L’hérétique qui s’est rendue au sabbat doit périr par le feu préconise le "Marteau des sorcières", un bréviaire du quinzième siècle écrit par deux inquisiteurs allemands…

En février 2013, une jeune fille de 20 ans accusée de sorcellerie a été dévêtue, arrosée de pétrole et brûlée vive sur un bûcher de vieux pneus en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Toujours actuelle, cette pratique barbare remonte à la nuit des temps. En Europe, la loi romaine condamnait à mort les "enchanteurs" dès 450 avant JC. Mais il faudra attendre le 13ème siècle pour que ce type d’exécution s’industrialise.

 

Si on se réfère aux films de Dreyer, les méthodes d’exécution utilisées par les catholiques et les protestants différaient. Les premiers ("Passion de Jeanne d’Arc") ligotaient les condamnées à un poteau placé au sommet d’un monticule de bois. Alors que les réformés ("Dies irae") attendaient que le feu gronde avant de précipiter la victime attachée à un support (échelle, etc.) dans la braise, face la première…

 

En France, le premier procès en sorcellerie remonte à 1275. Il se déroula à Toulouse. La victime se nommait Adèle. Elle fut condamnée pour avoir transgressé le droit canon. Une bulle papale d’Innocent VIII ordonnant que l’on débarrasse les terres "des sorcières et des chats noirs" en 1484, les spécialistes estiment que le phénomène culmina jusqu’à 1650.

 

Afin de pister les sorcières, deux inquisiteurs allemands, Institoris et Sprenger, publièrent le "Marteau des Sorcières" en 1486. Destinée aux inquisiteurs, ce livre était censé donner les outils nécessaires pour repérer les possédées (dépravation sexuelle, meurtres de nourrissons, marque du diable…) et indiquait comment les brûler en bonne et due forme. La Sorcellerie à travers les âges (Häxan), un film dano-suédois de 1922 décrit les méthodes de "chasse" utilisées par les membres de l'inquisition. 

 

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Au total, ces procès auraient causé la mort de plusieurs milliers de morts à travers toute l’Europe. La dernière sorcière brûlée en France, le fut par des paysans à Bournel (Lot-et-Garonne) en 1826.
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