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C'est une image que l'on connaît bien de la crise en Grèce : des centaines de retraités ont défilé ce matin dans les rues d'Athènes. Ce soir en effet le parlement devrait à nouveau voter la mise en place de mesures d'austérité. Cette fois, le projet de loi comprend pour 4,9 milliards d'euros de nouvelles hausses d'impôts et baisses de pensions de retraites. Les créanciers de la Grèce, la Commission européenne et le FMI, ont réclamé ce nouveau tour de vis budgétaire en échange du déblocage d'une nouvelle tranche de sept milliards d'euros, tout ça dans le cadre du plan d'aide 2015-2018. Mercredi, au moins 18.000 personnes ont manifesté à Athènes et à Thessalonique et une grève générale a été observée, à l'appel des syndicats du public et du privé. Le plan devrait, ce soir, être adopté, mais à une très faible majorité car seuls Syriza, le parti d'Alexis Tsipras, et la droite souverainiste ont prévu de voter pour.
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En Grèce, les défilés de syndicats et de travailleurs du 1er mai ont été marqués par une grève nationale de 24 heures. Les protestataires dénonçaient de nouvelles mesures de rigueur prévues en échange de la poursuite du versement de prêts internationaux. Ils étaient 10 000 manifestants à Athènes, 3 500 à Thessalonique selon la police. A l'extérieur du Parlement à Athènes, ils appelaient le gouvernement à ne pas céder à la pression de ses créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international). 'Nous intégrons ce jour de lutte historique à notre lutte contre les politiques du gouvernement, nous sommes contre tous les partis politiques qui disent vouloir réviser le plan de sauvetage conclu. Cette révision ne sert qu'à détruire les gens et les retraités', explique ce représentant d'une association de retraités, Manolis Rallakis. En avril, le gouvernement a accepté de faire 3,6 milliards d'euros d'économies en prévoyant de rogner sur les retraites de 2019 et en alourdissant les impôts en 2020. 'Les travailleurs devront se soulever. Ils ne devraient pas brandir de drapeaux étrangers qui sont contre leurs intérêts. Ils devraient attaquer de manière organisée pour récupérer ce qu'ils ont perdu et sortir manifester pour saisir l'occasion de reprendre le pouvoir', explique Theodoris Sarantopoulos, ouvrier qui manifestait. Avec la grève, la plupart des magasins étaient fermés, comme les services publics. Les transports en commun ont été perturbés, tandis que la circulation des bateaux et des trains était carrément à l'arrêt. Les nouvelles mesures de rigueur devraient être approuvées mi-mai par le Parlement, et le gouvernement espère un accord global le 22 mai lors d'une réunion des ministres des Finances de la Zone euro. La Grèce souhaite un accord avec ses créanciers le plus tôt possible, car le pays endetté a besoin de nouvelles tranches de prêts pour payer ses créances de plus de sept milliards d'euros en juillet. Une grève générale est prévue le 17 mai par les syndicats pour protester contre ces nouvelles mesures. General Confederation of #Greece Workers (GSEE) and Civil Servants' Union (ADEDY) called general strike on May 17 opposing new measures- Manos Giakoumis (@ManosGiakoumis) 27 avril 2017
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Un accord, finalement, au niveau européen sur l'allègement de la dette grecque. Il a été trouvé tôt ce matin entre les ministres des Finances de la zone euro, et prévoit le déblocage de nouveaux prêts à la Grèce et des 'mesures progressives' afin d'alléger la dette d'Athènes, condition sine qua non du FMI pour sa participation. Poul Thomsen, chef du FMI Europe : 'Nous nous réjouissons du fait qu'il est reconnu que si la Grèce a besoin d'être soulagée de sa dette pour la rendre soutenable, elle ne peut pas le faire toute seule. Et nous nous félicitons de l'adoption d'une méthodologie pour atteindre cette soutenabilité'. La participation du FMI dans cet ultime sauvetage de la Grèce devrait garantir une certaine rigueur, c'est ce qu'espère l'Allemagne en tous cas, qui était hostile à un allègement de la dette grecque. A Athènes, on se rejouit bien-sûr que les choses avancent : 'Je pense qu'il y a lieu d'être optimiste, déclare le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, que c'est peut-être la fin du cercle vicieux des mesures de récession, de la récession, et le début d'un cercle vertueux où les investisseurs ont un boulevard pour investir en Grèce'. Plus de dix milliards d'euros vont commencer à être débloqués dès juin, en l'échange de nouvelles mesures de contrôle budgétaire et d'augmentation les taxes, ce qui a provoqué à nouveau la colère d'une partie de la population dimanche dernier.
