Cette coutume est née sur les rivages du Nil et son histoire débute avec celle d’une veine courant dans l’un de vos doigts…

"Quand vas-tu te décider à me passer la bague au doigt, la bague au doigt ?", chantait Marie Laforêt dans les années soixante. Cette question ne date pas d’hier et les Égyptiens furent les premiers à y répondre. Chez eux, l’alliance était placée sur l’annulaire gauche. 

Pourquoi un anneau ? Parce que, selon les Egyptiens le cercle symbolisait l’éternité. Pourquoi l’annulaire ? Parce que, selon la médecine antique, une veine relie directement le quatrième doigt de la main gauche au cœur. De là, en plaçant un anneau sur ce doigt, on emprisonne en quelque sorte l’affection, l’amour ne pouvant plus s’échapper par le bout de l’annulaire…

Main gauche, main droite...

Après les Grecs, l’annulaire gauche fut aussi privilégié par les Romains, toujours en référence à la Vena Amoris, la "veine de l'amour". Selon la légende, la princesse Marie de Bourgogne fut la première femme à recevoir une alliance pavée de diamants lorsqu’elle se fiança, en 1477, à l'archiduc autrichien Maximilien Ier de Habsbourg.

 

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Pour la petite histoire on retiendra que durant le Moyen-âge l'alliance est portée de préférence à la main droite. C'est seulement à partir du XVIème siècle qu'elle passe à gauche. Dans certains pays comme la Russie, l’anneau se porte toujours à l’annulaire droit tandis qu’aux Pays-Bas les catholiques portent l'alliance à gauche et les protestants à droite. Pour leur part, les Hébreux préféraient arborer l’anneau nuptial à l’index de la main droite.

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