Avant la création du dentifrice, il est difficile d’imaginer à quoi ressemblait la dentition de nos ancêtres. Mais contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ils n’avaient pas tous des dents pourries !

Qui ne s’est jamais demandé comment faisaient nos ancêtres pour avoir bonne haleine, ou du moins pour ne pas l’avoir trop mauvaise ? En effet, avant l’invention du dentifrice tel qu’on le connaît depuis 1896, l’hygiène dentaire reste, pour la plupart d’entre nous, un véritable mystère. S’imaginer que nos aïeux avaient tous mauvaise haleine est pourtant une erreur.

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Il y a environ 4 000 ans, les Egyptiens ont été parmi les premiers à utiliser une pâte à base de plantes afin d’entretenir leurs dents. "Ces pâtes devaient avoir un goût désagréable et on peut trouver les causes de leur utilisation dans la coquetterie, (....) pour lutter contre les mauvaises haleines et contre le tartre", écrit le chirurgien-dentiste Sacha Bogopolsky, auteur d’un ouvrage intitulé La brosse à dents ou l’histoire de la mal aimée, sur le site de la faculté Paris-Descartes.

Les textes médicaux du Moyen-Age pointent également l’importance de préserver ses dents, de les frotter, d’y appliquer différentes poudres ou encore d’utiliser une sorte de cure-dent. Contrairement à l’image qui est parfois véhiculée des contemporains de cette époque, une attention particulière était donc portée à l’hygiène buccale. Pour avoir bonne haleine, les femmes mâchaient, par exemple, des graines de fenouil. Mais loin des progrès apportés par la médecine moderne, l’entretien des dents pouvait toutefois s’avérer délicat, notamment pour les paysans.

"Plus tes dents sont blanches, plus tu as bu d’urine"

En effet, la mauvaise haleine est principalement due aux bactéries présentes dans la bouche et à la dégradation des tissus buccaux. Sans accès aux soins, il était alors difficile pour les plus pauvres d’entretenir leurs dents. La professeur d’histoire médiévale, Laurence Moulinier-Brogi, écrit dans une étude à ce sujet : "La dimension sociale du souci de la bouche n’en demeure pas moins évidente : côtoyer les autres et leur parler implique d’avoir une bouche saine, propre et non puante". Par ailleurs, elle ajoute que "dans de nombreux cas, l’état de la dentition était perçue comme une composante principale du visage".

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Afin d’entretenir leurs dents, nos ancêtres ont donc usé de divers procédés à travers les âges. "Plus tes dents sont blanches, plus tu as bu d’urine", a notamment écrit, au premier siècle avant J-C, le poète latin Catulle, prouvant ainsi que tous les moyens étaient bons.

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