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Les transports en commun, y compris les liaisons entre îles et continent, étaient paralysés vendredi en Grèce par une grève générale de 48 heures contre deux projets de réforme des retraites et de l'impôt sur le revenu. Ces réformes prévoient la réduction des pensions les plus élevées, la fusion des multiples caisses d'assurance, l'augmentation des cotisations, des taxes et de l'imposition pour les moyens et hauts revenus. Les deux projets de loi seront débattus à l'Assemblée à partir de samedi matin, puis soumis au vote des députés dimanche soir avant un important Eurogroupe lundi. Le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras, qui ne dispose au Parlement que d'une faible majorité de 153 députés sur 300, mise sur l'adoption de ces deux projets de loi, exigés par les créanciers du pays (UE et FMI) avant une réunion cruciale des ministres des Finances de la zone euro lundi à Bruxelles. Athènes espère ainsi obtenir enfin le feu vert de ses pairs pour la conclusion d'une première évaluation du programme d'aide au pays de 86 milliards d'euros conclu en juillet, qui permettra la poursuite du versement des prêts et l'ouverture d'une discussion sur la réduction de la dette publique. Des manifestations sont prévues à Athènes et dans d'autres villes à partir de vendredi et ce week-end. L'Adedy et la GSEE ont appelé à des manifestation en bas du Parlement.
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Deuxième jour de mobilisation pour les agriculteurs grecs, arrivés à Athènes ce samedi par milliers pour manifester à nouveau contre le projet de réforme de la sécurité sociale et des retraites... un projet mis en place par le gouvernement dans le cadre de ses obligations financières internationales. Les paysans crétois se sont joints au mouvement après avoir passé la nuit dans des tentes devant le Parlement. 'Nous ne sommes pas venus ici pour quémander quelque chose ou pour mendier, déclare cet homme. Nous sommes venus avec dignité, pour dire que nous avons beaucoup souffert, que nous voulons vivre dans la dignité, et garder nos enfants sur notre terre'. 'C'est une bataille pour survivre, affirme un autre, pour que l'on puisse prendre notre retraite à 67 ans et pour que les enfants puissent vivre de l'agriculture'. 'Quand les impôts atteignent 60% du revenu réel, se désespère ce fermier, c'est impossible pour les paysans de rester viables. C'est impossible pour nous de continuer à travailler dans les champs avec de telles mesures, c'est impossible. C'est pourquoi notre combat va continuer, sinon nous allons arrêter de produire. Il n'y a pas d'alternative'. Pendant ce temps et jusqu'à nouvel ordre, les blocages routiers continuent un peu partout en Grèce. Les agriculteurs, en fonction d'éventuels progrès ce weekend, doivent décider lundi de la suite à donner à leur mouvement. A Athènes, l'un de notre correspondants, Panos Kitsikopoulos : 'Les paysans sont prêts à durcir leur mouvement si leurs demandes ne sont pas satisfaites. Le ministre de l'Intérieur a déclaré que tout était discutable, répétant l'appel du gouvernement à venir discuter, mais les agriculteurs insistent : pour eux, la réforme des retraites doit être retirée avant tout début de négociation'.
