La droite et quelques Verts ont critiqué jeudi le plan antipollution du maire PS de Paris Bertrand Delanoë, y voyant une opération de "communication" aux arrière-pensées "politiciennes".

Bertrand Delanoë a présenté ce lundi au Conseil de Paris sa communication "sur la lutte contre la pollution", dont il a dévoilé la semaine dernière les principales propositions.

Les plus spectaculaires -baisse de la vitesse maximale sur le périphérique de 90 à 70 km/h, interdiction des véhicules les plus anciens, mise en place de péages sur les autoroutes métropolitaines- ne pourront être mises en place qu'avec l'accord de l'Etat.

Sans surprise, l'UMP a jugé sévèrement le plan de M. Delanoë : "C'est une communication bâclée, absolument pas crédible", a estimé le président du groupe UMPPA au Conseil de Paris Jean-François Legaret.

"C'est un plan antisocial, antibanlieue, antiautomobiliste (...) Il s'agit de manger la laine sur le dos des écologistes, c'est purement politicien", a renchéri le président de la fédération UMP au Conseil de Paris Philippe Goujon.

L'UMP fustige notamment "la pénurie de stationnement", qui conduit les automobilistes à "tourner" à la recherche d'une place et le "manque de transports en commun".

Les centristes ont dénoncé "un raisonnement en circuit fermé" et du "cynisme". "Le problème des poids lourds n'est pas traité. Nous, nous souhaitons des sites logistiques multimodaux, une réglementation draconienne contre les poids lourds, le développement du fret fluvial", a déclaré la conseillère de Paris Edith Gallois.

"Le maire veut flatter les Verts, prendre de vitesse Le Guen pour installer Hidalgo dans son fauteuil", a-t-elle dit. Jean-Marie Le Guen, maire adjoint PS en charge de la Santé, a récemment proposé d'interdire Paris aux véhicules diesel.

Les Verts soulignent pour leur part les limites du plan, en l'absence d'une politique offensive contre le diesel, responsable de la pollution aux particules fines. "Cela ne suffira pas sans un plan national pour sortir du diesel", a déclaré le maire adjoint en charge de l'Environnement René Dutrey.

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Le groupe EELVA déposera cinq voeux pour favoriser le remplacement des véhicules diesel par des véhicules moins polluants à la RATP, dans le parc automobile de la ville, les flottes de taxis, et les véhicules de location.
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