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En Tunisie, les manifestations contre le chômage et l'injustice continuent. C'est à Kasserine, dans le centre-ouest du pays que la révolution est née. Mais cinq ans ans plus tard, la colère reste intacte. Car si a Tunisie a réussi sa transition politique post-révolution, elle ne parvient toujours pas à s'extirper du marasme économique. 'On est là pour avoir du travail', explique une manifestante. 'Nous voulons que nos demandes soient entendues, nous voulons être pris au sérieux. C'est notre droit. Arrêtez d'embaucher les fils de ceux qui sont aux commandes et de nous laisser dans le besoin. On veut des emplois pour ceux qui en ont besoin. Non aux pots-de-vin, à la corruption, à l'injustice, à l'oppression et à la tyrannie'. 'On est là pour demander de l'enseignement, de l'emploi, des services sociaux et des hôpitaux', ajoute une autre jeune Tunisienne. 'On a rien détérioré ni rien brûlé. On n'a rien fait de mal, on n'a pas semé le désordre. On veut juste du boulot, c'est tout'. En Tunisie le taux de chômage dépasse 15% et atteint 30% parmi les diplômés. Le gouvernement a annoncé un allègement du couvre-feu qu'il avait instauré vendredi dernier. Il demande à la jeunesse de la 'patience' face à une situation économique et sociale difficile.
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Les survivants de l'attentat de Tunis ont commencé à rentrer chez eux, notamment à Barcelone. À bord de l'avion se trouvait un jeune couple d'Espagnols qui s'était caché toute la nuit dans le musée du Bardo, avant d'être retrouvé sain et sauf le lendemain. L'appareil transportait également les corps d'un couple de retraités, qui fêtait en Tunisie son cinquantième anniversaire de mariage. Deux jours après les attentats, les Tunisiens, eux, célébraient ce vendredi la fête nationale. Une fête au goût amer. Beaucoup d'entre eux ont profité du défilé pour condamner l'attaque contre le musée du Bardo, qui a fait 21 morts dont 20 touristes étrangers. Le président Beji Caïd Essebsi a salué l'intervention rapide des forces de sécurité qui, selon lui, a permis d'éviter un carnage d'une toute autre ampleur. 'Ces terroristes portaient des ceintures d'explosifs. Elles n'ont pas explosé, car ils n'ont pas eu le temps de les déclencher. Si elles avaient explosé, il y aurait eu, non pas 21 morts, mais 100 morts'', a déclaré le chef de l'Etat tunisien. Certains mettent toutefois en cause des failles dans la sécurité. Le musée du Bardo est situé à quelques mètres du Parlement où se tenait mercredi une réunion sur la réforme de la loi antiterroriste. Or, selon le vice-président de l'Assemblée, seul quatre policiers avaient été mobilisés, et ils n'étaient pas en poste au moment de l'attaque.
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A l'issue de la prise d'otages et après la libération de tous les visiteurs encore dans le musée, une manifestation spontanée a eu lieu devant le bâtiment, réunissant Tunisiens et étrangers, comme un élan soudain de rejet du terrorisme et de soutien aux forces de l'ordre. Les dix-sept touristes tués sont quatre Italiens, un Français, deux Colombiens, cinq Japonais, un Polonais, un Australien, une Espagnole, selon le bilan définitif donné par le Premier ministre tunisien. 'A chaque fois ils tuent des forces de sécurité tunisiennes, déclare cette Tunisienne, et maintenant des touristes. C'est haram, c'est interdit, ils sont venus dans notre pays comme des invités. Je ne veux pas ça pour eux, ça me désole, nous sommes tristes. C'est un pêché, c'est interdit'. Outre les 17 touristes, deux Tunisiens, un policier et un chauffeur de bus, sont morts dans l'attaque. A Paris, une manifestation de soutien à la Tunisie a eu lieu ce soir juste à côté de l'ambassade tunisienne.
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De l'avenue Bourguiba à Tunis, un seul cri s'élève : non au terrorisme. Voilà ce que sont venus dire ces Tunisiens, soutenus par plusieurs partis politiques. Mardi, des islamistes avaient attaqué un poste de contrôle dans le centre-ouest de la Tunisie, tuant quatre soldats. 'Une condamnation n'est pas suffisante, mais ça exprime notre refus de ce phénomène et notre union, dit Basma Khalfaoui, la veuve de Chokri Belaid, l'avocat et homme politique assassiné il y a juste deux ans. Il faut que le gouvernement prenne d'autres mesures, particulièrement le ministre de l'Intérieur et le chef du gouvernement.' Après la chute de Ben Ali, la Tunisie a vu apparaître des groupes islamistes, qu'elle combat depuis dans les montagnes proches de l'Algérie. Plus de 3.000 Tunisiens sont aussi partis combattre en Syrie et en Irak.
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Des magasins, des écoles et des hôpitaux fermés. Une grève générale a paralysé ce mardi une large partie du sud tunisien, frontalier de la Libye. Une grève menée après des heurts entre policiers et manifestants dimanche qui ont fait un mort. Des violences provoquées par la saisie d'essence de contrebande. Les syndicats des régions de Tataouine et de Médenine qui ont appelé à la grève, réclament une enquête sur le recours à la force par la police lors des manifestations. Un recours qu'ils jugent excessif. Ils veulent également des créations d'emplois, la suppression d'une taxe de sortie du territoire tunisien imposé aux étrangers non-résidents depuis octobre et l'assouplissement des contrôles douaniers sur les transports des marchandises. Le sud tunisien vit largement de divers trafics avec la Libye et la contrebande de carburant libyen est particulièrement lucrative.
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“Il faut qu’ils comprennent et qu’ils démissionnent. Le peuple tunisien en a assez d’Ennahda et de son régime. Nous sommes arrivés à la limite de notre patience”. C’est ce...
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En Tunisie, l’opposition a lancé “la semaine du départ”. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour donner le coup d’envoi d’une semaine de manifestations destinée à...
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La tension est encore montée d’un cran en Tunisie. Le gouvernement devait tenir ce lundi une réunion de crise alors que 10 000 personnes ont manifesté la nuit dernière sur la place du Bardo à Tunis, tout près du siège de l’Assemblée constituante, dominée par les islamistes d’Ennahda. Pro et anti-...
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Très critique envers Ennahda, le parti islamiste au pouvoir, Mohamed Brahmi a été assassiné ce jeudi dans la capitale. Une journée symbolique qui marquait le 56e anniversaire de la République. Des milliers de personnes se sont rassemblées à l’annonce de sa mort pour exiger la démission du...
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Trois militantes du mouvement féministe ont manifesté devant le palais de justice de Tunis, à la veille du procès de la jeune Amina, qui avait tagué le mot Femen sur le muret d’un cimetière, et était apparue seins nus sur Facebook.
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Trois militantes européennes ont réclamé devant le palais de justice de Tunis, la libération d’Amina, une Femen emprisonnée dans l’attente de son procès ce jeudi à Kairouan dans le centre du pays. On lui reproche le port illégal d’un spray lacrymogène. Les trois Femen ont été interpellées sans...
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