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Ils disent avoir emmené de quoi camper... Des milliers d'agriculteurs se sont donné rendez-vous dans la capitale grecque ce vendredi pour protester contre la réforme des retraites. Rejoints par des syndicalistes, ils ont conduit leur cortège et leurs tracteurs place Syntagma, devant le Parlement, à Athènes. Les réformes engagées par le gouvernement Tsipras devraient doubler le taux d'imposition des agriculteurs, plutôt faible. Il s'établit aujourd'hui à 13%. 'Nous ne partirons pas d'ici tant que le gouvernement n'aura pas retiré son projet. Les agriculteurs sont la colonne vertébrale de l'économie', tonne l'un des manifestants. 'L'Etat grec s'est effondré et nous ramassons les morceaux', se désole un agriculteur parmi les protestataires. Très remontés contre l'Etat grec, les agriculteurs ont déjà organisé des blocages sur les routes vers la Bulgarie et la Turquie en janvier, et menacent à présent de bloquer les ports et aéroports. 'Il y a un an, les agriculteurs étaient parmi les plus fervents supporteurs de Siriza, et leurs suffrages ont considérablement aidé Tsipras dans sa conquête du pouvoir. Mais le vent a tourné, et ils sont devenus les plus vifs opposants aux réformes du gouvernement dirigé par Siriza, visant à augmenter les cotisations sociales', commente notre correspondant à Athènes Stamatis Giannisis. Avec AFP
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Comme en France, les agriculteurs grecs sont dans la rue et comptent bien y rester. Mais pas pour les mêmes raisons. Mardi les syndicats agricoles ont lancé sur les routes grecques des centaines de tracteurs pour protester contre la réforme de leur régime de pension. Une réforme drastique qui pourrait conduire au triplement des cotisations sociales des agriculteurs d'ici 4 ans, selon les syndicats.. 'Les créanciers de la Grèce exigent des réformes spécifiques qui sont une pierre tombale pour les agriculteurs, explique Mavroudis Minsioudis, un des grévistes. Nous ne laisserons pas ce gouvernement ou tout autre parti politique nous enterrer. Nous resterons ici et partout où ce sera nécessaire pour nous battre. La manifestation d'aujourd'hui est juste un avertissement sur ce nous sommes capables de faire', a-t-il annoncé. Les manifestants ont notamment bloqué des postes-frontières comme à la frontière avec l'ancien république yougoslave de Macédoine ou à la frontière bulgare. Ce blocus a été aussitôt dénoncé par les autorités à Sofia. Jeudi, les gariculteurs grecs ne seront pas les seuls dans la rue. Un appel à la grève générale a été lancé dans tout le pays alors que les créanciers du pays sont à Athènes toute la semaine pour surveiller le processus de réformes négocié par Athènes en contrepartie du dernier plan d'aide de 86 milliards d'euros.
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La réforme des retraites a à nouveau entraîné des manifestations ce jeudi en Grèce, et une grève générale de 24h a commencé. Selon la police, deux cortèges différents ont réuni près de 15.000 personnes dans le centre d'Athènes. La mobilisation est en baisse par rapport au dernier grand défilé du 12 novembre, qui avait rassemblé 20.000 personnes. 'Nous disons 'non' aux nouvelles mesures sociales, déclare ce manifestant, car leur but est de repousser l'âge de la retraite à 67 ans. Nous nous battons pour sauver nos salaires, nous nous battons pour nos enfants'. Hôpitaux, écoles, transports publics : le fonctionnement d'une grande partie des services publics a été perturbée. C'est par ailleurs dans la nuit de samedi que la Grèce doit adopter le budget 2016. A Athènes, notre correspondant Stamatis Giannisis : 'Après près de onze mois relativement calmes au niveau des manifestations, voici en moins de trois semaines la deuxième grève générale à laquelle le gouvernement grec de Syriza doit faire face, les travailleurs exprimant à nouveau leur mécontentement au sujet des nouvelles mesures d'austérité et de la réforme des retraites sur lesquelles Alexis Tsipras s'est mis d'accord avec les créanciers du pays'.
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Ils étaient au moins 10.000 dans les rues d'Athènes ce mardi pour commémorer l'insurrection des étudiants contre la dictature des colonels le 17 novembre 1973. Une insurrection qui avait été réprimée dans le sang mais qui allait ouvrir la voie à la chute du régime un an plus tard. Faire de cette commémoration une protestation contre les politiques du gouvernement en place est depuis des années une tradition. Et les manifestants n'ont pas fait d'exception pour Syriza, le parti de la gauche radicale au pouvoir en Grèce depuis 10 mois. La venue du Premier ministre à l'Université polytechnique - qui fut le théâtre du soulèvement - a même donné lieu à des incidents. Des jeunes ont lancé des projectiles et entonné des slogans anti-gouvernementaux lorsque Alexis Tsipras a déposé une gerbe de fleurs devant le monument aux morts. La raison de leur colère; l'austérité poursuivie par le gouvernement Tsipras et la pression des créanciers. ' J'étais une petite fille à l'époque du soulèvement, dit une femme, mais après toutes ces années et avec tout ce qui s'est passé aujourd'hui, je pense que la vision portée par ceux qui ont protesté à l'époque est toujours vivante. ' La répression de 1973 avait fait au moins 24 morts et des dizaines de blessés. Le slogan scandé à l'époque ' pain, éducation, liberté ' reste employé 42 ans plus tard.
