Contrairement aux modernes, les anciens enterraient parfois leurs morts dans des sépultures "multiples". Les plus anciennes, ont été creusées dans la nuit des temps…

Il faut prendre une machine à remonter le temps et revenir 100 000 ans avant notre ère pour retrouver les premières traces d’inhumation volontaires. C'est au Proche-Orient que l'on a découvert les plus anciennes tombes à Skhul et Qafzeh (Israël), et à Qena (Egypte). Y sont enterrés des homo sapiens dont l’espèce est apparue environ 200 000 avant JC.

 

Fouillé par des Anglais, le site de Skhül a révélé une tombe collective de faible profondeur. Elle contenait 10 squelettes, dont ceux de 3 enfants. Les corps ont été retrouvés en position fœtale et les spécialistes ont relevé plusieurs types de traumatismes osseux (fractures, etc.) sur les os. Certains ont été occasionnés par des combats.

 

Des sépultures multiplesUne mandibule de suidé (ancêtre du sanglier) a aussi été retrouvée sur un corps. Déposé volontairement, ce trophée était peut-être destiné à honorer la mémoire d’un grand chasseur. Les sépultures multiples sont une formule durable. On les retrouve encore, des dizaines de milliers d’années plus tard, dans les catacombes romaines. Elles furent surtout utilisées par les chrétiens entre le 1er et le 3ème siècle après JC.

 

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A Qafzeh (Dejbel-Qafzeh), (- 90 000 ans) on a trouvé une sépulture double. Elle contenait le corps d’une femme et celui d'un jeune enfant, inhumés simultanément. D’autres tombes datées de – 50 000 ans ont été trouvées en Irak. Certains morts reposaient sur des fleurs, dont certaines comme l’éphédras sont connues pour des vertus stimulantes (éphédrine), voire hallucinogènes.
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