Ce samedi 7 octobre au soir, le présentateur a tenu à revenir sur le violent accrochage entre Christine Angot et Sandrine Rousseau de la semaine dernière qui avait suscité un vif émoi, tant des téléspectateurs que des journalistes et politiques.

Laurent Ruquier défend sa chroniqueuse après la polémique. Pour rappel, Sandrine Rousseau était venue présenter dans l'émission On n'est pas couché de la semaine dernière son association et son livre intitulé Parler pour inciter les femmes à témoigner des agressions et harcèlements sexuels dont elles sont victimes. Violemment prise à partie par Christine Angot, la femme politique n'avait pu retenir ses larmes. Une séquence qui avait suscité l'indignation de nombreux téléspectateurs et même poussé Marlène Schiappa, la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, à saisir le CSA en estimant que, lors de cette émission, Sandrine Rousseau avait été "humiliée".

Dans l'émission de ce samedi, Laurent Ruquier a tenu en préambule à s'adresser aux téléspectateurs et à revenir sur l'incident. "Si Yann Moix et Christine Angot ont montré, trop violemment peut-être, leur désaccord sur la forme, il va de soi que personne sur ce plateau n'a remis en cause le bien fondé de cet engagement. Si nous avons invité Madame Rousseau, c'est bien pour partager son combat dans la lutte contre les violences faites aux femmes", a avant tout assuré le présentateur.

"Ce n'est rien d'autre que la vie"

"Dans les larmes de Sandrine Rousseau comme dans la colère de Christine Angot, je n’ai vu que deux victimes exprimer leur douleur, différemment certes, mais avant tout exprimer leur souffrance, chacune à sa façon. Il fallait n’y voir rien d’autre", a argué Laurent Ruquier. "Parmi tous ceux qui, depuis une semaine, attaquent l'émission, pétitionnent, crient au boycott, il y a sûrement des téléspectateurs que la séquence a sincèrement mis mal à l’aise, mais j’y vois aussi des raisons bien éloignées de la cause féminine, de l’ignorance aussi parfois", a-t-il poursuivi.

Laurent Ruquier s'est positionné clairement en défendant sa chroniqueuse face à la polémique. "Comment peut-on reprocher à Christine Angot son extrême sensibilité sur un tel sujet quand on sait ce qu’elle a subi elle-même ? Certains parlent, d’autres préfèrent écrire, certaines pleurent. Ce que vous avez vu sur le plateau samedi dernier n’est rien d’autre que la vie", a estimé l’animateur. "Malgré tous les commentaires lus ou entendus depuis huit jours, je reste fier d’animer une émission où un tel espace de liberté où de tels échanges, même difficiles parfois, peuvent avoir lieu", a-t-il conclu.

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De son côté, la direction de France 2 avait mis quelques jours avant de réagir à l’indignation quasi générale. "À titre personnel, je déplore le malaise suscité chez les téléspectateurs, et je comprends qu’une partie du public soit en colère ", a reconnu Caroline Got, la directrice exécutive de France 2, mercredi sur Europe 1, tout en affirmant que Christine Angot restera chroniqueuse de l’émission. Reste à savoir si les téléspectateurs pardonneront l'incident et resteront fidèles à l'émission.

En vidéo sur le même thème : ONPC : Violente altercation entre Christine Angot et une Sandrine Rousseau en larmes

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