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Gaz lacrymogène contre cocktail molotov : la police grecque tente de disperser les manifestants anti-austérité dans le centre d'Athènes. pic.twitter.com/ycRJBCUXtM- protothema Brk-News (@themabrk) 12 Novembre 2015 Des milliers de personnes sont descendues dans la rue ce jeudi pour la première grève générale depuis un an dans le pays. 24 heures de débrayage à l'appel des principaux syndicats du secteur public et privé. Objectif : protester contre les hausses d'impôts et la réforme des retraites à venir. A : pic.twitter.com/UVoEeVWHRV- protothema Brk-News (@themabrk) 12 Novembre 2015 Une démonstration de force alors que se trouvent à Athènes des représentants des principaux créanciers du pays; ils doivent examiner la manière dont se mettent en place les réformes promises par la Grèce en échange d'un nouveau plan d'aide de 86 milliards d'euros sur trois ans. La grève paralyse l'ensemble des services publics, transports en commun à l'arrêt , des dizaines de vols domestiques ont dû être annulés, les hôpitaux fonctionnent à effectifs très réduits, les navires sont à quai et les administrations sont fermées.
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A l'approche du référendum historique en Grèce, tous les partis politiques y vont de leur manifestation. Ce jeudi 6000 communistes grecs ont défilé sur la place Syntagma à Athènes, pour dire leur rejet de ce référendum, qu'ils veulent boycotter, et de l'Union européenne. La manifestation a dévié vers les bureaux de la représentation de Bruxelles, où quelques échauffourées ont eu lieu avec la police. 'C'est ici dans le centre d'Athènes, raconte notre correspondant à Athènes, Akis Tatsis, tout près du siège du gouvernement, que les manifestants ont brûlé un drapeau européen. Plus tôt l'un des militants est même parvenu à escalader le balcon du bâtiment de la Commission européenne pour y accrocher une banderole'. D'autres militants d'extrême gauche ont aussi manifesté dans le centre d'Athènes, certains promettant d'organiser leur propre référendum 'pour ou contre la Grèce dans l'Union européenne'. De nouveaux rassemblements sont encore prévus ce vendredi ; avec une mobilisation populaire qui va aller crescendo jusqu'à dimanche.
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Au pied du mur, des Grecs ont manifesté dimanche dans le centre d'Athènes. Environ 200 personnes se sont réunies devant les bureaux de la Commission européenne. Sur les banderoles, certains réclament même une sortie de leur pays de la zone euro, et un retour à la drachme, l'ancienne monnaie. 'Maintenant, c'est notre tour de dire non parce qu'ils veulent notre pays en entier. Ils veulent notre liberté, nos droits, nos propriétés, nos terres', dit un homme, d'un âge avancé. 'Depuis que le gouvernement a choisi d'accepter le cadre des négociations de l'Union européenne et de s'asseoir à la même table que les créanciers, d'aller dans ce sens, aucun programme ni accord répondant aux demandes du peuple ne pourra en ressortir', estime un jeune manifestant. Dimanche prochain, les Grecs devront se prononcer par référendum sur un nouveau plan d'aide. Le Premier ministre Alexis Tsipras a appelé samedi son peuple à dire un grand non à l'ultimatum des créanciers, estimant que la force de négociation du pays en serait renforcée.
