Comme pour une place au festival de Bayreuth, il faut environ 10 ans pour obtenir une Rolex Daytona, un modèle recherché aux quatre coins de la planète.

Soigneusement entretenue par la manufacture suisse, la pénurie de Daytona est chronique depuis la fin des années 60. Son achat est subordonné à l’inscription sur une liste d’attente chez les revendeurs de la marque, ce qui entretient la spéculation. Le premier modèle date de 1963.

La légende veut qu’une Daytona puisse s’échanger partout dans le monde avec la même cote, comme la pièce de 20 dollars or. Si un modèle acier actuel vaut environ 10 000 euros, la cote des modèles plus anciens peut être de 3 à 4 fois plus élevé.

Mettre 10 000 euros pour un chronographe à la mécanique banale peut paraître élevé mais c’est le prix à payer pour ce modèle de légende. Sa success story commence grâce à Paul Newman qui arbore un modèle 6239 (en photo) avec un cadran noir à cadrans contrastés dans "Virage", un film réalisé par James Coldstone en 1969.

En France, c’est Bebel qui popularisera une Daytona dans "Peur sur la ville" de Henri Verneuil. Le chronographe a évolué au fil du temps. La grande révolution s’est produite avec les modèles 6263 et 6265 dont les poussoirs sont vissés afin de garantir une étanchéité totale.

A la fin des années 80, la Daytona troque son mécanisme automatique Valjoux pour un mouvement dérivé du fameux "Zenith el Primero". Le garde-temps est alors serti par un verre saphir. Aujourd’hui et depuis le début des années 2000, la Daytona est équipée d’un mouvement Rolex. Elle dispose d’une échelle tachymétrique permettant aux pilotes de mesurer leur vitesse jusqu’à 400 kilomètres/heure !

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La Daytona est un des modèles les plus contrefaits au monde, essentiellement en Chine, et au Japon. Pour les spécialistes la qualité des faux s’étage du Grade 1 au Grade 4. Certains modèles de Grade 1 sont si bien contrefaits que même les revendeurs ont du mal à les dépister. Aussi, soyez prudent si vous achetez votre Daytona hors du circuit officiel !