Les salles de garde des hôpitaux sont souvent recouvertes de peintures polissonnes. Visite de cette fesse cachée de la médecine tricolore avec Planet.fr…

Joyeux carabins ! Beaucoup de malades l’ignorent, mais les peintures des salles de garde des hôpitaux parisiens regorgent d’images grivoises, souvent de bonne facture et peintes à même les murs. L’hôpital parisien de la Salpêtrière, l’un des mieux décorés de France, possède même quelques vitraux. Un photographe-auteur, Gilles Tondini, a récemment consacré un livre bien docu… menté à ce sujet (L’Image obscène, Mark Batty Publisher)

Comme souvent dans la peinture coquine, c’est le roi phallus décliné sous toutes ses formes et dans toutes les situations qui constitue le premier sujet iconographique, une fresque de l’hôpital Saint-Antoine représentant même un homme roulant sur son sexe-vélo !

Les hôpitaux modernes aussi...Ce type d’iconographie que l’on trouve au moins dans une quinzaine d’hôpitaux parisiens, mêle allusions mythologiques et les clins d’œil aux maîtres anciens. Comme à l’hôpital Gustave Roussy et à l’hôpital Bichat où "L’origine du Monde" ou le "Déjeuner des canotiers" sont retraités dans un registre ithyphallique.

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L’origine de cette peinture de salles de garde se perd dans la nuit des temps. Elle trouverait ses premières marques au Moyen-Age, une époque où les actes chirurgicaux, condamnés par l’église, étaient pratiqués par les barbiers ! Elle reste d’actualité dans des établissements de soins modernes comme l’hôpital parisien Robert Debré. Si vous êtes hospitalisés, essayez d’avoir accès au réfectoire du corps médical, histoire de vous convaincre qu’Eros finit toujours par l’emporter sur Thanatos, c’est bon pour le moral !