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A la question 'Y aura-t-il un accord avec Bruxelles incluant un nouveau plan de sauvetage?', le fringuant ministre grec des Finances Yanis Varoufakis se montre catégorique en allusion à d'éventuelles nouvelles mesures d'austérité : 'Pas question, pas question nous n'avons pas été élus pour ça'. La décontraction affichée de celui qui arrive tout juste à son ministère en deux-roues contraste avec la fermeté et donne le ton des négociations entre le gouvernement grec et ses créanciers. Durant deux jours de tractations à l'occasion du sommet UE-CELAC de Bruxelles, sans relâche, le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est opposé à réduire les retraites ou relever la TVA, réclamant dans le même temps l'allègement de la dette publique. Une obstination qui a exaspéré les négociateurs du FMI. 'La balle est dans le camp grec', a lâché l'un d'eux, avant de quitter la table des négociations, laissant planer un sentiment d'impasse politique. La formule a été par la suite reprise par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sur France Culture. La chancelière allemande Angela Merkel, quant à elle, a appelé toutes les parties à redoubler de volonté selon l'adage : 'quand on veut, on peut'. Cependant, dans les rues d'Athènes, c'est plutôt le terme 'pessimisme' qui est redondant : 'Ces gens-là nous amènent vers la faillite, il n'y a pas moyen pour eux de trouver un accord, la dette est si grande, qu'elle ne peut pas être recouverte, malheureusement', regrette Kostas, un retraité. Vangelis Grigoriadis, représentant pharmaceutique de 35 ans, évoque quant à lui un climat d'incertitude : 'Chaque fin de semaine, on se dit que quelque chose va arriver le vendredi, on se demande s'il faut récupérer notre argent à la banque, si les banques vont fermer dès le lundi, comme ce qu'il s'est passé à Chypre. Malheureusement, je me sens très pessimiste, c'est ce que la situation inspire.' Alors que le spectre d'un défaut grec se profile si les discussions n'aboutissent, la Bourse d'Athènes, après avoir enregistré une hausse de près de 8% hier, a reculé de 4% en début d'après-midi. Malgré les 'divergence majeures', la Grèce mise sur un arrangement de dernière minute lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro jeudi prochain à Luxembourg. Le gouvernement Tsipras tente de rester fidèle à ses promesses de campagne, mais aussi de satisfaire une opinion grecque à la fois désireuse de rester dans la zone euro et hostile à de nouvelles mesures d'austérité, comme l'ont encore clamé des milliers de manifestants, hier, à Athènes.
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À Athènes des salariés des services fiscaux récemment embauchés affichaient leur mécontentement ce jeudi. Ils ont manifesté à l'extérieur du ministère des Finances tandis que le gouvernement d'Alexis Tsipras, au pouvoir depuis trois mois, peine à conclure un accord avec les créanciers en refusant notamment de prendre de nouvelles mesures de rigueur ou de procéder à des privatisations massives. 'Le gouvernement a promis qu'il nous donnerait un complément salarial pour le travail que nous essayons de faire et malheureusement, tout ce que nous entendons, c'est un monologue', déplorait cette manifestante. Des retraités ont également manifesté. Selon une source gouvernementale, la Grèce devait présenter jeudi à Bruxelles à ses créanciers, UE et FMI, la liste des réformes qu'elle compte adopter pour tenter de débloquer des prêts au pays, à court d'argent. Par ailleurs, la veille, des médias avaient interrogé le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis sur le fait qu'il a été pris à partie mardi soir par des anarchistes. Yanis Varoufakis, qui refuse toute escorte à Athènes, dînait avec son épouse et une amie dans un restaurant du quartier Exarchia, bastion des anarchistes. Il aurait failli être frappé. L'ensemble des partis politiques grecs a condamné l'action des anarchistes. AFP et AP
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Ils ne veulent pas perdre leur travail. Quelque 4 000 mineurs ont manifesté ce jeudi à Athènes contre la possible fermeture de leurs mines. Il s'agit des mines d'or de Halkidiki, dans le nord du pays. Elles sont exploitées depuis 3 ans par une société canadienne. Mais après son arrivée au pouvoir en janvier, le Premier ministre Alexis Tsipras a décidé de suspendre les permis d'exploitation. 'Un gouvernement de gauche qui envoie 2000 employés dans la rue... Avez-vous déjà vu ça, un gouvernement de gauche qui conduit autant de monde au chômage ?, demande un manifestant. Nous demandons quelque chose de très simple, nous nous battons pour notre droit de vivre et de travailler. ' Le problème, c'est que l'extraction de l'or, pourrait causer de gros dégâts environnementaux, qui plus est dans une zone touristique proche du Mont Athos. 'Dans un pays où le taux de chômage atteint les 25 %, les mineurs assurent que le gouvernement condamne leur région au déclin. Les mines d'or de Halkidiki divisent l'opinion, rapporte le correspondant d'Euronews Apostolos Staikos. Le dilemme entre l'environnement ou le développement économique concerne les citoyens, les experts, mais aussi le gouvernement qui devra trancher le noeud gordien.'
