Rédigée au début du 15ème siècle, "La Prairie parfumée" est un manuel d’initiation aux relations sensuelles complet et très cru, écrit par de Mouhammad al-Nafzâwî afin d’éduquer son vizir…

Si on fait exception du kâma sûtra, une compilation d'ouvrages écrit entre le VIIIe siècle et le Ier siècle av. J.-C, "La Prairie parfumée ou s’ébattent les plaisirs" est certainement le traité d'érotologie le plus ancien de l’histoire de la littérature. 

 

"Apprends, ô vizir…" Ce précis, rédigé vers 1420 par de Mouhammad al-Nafzâwî, un poète arabe né en Tunisie, fournit des conseils de séduction ainsi que les meilleurs techniques permettant de parvenir à l'orgasme afin de parvenir à une savoureuse "récréation" de l’âme. Tout ce qui concerne l'acte sexuel est répertorié. A commencer par une loi universelle : "(…) Chaque fois que la durée s’allonge, l’acte devient meilleur, profitant toujours d’une prolongation étirée", affirme Mouhammad al-Nafzâwî.

 

"Tu multiplieras ces procédés plaisants jusqu’à ce la femme devienne malléable entre tes mains"Selon lui, le plus grand des instruments virils a pour longueur douze pouces, ce qui équivaut à trois fois la main fermée et le plus petit, six pouces (une fois et demie la main fermée). "Celui dont l’instrument a pour longueur moins de six pouces, les femmes n’ont aucun bien à attendre de lui dans le domaine de la conjonction" prévient le professeur. Coté "conjonction", le livre décrit les différents "huis" dont sont pourvues les femmes ainsi que la meilleure façon de les satisfaire.

 

Avant de "conjoindre" – ô vizir… - le professeur conseille notamment de badiner le plus longtemps possible en multipliant les baisers, les morsures, la succion, l’humectage, l’embrassement, la pression… "Tu multiplieras ces procédés plaisants jusqu’à ce la femme devienne malléable entre tes mains" et, quand tu la verras dans cet état, "tu planteras ton instrument en elle avec force jusqu’à ce que sa touffe et la tienne se rencontrent", préconise-t-il.

 

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Concernant les précautions à prendre avant l’étreinte, Mouhammad al-Nafzâwî conseille de se nourrir avec modération. A défaut, explique-t-il, la "conjonction" est susceptible de provoquer une hémiplégie, une colite, une crise de goutte et, dans les cas les moins graves, une rétention d’urine et un affaiblissement de la vue. A bon entendeur…