Racisme, et Thierry Mariani, député UMP des français de l’étranger, co-fondateur de la Droite populaire. Retour sur Christiane Taubira qui est la cible...
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