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30.000 personnes dans les rues d'Athènes, environ 10.000 à Salonique : la Grèce observait sa deuxième grève générale de l'année ce jeudi. Un débrayage de 24 heures du public et du privé contre l'austérité : transports en commun, liaisons aériennes et maritimes, hôpitaux, banques ou encore écoles ont été touchés. Retraités, chômeurs, actifs se mobilisent à une semaine du vote de la loi de finance 2015, alors que les créanciers internationaux - l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international - exigent d'Athènes de nouvelles coupes budgétaires. Le gouvernement conservateur, qui espérait sortir du plan de sauvetage avant la fin de l'année, n'a obtenu aucune concession de la troïka qu'il a retrouvé cette semaine à Paris. Un accord avant la réunion de l'Eurogroupe, le 8 décembre, est peu probable. Pourtant, de ces économies budgétaires dépend le versement de la toute dernière tranche d'aide du plan de sauvetage de 240 milliards d'euros concédé à la Grèce en faillite en 2010. Si Athènes parvient à s'en émanciper, elle restera épaulée par le FMI jusqu'en 2016. Ce petit jeu du donnant-donnant irrite des Grecs à genoux. ' Les Grecs ne peuvent pas supporter davantage d'austérité. Les discussions avec la troïka devrait cesser sur le champ ! ' s'insurgeait un quinquagénaire dans la manifestation. ' Ce qui arrive à mon pays me rend très triste, les Grecs devraient se soulever ! ' renchérissait une femme. Aux côtés des manifestants, le chef du parti de gauche Siriza, Alexis Tsipras, a dénoncé la stérilité de la politique du gouvernement conservateur. ' Aujourd'hui, nous avons la preuve que la stratégie de bon élève obéissant appliquée par le gouvernement Samaras depuis deux ans et demi nous a conduits à une situation bien pire qu'en 2012, ' a-t-il martelé. Les manifestants ont eux appelé le gouvernement Samaras à démissionner. Et notre correspondant à Athènes, Giannisis Stamatis, de conclure : ' malgré des signes de reprise de l'économie grecque, la plupart des actifs ne sentent pas la différence dans la mesure où leurs revenus continuent de baisser, tandis qu'à 25,9 %, le chômage reste à des niveaux records. Conséquence : le mouvement anti-austérité continue de gagner en puissance à travers le pays. '
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Il était la plus insolite figure des manifestations contre l'austérité en Grèce. Saucisse est mort. Vous ne rêvez pas, on parle bien de cet animal, l'un de ces nombreux chiens errants d'Athènes. Loukanikos, c'est son nom grec, était toujours en première ligne, face aux policiers. Résultat il a avalé pas mal de gaz lacrymogènes et reçu quelques coups de matraque qui l'ont affaibli. Saucisse, distingué en 2011 par le célèbre magazine Time, repose maintenant au pied d'un arbre au centre de la capitale.
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Les fonctionnaires ont observé une grève de 24 heures pour protester contre les 11000 licenciements prévus dans le secteur public d'ici la fin de l'année 2014. Ces réductions d'effectifs, le gouvernement grec s'est engagé à les réaliser auprès de ses créanciers : l'Union européenne, la Banque Centrale Européenne et le Fonds Monétaire International. Cette manifestation coïncide justement avec la visite des représentants de la troïka à Athènes. Dans le viseur des protestataires également : le nouveau système d'évaluation des fonctionnaires. 'Évaluez moi, je n'ai aucune objection à ce qu'on m'évalue, mais faites le avec les bons critères. Venez me voir travailler, venez voir si je suis efficace. Ne votez pas des lois qui éliminent des êtres humains en un instant', s'insurge Chrisa Fouseki, 47 ans et mère de deux enfants, qui travaille au ministère de la Culture depuis 25 ans. Elle a perdu plus de 20% de son salaire ces quatre dernières années. 'Sous le prétexte d'évaluer les institutions, le gouvernement est en train de dissoudre le service public de l'éducation et de dissoudre le service public en général', estime Antonis Stavrianos, un enseignant de 31 ans. Après six ans de récession, la dette publique grecque s'élève toujours à 175% du PIB. Le gouvernement tente donc de multiplier les privatisations, à l'instar de celle de la compagnie publique d'énergie. 'Alors que les représentants des créanciers de la Grèce sont à Athènes pour rencontrer les ministres du gouvernement et préparer l'audit des comptes grecs, les fonctionnaires ont fait la grève et manifesté dans le centre-ville pour protester contre l'évaluation de leur travail. En même temps, la question de la privatisation de la société publique d'électricité a enflammé tous les partis politiques, créant une atmosphère politique explosive dans tout le pays', conclut Akis Tatsis, du bureau d'euronews à Athènes.
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