Suite à l'annonce du plan de licenciement massif chez Peugeot, le ministre du Redressement productif a dévoilé avec  une semaine d'avance une partie de son plan d'aide à la filière automobile.

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Véhicules innovants
Les véhicules "innovants et propres" aidés... "Nous sommes très tentés d'accentuer les mesures liées au bonus malus écologique", a indiqué Arnaud Montebourg sur France Inter. "Il y a un avantage des constructeurs qui se sont portés vers l'hybride et l'électrique. Nous souhaitons pousser cet avantage", a-t-il dit, n'hésitant pas à parler d'un plan "massif".

Contreparties
Le ministre du Redressement productif a cependant prévenu que les aides publiques s'accompagneraient de contreparties. "On a rien sans rien (...) les aides publiques ne seront pas données sans contreparties", a-t-il par contre prévenu.

Prime à la casse
"Nous nous écartons de la prime à la casse", a confié Arnaud Montebourg. Mais le ministre a dit aussi "réfléchir à une bonne mesure qui permette d'imaginer que les français puissent accéder à la voiture moins cher".

PSA
Arnaud Montebourg va continuer à rencontrer les dirigeants de Peugeot, ainsi que la famille qui reste l'actionnaire majoritaire. Thierry Peugeot, président du conseil de surveillance et héritier du groupe, sera ainsi reçu vendredi, selon les informations d'Europe 1, pour discuter du plan social annoncé par le groupe. Mais le cas de ce constructeur français reste traité avec un soin particulier. "Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire", a déclaré Arnaud Montebourg. "Où va PSA ? Où veulent-ils nous emmener ? Je vous rappelle qu'il y a trois ans, en 2009, 1.700 salariés à Rennes ont déjà perdu leur emploi. Si c'est pour recommencer dans trois ans, nous dirons non", a-t-il prévenu.

 

Parmi les réactions à ce plan de soutien de la filière automobile, le Front national a estimé mercredi qu'Arnaud Montebourg, était "complètement à l'ouest" :  "Il faut reconnaître que c'est un peu léger pour gérer l'urgence de la situation que traversent les 8 000 salariés de Peugeot", a réagi le secrétaire général du FN, Steeve Briois, dans un communiqué. "L'hybride et l'électrique comme fer de lance du redressement de l'industrie automobile française, c'est le cautère sur la jambe de bois : inadapté, dérisoire, inefficace", a-t-il ajouté.
 

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4 commentaires

... Que peut faire un

Portrait de AEDE

AEDE

... Que peut faire un ministre face à une entreprise privée ? Il parle de voiture hybride alors

que TOYOTA caracole en tête depuis longtemps avec sa PRIUS ( garantie 3 ans ). Nous sommes

dans la mondialisation et la DS 9 est déjà construite en CHINE ! Un élu n'est plus rien face à cette

finance décriée par HOLLANDE. La croissance sera nulle en FRANCE et les patrons iront à

l'étranger pour fuir les 75%.

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C'est Toyota qui va être

Portrait de mag18

La cravate ne sert qu'à rassurer celui qui la porte, de la place qu'il s'octroie dans la société

C'est Toyota qui va être satisfait de cette décision, car chez PSA pas d'hybride en dessous de 40000€ (3008, 508 et DS5), quant aux C0 et Ion elles sont fabriquées au japon

Une fois de plus le contribuable français finance les constructeurs étrangers

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On ne parle pas du pire, les

Portrait de superbuse83

On ne parle pas du pire, les sous traitants. là il y aura plus de 8000 mise à pieds mais chut.....

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On ne parle pas du pire, les

Portrait de superbuse83

On ne parle pas du pire, les sous traitants. là il y aura plus de 8000 mise à pieds mais chut.....

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