Pas de bulle spéculative à l'horizon ! Mieux, le ralentissement de la hausse des prix conjugué à des mesures favorables à l'accession à la propriété devrait aider les plus modestes à devenir propriétaires de leur résidence principale notamment.

Marché Immobilier : vers une hausse contenue

Selon la Fédération nationale de l'Immobilier (Fnaim), les prix des logements anciens ont augmenté de 85 % en sept ans ! Ce renchérissement qui en a fait basculer certains dans la catégorie des "nantis" redevables de l'impôt sur la fortune n'a cependant pas asséché le marché. Une demande soutenue, des taux historiquement bas, des durées de crédits qui s'allongent (Capfi vient même de lancer un prêt à... cinquante ans !) sont autant d'éléments favorables aux transactions.

De même, l'attribution d'un, voire de deux prêts à taux zéro, "solvabilise" certains emprunteurs leur ouvrant l'accès à la propriété. Mais la note reste salée ! Selon la Fnaim, les prix des appartements anciens à Lyon ou Marseille ont, par exemple, grimpé de 1 400 euros le mètre carré entre 2000 et 2006. Aujourd'hui, pour cent mètres carrés, il faut débourser en moyenne 266 200 euros à Lille, 239 200 à Strasbourg, 296 000 à Lyon, 375 800 à Nice, 261 300 à Bordeaux, 163 100 à Brest... mais 592 200 euros dans la capitale ! Voir les prix de l'immobilier sur fnaim.fr.

A Paris, les montants affichés par les notaires atteignent encore des sommets. Notons là qu'il s'agit des prix de vente définitifs et non pas de négociations, comme c'est le cas dans les agences immobilières. Le sixième est l'arrondissement le plus cher avec 8 527 euros le mètre carré (soit 9,9 % de hausse) et le dix-neuvième le moins cher avec 4 498 euros le mètre carré (+ 13,9 % d'augmentation) quand même ! Ainsi, dans la capitale, le prix moyen s'établit à 5 675 euros le mètre carré dans l'ancien (voir la tendance du marché sur paris.notaires.fr). Mais là comme ailleurs dans l'hexagone, les hausses varient selon le type du bien et le dynamisme du marché notamment.

Publicité
Cependant, ces hausses à répétition ne font plus craindre un crack immobilier. Cette menace semble même écartée par tous les acteurs du secteur. "Pronostiquer un atterrissage en douceur du marché immobilier est d'autant plus vraisemblable que les besoins en logements non satisfaits demeurent considérables et que le niveau des taux d'intérêt est suffisamment bas pour écarter tout scénario catastrophe. Le ralentissement de la hausse des prix, observé au troisième trimestre 2006, laisse à penser aujourd'hui que le marché immobilier est engagé dans ce processus de stabilisation", soulignent les notaires.
Publicité